La Nation Bénin...
Après la confirmation, le 20 octobre 2026 au Nigeria, d’un cas importé de maladie à virus Ebola de souche Bundibugyo, le gouvernement place le pays en phase de préalerte. La surveillance est renforcée aux points d’entrée, tandis que les autorités sanitaires intensifient les préparatifs pour prévenir toute éventuelle propagation.
Le Bénin renforce sa vigilance face à la menace de la maladie à virus Ebola. Aucun cas n’a été enregistré sur le territoire national à la date du 20 octobre 2026, mais la confirmation d’un cas importé au Nigeria voisin a conduit les autorités sanitaires à relever le niveau de préparation. L’objectif est de détecter rapidement tout cas suspect et de garantir une réponse appropriée en cas de besoin. Dans un communiqué, le ministère de la Santé indique que le Nigeria a confirmé un cas importé de maladie à virus Ebola, de souche Bundibugyo, chez une voyageuse en provenance d’Ouganda. Quarante-quatre contacts font l’objet d’un suivi dans le pays. Compte tenu de la proximité géographique et de l’intensité des échanges entre le Bénin et le Nigeria, le gouvernement a décidé de placer le pays en phase de préalerte et de renforcer la vigilance aux points d’entrée. Dans cette dynamique, Benjamin Hounkpatin, ministre de la Santé, s’est rendu, mercredi 21 octobre, à l’aéroport international Cardinal Bernardin Gantin de Cotonou. Cette visite lui a permis d’apprécier les capacités de détection rapide d’éventuels cas parmi les voyageurs et de s’assurer de l’état de préparation des installations destinées à accueillir des personnes suspectes.
Le dispositif de prévention sanitaire à l’aéroport de Cotonou est opérationnel depuis plusieurs années. Il a été renforcé quelques mois auparavant et comprend notamment des caméras thermiques installées à des endroits stratégiques du hall des arrivées. Des salles d’isolement, aménagées lors de précédentes crises sanitaires, sont également disponibles pour accueillir d’éventuels cas suspects avant leur transfert vers les structures appropriées. Les autorités sanitaires et les responsables de l’aéroport ont par ailleurs arrêté les aménagements nécessaires pour intégrer un dispositif de surveillance renforcé au nouveau grand hall en construction. Cette adaptation vise à tenir compte de l’évolution des infrastructures aéroportuaires et à maintenir la capacité de détection des risques sanitaires aux frontières.
La vigilance sans céder à la panique
Les mesures préventives concernent également la coordination entre les différents acteurs de la riposte. Le ministère de la Santé a activé les commissions techniques de la plateforme multisectorielle « One Health », qui promeut une approche intégrée de la santé humaine, animale et environnementale. Des séances de travail sont en cours avec les ministères concernés et les partenaires techniques et financiers. Elles portent notamment sur l’harmonisation de la surveillance épidémiologique, les modalités de prise en charge d’éventuels cas et les autres dispositions nécessaires à une réponse coordonnée. Cette mobilisation anticipée doit permettre aux services compétents de réagir rapidement si la situation venait à évoluer. Malgré ces mesures, le gouvernement appelle les populations au calme et à la vigilance. Le ministère de la Santé rappelle que le virus Ebola ne se transmet pas par l’air. La contamination survient principalement par contact direct avec le sang ou les liquides biologiques d’une personne malade ou décédée, ou avec des objets contaminés.
Les mesures de prévention recommandées reposent notamment sur le lavage régulier des mains à l’eau et au savon, l’évitement de tout contact avec les liquides biologiques d’une personne malade et l’interdiction de manipuler le corps d’une personne décédée d’une maladie inexpliquée. Les populations sont également invitées à ne pas toucher ni consommer des animaux sauvages trouvés malades ou morts et à éviter l’automédication. Une attention particulière est requise en présence de symptômes tels qu’une fièvre brutale, une fatigue intense, des douleurs, des vomissements, une diarrhée ou des saignements. En cas de tels signes, surtout après un voyage dans un pays touché ou un contact avec une personne malade au cours des 21 derniers jours, les autorités recommandent de se rendre sans délai au centre de santé le plus proche ou d’alerter un relais communautaire. Enfin, le gouvernement invite les citoyens à privilégier les sources officielles d’information et à éviter la propagation de rumeurs susceptibles d’alimenter l’inquiétude. Le ministère de la Santé assure suivre la situation en temps réel et s’engage à tenir régulièrement les populations informées de son évolution.
Les autorités s’assurent du renforcement du dispositif de prévention contre la maladie à virus Ebola