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Exposition « Patrimoine 2.0 »: Le numérique pour valoriser et conserver le patrimoine archéologique

Culture
Mettre en avant le rôle du numérique dans la transmission  et la conservation du patrimoine Mettre en avant le rôle du numérique dans la transmission et la conservation du patrimoine

L’exposition numérique contribue aussi au partage de la connaissance. La photographie numérique dans la conservation et la valorisation du patrimoine béninois a fait l’objet d’un Master class, vendredi 28 mars dernier à l’Université d’Abomey-Calavi. 

Par   Josué F. MEHOUENOU, le 31 mars 2025 à 13h34 Durée 2 min.
#valorisation du patrimoine béninois

Le numérique peut prêter main forte à la conservation du patrimoine. On peut explorer les possibilités qu’il offre pour mieux interagir avec les générations à venir, le monde d’aujourd’hui et d’hier. « Photo numérique et patrimoine ». Ce thème a fait l’objet d’un Master class, vendredi dernier à l’Université d’Abomey-Calavi dans le cadre de l’exposition « Photo numérique et patrimoine ». Trois panélistes aux profils variés face à un public peu ou prou instruit sur le sujet ont débattu des enjeux, de l’importance mais aussi des perspectives. Enseignant au département d’histoire et d’archéologie de l’Université d’Abomey-Calavi, Gérard Kouagou n’est pas à ses débuts sur la thématique. Il en parle donc avec aise et expertise. L’étude scientifique des civilisations disparues, à partir de leurs vestiges, il en a fait sa spécialité depuis bien longtemps. Mais si par le passé, on avait du mal à s’en sortir, la question de la conservation du patrimoine se traite de plus en plus avec assurance, grâce à l’appui de la photographie et du numérique en général. Ces outils facilitent l’immortalisation des découvertes archéologiques à des fins de conservation du patrimoine, reconnait-il. Pour lui, le lien est tout fait et la passerelle bien dressée. « Le numérique permet de diffuser les résultats d'une recherche archéologique. C'est-à-dire qu'à partir du numérique, à partir des outils du numérique, l'archéologie peut valoriser les recherches et les découvertes archéologiques », explique l’enseignant. A partir de la photo numérique, il est possible de valoriser des découvertes en archéologie, montrer l'importance du patrimoine archéologique, admet-il. 

Des propos qui rendent fiers les hommes de la photographie pour qui, leurs flashs ne servent plus uniquement à immortaliser des moments festifs. Ils prêtent aussi main forte à la science et à la recherche. C’est un challenge qui plait bien au photojournaliste David Gnaha dont certaines réalisations sont à découvrir au cours de cette exposition. Pour y parvenir, suggère-t-il, il faut tenir le pari de la conservation. Bien d’autres challenges subsistent, mais celui-là reste le plus important à ses yeux. « Il est primordial de mettre en place un dispositif pour conserver et sécuriser les archives », suggère le photojournaliste qui exhorte les jeunes à mieux s’impliquer dans des projets et initiatives similaires. Créer un dispositif pour sauvegarder et sécuriser nos informations, sensibiliser davantage les jeunes à l'importance de la conservation du patrimoine à travers les photos, leur enseigner l’utilité des archives… Ce sont là, autant de pistes qu’il préconise.

Le réalisateur Michel Meyer table pour sa part sur les possibilités et les innovations offertes par le numérique. Et même si cela ne manque pas de risques et de fragilités, il y voit une belle approche.  Il apprécie bien « le rôle aujourd'hui de la photographie, de préserver les richesses patrimoniales pour les futures générations».

Démarrée le 26 mars dernier, l’exposition « Patrimoine 2.0» prend fin le 4 avril prochain. L’évènement est organisé pour mettre en exergue les enjeux de la conservation patrimoniale à l’ère du numérique. Le projet est soutenu par de nombreux partenaires dont Laboratorio arts contemporains.