La Nation Bénin...
Les écoles du tourisme, hôtellerie et restauration deviendront bientôt réalité. Au cours du Conseil des ministres du mercredi 19 mars dernier, il a été décidé la réalisation des études architecturales et techniques ainsi que les missions de suivi et contrôle du projet.
Un
autre pas décisif vers la réalisation et l’ouverture des écoles de métiers du
tourisme, hôtellerie et restauration. En Conseil des ministres, mercredi 19
mars, il a été décidé la contractualisation pour les études architecturales et
techniques. Il en sera de même pour les missions de suivi et de contrôle du
projet qui sera un pilier dans le changement des paradigmes dans le secteur de
l’éducation.
Ledit
projet est une composante du programme de construction/réhabilitation
d’établissements de formation agricole, d’écoles de métiers et de lycées
techniques professionnels, dotés d’équipements modernes. La vocation de ceux-ci
est de développer chez les apprenants des compétences pour l’emploi dans les
secteurs économiques prioritaires au niveau national, voire sous-régional.
C’est
pour sa mise en œuvre effective que l’Agence pour la construction des
infrastructures du secteur de l’éducation (Acise) a dirigé le processus
d’identification du maître-d’œuvre en vue de la réalisation des prestations
visées.
Déjà,
lors du Conseil des ministres du mercredi 28 septembre 2024, il a été autorisé
la contractualisation avec des experts mondialement connus pour une mission
d’assistance à la mise en place de ces infrastructures académiques et
professionnelles.
L’expertise sollicitée porte notamment sur les volets d’élaboration des programmes de formation, des listes des équipements, l’implantation des programmes, la production des ressources pédagogiques ; les conseils techniques auprès des cabinets d’architectes pour l’implantation des filières et des équipements dans les espaces pédagogiques indiqués afin d’assurer l’adéquation infrastructures/métiers.
Importante mission
Dans
la pratique, la mission consiste aussi à soutenir, par la formation et
l’insertion des jeunes dans la vie active, les politiques territoriales de
développement économique et social puis l’implication des acteurs régionaux
dans la détermination des besoins réels en formation et la mise en œuvre du
processus de formation. Il s’agira également pour ces experts de réputation
internationale d’exiger une professionnalisation des métiers de la formation,
de mettre en avant les valeurs communes et partagées telles que l’implication
active dans le territoire, une agriculture moderne et respectueuse de
l’environnement comme l’un des leviers du développement durable, une dynamique
tournée vers l’innovation.
L’élaboration des curricula et programmes de formation de l’école des métiers de l’hôtellerie, du tourisme et de la restauration, la mise aux normes internationales de la délivrance des diplômes, en phase avec le cadre des certifications de l’Afrique de l’ouest et compatible avec les cadres de certifications internationaux de références sont les premiers axes majeurs du cahier des charges de la mission. Quant aux seconds, ils portent sur la conception et l’opérationnalisation d’un modèle d’évaluation et de certification des apprentissages et formations basés sur le développement réel d’acquis professionnels, le développement des référentiels de compétences et des programmes associés, qui tiennent compte des besoins exprimés par les professionnels du secteur du tourisme, de l’hôtellerie et de la gastronomie. Il est aussi envisagé l’acquisition d’une marque réputée en vue de répondre aux exigences de la clientèle internationale des hôtels.
Des écoles « pratiques »
L’école
béninoise amorce résolument sa renaissance. Loin de ce système de production
massive de diplômés sans emploi qu’elle est aujourd’hui, elle s’oriente vers
l’adéquation entre la formation et l’emploi avec une prise en compte réelle des
besoins du marché. Plusieurs étapes de cette mue sont déjà exécutées. Entre
autres, l’on peut mentionner la manifestation de la volonté politique marquée
par l’engagement du chef de l’Etat, l’élaboration et l’adoption en décembre
2019 de la stratégie nationale de l’Enseignement technique et la Formation
professionnelle, la table ronde et la mobilisation des ressources pour financer
la stratégie. D’autres actions sont à
prendre en compte et concernent l’envoi d’une première cohorte d’enseignants en
formation, la transmission, lors du Conseil des ministres du 20 janvier 2021 à
l’Assemblée nationale pour examen et vote du projet de loi-cadre sur
l’Enseignement et la Formation techniques et professionnels (Etfp) et la
création de l’Agence de développement de l’Enseignement technique.
L’objectif
de cette stratégie gouvernementale est de favoriser, à l’horizon 2030, la
renaissance de ce sous-secteur pour sa meilleure contribution au développement
du Bénin.
Dans cette même dynamique, le gouvernement avait déjà autorisé la contractualisation avec des cabinets internationaux pour construire, en collaboration avec les compétences nationales, six des sept écoles des métiers prévues à son Programme d’action 2021-2026. Il s’agit précisément des écoles des métiers de l’énergie et du développement durable, du numérique, des bâtiments et des travaux publics, de l’automobile et des équipements industriels, des industries du bois et de l’aluminium, de l’eau et de l’assainissement.