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Indonésie : Des nourrissons droguées et maltraitées dans une crèche clandestine

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Plus de cinquante nourrissons victimes de maltraitances dans une crèche. Une affaire d’une rare gravité qui continue de secouer l’Indonésie quelques jours après la découverte de pratiques inhumaines dans une crèche clandestine

 

Par   Josué F. MEHOUENOU, le 07 mai 2026 à 15h04 Durée 2 min.
#maltraitances des enfants #Lutte contre la traite des enfants

Des failles du système de protection de la petite enfance ? L’émotion est vive en Indonésie depuis la révélation d’un scandale de maltraitance au sein de la crèche « Little Aresha », située à Yogyakarta. Les autorités ont secouru cinquante-trois nourrissons, pour la plupart âgés de moins de deux ans, maintenus dans des conditions jugées « indignes et contraires à toute norme de protection de l’enfance ». Selon les premiers éléments de l’enquête, les enfants étaient régulièrement attachés, entassés dans des espaces exigus et soumis à l’administration quotidienne de sédatifs destinés à limiter leurs mouvements. Une pratique choquante qui a profondément ébranlé l’opinion publique et suscité une vague d’indignation à travers le pays.

L’intervention des forces de l’ordre a conduit à l’arrestation de treize membres du personnel, dont les responsables de l’établissement. Ils sont poursuivis pour maltraitance aggravée sur mineurs. Les autorités judiciaires ont rapidement ouvert une procédure afin de situer les responsabilités et d’évaluer l’ampleur des abus.

En toute illégalité

Au-delà de l’horreur des faits, cette affaire met en lumière un problème structurel plus large. La crèche « Little Aresha » fonctionnait en toute illégalité, sans autorisation administrative ni contrôle régulier, selon plusieurs sources. Plus généralement, près de 44 % des structures d’accueil de la petite enfance en Indonésie opéreraient sans permis, tandis qu’environ 67 % du personnel ne disposerait d’aucune certification professionnelle.

Face à l’ampleur du scandale, les autorités indonésiennes ont annoncé le lancement d’enquêtes à l’échelle nationale, avec pour objectif de recenser les établissements clandestins et de renforcer les mécanismes de contrôle. Des voix s’élèvent également au sein de la société civile pour exiger une réforme urgente du secteur et une meilleure protection des enfants.