La Nation Bénin...
La Cour d’appel de Parakou a un nouveau président. À l’issue d’une audience solennelle tenue, mardi 24 février dernier, et présidée par le président de la Cour suprême du Bénin, Victor Dassi Adossou, Thomas Mahougnon Dassi a été officiellement installé dans ses fonctions. Il prend désormais les rênes de la juridiction avec l’ambition affirmée de consolider la performance, la rigueur et la confiance des justiciables.
Une nouvelle page s’est ouverte à la Cour d'appel de Parakou. Magistrats, membres de la communauté judiciaire, autorités religieuses ainsi que personnalités politico-administratives des départements du Borgou et de l’Alibori ont pris part à cette cérémonie empreinte de solennité.
Fin connaisseur de l’institution, Thomas Mahougnon Dassi n’arrive pas en terrain inconnu. Il a exercé au sein de la Cour les fonctions de procureur général de novembre 2022 à février 2026. Sa nomination fait suite à celle de son prédécesseur, Florentin Gbodou, appelé à d’autres responsabilités en qualité de directeur de cabinet du ministre de la Justice et de la Législation. Cette transition s’inscrit ainsi dans une dynamique de continuité et de consolidation des acquis.
Dans ses réquisitions, le procureur général près la Cour suprême, Saturnin Afaton, a salué le parcours d’un magistrat dont le professionnalisme et l’engagement sont unanimement reconnus. Revenant sur les étapes marquantes de sa carrière, il a mis en avant une expérience forgée par les défis, aujourd’hui déterminante pour conduire la juridiction vers davantage d’efficacité et de célérité.
Victor Dassi Adossou, président de la Cour suprême, a rappelé les exigences inhérentes à la fonction de chef de juridiction. Il a insisté sur la nécessité d’une organisation méthodique du travail, d’un renforcement du dialogue interne et d’une mobilisation collective orientée vers la performance. Il a également souligné que la Cour suprême accordera une attention particulière au rendement des Cours d’appel, tant en volume qu’en qualité des décisions rendues chaque année.
« Vous devez être à l’écoute, sans faiblesse ; ferme, sans autoritarisme ; exigeant, sans perdre de vue la dimension humaine de votre mission », a-t-il martelé, mettant en lumière l’équilibre subtil entre autorité et humanité qu’impose la charge.
Pour sa part, le nouveau président s’est engagé à inscrire son action dans la continuité des efforts déjà entrepris, tout en impulsant une dynamique de modernisation et d’amélioration des performances. Une feuille de route placée sous le sceau de la rigueur, de l’efficacité et du service public de la justice.
Thomas Mahougnon Dassi a été officiellement installé dans ses fonctions de président