La Nation Bénin...
L’écrivain canado-haïtien Thélyson Orélien est sorti de sa réserve pour clarifier sa position face aux accusations dont il fait l’objet. Tout en réfutant formellement l’utilisation de l’intelligence artificielle dans son processus d’écriture, l’auteur a reconnu de graves manquements liés à des emprunts non autorisés.
Visé depuis bientôt trois semaines par des polémiques l’accusant d’avoir eu recours à des outils technologiques génératifs, l’écrivain a tenu à rétablir la vérité. Dans un communiqué officiel transmis à l’Agence France-Presse, Thélyson Orélien a affirmé avec force qu’aucune phrase de son roman intitulé « C’était ça ou mourir » n’avait été créée par l’intelligence artificielle. « Ce roman, je l’ai écrit moi-même. Il vient de mes blessures et de celles des autres migrants. Cette blessure de l’exil dont on ne guérit pas. Ce roman en est le fruit, c’est le fruit de mon travail, c’est ma création », ajoute-t-il. Une mise au point directe pour écarter l’hypothèse d’une rédaction automatisée qui alimentait les critiques sur les réseaux sociaux et dans les cercles littéraires.
Si l’auteur écarte l’implication de l’intelligence artificielle dans la genèse de son œuvre, il concède en revanche avoir franchi la ligne rouge sur le plan de l’éthique littéraire. Dans le même texte adressé à l’AFP, Thélyson Orélien admet avoir commis des erreurs inacceptables.
Ces aveux font référence au plagiat avéré de textes appartenant à des auteurs reconnus. Des pratiques condamnables qui ont éclaté au grand jour, ternissant le parcours de cet écrivain installé au Canada depuis 2010. Cette prise de parole publique, bien que tardive, jette un éclairage cru sur les dérives et les exigences d’intégrité intellectuelle qui régissent la création littéraire contemporaine.