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Lutte contre la poliomyélite: Engagement pour une meilleure couverture vaccinale

Santé
Cette campagne vise à interrompre définitivement la transmission du virus et  à renforcer l'immunité des enfants Cette campagne vise à interrompre définitivement la transmission du virus et à renforcer l'immunité des enfants

La campagne contre la poliomyélite est lancée à Natitingou pour le compte du département de l’Atacora. Mobilisés à l’occasion, le vendredi 24 avril, les acteurs de la santé se sont engagés pour une meilleure couverture vaccinale.

Par   Alexis METON A/R Atacora-Donga, le 29 avr. 2026 à 09h07 Durée 3 min.
#lutte contre la poliomyélite

La lutte contre la poliomyélite, à travers la vaccination des cibles suit son cours au Bénin depuis des années, avec pour objectif d'arrêter la circulation du virus dans la communauté. La donne n’a pas changé cette année. La présente campagne cible les enfants de 0 à 5 ans dans les communes. Pour le compte du département de l’Atacora, c’est Natitingou qui a abrité le lancement de l'opération en présence des autorités locales et administratives. Des interventions, on note une mobilisation sans faille en termes de moyens, de stratégie, et de disponibilité des autorités afin de bouter hors du territoire national la poliomyélite. « La cérémonie qui nous réunit marque le point d'orgue d'un processus de planification rigoureux, c'est beau d'être assis, mais c'est mieux de ne pas avoir un enfant handicapé ou malade, c'est le défi du département », indique Doumitou Mitouama, directeur départemental de la Santé de l’Atacora.

Le vœu des autorités départementales est d’atteindre 95 % de couverture sanitaire au niveau de chaque aire de santé. Il appelle les agents vaccinateurs à plus de conscience dans le déroulement de l’opération afin que toutes les cibles soient prises en compte. « Toutes nos localités atteindront plus de 95 % », espère-t-il en rappelant que le dernier cas de poliomyélite enregistré dans l’Atacora remonte à 2024. Mais en 2025, trois cas sont signalés au Bénin, notamment dans les départements du Plateau et du Borgou.

« L’Atacora a la majorité de ses bras valides au Nigéria et ils reviennent régulièrement. C'est pourquoi, bien qu'étant dans le Borgou et le Plateau, nous avons l'obligation de prendre cette campagne au sérieux. «L'Organisation mondiale de la santé (Oms) nous rappelle avec justesse que tant qu'un seul enfant reste infecté, les enfants de tous les pays risquent de contracter la poliomyélite. C'est pourquoi quand on a un cas au Borgou, nous sommes à risque dans l’Atacora », détaille le Dds.

La mairie de Natitingou s’engage à être le moteur de sensibilisation, pour que chaque enfant de la commune et par extension du département soit protégé. La vaccination est gratuite et sans danger, selon les autorités qui exhortent les leaders d'opinion et les chefs de culte à relayer le message dans les mosquées, les églises, les couvents et sur les places publiques.

Abdoulaye Affo, secrétaire général de la préfecture, informe que la poliomyélite est une maladie grave qui peut entraîner des paralysies irréversibles chez les enfants. «Malgré les efforts consentis, notre pays fait face à une urgence de santé publique avec la circulation du poliovirus. Entre 2025 et début 2026, plusieurs cas ont été isolés sur le territoire national, nous rappelant que tant qu'un seul enfant n'est pas protégé, tous les autres restent vulnérables. C'est donc dans cette dynamique d'urgence que le gouvernement, à travers l'Agence nationale des soins de santé primaires, et avec l'appui de ses partenaires, organise la présente riposte. Dans le département de l’Atacora, cette campagne est cruciale. Elle vise à interrompre définitivement la transmission du virus et à renforcer l'immunité de nos enfants », explique Abdoulaye Affo.

Il rappelle aux populations que le nouveau vaccin polio oral de type 2 (Nvpo2)  est une arme puissante et innovante, développé avec la technologie la plus récente. Il est sûr, efficace et spécialement conçu pour stopper l'épidémie actuelle. « Même si votre enfant a déjà été vacciné, lors des campagnes précédentes ou dans le cadre de la vaccination de routine, il doit recevoir cette dose supplémentaire de Nvpo2 pour être totalement protégé contre cette souche spécifique. Le succès de cette réponse repose sur notre engagement collectif », insiste Abdoulaye Affo.