La Nation Bénin...
L’un
des acquis importants du gouvernement, c’est la révolution industrielle. Au
cours d’une sortie médiatique, Alimatou Shadiya Assouman, ministre de l’Industrie
et du Commerce, a présenté les différentes avancées réalisées dans son
département ministériel en mettant l’accent sur l’industrialisation.
« Sur le volet industriel, la vision est claire et nous la mettons progressivement en œuvre ». Alimatou Shadiya Assouman, ministre de l’Industrie et du Commerce, se réjouit de la mise en place, en huit années environ, d’un parc industriel qui renforce la renommée du Bénin dans la sous-région et crée de la richesse et des emplois.
En
effet, en faisant l’état des lieux en 2016, la ministre fait constater une
industrialisation embryonnaire basée sur une politique qui ne prenait pas en
compte tous les aspects notamment la disponibilité de l’énergie et de la
matière première. Avant 2016, l’offre exportable du Bénin est restée concentrée
sur les produits agricoles bruts. On était loin de l’ambition du gouvernement
actuel de transformer sur place les matières premières en vue d’exporter les
produits finis vers les marchés régionaux et internationaux, pour créer de la
plus-value et aussi des emplois. La raison, le code des investissements en
vigueur jusqu’en 2016, notamment dans le secteur de l’Industrie, était moins
ambitieux. Il n’offrait pas autant d’avantages que ceux des autres pays de la
sous-région et le régime. Résultat, le Bénin attirait peu d’investisseurs si
bien que jusqu’en 2016, seules trois industries avaient bénéficié du régime de
la Zone france industrielle (Zfi) et ont exercé effectivement.
Face
à cette situation, il était nécessaire de prendre certaines décisions urgentes.
« Il nous fallait installer une politique industrielle qui va permettre
d'absorber la jeunesse et de créer des milliers d'emplois. Il fallait aussi
mettre en place une politique qui nous permet d'avoir de la compétence », a
indiqué la ministre de l’Industrie et du Commerce avant d’ajouter que la
première réforme majeure a été règlementaire. Elle a consisté en l’adoption
d’un nouveau code des investissements. « Cela a permis d'attirer les
investisseurs et de disposer aujourd'hui d'environ 40 industries », explique la
ministre.
Ce
nouveau code des investissements au Bénin offre des avantages majeurs, tels que
des exonérations fiscales et douanières pour les secteurs prioritaires, la
simplification des procédures administratives, et des incitations pour les
investissements dans les domaines stratégiques comme l'agriculture, les
infrastructures et les technologies. Il soutient également l'innovation par des
crédits d'impôt, facilite l'accès à des financements préférentiels et renforce
la protection des investisseurs grâce à un cadre juridique stable. De plus, il
crée des zones économiques spéciales pour attirer davantage d'investissements.
S’agissant
de zones économiques spéciales, celle qui reste l’unité de mesure de la
révolution industrielle actuellement, c’est la Zone industrielle de Glo-Djigbé
– Zè (Gdiz). Elle se distingue par son infrastructure moderne et sa
localisation stratégique près du port de Cotonou. Elle offre des avantages
fiscaux et douaniers attractifs, des exonérations d'impôts sur les sociétés et
des facilités pour l'importation de matières premières. La Gdiz est dédiée à
des secteurs clés tels que l’agro-industrie, le textile et l’électronique, et
vise à encourager l'industrialisation du pays tout en créant des emplois et en
attirant des investissements étrangers. Son développement soutient la
diversification économique et la compétitivité du Bénin. « Nous sommes fiers de
parler aussi de la Gdiz qui nous hisse aujourd'hui parmi les pays industrialisés…
Pour la première fois, grâce à la Gdiz, on parle d'industrie textile au Bénin.
On peut aujourd'hui transformer la quasi-totalité de notre production de karité
ainsi que de soja », se réjouit Alimatou Shadiya Assouman.
La
ministre de l’Industrie et du Commerce a également évoqué la promotion de
l’exportation des produits finis. « Aucun pays ne peut se développer en
exportant ses matières premières sous forme de produits bruts »,
indique-t-elle.
En
matière de consommation des productions locales, la ministre estime que les
bonnes habitudes s’installent peu à peu.
Commerce
Jusqu’en
2016, il y avait beaucoup de tracasseries nuisibles au développement harmonieux
du commerce. A l’époque, la délivrance des titres commerciaux (carte
professionnelle de commerçant, carte d’importateur, certificat d’origine,
attestation tenant lieu de carte d’importateur, autorisation spéciale
d’importation, dispense de succursale et agrément de concessionnaire de
véhicules neufs) pouvait aller jusqu’à 6 mois selon le type de titre parce que
le traitement se faisait manuellement. Le traitement pourrait prendre entre une
semaine et six (06) mois selon le type de titre. Même si un début timide de
dématérialisation a eu lieu avec la création du Guichet unique des opérations
du commerce extérieur (Guoce).
Depuis
2021 à ce jour, le délai de délivrance des titres commerciaux est complétement
réduit. Il est maintenant de 3 à 1h contre une semaine à 6 mois avant 2016.
Cela est dû à l’intensification de la dématérialisation. Ainsi, la
compétitivité des entreprises est renforcée et les manques à gagner dus aux
délais de traitement très longs des dossiers sont considérablement réduits.
L’autre
réussite du gouvernement dans le secteur du commerce, c’est la construction de
marchés modernes à travers tout le pays. « Nous avons déjà installé plus de 14
000 personnes mais nous n’avons pas encore ouvert tous les marchés », fait
savoir l’autorité. Selon elle, la mise en place de ces marchés favorise
également l’économie locale. Le défi actuel concernant ces infrastructures
marchandes, c’est la sécurité et la propreté.
De
175 stations-service en 2016, le Bénin dispose en 2023 de 321 stations
formelles aux normes. Un boom qui témoigne de ce que le secteur moribond avant
2016, est devenu très attractif aujourd’hui. Finies aussi les périodes de
longue pénurie et de longues files d’attente devant les rares stations-service
qui étaient encore fonctionnelles. C’est désormais l’ère de l’approvisionnement
régulier de tout le territoire national en produits pétroliers et la gestion au
mieux du stock de sécurité.
La construction de stations-service et mini-stations-service d'essence a été donc chose faite pour lutter de manière efficace contre la vente en vrac du carburant. Ceci est essentiel pour améliorer l'accès au carburant dans les zones urbaines et rurales, stimuler l'économie locale et garantir une distribution efficace des produits pétroliers. Ces infrastructures permettent également de répondre à la demande croissante de carburant, de réduire les coûts de transport et de favoriser la sécurité énergétique du pays en facilitant l'approvisionnement régulier des consommateurs. C’est aussi une source de création d'emplois et de développement de l'entrepreneuriat dans les régions concernées.