La Nation Bénin...
La juridiction spéciale ne fléchit pas.
Saisie en appel, la Cour de répression des infractions économiques et du
terrorisme (CRIET) a intégralement confirmé la condamnation à cinq ans
d’emprisonnement ferme prononcée à l'encontre d'un instituteur de 41 ans,
reconnu coupable de harcèlement sexuel sur une élève de 15 ans à Cotonou.
L'arrêt rendu par la chambre d'appel entérine en tous points le jugement de première instance. Outre la peine privative de liberté, le prévenu écope d’une amende d’un million de francs CFA et se voit frapper d’une interdiction d’exercer toute fonction enseignante pendant une durée de trois ans à compter de sa libération.
Tolérance zéro en milieu scolaire
En portant l'affaire en appel, l'enseignant espérait une révision de sa peine. Les magistrats de la CRIET ont toutefois rejeté ses prétentions, réaffirmant la sévérité de la loi face aux abus d'autorité commis sur des mineurs en milieu éducatif.
Partie civile dans ce dossier pour
défendre l'intégrité de l'apprenante, l’Institut National de la Femme (INF)
s’est félicité de cette confirmation d’arrêt. L'institution a profité de ce
dénouement judiciaire pour adresser une mise en garde solennelle aux acteurs de
la communauté éducative. L'école doit demeurer un sanctuaire inviolable pour
les enfants, non le théâtre de prédictions coupables.
Ce signal fort envoyé par l'appareil
judiciaire vient rappeler l'intransigeance de l'État béninois face aux
violences basées sur le genre en milieu scolaire.
L'école doit demeurer un sanctuaire inviolable pour les enfants, non le théâtre de prédictions coupables.