La Nation Bénin...
Devant les deux Chambres du Parlement
réunies à Rabat, Sa Majesté le Roi Mohammed VI a livré une mise au point ferme
sur la conduite des relations internationales du Royaume. Évoquant la
coopération avec l'Espagne, le Souverain a rappelé qu'elle relève d'un choix
souverain, qui ne peut être ni dicté, ni conditionné, et a annoncé le lancement
d'une initiative marocaine pour un partenariat d'égal à égal avec ses
partenaires européens.
S'adressant aux deux Chambres du Parlement, Sa Majesté le Roi Mohammed VI a exposé une vision d'État sans concession sur la conduite des relations internationales du Maroc.
Évoquant la coopération avec le voisin ibérique, le Souverain a affirmé que le partenariat avec l'Espagne est un choix souverain et un engagement volontaire. "Il ne peut être ni dicté, ni conditionné", a-t-il rappelé, soulignant que si cette relation a permis des avancées incontestables, elle se heurte désormais à des défis majeurs, attisés par des déclarations irresponsables et une instrumentalisation flagrante dans certains milieux politiques et médiatiques.
Le Roi Mohammed VI a réaffirmé que le Maroc n'acceptera ni pressions, ni menaces, ni chantage, prônant au contraire le volontarisme, le respect mutuel et un dialogue constructif. "Le Maroc tend la main ; encore faut-il que l'autre main ne soit pas tendue pour intimider", a-t-il indiqué, inscrivant cette mise au point dans une approche globale où le Royaume s'affirme comme un partenaire fiable qui honore ses engagements et attend le même traitement.
Pour concrétiser cette exigence, le Royaume lance une initiative marocaine inédite visant à inverser le schéma Nord-Sud. Le Maroc va présenter à ses partenaires, notamment européens, un document de vision stratégique claire et pratique axé sur le co-développement, la compétitivité économique et la stabilité régionale.
Il s'agit d'une première où le Maroc prend l'initiative avec une vision et une méthode, pour établir un partenariat d'égal à égal, loin des postures électoralistes et des polémiques stériles.
Cette dynamique s'accompagne d'un diagnostic franc sur la migration. Le Souverain a reconnu que le modèle actuel de coopération a atteint ses limites face aux crises récurrentes et au blocage des dossiers de rapatriement des mineurs non accompagnés ou des personnes usurpant le statut de réfugié, une situation qui profite aux réseaux criminels.
Ce constat, présenté comme un acte de
responsabilité, est posé comme le point de départ de solutions nouvelles.
Coopération Maroc-Espagne