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Gestion des sites patrimoniaux en terre: Une vingtaine de professionnels ouest-africains formés à l’Epa

Culture
Des professionnels outillés pour une gestion efficiente des sites patrimoniaux en terre Des professionnels outillés pour une gestion efficiente des sites patrimoniaux en terre

Une vingtaine de professionnels de l’Afrique de l’Ouest dont des architectes, gestionnaires de sites et autres acteurs du patrimoine, ont renforcé leurs capacités, du 12 au 16 janvier dernier, à l’Ecole du patrimoine africain (Epa), pour bien intervenir sur les biens en terre exposés aux effets du changement climatique.

Par   Thibaud C. NAGNONHOU, A/R Ouémé-Plateau, le 19 janv. 2026 à 09h57 Durée 2 min.
#Gestion des sites patrimoniaux

« Patrimoine en terre et résilience climatique en Afrique de l’Ouest ». C’est le thème du premier séminaire régional organisé, du lundi 12 au vendredi 16 janvier dernier, par l’Ecole du patrimoine africain (Epa) et le Centre international de la construction en terre (Craterre) dans le cadre de leur nouveau projet financé par l’Alliance internationale pour la protection du patrimoine dans les zones en conflit (Aliph). Le séminaire s’est déroulé au siège de l’Epa à Porto-Novo au Bénin.  

L’atelier fait suite à un constat, celui qu’en Afrique de l’Ouest, les architectures de terre qui représentent 60 % des biens culturels inscrits sur la Liste du patrimoine mondial de l’Unesco sont impactées par les effets du changement climatique. Ces menaces affectent ces patrimoines, interrogent la capacité des professionnels de la construction en terre à adapter leurs pratiques aux effets du changement climatique et détournent les communautés des techniques ancestrales. Ce séminaire à la fois théorique et pratique a été donc organisé pour renforcer les compétences d’une vingtaine de participants dont des architectes, gestionnaires de sites et professionnels du patrimoine pour intervenir sur les biens en terre exposés aux effets du changement climatique. Ces professionnels viennent du Togo, du Mali, du Ghana, du Niger, du Burkina Faso, du Sénégal, de la Côte d’Ivoire et bien évidemment du Bénin.

Les acquis de ce séminaire devront leur permettre d’être en mesure d‘appréhender les principes physico-chimiques qui régissent les constructions en terre, de maîtriser les enjeux associés à la conservation et à la gestion des architectures de terre face au changement climatique et de mettre en œuvre des stratégies de recherche-action pour mieux comprendre les effets du changement climatique sur les architectures de terre. Il convient de retenir que le projet s'étend sur trois ans et s'articule autour de trois sites patrimoniaux en terre qui servent à démontrer les mesures possibles pour atténuer les effets du changement climatique. Il s’agit de : une case à impluvium à Enampore au Sénégal, une Mosquée de style soudanais à Bouna en Côte d’Ivoire et les bâtiments traditionnels Ashanti et leur environnement à Koumasi au Ghana. Outre les séminaires de renforcement de la collaboration régionale, le projet se consacre à la recherche pour mieux comprendre les effets du changement climatique sur les trois sites patrimoniaux, aux cours techniques sur la conservation et gestion des architectures de terre et à des activités situées sur les trois sites identifiés.

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