La Nation Bénin...
Attendu ce mercredi 8 avril
dans la capitale sénégalaise, le président de la CAF, Patrice Motsepe, doit
s’entretenir avec le chef de l’État Bassirou Diomaye Faye et le patron de la
fédération, Abdoulaye Fall. Une visite stratégique qui vise à apaiser les
tensions après la finale controversée contre le Maroc et à réaffirmer le
soutien de l’instance continentale au football sénégalais.
C’est une visite aux enjeux
multiples que Patrice Motsepe, président de la CAF, va effectuer ce mercredi 08
avril 2026. Annoncée le 29 mars dernier lors d’un comité exécutif de la CAF au
Caire, cette visite intervient dans un climat particulier, marqué par le
recours déposé devant le Tribunal arbitral du sport (TAS) concernant les
incidents de la finale de la CAN 2025.
Une main tendue vers les
autorités
Le programme du dirigeant sud-africain est dense. Il sera reçu en audience par le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, une rencontre au sommet qui dépasse le cadre purement sportif pour toucher à la diplomatie continentale. M. Motsepe s’entretiendra également avec Abdoulaye Fall, président de la Fédération sénégalaise de football (FSF).
L’objectif affiché est clair :
restaurer un dialogue serein. « Nous sommes profondément engagés à travailler
ensemble, coopérer et aider à développer le football au Sénégal », avait
déclaré le président de la CAF pour calmer le jeu.
L’ombre du TAS et la question
du titre
Si le discours officiel se veut constructif, l’ombre du différend avec le Maroc plane sur les discussions. Alors que les rapports officiels de la CAF ont pointé des comportements “inacceptables” dans les deux camps, le Sénégal défend fermement la légitimité de son sacre sur le terrain. En se rendant à Dakar, Patrice Motsepe cherche à rassurer les supporters sénégalais : « On ne va pas se servir du football pour diviser les gens, cela doit rassembler ».
Cette visite pourrait marquer
un tournant : soit vers une médiation politique permettant d’éviter une rupture
définitive entre Dakar et l’instance faîtière, soit vers une clarification des
réformes de l’arbitrage et de la discipline que la CAF compte mettre en œuvre
pour que le “scandale de Rabat” ne se reproduise plus.
Patrice Motsepe, président de la Confédération africaine de football