La Nation Bénin...
Du 22 au 26 août 2026, 2 056 robots humanoïdes s’affrontent à Pékin. Certains battent des records humains. D’autres peinent encore à simplement s’arrêter.
La deuxième édition des World Humanoid Robot Games réunit 666 équipes venues de 16 pays. Du 100 mètres au football, en passant par la boxe et la danse, 51 épreuves mettent les machines à l’épreuve.
Les robots courent désormais plus vite que les humains
Le 22 août, Tiangong Ultra a couru le 100 mètres en 9,39 secondes, battant le record d’Usain Bolt établi à 9,58 secondes en 2009. Le lendemain, le même robot a réalisé 38,15 secondes sur 400 mètres, devançant là encore le record humain de 43,03 secondes. Ces performances mesurent les capacités de machines dans une compétition robotique, pas de nouveaux records d’athlétisme.
Le problème reste de s’arrêter
Les images les plus partagées ne sont pas celles des records, mais celles des chutes. Plusieurs robots ont perdu l’équilibre ou poursuivi leur course après la ligne d’arrivée. Certains ont été endommagés à l’arrivée. Accélérer devient possible, mais contrôler cette vitesse reste un défi.
L’Afrique reste en dehors de la course
Sur 666 équipes, 641 sont chinoises. Les autres viennent des États-Unis, d’Allemagne, du Japon et du Brésil. L’Afrique ne figure pas parmi les participants. Cette absence illustre l’écart d’investissement nécessaire. Intelligence artificielle, capteurs et infrastructures de test restent hors de portée pour les pays sans écosystème robotique structuré.
Avec ce type de compétition, la Chine cherche à faire passer ses robots des démonstrations aux applications commerciales. La vraie compétition n’est pas le sprint, c’est celle qui permettra au premier robot de travailler chaque jour aux côtés d’un humain.
Les robots ont battu Bolt, mais ils n’ont pas encore résolu le problème de l’atterrissage.