La Nation Bénin...
Dans une ambiance de forte mobilisation populaire au Palais des Congrès de Cotonou, le candidat Romuald Wadagni a dévoilé les grandes orientations de son projet de société. Axé sur la fin de l’extrême pauvreté, ce programme ambitionne de transformer la croissance économique en un véritable levier de bien-être collectif, avec des actions concrètes en faveur des jeunes, des femmes, des producteurs et des acteurs culturels.
La vision du candidat Romuald Wadagni est claire. Faire de la croissance un levier de justice sociale. Il dit en avoir les atouts, la carrure, l’ambition et pour ce qui est des moyens, il en appelle à un sursaut collectif autour de son projet de société pour bâtir dans la suite de l’action en cours, un bon et beau Bénin. Convertir les performances économiques du Bénin en progrès tangibles pour chaque citoyen sera au cœur de son action pour les sept ans à venir si les Béninois lui en donnent acte dans les urnes le 12 avril prochain. Mais en attendant, le prétendant au Palais de la Marina estime que la croissance ne doit plus être un indicateur abstrait réservé aux experts, mais une réalité vécue au quotidien par les populations. Elle doit se traduire par des opportunités, des revenus, la dignité et, surtout, le bonheur partagé. Cette vision s’inscrit dans une logique de continuité et d’amplification des réformes engagées ces dernières années, tout en assumant la nécessité d’ajuster certaines orientations pour mieux répondre aux attentes sociales.
Une présence institutionnelle et citoyenne d’envergure
La présentation du projet de société de Romuald Wadagni s’est distinguée par une mobilisation exceptionnelle de figures politiques, institutionnelles et sociales. La présence de l’ancien chef de l’État, Nicéphore Soglo, a conféré à la cérémonie une portée historique et symbolique particulière. Figure emblématique de la démocratie béninoise, sa participation a été perçue comme un signe d’intérêt pour les enjeux actuels et les perspectives d’avenir du pays. À ses côtés, plusieurs anciens présidents de l’Assemblée nationale ont également honoré de leur présence cette rencontre, traduisant une continuité institutionnelle et un attachement aux grandes orientations du débat public. L’actuel président de l’Assemblée nationale, Joseph Djogbénou, a aussi marqué de sa présence ce rendez-vous politique majeur, aux côtés de plusieurs présidents d’institutions de la République. Cette participation massive des hautes autorités institutionnelles illustre l’importance accordée à cette présentation. Le gouvernement était également fortement représenté, avec la présence remarquée du ministre d’État Abdoulaye Bio Tchané, ainsi que de plusieurs membres de l’exécutif. Leur participation témoigne d’un soutien politique affirmé et d’une convergence autour des orientations stratégiques présentées. Elle met également en lumière une cohésion gouvernementale autour des priorités de développement et de transformation économique.
Aux côtés du candidat, sa colistière, actuelle vice-présidente de la République, a incarné la dimension partenariale et inclusive du projet porté. Sa présence a renforcé l’image d’un tandem engagé, porteur d’une vision partagée et d’une gouvernance concertée. Elle a également symbolisé la place accordée au leadership féminin dans les sphères décisionnelles, en cohérence avec les ambitions affichées en faveur de l’inclusion. Au-delà des institutions, la cérémonie a rassemblé un large éventail de personnalités politiques. Députés, maires en exercice, anciens élus locaux, responsables de partis et cadres politiques ont répondu présents, illustrant la transversalité du projet présenté. Cette diversité témoigne d’une volonté de fédérer au-delà des clivages traditionnels, autour d’une vision commune du développement. À leurs côtés, des cadres issus de différents secteurs, administration publique, secteur privé, monde académique ont également pris part à l’événement, traduisant l’intérêt de l’élite béninoise. La diaspora béninoise n’a pas été en reste. Dans cette même gamme, acteurs économiques, relais d’influence et porteurs d’expertise, les membres de la diaspora apparaissent de plus en plus comme des partenaires stratégiques dans la mise en œuvre des politiques publiques. Enfin, la forte mobilisation des jeunes et des étudiants a constitué l’un des faits marquants de la rencontre. Leur présence massive traduit une attente réelle face aux enjeux d’emploi, de formation et d’opportunités. Elle souligne également leur volonté de s’impliquer davantage dans la construction de l’avenir national. À travers leur participation, la jeunesse béninoise a exprimé son intérêt pour un projet qui ambitionne de lui offrir des perspectives concrètes et durables.
