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IA et langues africaines : 300 talents formés à la construction de modèles

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Le Regional Digital Lab ouvre sa cohorte 2026 avec une formation intensive consacrée à l’entraînement des modèles d’intelligence artificielle. Du 15 octobre au 15 novembre 2026, 300 développeurs, startups et fintechs d’Afrique francophone de l’Ouest et du Centre pourront renforcer leurs compétences, avec un volet consacré aux langues locales.

Par   Dossi Wêsinka Nonfon (Coll.), le 08 oct. 2026 à 08h46 Durée 4 min.
#IA et langues africaines

Le passage de la collecte de données à la construction de solutions d’intelligence artificielle franchit une nouvelle étape au Bénin. Basé à Cotonou, le Regional Digital Lab ouvre les inscriptions à sa cohorte 2026, un programme de quatre semaines entièrement en ligne, destiné à former jusqu’à 300 participants.

La formation cible notamment l’entraînement de modèles d’IA et la reconnaissance automatique de la parole. Son premier module porte sur l’intelligence artificielle vocale et les langues locales, avec des exemples comme le fongbé et le wolof. Les participants apprendront notamment à constituer des corpus audio, à adapter des modèles existants et à évaluer leurs performances.

Le parcours va au-delà de l’entraînement des modèles. Il aborde leur déploiement, le MLOps, la conteneurisation, les API d’inférence ainsi que la conception de solutions open source. Les projets devront notamment pouvoir répondre à des besoins concrets dans la santé, l’agriculture, la finance inclusive ou les services publics.

Cette initiative prolonge l’expérience « J’aime Ma Langue », qui vise à constituer des ressources vocales pour rendre les langues béninoises utilisables par les technologies d’IA. Le Regional Digital Lab présente désormais la formation comme un moyen de renforcer l’écosystème humain capable de transformer ces données en modèles, applications et services.

Pour le Bénin, l’enjeu se déplace ainsi de la constitution des corpus vers la maîtrise des compétences techniques nécessaires à leur valorisation. Une évolution stratégique alors que les langues africaines cherchent encore leur place dans les outils numériques.