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Nouvelles

Paludisme : Un nouveau vaccin montre son efficacité à 77 %
Des chercheurs de l'université d'Oxford et des scientifiques du Burkina Faso ont mis au point un vaccin contre le paludisme. Durant la deuxième phase des essaies, ce vaccin a montré son efficacité à 77 %. L’étude a porté sur 450 enfants au Burkina Faso, selon une publication de The Lancet, une revue scientifique médicale hebdomadaire britannique. D'après plusieurs acteurs intervenant dans la lutte contre cette maladie, le taux d’efficacité du nouveau vaccin est une avancée majeure dans la mesure où le seul traitement qui existe jusque-là n’est efficace qu’à moins de 50 %. Pour la prochaine phase, le vaccin fera l'objet d'essais à grande échelle. En effet, près de cinq mille enfants de moins de trois ans seront pris en compte, annonce-t-on. En Afrique subsaharienne, plus de quatre cent mille personnes dont des milliers d'enfants de moins de cinq ans, meurent chaque année de cette maladie, selon des chiffres publiés par l'Oms. Actualités 23 avr. 2021


Didier Hubert Madafimè, expert en environnement: « La restauration de la terre doit être un principe sacré »
Ce 22 avril, le monde entier voue un certain respect à la terre. A défaut d’une célébration discrète et sporadique, les hommes devraient plutôt vénérer cette ressource naturelle à l’instar des dieux, car ils y puisent l’essentiel de leur vie terrestre et y retournent encore à leur mort. C’est le point de vue que défend Didier Hubert Madafimè, expert en environnement, à l’occasion de la Journée mondiale de la terre. Il dénonce les comportements dégradants de l’homme envers la terre et indique des pistes pour sa restauration. La Nation : La communauté internationale célèbre, ce jeudi 22 avril, la Journée mondiale de la terre. Quelle importance revêt cette journée ? Didier Hubert Madafimè : De toutes les célébrations, la Journée mondiale de la terre devrait être la plus importante. La terre représente toute notre vie. Sans elle, point d’activité agricole. Tous les écosystèmes reposent sur elle. Nous retournons à la terre après notre passage terrestre. Malheureusement, on observe peu d’intérêt autour de cette ressource naturelle. Lorsque nous tombons malade, nous nous rendons à l’hôpital pour recevoir des soins, par contre quand la terre est malade, personne ne la soigne. Cette journée passe discrètement alors qu’on devrait saisir l’occasion pour sensibiliser les populations à l’utilisation des techniques qui la protègent, comme les plantes fertilisantes. Comment sait-on que la terre devient malade ? Les maladies de la terre sautent à l’œil. En temps normal, elle doit répondre à un certain nombre de critères. Elle ne doit pas être dégradée. Dans le cadre des productions agricoles, on doit éviter les produits chimiques qui l’altèrent. On tire l’essentiel de la terre, mais on ne lui accorde aucun respect. Tous les jours, nous devons vénérer la terre. Voulez-vous dire qu’il faut vénérer la terre comme un dieu ? La terre est un dieu. L’humanité vit sur la terre. Et toutes nos activités gravitent autour d’elle. La terre est aujourd’hui menacée, du fait des pressions anthropiques. Au même moment, on la qualifie de ressource nourricière ? Comment peut-on comprendre ce contraste ? Le contraste est né de la poussée démographique à l’échelle mondiale. Il est question aujourd’hui de nourrir plusieurs bouches. A partir de cet instant, les hommes ont commencé par en faire une utilisation exagérée, car pour augmenter les rendements agricoles, il fallait lui apporter des nutriments. D’où la naissance des problèmes que l’homme a créés à cette ressource naturelle. A force de couper tous les arbres dans le cadre des plantations, on expose la terre aux aléas climatiques. Or, les changements climatiques sont des facteurs aggravants. On peut produire sur de petits espaces et augmenter le rendement. Lorsque la terre sur laquelle le paysan cultive devient infertile, il quitte cette terre pour occuper un autre espace, laissant sa première ressource de production au gré des aléas. Du nord au sud, des terres sont à la fois moyennement et fortement dégradées. L’effort qui doit accompagner cette dégradation ne suit pas. Nous ne sommes pas un pays désertique, mais nous avons déjà commencé par ressentir les effets du désert, étant donné que nos terres subissent également des dégradations et que nous sommes à proximité des pays désertiques. Il y a trop d’exagération de l’homme sur la terre. Au Sommet de Rio en 1992, plusieurs conventions ont été ratifiées sur le changement climatique, la biodiversité et l’environnement. Mais les lignes n’ont pas vraiment bougé. Chaque pays gère la terre comme il l’entend. Il existe des techniques pour sauver la terre, mais qui sont peu expérimentées. Il n’existe pas une politique de sauvegarde ou de restauration de la terre. La Journée mondiale de la terre est à sa 50e édition cette année. Faudra-t-il encore peut-être 50 ans voire 100 ans avant que l’homme ne prenne conscience des préjudices qu’il fait subir à la terre ? Si nous ne revoyons pas nos comportements vis-à-vis de la terre, nous risquons de manquer d’espace pour vivre un jour. Chaque pays devrait revoir sa politique de conservation de la terre. Après la ratification des trois conventions que j’ai évoquées plus haut, les pays européens ont refusé de mettre en place la Convention sur la dégradation des terres. Aujourd’hui, les nations investissent beaucoup dans les préoccupations liées au changement climatique, parce qu’elles savent que les effets n’épargnent aucun pays. La biodiversité est préservée ailleurs en vue de mieux faire face aux maladies émergentes. La dégradation des terres concerne notamment l’Afrique et l’Asie. L’Afrique peine à mettre en place les outils pour faire avancer les problèmes liés à la terre. Doit-on comprendre que les bonnes pratiques tardent à faire école en Afrique ? Au Burkina Faso par exemple, la technique du ‘’Zaï’’ est privilégiée par les paysans. Il s’agit d’une pratique ancestrale dans ce pays. Les paysans font des poquets dans lesquels ils mettent des déchets de telle sorte que l’intérieur de ces poquets est toujours humide même en saison sèche. Ces paysans allient les pratiques ancestrales et modernes pour en tirer le meilleur de leurs productions agricoles. Cette technique exige beaucoup d’efforts mais elle permet de sauver la terre, en produisant sur un espace réduit et d’avoir un rendement élevé. Dans notre pays, quelques Ong apprennent aux paysans cette technique. Les paysans préfèrent utiliser les engrais pour rapidement sauver leurs cultures. Or, les engrais qu’ils utilisent, détruisent la terre au bout d’un temps. Ce qui explique le nomadisme des paysans lors des plantations. Si rien n’est fait pour renverser la tendance, l’humanité court à sa perte. Le désert va s’installer partout. Quelles actions fortes les pays peuvent-ils mettre en place pour redonner vie à la terre ? La restauration de la terre doit être un principe sacré. Il faut redonner vie à toutes les terres dégradées. A la Cop22 au Maroc, des Ong ont manifesté leur volonté à soutenir le Bénin dans cet élan. Il est possible de sauver les terres dégradées. Il suffit juste d’avoir la volonté. Environnement 22 avr. 2021