Des financements rapides pour libérer les initiatives
Au cœur du projet de société figure un engagement fort à faciliter de l’accès au financement, notamment pour les jeunes, les femmes et les producteurs. Romuald Wadagni insiste sur la nécessité de mettre en place des mécanismes rapides, accessibles et efficaces pour soutenir les initiatives économiques. L’objectif est de lever les barrières financières qui freinent l’entrepreneuriat et permettre à chacun de concrétiser ses projets. Cette approche vise à stimuler la création de richesses à la base, en donnant aux populations les moyens d’agir directement sur leur propre développement. L’une des innovations majeures du projet concerne le secteur culturel, longtemps considéré comme marginal dans les politiques publiques. Le candidat propose la mise en place d’un programme d’excellence dédié aux artistes, inspiré d’une réflexion initiée avec le président Patrice Talon. Ce programme repose sur deux axes principaux. Un soutien financier régulier pour des artistes sélectionnés qui bénéficieront d’un salaire mensuel leur permettant de se consacrer pleinement à leur art, sans être contraints par les urgences économiques. Le second volet prend en compte un accompagnement professionnel structuré pour favoriser l’exportation des œuvres et leur reconnaissance à l’international. À travers cette initiative, il s’agit de reconnaître la culture comme un secteur stratégique, porteur de valeur économique, d’identité et de rayonnement.
Le troisième pilier du projet met l’accent sur la stabilité institutionnelle et le respect des libertés fondamentales. Romuald Wadagni s’engage à être le garant de la démocratie et à consolider les acquis des dix dernières années, tout en corrigeant les insuffisances identifiées. Cette démarche repose sur une conviction, celle de la performance économique qui ne peut être durable sans un socle institutionnel solide et des libertés préservées.
Son approche de la sécurité
Conscient que la sécurité conditionne tout développement, le candidat propose un renforcement significatif des dispositifs existants, avec la modernisation des équipements des forces de défense et de sécurité, et un recours accru aux technologies de surveillance et d’anticipation. Ensuite, il suggère la mise en place de police municipale, notamment dans les zones frontalières, afin de renforcer la sécurité de proximité et impliquer davantage les communautés locales. Enfin, il évoque le renforcement de la coopération sous-régionale, pour une gestion concertée des défis sécuritaires, migratoires et économiques.
Fort de son expérience à la tête du ministère de l’Économie et des Finances, Romuald Wadagni revendique une méthode basée sur la rigueur, la continuité et la valorisation des acquis. Il rejette les logiques de rupture brutale, préférant une approche qui vise à stabiliser ce qui fonctionne, amplifier les réussites et corriger les erreurs. Cette posture, qu’il présente comme sa « marque de fabrique », vise à rassurer et à inscrire son action dans la durée.
Réduire durablement la pauvreté
Au-delà des mesures sectorielles, le projet de société ambitionne d’éradiquer progressivement l’extrême pauvreté. Cela passe par une combinaison d’actions ciblées comme l’accès au financement, le soutien aux secteurs productifs, la valorisation du capital humain et le renforcement des filets sociaux. Pour le candidat, il ne s’agit pas seulement de créer de la richesse, mais de s’assurer qu’elle soit équitablement répartie et qu’elle améliore concrètement les conditions de vie. À travers des exemples concrets, notamment celui d’un jeune diplômé sans emploi rencontré à Cotonou, le candidat a illustré la réalité quotidienne de nombreux Béninois confrontés à la précarité. Pour lui, la lutte contre l’extrême pauvreté passe par une transformation profonde de l’action publique, avec un objectif central, celui de faire parvenir la prospérité jusque dans chaque ménage. Le candidat n’a pas éludé les défis. D’entrée, il a rappelé que malgré les progrès enregistrés, notamment une croissance économique désormais supérieure à 7 %, une partie importante de la population reste en marge de la prospérité. « Tant qu’un seul Béninois ne ressent pas les fruits de la croissance dans son foyer, il reste du travail à faire. » Romuald Wadagni insiste sur le fait de distinguer la pauvreté qui est un phénomène mondial, de l’extrême pauvreté, caractérisée par l’absence d’accès à la nourriture, à l’eau potable, aux soins, à un logement et à un emploi et qui constitue une urgence nationale.
Au cœur du projet de société figure un engagement fort pour la facilitation de l’accès au financement au profit des jeunes, des femmes et des producteurs