La Nation Bénin...
Le ministère des Enseignements maternel et primaire a ouvert, ce mercredi 19 août, à Porto-Novo, l’atelier national de validation du diagnostic et du cadre de référence sur la professionnalisation des intervenants en alternatives éducatives. Les conclusions des travaux devront permettre au Bénin de franchir un grand pas dans la concrétisation de cette ambition régionale.
Le Bénin fait un nouveau pas dans le processus de reconnaissance professionnelle des intervenants en alternatives éducatives, un pilier du système éducatif béninois. Un atelier national de validation du diagnostic et du cadre de référence sur la professionnalisation de ces acteurs se tient depuis ce mercredi à Porto-Novo, sous l’égide du ministère des Enseignements maternel et primaire (Memp). Ces assises s’inscrivent dans la droite ligne de la vision du gouvernement béninois qui a adopté, en Conseil des ministres, en septembre 2025, la Stratégie de renforcement des alternatives éducatives. Cette adoption traduit une volonté politique claire : reconnaître pleinement le rôle des centres Barka, du Programme de cours accélérés, de la stratégie de scolarisation accélérée/passerelle et de l’apprentissage par les métiers, non plus comme des dispositifs périphériques, mais comme des composantes à part entière du système éducatif national, a indiqué Martin Essoun, directeur des Affaires financières et de la Planification du Memp et point focal du réseau Map-Kix Afrique 21. L’ambition du Bénin est de garantir une éducation inclusive, équitable et de qualité pour tous et d'offrir une seconde chance aux enfants non scolarisés ou déscolarisés. Le diagnostic présenté par Martin Essoun révèle que les animateurs et éducateurs de terrain manquent de cadres de formation harmonisés, de supervision pédagogique et de reconnaissance professionnelle à la hauteur de leur engagement quotidien. La professionnalisation des intervenants en alternatives éducatives devient donc un défi. L’atelier national de Porto-Novo vise à transformer cette volonté politique en actions concrètes. Le Bénin ne mène pas ce combat seul. Il bénéficie, avec le Djibouti et le Sénégal, du mécanisme d’appui du Partenariat mondial pour l’Éducation et de l’accompagnement technique de la Conférence des ministres de l’éducation des États et gouvernements de la Francophonie (Confemen). L’objectif est d'élaborer un cadre de référence commun et des modules de formation adaptés pour institutionnaliser progressivement ces alternatives dans les politiques éducatives nationales. Abdoulaye Son, représentant le secrétaire général de la Confemen, salue la grande avancée du Bénin dans cette dynamique régionale. Pour lui, l’atelier national, dont les travaux seront clos ce jeudi, représente une étape essentielle dans le processus. Pendant les deux jours de travaux, les participants, dont des cadres des ministères en charge des enseignements primaire et secondaire, des Ong intervenant dans le secteur des alternatives éducatives et des experts, vont analyser les dispositifs existants, examiner les mécanismes de gouvernance et proposer des recommandations qui contribueront à l’élaboration du futur cadre de référence régional, a précisé Abdoulaye Son. « La richesse de ce futur cadre dépendra directement de la qualité de nos contributions, de notre expertise et de notre connaissance du terrain », a insisté le représentant de la Confemen.
Les officiels à l’ouverture des travaux