La Nation Bénin...
Le mouvement S.u.d (Solidarité-Union-Développement) a tenu son tout premier séminaire national, samedi 9 mai à Cotonou. Cette rencontre, qui a réuni les membres du directoire national, les coordonnateurs départementaux et des sympathisants, a permis de dresser le bilan de l’engagement du mouvement lors de la présidentielle et définir les perspectives pour l’ère Wadagni.
Du soutien électoral à l’ambition d’influencer l’action publique, le mouvement Solidarité-Union- Développement (Mouvement S.u.d) franchit une nouvelle étape. Réunis à Cotonou à l’occasion de leur premier séminaire national, ses responsables et militants ont dressé le bilan de leur engagement durant la présidentielle du 12 avril avant d’afficher leur volonté d’accompagner le régime du président élu, Romuald Wadagni. « La victoire n’est qu’une porte ; le développement est le chemin ». Telle est la conviction du mouvement.
A l’occasion du séminaire bilan, le président Alois Sitou Djibom a insisté sur la responsabilité qui incombe désormais aux acteurs ayant oeuvré pour l’accession du président Wadagni au pouvoir. «Le fracas des meetings s’est tu. La poussière des caravanes est retombée. Le verdict des urnes a parlé », a-t-il déclaré devant les participants, avant d’ajouter que le temps n’est plus à la célébration mais à l’action. Pour le président de S.u.d, le mouvement doit désormais s’affirmer comme un bouclier intellectuel et opérationnel capable d’accompagner la vision du chef de l’État élu. «Le président Romuald Wadagni n’a pas besoin de courtisans. Il a besoin de bâtisseurs », a-t-il martelé. Dans une adresse marquée par un appel à la discipline militante et à l’engagement citoyen, Alois Sitou Djibom a également souligné la nécessité pour le mouvement de s’adapter aux exigences du système partisan béninois. Selon lui, S.u.d ne doit pas être « une force éphémère », mais une organisation appelée à durer et à contribuer durablement au débat public.
Un livre blanc comme feuille de route
Les travaux du séminaire ont notamment porté sur la validation d’un « livre blanc », présenté comme un document stratégique destiné à servir de boussole au mouvement dans ses futures actions. Ce texte constitue une contribution technique et politique destinée à accompagner les grandes orientations du futur gouvernement. Le mouvement entend ainsi participer à la réflexion sur les politiques publiques et jouer un rôle d’interface entre les populations et les autorités.
Le séminaire a également été marqué par une communication inaugurale du professeur Gilles Badet sur la notion de « trêve politique », entrée en vigueur après la proclamation des résultats définitifs de l’élection présidentielle.
Selon Gildas Kesse, membre du mouvement, S.u.d est né de la volonté d’un groupe de jeunes cadres du secteur public, privé et de la diaspora de participer davantage à la vie politique nationale.
Il explique que le mouvement repose sur trois valeurs fondamentales : la solidarité, l’union et le développement. Ses initiateurs affirment vouloir promouvoir une société plus juste, fondée sur une croissance économique partagée. Ils revendiquent également un rôle de veille citoyenne et de sensibilisation politique. Au cours des travaux, plusieurs perspectives sont évoquées pour les prochaines années. Le mouvement ambitionne entre autres de sensibiliser les populations aux opportunités économiques, de remonter les préoccupations des communautés aux autorités publiques et de promouvoir le civisme.
Et pour atteindre ces objectifs, S.u.d compte s’appuyer sur l’expertise de ses membres, pour une implantation progressive sur le territoire national, une forte présence numérique ainsi que les contributions de ses adhérents.
Le mouvement S.u.d est désormais un bouclier intellectuel et opérationnel d’accompagner la vision du chef de l’État élu