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Sécurité, justice et affaires sociales : le Bénin mise sur une meilleure coordination

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La cérémonie de lancement a été marquée par l’intervention du secrétaire général du ministère de l’Économie et des Finances, chargé de la Coopération, représentant le ministre Aristide Médénou La cérémonie de lancement a été marquée par l’intervention du secrétaire général du ministère de l’Économie et des Finances, chargé de la Coopération, représentant le ministre Aristide Médénou

Le Bénin renforce son dispositif de lutte contre la traite des personnes et les situations de vulnérabilité en misant sur une meilleure coordination entre les professionnels de la sécurité, de la justice et des affaires sociales. Cette démarche s’appuie notamment sur de nouveaux outils destinés à harmoniser l’identification, l’orientation et la prise en charge des victimes.

Par   Mariama SALIFOU (Coll.), le 05 oct. 2026 à 06h02 Durée 4 min.
#Sécurité, justice et affaires sociales

La cérémonie de lancement a été marquée par l’intervention du secrétaire général du ministère de l’Économie et des Finances, chargé de la Coopération, représentant le ministre Aristide Médénou. Des représentants de l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime (ONUDC), de l’ambassade des États-Unis et du Système des Nations unies ont également pris part aux travaux.

Des outils pour mieux prendre en charge les victimes

 

L’initiative se traduit concrètement par la mise à disposition de plusieurs outils élaborés avec l’appui de l’ONUDC. Il s’agit notamment d’un questionnaire destiné à harmoniser la collecte des données, d’un guide méthodologique pour leur collecte, leur analyse et leur partage, ainsi que du Mécanisme national de référencement (MNR).

Ce mécanisme doit servir de repère aux acteurs sociaux et judiciaires dans l’identification et la prise en charge des victimes de traite. Il vise ainsi à faciliter leur orientation vers les services compétents et à favoriser une réponse plus cohérente entre les différents intervenants.

Pour accompagner cette démarche, les États-Unis ont mobilisé 250 000 dollars en faveur de ces nouveaux outils destinés à améliorer le suivi des dossiers de traite, l’identification des victimes et leur prise en charge.

De l’adoption à l’application

 

Au-delà de l’élaboration des textes et des protocoles, l’enjeu reste désormais leur appropriation effective par les professionnels concernés. Les forces de sécurité, les acteurs de la justice et les services sociaux sont appelés à intégrer ces mécanismes dans leur travail quotidien afin de réduire les ruptures dans le parcours des victimes.

Cette coordination apparaît d’autant plus importante que la lutte contre la traite nécessite à la fois la détection des victimes, leur protection, leur orientation vers les services adaptés et le traitement judiciaire des affaires. Le Bénin dispose déjà d’un cadre institutionnel consacré à cette lutte, mais le renforcement de la collecte et du partage des données demeure un enjeu pour améliorer le suivi des dossiers. 

L’objectif affiché est donc de faire des protocoles et mécanismes mis en place de véritables outils opérationnels, au service d’une réponse plus efficace, coordonnée et adaptée aux réalités du terrain.