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Santé communautaire: La première cohorte des Rhs libérée pour renforcer l'offre de soins

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Renforcer le capital humain en santé et à garantir une couverture sanitaire plus équitable  sur l’ensemble du territoire national Renforcer le capital humain en santé et à garantir une couverture sanitaire plus équitable sur l’ensemble du territoire national

Après plusieurs mois d’engagement sur le terrain, la première cohorte des agents de santé bénéficiaires de l’initiative « Combler les écarts: santé communautaire, ressources humaines et nutrition» a officiellement achevé son parcours. Médecins, infirmiers, sages-femmes et hygiénistes de salle ont reçu leurs attestations de fin de formation, hier mercredi 24 juin à Cotonou.

Par   Ariel GBAGUIDI, le 25 juin 2026 à 07h10 Durée 2 min.
#santé communautaire

C’est une nouvelle étape qui vient d’être franchie dans la stratégie nationale de renforcement des ressources humaines en santé au Bénin, Avec la sortie officielle de la première cohorte des agents de santé recrutés dans le cadre du projet « Combler les écarts : santé communautaire, ressources humaines et nutrition ».

Cette initiative, à travers laquelle des agents de santé ont consacré plusieurs mois d’activités au service des communautés, vise à répondre aux défis liés à la disponibilité du personnel qualifié et à réduire les disparités d’accès aux soins sur le territoire national.

L’initiative est financée à hauteur de 50 millions de dollars américains dont 17,5 millions sous forme de don, par la Banque islamique de développement (Bid) et le fonds Llf, pour une durée de cinq ans. La première cohorte sortie, ce mercredi 24 juin, est composée de 115 médecins, 89 infirmiers, 98 sages-femmes et 272 hygiénistes de salle. Ces professionnels ont été déployés dans des formations sanitaires, pendant plusieurs mois, afin d’améliorer la disponibilité des soins et de rapprocher les services de santé publics des populations.

Au-delà de la mise à disposition du personnel, le projet a produit des résultats visibles sur le terrain. Entre avril 2024 et avril 2025, les médecins recrutés ont réalisé plus de 182 500 consultations médicales, soit une moyenne de plus de 15 200 consultations médicales par mois. L’arrivée de ces agents de santé a contribué ainsi à renforcer la fréquentation des centres de santé.

Dans certaines formations sanitaires, les effets économiques liés à l’amélioration de l’offre de soins ont été remarquables. Au centre de santé de Pénéssoulou à Bassila, les recettes semestrielles sont passées de 15 millions de francs Cfa avant l’arrivée du médecin, à 27 millions de francs Cfa au premier semestre 2025. À Ekpè dans l’Ouémé, elles sont passées de 19 millions à 27 millions de francs Cfa. À Djominhountin, dans le Littoral, elles ont évolué de 43 millions à 67 millions de francs Cfa. Ces résultats démontrent que les populations sont souvent heureuses de fréquenter les formations sanitaires dotées d’agents de santé qualifiés.

Satisfaction

Pour le ministre de la Santé, Benjamin Hounkpatin, cette expérience est une réussite majeure dans la politique sanitaire du pays. Le projet « Combler les écarts » s’inscrit pleinement dans la vision du gouvernement visant à réduire les inégalités d’accès à des soins, à renforcer le capital humain en santé et à garantir une couverture sanitaire plus équitable sur l’ensemble du territoire national », a-t-il déclaré.

Le ministre a également salué l’engagement des jeunes professionnels qui ont accepté d’aller servir dans des zones où les besoins étaient cruciaux. « Vous avez répondu là où les besoins étaient les plus importants, contribuant ainsi au renforcement de l’offre de soins et à l’amélioration de la santé de la population », apprécie-t-il.

Selon lui, le déploiement de ces agents a permis à certaines communautés d’avoir accès, pour la première fois, à un médecin. « Il y a des populations qui n’avaient jamais vu ou n’avaient jamais espéré voir un médecin de toute leur vie. Et grâce à vous, ces populations ont eu cette chance d’avoir été servies par un médecin », se réjouit le ministre de la Santé.

Pour le système sanitaire béninois, les acquis sont nombreux. Le projet a permis la médicalisation de 130 formations sanitaires, la réduction des disparités d’accès aux soins, notamment en zones rurales, ainsi que le désengorgement des structures sanitaires de référence.

Pour Benjamin Hounkpatin, la fin du contrat de cette première cohorte ouvre une nouvelle phase, a-t-il laissé entendre, invitant les bénéficiaires à poursuivre leur parcours professionnel à travers les opportunités de spécialisation et de perfectionnement.

Avec cette première expérience, le projet « Combler les écarts » apparaît comme un levier d’investissement dans le capital humain sanitaire, en offrant aux jeunes professionnels une première immersion dans le monde du travail tout en améliorant l’accès aux soins pour les populations.