Avec plus de 10 % à la présidentielle 2021: Le duo Fcbe récupère sa caution et une partie de ses frais de campagne
Le duo candidat du parti Forces cauris pour un Bénin émergent (Fcbe), Alassane Soumanou Djimba et Paul Hounkpè va se faire rembourser ses 50 millions F Cfa de cautionnement et un forfait de ses frais de campagne dans le cadre de la présidentielle du 11 avril dernier dont les résultats définitifs ont été proclamés ce mercredi. Le duo candidat Force cauris pour un Bénin émergent (Fcbe) n’a pas tout perdu dans le cadre de la présidentielle du 11 avril dernier. Alassane Soumanou Djimba et Paul Hounkpè, respectivement candidats aux postes de président de la République et de vice-président de la République pour le compte de ce parti de l’opposition est rassuré de reprendre non seulement sa caution d’un montant de 50 millions F Cfa qu’il a versée au Trésor public avant de faire valider sa candidature mais aussi une partie de ses frais de campagne. Ceci, tout simplement parce que le duo candidat Fcbe a franchi la barre des 10 % des suffrages exprimés au premier tour du scrutin. La mesure de remboursement de caution est prévue à l’article 138 du Code électoral. Lequel article dispose : « Le montant de cautionnement à verser par le duo candidats aux postes de président de la République et de vice-président de la République est de cinquante millions (50 000 000) de francs Cfa. Ce montant est versé au directeur général du Trésor et de la Comptabilité publique et est remboursable aux candidats ayant obtenu au moins dix pour cent (10 %) des suffrages exprimés au premier tour ». En plus du remboursement de la caution, les candidats ayant obtenu 10 % des suffrages exprimés doivent rentrer également en possession d’une partie des frais qu’ils ont engagés pour la campagne électorale présidentielle et qui ne doivent pas dépasser la somme de 2,5 milliards F Cfa. Le montant de remboursement forfaitaire ne saurait être inférieur à 25 % du montant total des frais de campagne justifiés, précise l’article 100 du Code électoral. Ces remboursements doivent être payés aux candidats concernés, au plus tard le 31 décembre prochain. Ainsi, le duo candidat Fcbe qui a obtenu plus de 11 % des suffrages exprimés au premier tour du scrutin présidentiel (au-delà des 10 % exigés par la loi), peut donc se frotter les mains d’avoir réalisé un tel score. Car cette performance permet aujourd’hui à Alassane Soumanou Djimba et Paul Hounkpè d’espérer récupérer leur caution et une partie de leurs frais de campagne au même titre que le duo candidat Patrice Talon et Mariam Chabi Zimé Talata élu par K.O avec plus de 86 %. Echec et mat Corentin Kohoué et Irénée Agossa, le troisième et dernier duo en lice dans le cadre de cette présidentielle, pour sa part, a mordu la poussière sur toute la ligne. Il n’a aucun remboursement à attendre du Trésor public. Et pour cause ! Le duo de la dynamique « Restaurer la confiance (Rlc) » n’a obtenu que 2 % des suffrages exprimés, loin du seuil exigé par la loi. Il perd ainsi sa caution de 50 millions F Cfa ainsi que ses frais pour la campagne électorale. Mais en attendant les remboursements, les trois duos candidats ont 60 jours au plus tard à compter de ce mercredi 21 avril, où la Cour constitutionnelle a proclamé les résultats définitifs du scrutin, pour déposer contre récépissé auprès de la Cour des comptes, leur compte de campagne accompagné des pièces justificatives. La juridiction financière dispose d’un délai de 15 jours pour rendre publics ces comptes de campagne afin de recueillir les observations des partis politiques et des candidats. « Après vérification des comptes, s’il est constaté un dépassement des dépenses de campagne, la Cour des comptes dénonce dans les quinze (15) jours, les faits de dépassement de seuil autorisé de dépenses de campagne au procureur de la République près le tribunal de première instance de Cotonou pour l’élection présidentielle ou les élections législatives et près le tribunal de première instance territorialement compétent, en ce qui concerne les élections communales», dispose l’alinéa dernier de l’article 99 du Code électoral. Actualités 22 avr. 2021


