La Nation Bénin...

Eaux transfrontalières : après son adhésion, quelles obligations pour le Bénin ?

Société

Le Bénin a officiellement adhéré, le 22 septembre 2026 à New York, à la Convention des Nations unies de 1992 sur la protection et l’utilisation des cours d’eau transfrontières et des lacs internationaux. L’adhésion figure désormais dans l’état officiel des traités des Nations unies.

Par   Dossi Wêsinka Nonfon (Coll.), le 24 sept. 2026 à 16h41 Durée 2 min.
#Eaux transfrontalières

Pour le Bénin, qui partage plusieurs bassins hydrographiques avec des pays voisins, cette adhésion inscrit la gestion des eaux transfrontalières dans un cadre international fondé sur trois principes : prévenir et réduire les impacts transfrontières, utiliser les eaux de manière raisonnable et équitable, et coopérer entre États.

Concrètement, la Convention ne donne pas à un État la propriété d’un fleuve partagé. Elle encadre plutôt la manière dont les pays doivent gérer une ressource commune. Les États riverains sont notamment appelés à échanger des données, à se consulter et à mettre en place des mécanismes de coopération pour surveiller l’état des eaux et prévenir les risques.

Des mécanismes de coopération à renforcer

L’un des engagements majeurs concerne la coopération entre pays partageant les mêmes eaux. La Convention prévoit notamment la conclusion d’accords ou d’arrangements, ainsi que la création d’organes communs chargés du suivi, de l’échange d’informations, des consultations et, lorsque nécessaire, des systèmes d’alerte.

Pour le Bénin, l’enjeu est donc désormais de traduire cette adhésion dans les pratiques de gestion des bassins concernés. La Convention constitue un cadre général : elle ne remplace pas les accords existants entre États et ne règle pas automatiquement les différends ou les problèmes de gestion. Son efficacité dépendra de la coopération concrète avec les pays riverains, du partage des données et du fonctionnement des mécanismes communs.