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Le ministère de la Décentralisation et de la Gouvernance locale a officiellement lancé l’exécution de son Plan de travail annuel (Pta) au titre de l’année 2026 à l’occasion d’un dialogue en début de gestion. La rencontre a permis de passer en revue les performances enregistrées en 2025 avec une amélioration notable du taux d’exécution budgétaire et une mobilisation les acteurs du secteur autour des défis à relever pour consolider ces acquis.
Des indicateurs budgétaires en forte progression, des investissements exécutés à près de 100 % et des transferts intégralement effectués au profit des communes. Les chiffres présentés lors du dialogue de gestion marquant le lancement de l’exécution du Plan de travail annuel (Pta) 2026 du ministère de la Décentralisation et de la Gouvernance locale (Mdgl) témoignent d’une amélioration sensible des performances du secteur au terme de l’année 2025.
Au 31 décembre 2025, le budget du ministère a été exécuté à hauteur de 98,77 % en base engagement et 98,17 % en base ordonnancement, contre respectivement 90,89 % et 90,68 % à la même période en 2024. Cette progression d’environ huit points illustre l’efficacité des mécanismes de planification et de suivi mis en place pour renforcer la gestion des ressources publiques.
En ouvrant la session de dialogue de gestion, Raphaël Akotègnon, ministre de la Décentralisation et de la Gouvernance locale, a rappelé l’importance de cet exercice dans l’amélioration continue des performances du secteur.
« Le dialogue de gestion auquel vous êtes conviés aujourd’hui est l’aboutissement d’un processus d’échanges et de partage d’informations dont la finalité est de contribuer significativement à l’amélioration des performances du secteur », a-t-il déclaré.
Cette rencontre a réuni les responsables des programmes, les cadres du ministère ainsi que les acteurs impliqués dans la mise en œuvre des politiques de décentralisation. Elle a permis d’examiner les résultats obtenus au cours de l’année écoulée, mais aussi de partager les grandes orientations budgétaires et opérationnelles pour l’année 2026.
Selon le ministre, la session offre l’opportunité de dresser un bilan global des actions menées et d’anticiper les contraintes susceptibles d’affecter la mise en œuvre des activités prévues. « Cette session, au regard de l’agenda, nous a permis de faire un tour d’horizon sur nos réalisations de 2025 et de prendre connaissance des grandes lignes budgétaires de l’année 2026 et de ses contraintes, pour de meilleurs résultats en fin de gestion», a précisé Raphaël Akotègnon.
Au cœur de cette planification figure le Plan de travail annuel, principal instrument de programmation et de suivi des activités du ministère. Élaboré de manière participative avec l’ensemble des structures concernées, ce document fixe les priorités d’action, les ressources nécessaires et les résultats attendus pour l’année. Le tableau de budgétisation, autrement appelé Plan de travail annuel, a été validé le 17 février 2026 par l’organe compétent en la matière, à l’issue d’un processus inclusif de concertation.
Les performances enregistrées dans la mise en œuvre du programme d’investissement du ministère ont également retenu l’attention des participants. Les données présentées indiquent que ce programme a été exécuté à 99,90 % en base engagement et 99,50 % en base ordonnancement, avec un taux d’exécution physique de 92,45 %. Ces résultats traduisent la forte mobilisation des structures techniques du ministère dans la réalisation des projets structurants en faveur des collectivités territoriales.
Le taux d’exécution physique global du Plan de travail annuel s’établit, quant à lui, à 84,90 % en 2025, contre 89,43 % en 2024. Malgré ce léger recul, les responsables du ministère considèrent que les performances globales restent satisfaisantes au regard de l’ampleur des activités mises en œuvre et des contraintes opérationnelles rencontrées.
Les transferts financiers aux communes constituent un autre indicateur majeur de la mise en œuvre de la politique de décentralisation. Au titre de l’année 2025, l’ensemble des prévisions relatives aux Fonds d’appui au développement des communes (FADeC), tant pour l’investissement que pour le fonctionnement, a été entièrement transféré. Au total, 46,152 milliards francs Cfa, provenant du budget national et de ressources extérieures, ont été mis à la disposition des collectivités territoriales décentralisées.
Cap sur l’avenir !
Pour Raphaël Akotègnon, ces performances traduisent l’engagement collectif des acteurs du secteur à promouvoir un développement équilibré des territoires. « Ces progrès réalisés ensemble en 2025 témoignent de notre volonté à contribuer au développement harmonieux de nos collectivités territoriales décentralisées et nous imposent de maintenir le cap, sans désemparer », a-t-il souligné.
La session a également permis de présenter les perspectives budgétaires pour la gestion 2026. Le budget du ministère s’élève cette année à 55 294 205 226 francs Cfa, contre 54 584 832 090 francs Cfa en 2025, soit une progression de 1,30 %.
L’évolution la plus marquante concerne les ressources destinées aux Fonds d’appui au développement des communes(FADec). Les FADeC, couvrant à la fois les dépenses de fonctionnement et d’investissement sur budget national, passent de 37,232 milliards francs Cfa en 2025 à 43,775 milliards francs Cfa en 2026. Cette augmentation vise à renforcer les capacités d’intervention des communes dans la réalisation des infrastructures de base et la mise en œuvre de projets de développement local.
Malgré ces résultats encourageants, le ministre a insisté sur la nécessité de maintenir les efforts afin de répondre aux attentes croissantes des populations. «Malgré les résultats encourageants atteints en fin de gestion 2025, l’année 2026 nous appelle à relever de nouveaux challenges et à consentir davantage d’efforts pour impacter significativement le développement à la base », a-t-il indiqué.
Dans cette perspective, des lettres de mission seront adressées aux principaux acteurs de la chaîne des résultats, notamment les responsables de programme et les préfets de département. Ces derniers, en leur qualité d’ordonnateurs secondaires du budget du ministère, jouent un rôle essentiel dans la mise en œuvre des actions prévues au niveau territorial.
L’exercice devra être décliné à tous les niveaux de l’administration afin de renforcer les principes de responsabilisation et de redevabilité dans la gestion des ressources publiques.
Raphaël Akotègnon, ministre de la Décentralisation et de la Gouvernance locale