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Dette sénégalaise : Sonko refuse tout accord qui sacrifierait les intérêts du pays

International

Interrogé sur la gestion de la dette publique sénégalaise et les discussions attendues avec le Fonds monétaire international (FMI), Ousmane Sonko a réaffirmé sa prudence face à toute éventuelle restructuration de la dette, tout en excluant une opposition de principe.

Par   Isidore GOZO, le 15 juin 2026 à 10h21 Durée 2 min.
#Ousmane Sonko

L’ancien Premier ministre a rappelé qu’il s’était toujours opposé à une « restructuration sauvage » lorsqu’il était à la tête du gouvernement. Selon lui, le Sénégal respectait alors ses engagements financiers et présentait des indicateurs économiques relativement satisfaisants, malgré le poids de la dette héritée de l’administration précédente.

Pour Sonko, la situation actuelle doit être analysée avec lucidité, notamment dans un contexte marqué par de nouvelles tensions économiques internationales. Il estime que le recours au FMI peut constituer un accompagnement utile, mais insiste sur la nécessité de préserver les intérêts stratégiques du pays.

Désormais président de l’Assemblée nationale, il prévient que le Parlement s’opposera à toute solution qui compromettrait les ambitions de transformation structurelle du Sénégal au profit d’objectifs financiers de court terme. « Nous ne sommes pas là pour faire de l’entrave, mais nous dirons non si les intérêts du Sénégal sont menacés », a-t-il affirmé.

Ousmane Sonko est également revenu sur la nature de la dette publique, qualifiant une partie de celle-ci de « dette odieuse ». Selon lui, certains emprunts auraient été contractés sans respecter les procédures légales ni obtenir la validation de l’Assemblée nationale. Dans ces conditions, il estime légitime d’ouvrir le débat sur une éventuelle annulation partielle de cette dette.

Il appelle enfin l’exécutif à faire preuve de courage politique afin de porter cette question dans les discussions avec les partenaires financiers internationaux.