La Nation Bénin...
Le coup d’envoi des épreuves écrites du baccalauréat session de juin 2026 est donné ce lundi 15 juin sur toute l’étendue du territoire national. Au total, 77 101 candidats sont attendus dans 140 centres de composition avec une organisation logistique réussie.
Le compte à rebours dans la préparation de l’examen du baccalauréat 2026 est terminé. Dès ce lundi 15 juin, des milliers de candidats prennent place dans les salles de composition pour affronter les épreuves écrites du baccalauréat, examen qui marque la fin du cycle secondaire et l’ouverture vers l’enseignement supérieur, la formation professionnelle ou l’insertion dans la vie active. Cette année, ils sont au total 77 101 candidats à tenter de décrocher le premier diplôme universitaire béninois. Parmi eux figurent 34 580 filles contre 42 521 garçons. Les compositions se déroulent dans 140 centres répartis sur l’ensemble du territoire national. Sur le terrain, les derniers réglages organisationnels ont été finalisés pour garantir le bon déroulement de l’examen. Le directeur de l’Office du baccalauréat, Alphonse da Silva, a assuré que toutes les dispositions pratiques ont été prises. Il a notamment annoncé que 13 candidats amblyopes ainsi que 31 candidats sourds ou malentendants bénéficieront d’un dispositif spécifique dans des centres aménagés au Ces Sègbèya et au Ces Zongo de Parakou. « Des conditions appropriées sont mises en place pour leur permettre de donner le meilleur d’eux-mêmes », a-t-il précisé. Le Dob a également indiqué que les surveillants et correcteurs ont été retenus suivant un processus transparent à travers des commissions départementales et nationale. Les convocations ont déjà été transmises aux différents acteurs tandis que les chefs centres ont été sensibilisés à leurs responsabilités. Sur le plan technique, l’Office du baccalauréat annonce avoir préparé 61 sujets pour les épreuves écrites et 161 sujets destinés aux épreuves pratiques couvrant les 14 séries de l’examen. Le transport et le déploiement des documents d’examen ont été assurés avec l’appui de l’armée afin de sécuriser toute la chaîne d’organisation. « Le baccalauréat n’est pas un examen comme les autres. Il marque l’aboutissement de longues années d’efforts, de sacrifices et d’espérance », a souligné la ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique en charge de la Formation technique, Sèdami Mèdégan Fagla dans son message de lancement.
Concentration et persévérance
Derrière chaque numéro de table se cachent des ambitions personnelles, des projets de vie et un investissement collectif mobilisant familles, enseignants et administration éducative. La ministre a salué l’engagement de l’ensemble des acteurs qui contribuent à faire du baccalauréat un rendez-vous républicain majeur. Cette session 2026 est également marquée par une évolution jugée encourageante dans les choix d’orientation des apprenants. Selon les données présentées, les séries scientifiques, techniques et industrielles enregistrent une progression sensible des effectifs, notamment dans les séries C, F1, F2, F3 et F4. Cette dynamique traduit les effets des réformes engagées pour repositionner l’école comme levier de transformation économique. « Le Bénin fait aujourd’hui le choix assumé de préparer sa jeunesse aux métiers de demain », a déclaré Sèdami Mèdégan Fagla. L’ambition affichée est de former davantage d’ingénieurs, de techniciens, de chercheurs, d’innovateurs et d’entrepreneurs capables d’accompagner les mutations économiques et industrielles du pays. Dans cette perspective, le gouvernement entend poursuivre les investissements en faveur de l’enseignement technique, de la formation professionnelle et des filières scientifiques.
L’analyse des effectifs montre que les disparités entre filles et garçons persistent encore. Face à cette réalité, la ministre de l’Enseignement supérieur met en avant la mesure structurante de la généralisation, dès la rentrée scolaire 2026-2027, de la gratuité des frais de scolarité pour toutes les filles de l’enseignement secondaire général et technique public sur l’ensemble du territoire national. Selon Sèdami Mèdégan Fagla, cette décision vise à renforcer l’égalité des chances et à lever les obstacles économiques susceptibles de freiner la scolarisation des jeunes filles. « Le baccalauréat ne mesure pas uniquement une performance ponctuelle. Il récompense avant tout la persévérance, la constance et la volonté de se dépasser », a rappelé la ministre.
Les candidats au baccalauréat 2026 ont entamé ce lundi une étape décisive de leur parcours scolaire