La Nation Bénin...

Ecole du patrimoine africain: De nouvelles perspectives pour l’horizon 2030

Culture
Les parties prenantes de l’Epa découvrent les grandes réali- sations de l’école et ses perspectives pour l’horizon 2030 Les parties prenantes de l’Epa découvrent les grandes réali- sations de l’école et ses perspectives pour l’horizon 2030

L’Ecole du patrimoine africain (Epa), après 25 ans d’existence, s’est fixé de nouveaux défis pour les sept prochaines années avec un plan stratégique très ambitieux. 

Par   Thibaud C. NAGNONHOU, A/R Ouémé-Plateau, le 20 nov. 2023 à 01h34 Durée 2 min.
#Ecole du patrimoine africain #l’horizon 2030

Repositionner l’Ecole du patrimoine africain (Epa) comme structure d’expertise au service des Etats et du patrimoine. C’est l’ambition pour l’horizon 2030 de l’Epa qui a célébré, du 8 au 11 novembre dernier, ses 25 ans d’existence à son siège à Porto-Novo. A l’occasion, un nouveau plan stratégique a été présenté aux différentes parties prenantes. Ce plan définit clairement la mission, la vision et les leviers à actionner pour l’atteinte des objectifs. Il est décliné en plusieurs axes stratégiques à savoir l’identification, la capitalisation et le transfert de compétences ; la transformation digitale et innovations appliquées ainsi que le partenariat stratégique à travers une synergie d’actions et d’engagement communautaire.   

Pour Dr Franck Ogou, personne ne vendait cher la peau de l’Epa au moment où on la mettait en place en 1998. Il se dit heureux aujourd’hui du chemin parcouru. Le jubilé d’argent a été l’occasion de faire revivre l’histoire de l’Epa surtout à la jeune génération. L’école a formé plus de 3000 professionnels africains du patrimoine, réalisé plus de 350 activités, monté une vingtaine d’expositions, organisé une vingtaine de conférences internationales, publié plus de 200 rapports dont des rapports d’activités, des chroniques, des actes de colloques, des guides touristiques et réalisé une vingtaine d’enquêtes. Dr Franck Ogou assure que les jeunes professionnels du patrimoine qui sont formés à l’Epa sont talentueux parce que bien aguerris. La formation à l’Epa est beaucoup plus pratique et n’est pas théorique comme ailleurs. Ce qui fait que les jeunes qui sortent de l’école sont tous opérationnels sur les questions techniques et les problématiques d’actualité liées à l’institution du patrimoine en Afrique. « Il est facile de monter mais c’est difficile de se maintenir en haut. C’est pourquoi nous avons élaboré ce plan stratégique pour identifier les pistes sur lesquelles nous allons nous engager sur les prochaines années », a indiqué Franck Ogou. Ce plan stratégique sera la boussole de l’Epa pour les sept prochaines années. Cela renforce l’engagement à se maintenir comme leader de la formation dans le domaine du patrimoine culturel en Afrique, a souligné le directeur de l’Epa. 

L’autre temps fort de la célébration des 25 ans d’anniversaire a été l’organisation d’une soirée de gala au cours de laquelle l’Epa a décerné des certificats de reconnaissances et des clefs symboliques à ses pionniers et à l’ambassadeur de France près le Bénin pour la contribution exceptionnelle qu’ils ont apportée à la préservation du patrimoine culturel africain.