La Nation Bénin...
La Plateforme des Organisations de la Société Civile Africaine pour la Démocratie et l’Assistance Électorale (Poscadae) a livré sa déclaration préliminaire sur les élections législatives, municipales et communales de 2026 au Bénin, ce mercredi 14 janvier.
A l’issue de l’observation des élections législatives, municipales et communales de 2026, la Plateforme des Organisations de la Société Civile Africaine pour la Démocratie et l’Assistance Électorale (Poscadae) dresse un premier bilan d’un processus électoral jugé globalement acceptable, tout en pointant des défis à relever.
L’organisation estime que les scrutins se sont déroulés dans des conditions globalement acceptables, au regard du cadre juridique national et des standards régionaux et internationaux. Engagée de longue date dans la promotion de la démocratie et la prévention des conflits électoraux en Afrique, la Poscadae a suivi ces élections dans un contexte marqué par de fortes attentes citoyennes en matière de gouvernance locale, de participation politique et de consolidation de l’État de droit. Ces scrutins constituent, selon Brice Kossouho, coordonnateur de la plateforme, une étape importante pour le renforcement de la démocratie représentative et de la décentralisation au Bénin. Pour mener à bien sa mission, la Poscadae a déployé un dispositif d’observation citoyenne reposant sur quinze observateurs nationaux et cinq observateurs régionaux. Ces équipes ont couvert 225 postes de vote répartis dans sept départements, notamment le Littoral, l’Atlantique, l’Ouémé, le Mono, le Couffo, le Zou et l’Atacora. Des rencontres ont également été organisées avec les institutions électorales, les partis politiques, les organisations de la société civile, les médias et les forces de sécurité, en complément de l’observation directe des opérations de vote, de dépouillement et de compilation des résultats.
Sur le plan préélectoral, la Poscadae note la poursuite des réformes du cadre juridique et institutionnel des élections. L’environnement politique a été jugé globalement calme, bien que marqué par des préoccupations persistantes liées à l’inclusivité du processus électoral et à la participation de toutes les sensibilités politiques. Les efforts de sensibilisation et d’éducation civique ont été relevés, avec toutefois un impact variable selon les zones. La campagne électorale s’est déroulée dans un climat majoritairement apaisé. Les candidats aux législatives ont davantage axé leurs discours sur les enjeux nationaux, tandis que ceux des élections municipales et communales ont privilégié les thématiques liées au développement local et à la gouvernance de proximité. La Poscadae souligne cependant des disparités notables dans l’accès aux ressources financières, logistiques et médiatiques entre les acteurs politiques. Le jour du scrutin, les observateurs ont constaté une ouverture globalement à l’heure des bureaux de vote visités et la disponibilité du matériel électoral essentiel dans la majorité des centres observés. La présence sécuritaire a été jugée discrète et non dissuasive. La participation des électeurs s’est révélée plus marquée dans la seconde moitié de la journée, malgré une maîtrise variable des procédures par certains agents électoraux.
La Poscadae identifie néanmoins plusieurs défis, notamment l’ouverture tardive de certains postes de vote, l’accessibilité limitée de certains bureaux pour les personnes à mobilité réduite et la nécessité de renforcer la confiance des citoyens dans le processus électoral.
La Poscadae estime que les scrutins se sont déroulés dans des conditions globalement acceptables, au regard du cadre juridique national et des standards régionaux et internationaux