La Nation Bénin...
Un garçon de 10 ans a perdu la vie, vendredi 6 novembre 2026, à Dansè-Komè, dans l’arrondissement de Ouèdo, commune d’Abomey-Calavi. L’enfant est tombé dans une excavation profonde laissée sans dispositif de sécurité sur un chantier public. Un drame qui relance la question de la protection des populations riveraines face aux dangers des travaux de construction.
Le jeu a viré au drame à Dansè-Komè. Selon les informations recueillies, alors qu’il s’amusait avec ses camarades, un garçon de 10 ans s’est approché d’un tas de sable situé près d’une fosse profonde. Par curiosité, il est monté sur le monticule avant de perdre l’équilibre et de glisser dans l’excavation.
Alertée par les camarades de l’enfant, sa grand-mère a rapidement tenté de lui porter secours. Malheureusement, elle n’a pas réussi à le sauver. À l’arrivée des agents de la Protection civile, le garçon avait déjà succombé. Le chef du village a également confirmé les circonstances du drame. Après autorisation du procureur de la République, le corps a été inhumé le même jour.
La sécurité des chantiers en question
Ce drame remet au premier plan la problématique de la sécurisation des chantiers et des excavations laissées à ciel ouvert. En l’absence de barrières, de panneaux de signalisation ou d’autres dispositifs de protection, ces espaces de travaux peuvent devenir de véritables pièges pour les riverains, particulièrement les enfants.
La responsabilité des entreprises chargées de l’exécution des travaux et le contrôle des autorités compétentes méritent ainsi une attention particulière. La sécurisation des zones de chantier ne devrait pas être considérée comme une simple formalité, mais comme une exigence indispensable à la protection des populations.
À Dansè-Komè, la disparition tragique de cet enfant rappelle l’urgence de renforcer les mesures de prévention autour des chantiers publics. Les excavations doivent être systématiquement protégées afin d’éviter que d’autres familles ne soient confrontées à un drame similaire.