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Élection présidentielle d’avril: Le cap fixé vers le scrutin

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Bientôt l’effervescence pour l’élection présidentielle Bientôt l’effervescence pour l’élection présidentielle

Alors qu’on attend encore les résultats du double scrutin législatif et communal, le calendrier électoral de la présidentielle est désormais connu, avec des étapes clés allant de la campagne à l’investiture du futur chef de l’État, dans un contexte marqué par l’absence du président sortant, arrivé au terme de son second et dernier mandat.

Par   Joël C. TOKPONOU, le 15 janv. 2026 à 07h17 Durée 3 min.
#Élections communales et législatives 2026

Alors que le pays attend encore les résultats définitifs du double scrutin législatif et communal organisé, dimanche dernier, l’actualité politique se projette déjà vers un autre rendez-vous majeur qu’est l’élection présidentielle d’avril prochain. Cette échéance, importante pour l’avenir institutionnel et démocratique de la nation, est marquée par un calendrier électoral bien établi et une configuration politique particulière, notamment l’absence du président sortant, arrivé au terme de son second et dernier mandat constitutionnel.

A peine les urnes refermées pour les élections législatives et communales que l’opinion publique, les acteurs politiques et les observateurs nationaux comme internationaux ont déjà les yeux rivés sur la présidentielle. Cette transition rapide d’un scrutin à un autre illustre l’intensité du cycle électoral actuel et l’importance stratégique de l’élection à venir, qui déterminera la direction du pays pour les prochaines années.

Sur le plan organisationnel, la Commission électorale nationale autonome (Cena) avait déjà rendu public un chronogramme détaillé, censé garantir la transparence, l’équité et le bon déroulement du processus. L’une des premières étapes clés sera la remise du spécimen du bulletin unique aux candidats, prévue pour le 24 mars. Cette phase technique, souvent peu médiatisée, est pourtant essentielle, car elle permet aux candidats de vérifier la conformité des supports de vote avant l’entrée en campagne.

La campagne électorale pour le premier tour s’ouvrira officiellement le 27 mars et s’achèvera le 10 avril. Durant cette période de deux semaines, les candidats et leurs équipes auront l’opportunité de présenter leurs projets de société, de rencontrer les électeurs et de défendre leurs visions respectives pour l’avenir du pays. Meetings, débats, sorties médiatiques et mobilisations de terrain rythmeront cette phase cruciale, dans un climat que beaucoup espèrent apaisé et respectueux des règles démocratiques.

Le premier tour de l'élection est fixé au dimanche 12 avril. Ce jour-là, des millions d’électeurs seront appelés à se rendre aux urnes pour désigner celui ou celle qui conduira la destinée nationale. Conformément au calendrier, les résultats provisoires de ce premier tour seront proclamés le 14 avril, ouvrant la voie, le cas échéant, à un second tour.

Si aucun duo ne parvient à obtenir la majorité requise dès le premier tour, une nouvelle phase de campagne sera engagée. La campagne électorale éventuelle pour le second tour est prévue du 24 avril au 8 mai. Cette période sera déterminante, car elle permettra aux candidats qualifiés de renforcer leurs alliances, d’affiner leurs messages et de convaincre un électorat parfois indécis.

Le second tour du scrutin présidentiel se tiendra le dimanche 10 mai. Comme pour le premier tour, les résultats seront proclamés dans un délai relativement court, soit le 12 mai. Cette rapidité dans la publication des résultats est généralement perçue comme un facteur de stabilité et de confiance dans le processus électoral.

Après la proclamation des résultats définitifs par la Cour constitutionnelle, ultime instance habilitée à valider l’élection, l’investiture du nouveau président de la République est programmée pour le samedi 23 mai. Cette cérémonie solennelle marquera officiellement la fin du cycle électoral et l’entrée en fonction du nouveau chef de l’État.

Pour cette échéance électorale majeure, deux duos de candidats ont été retenus. Il s’agit, d’une part, de Romuald Wadagni et Mariam Chabi Talata, et d’autre part, de Paul Hounkpè et Rock Judicaël Hounwanou. Ces tickets présidentiels incarnent des visions et des trajectoires politiques différentes, appelées à être soumises à l’arbitrage souverain du peuple.

Fait marquant de cette présidentielle, l’actuel président Patrice Talon ne sera pas candidat. Il est en train de boucler son second et dernier mandat constitutionnel, conformément aux dispositions en vigueur. Son retrait de la course ouvre une nouvelle page de la vie politique nationale et confère à ce scrutin un caractère historique.

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