La Nation Bénin...
A quelques heures de son inhumation, Firmin Aimé
Kouton, précédemment préfet du Zou, est fait Commandeur de l’Ordre national du
Bénin. La cérémonie de décoration à titre posthume a eu lieu dans l’enceinte de
l’imposante cité administrative d’Abomey, en présence de trois membres du
gouvernement et de presque tous les autres préfets de départements.
C'est dans une ambiance empreinte de tristesse mais
aussi de solennité que la médaille de Commandeur a été posée sur le cercueil de
l’ex-préfet du département du Zou, par Falilou Adissa Akadirou, vice-grand
chancelier. Cet acte, dit-il, a été posé au nom du chef de l’Etat, grand maître
des Ordres nationaux du Bénin. La République a tenu à honorer la mémoire du
préfet Firmin Aimé Kouton, soldat de développement et de la
décentralisation qui, les armes à la main, a rendu l’âme le mardi 25
février dernier à la suite d’un malaise alors qu’il participait, à Cotonou, à
une séance de travail au ministère de l’Intérieur et de la Sécurité publique.
Ce geste de la République, soutient le vice-grand chancelier, vise à
reconnaître notamment le dévouement du défunt pour les causes de sa patrie et
la qualité des différents services qu’il a rendus à la nation durant sa longue
carrière d’administrateur civil. Ces appréciations du vice-grand chancelier
mais aussi la sociabilité, l’humanité et le professionnalisme de Firmin Kouton,
seront corroborés à travers une série d’oraisons funèbres. Notamment l’oraison
du ministre en charge de la Décentralisation et de la Gouvernance locale. Le
ministre Raphaël Akotègnon retient que Firmin Kouton est l’un des meilleurs
cadres en matière « d’administration décentralisée et déconcentrée au
Bénin ». Mort à l’âge de 50 ans, le préfet Kouton est une compétence dont
bénéficiait la réforme du processus de la Décentralisation. Un domaine que
maîtrise le défunt pour y avoir consacré plus de la moitié de sa carrière
professionnelle.
Outre le ministre Raphaël Akotègnon, le gouvernement était représenté par le ministre Alassane Séïdou en charge de l’Intérieur et de la Sécurité publique et son collègue Gaston Dossouhoui, ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche. Etait aussi de la partie le magistrat Victor Dassi Adossou, président de la Cour suprême. L’ensemble des préfets, des maires des communes du Zou et plusieurs autres personnalités ont tenu, eux-aussi, à saluer la mémoire de Firmin Kouton. En outre, on a aperçu des délégations de partis politiques aux côtés des camarades, amis et parents du défunt, mobilisés dans l’enceinte de la cité administrative d’Abomey, cadre choisi pour rendre les derniers hommages à l’illustre disparu. Lesquels ont commencé depuis la soirée du vendredi 21 mars où la dépouille, venue de Cotonou, a été accueillie par un service d’honneur assuré par la Police républicaine.
A la suite de la cérémonie de décoration, le cortège
funèbre s’est ébranlé en direction de Za-Agbogbomey, dans la commune de
Za-Kpota, où une messe est prévue à l’église catholique Saint Joseph de
Calasanz. Suivra l’inhumation dans l’intimité de la famille.