La Nation Bénin...
A quelques jours du scrutin présidentiel, le département du Borgou vit au rythme d’une campagne électorale intense mais sereine. Entre meetings, caravanes et échanges de proximité, les camps des deux duos candidats multiplient les initiatives pour séduire les électeurs. Sur le terrain, les populations témoignent d’un regain d’intérêt pour le vote et expriment leur impatience d’accomplir leur devoir civique.
Depuis le lancement officiel de la campagne électorale le 27 mars dernier par la Commission électorale nationale autonome (Cena), les grandes artères du département du Borgou vibrent au passage des caravanes politiques. À Parakou, Nikki, N’Dali, Bembérékè ou encore Kalalé, les états-majors des deux camps en lice ont engagé une véritable course de proximité pour rallier les électeurs. Affiches déployées, véhicules sonorisés, meetings et rencontres avec les communautés locales rythment le quotidien des populations. T?utef?is, ?u-d?là d? c?tte efferves??n?e, il ?st évident que la ??mpagn? se dér?ul? dans une atm?sphère ?alm?, ??ractérisée par un? c?e?ist?n?? harm?nieus? ?ntr? l?s partisans d?s différentes tendan??s p?litiqu?s. Parakou est le point de départ de la campagne du duo de la mouvance composé de Romuald Wadagni et Mariam Chabi Talata, avec les premiers grands rassemblements pour lancer les hostilités. Le projet de société présenté a suscité l’intérêt des populations, sensibles aux promesses de consolidation des acquis économiques et de poursuite des réformes engagées. « Ils sont venus expliquer clairement ce qu’ils veulent faire. On a compris leur vision et ça rassure. J'attends seulement le dimanche pour exprimer mon vote », confie Ibrahim Sanni, commerçant au marché Arzèkè. Comme lui, plusieurs habitants saluent une campagne axée sur des propositions concrètes, même si certains restent encore indécis. Face à cette dynamique, le duo de l’opposition, composé de Paul Hounkpè et son colistier Rock Hounwanou, ne reste pas en marge. Le candidat des Forces cauris pour un Bénin émergent (Fcbe) a également sillonné les communes du Borgou, multipliant les meetings, les rencontres de terrain et les échanges directs avec les citoyens. À Nikki, son passage a mobilisé une foule impressionnante. « Il parle de changement et de justice sociale. Il promet la liberté pour les prisonniers politiques. Ça nous parle beaucoup ici », affirme Mariam Bio, vendeuse de produits vivriers. Pour elle, cette campagne est une bonne occasion d’entendre directement les ambitions des candidats. « Cette fois-ci, on veut voter en connaissance de cause, selon le bon projet de société », insiste-t-elle.
Intérêt général
Au fil des jours, les deux camps affinent leurs stratégies, alternant grands rassemblements et visites de proximité. Dans les villages comme dans les centres urbains, les messages se diffusent, les débats s’animent et les choix commencent à se dessiner. Mais ce qui frappe le plus, c’est l’engagement croissant des populations. Dans plusieurs localités, l’on observe une mobilisation spontanée autour des activités de campagne, signe d’un intérêt renouvelé pour la chose politique. « Avant, beaucoup de gens disaient que voter ne change rien. Mais aujourd’hui, avec tout ce qu’on entend et voit, chacun veut donner sa voix », témoignage Farouk Sina, enseignant à Parakou. Cette évolution des mentalités semble se confirmer à travers les discussions dans les marchés, les quartiers et les espaces publics. « On attend le jour du vote avec beaucoup d’envie. C’est notre moment à nous », exprime-t-il. Même son de cloche à Nikki où un groupe de jeunes affirme se préparer activement pour le scrutin. « On est prêts. Cette fois, on ne va pas rester à la maison. Notre groupe est activement mobilisé ici », lance Fataou Boriki. Au-delà des choix politiques, c’est donc une dynamique citoyenne qui se dessine progressivement. La campagne semble avoir ravivé le sens du devoir civique, avec en ligne de mire, une participation annoncée comme élevée. Les responsables locaux des deux camps affichent d’ailleurs leur optimisme quant au taux de mobilisation. « Tout se passe dans la paix et la maturité. Nous croyons à une forte participation et nous travaillons fortement pour le changement », indique Alassane Séïdou Mohamadou, coordonnateur communal des Fcbe Parakou. Pour lui, une certitude se dégage déjà avec l'engagement des populations. Le rendez-vous avec les urnes ne sera pas manqué. « Les citoyens ont compris l'enjeu. C'est le développement du pays d'abord et pour y parvenir, il faut l'alternance au sommet de l'État. Et le candidat des Fcbe Paul Hounkpè incarne bien cette volonté », estime le coordonnateur.
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