La Nation Bénin...
A deux jours de la tenue des élections législatives et communales du dimanche 11 janvier 2026, le président de la Cour constitutionnelle, le professeur Cossi Dorothé Sossa, a reçu en audience, vendredi 9 janvier à Cotonou, une délégation des observateurs de la Commission de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao). Cette rencontre s’inscrit dans le cadre de la mission d’information électorale déployée par l’institution communautaire à l’occasion du premier volet des élections générales au Bénin.
Conduite par le représentant résident de la Cedeao au Bénin, Amadou Diongue, la délégation des observateurs de la Commission de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) est venue s’enquérir de l’état d’avancement des préparatifs institutionnels, en particulier ceux relevant de la Cour constitutionnelle, maillon essentiel du dispositif électoral. A l’issue de l’audience, le chef de mission a salué la disponibilité du président de la haute juridiction, malgré un agenda institutionnel particulièrement chargé. « La Cour constitutionnelle est la gardienne des textes et joue un rôle central dans la validation des résultats et le suivi du processus électoral », a rappelé Amadou Diongue, soulignant l’importance stratégique de cet échange. Selon lui, la séance d’information a permis à la délégation de mieux appréhender les innovations introduites par la Cour à l’occasion de ces élections, notamment le déploiement anticipé de ses délégués sur le terrain et le renforcement de leurs équipes par le recrutement accru d’assistants.
L’émissaire communautaire a également mis en exergue la dimension pédagogique du dispositif, marquée par l’implication d’étudiants et d’enseignants en droit. Environ 1 300 personnes ont ainsi été mobilisées à travers le pays pour observer les opérations électorales et, le cas échéant, éclairer la Cour dans l’examen d’éventuels recours. Une approche proactive destinée à prévenir les contentieux et à consolider la crédibilité du processus.
Insistant sur la nature de la mission, Amadou Diongue a tenu à préciser qu’il ne s’agissait pas d’une mission d’observation électorale au sens strict, mais bien d’une mission d’information, visant à tirer des enseignements de ce scrutin législatif et communal en prélude à l’élection présidentielle prévue en avril prochain. « L’objectif est d’accompagner le pays et de proposer, le moment venu, des pistes d’amélioration du processus », a-t-il souligné.