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Mobile money : le plafond passe à 4 millions FCFA dès le 2 novembre 2026

Economie
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La Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) relève les plafonds de détention et de rechargement de la monnaie électronique dans l’Union monétaire ouest-africaine. À compter du 2 novembre 2026, un client identifié pourra détenir jusqu’à 4 millions de FCFA auprès d’un même émetteur de monnaie électronique et effectuer des rechargements cumulés pouvant atteindre 15 millions de FCFA par mois.

Par   Roméo TOSSOU (Coll), le 10 oct. 2026 à 09h00 Durée 3 min.
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Les utilisateurs de services de mobile money dans l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), dont le Bénin, bénéficieront bientôt de nouveaux plafonds. Dans son instruction n° 020, signée le 8 octobre 2026, la BCEAO a revu à la hausse les limites applicables aux sommes détenues dans les portefeuilles électroniques et aux rechargements mensuels. Ces nouvelles dispositions entreront en vigueur le 2 novembre 2026.
Concrètement, le montant maximal de monnaie électronique qu’un client identifié peut détenir auprès d’un même établissement émetteur sera porté à 4 millions de FCFA. La limite mensuelle des rechargements passera, quant à elle, à 15 millions de FCFA. Ces plafonds étaient auparavant fixés respectivement à 2 millions et à 10 millions de FCFA.
Toutefois, ces limites s’appliquent en tenant compte de l’ensemble des instruments de monnaie électronique détenus par un même client auprès du même établissement. Ainsi, lorsqu’une personne possède plusieurs portefeuilles ou comptes électroniques chez un même opérateur, les montants disponibles sont additionnés pour vérifier le respect du plafond de 4 millions de FCFA. La règle prévoit une possibilité de dérogation, sous réserve d’une autorisation préalable de la Banque centrale.
Au-delà des plafonds applicables aux utilisateurs, la nouvelle instruction encadre les conditions de placement des fonds correspondant à la monnaie électronique en circulation. Les établissements concernés devront notamment respecter des exigences précises sur la manière de conserver et de placer ces ressources.
Le texte prévoit qu’au moins 65 % de l’encours de monnaie électronique en circulation doit être couvert en permanence par des dépôts à vue auprès de banques ou d’institutions de microfinance. Les fonds peuvent également être placés dans d’autres catégories d’actifs autorisées par la réglementation, selon les conditions fixées par la BCEAO.
À partir du 2 novembre 2026, les utilisateurs concernés pourront donc disposer de capacités de détention et de rechargement plus élevées, tout en restant soumis aux règles d’identification et aux mécanismes de protection prévus par la réglementation.