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Élections générales 2026: Les défis de la Cena

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Les élections générales de 2026 constituent un enjeu Les élections générales de 2026 constituent un enjeu

A mesure que les jours passent, la Commission électorale nationale autonome (Cena) identifie les goulots d’étranglement, aplanit les sentiers et se prépare à faire face aux enjeux. Dans la perspective des élections générales 2026, l’institution a presque fini l’élaboration de son agenda et s’active à faire face aux défis.

Par   Arnaud DOUMANHOUN, le 20 mars 2025 à 07h03 Durée 3 min.
#Cena #Elections générales 2026

L’un des goulots d’étranglement, gros challenge pour les partis politiques, c’est la validation de leurs listes de candidatures aux différentes élections par la Commission électorale nationale autonome (Cena). Ainsi, si pour le président Sacca Lafia, organiser les élections couplées législatives et communales en janvier 2026, puis trois mois après, la présidentielle, est un défi majeur pour l’institution, il faudrait surtout éliminer les sources de tensions pour des scrutins pacifiques. L’atteinte de cet objectif passe par une meilleure gestion de la phase dite de validation des dossiers de candidatures. “La mandature qui nous précède a connu des violences électorales. En lisant leur rapport, l’on retient que cela arrive quand la possibilité n’est pas donnée à tous les acteurs de se présenter. C’était au début des réformes. Tous les acteurs ne comprenaient pas, et ne les avaient pas acceptées. Nous avons dépassé cette étape. Nous ferons tout pour que ceux qui amèneront leurs dossiers puissent se présenter, que leurs dossiers soient acceptés. On leur donnera le temps qu’il faut, les instruments qu’il faut, pour que chaque parti puisse déposer un bon dossier, à moins que le parti, de façon délibérée, soit vraiment incapable”, a expliqué le président de la Commission électorale nationale. Pour faire face à ce défi, la Cena entend reconduire sa solution informatique dont elle a fait l’expérience lors des législatives de 2023. Cela permet aux acteurs de mieux élaborer les listes et d’éviter certaines erreurs. “Nous l’avons fait en 2023 et nous l’avons amélioré pour 2026. Avec la solution informatique, la volonté de chacun et notre disponibilité, tous les partis peuvent valider leurs dossiers. Ce serait une source de conflit en moins”, a indiqué le président de la Cena avant d’ajouter que le nouveau code électoral a subi de profondes réformes à l’intérieur, et que sa mise en application pour la toute première fois, lors des prochaines élections, constitue un défi supplémentaire.

“Il y aura deux urnes avec des bulletins différents. Nous ferons quelques efforts en faisant des urnes de couleurs différentes selon le type d’élection. Nous pensons coller le bulletin correspondant à chaque urne sur le côté de l’urne, pour que l’électeur ne se trompe pas. Nous allons former des agents électoraux qui pourront orienter suffisamment les électeurs”, a déclaré le président Sacca Lafia. L’autre défi, c’est la qualité de la liste électorale. Le président de la Cena fait savoir que l’institution était confrontée à cette difficulté en 2023. A l’en croire, des électeurs ont été déplacés, certains n’ont pas retrouvé leurs noms. “Nous avons prévu rencontrer l’Anip, mais nous leur avons déjà signalé cette situation, puisque à la fin des élections 2023, nous avons élaboré un rapport et c’est la première difficulté que nous avons soulevée. Ils devraient en tenir compte. C’est une source de violence. Quand l’électeur se déplace et ne retrouve pas son poste de vote, ça pose un problème. Deux personnes, ce n’est pas grave, mais quand ça devient un groupe, les gens se rassemblent et ça peut être source de violence.

Il y a des fois où ce sont des villages entiers qui ne se retrouvent pas. Mais je crois que l’Anip doit avoir travaillé suffisamment pour corriger tout cela”, a expliqué le président de la Cena. En ce qui concerne le convoyage des cantines contenant les bulletins de vote et fiches des résultats, un effort supplémentaire est demandé à la Cena. Pour le compte des élections couplées du 11 janvier, il va falloir quatre cantines au lieu de deux. “Cela fait une autre difficulté. Nous avons anticipé en essayant de diminuer la taille des cantines pour permettre leur transport. Chaque cantine a été coupée en deux. Ainsi, l’espace qui suffisait à transporter deux cantines, va suffire pour transporter les quatre cantines”, fait savoir Sacca Lafia. Il indique aussi que l’élaboration du chronogramme des activités pour le compte des prochaines élections générales est presque achevée.