Décès de Idriss Déby Itno: Talon compatit à la douleur du peuple tchadien
La mort du président tchadien Idriss Déby Itno, n’a pas laissé indifférent le chef de l’Etat béninois. Sur sa page Facebook, ce mardi 20 avril, Patrice Talon a dit à quel point il a été surpris par cette nouvelle et présente en son nom et au nom du peuple béninois ses condoléances au peuple frère du Tchad. « J'ai appris avec stupéfaction le décès, ce jour, du président de la République du Tchad, Monsieur Idriss Deby Itno », a introduit le président Patrice Talon, touché par cette triste nouvelle. « Dans ces conditions tragiques, je présente au nom du Bénin et en mon nom propre nos sincères condoléances à l'ensemble du peuple tchadien. Recevez la solidarité du peuple béninois. », conclut-il. La mort du maréchal-président du Tchad, Idriss Déby Itno, a été annoncée par l’armée tchadienne à travers un communiqué lu sur les ondes de la télévision d’Etat. Le communiqué indique que Idriss Déby Itno est mort «des suites de ses blessures au front » alors qu’il commandait une opération militaire contre les rebelles au nord du pays. Pour la continuité de l’Etat, un conseil militaire de transition, dirigé par Mahamat Idriss Déby, l’un des fils du président défunt, a été mis en place pour une durée de dix-huit mois et devra déboucher sur l’organisation d’élections démocratiques. Ariel GBAGUIDI Actualités 21 avr. 2021


Incendie du marché Dantokpa : « C’est un dossier qui préoccupe le gouvernement »
Les personnes touchées par l'incendie du marché de Dantokpa seront soutenues par le gouvernement. En visite dans le marché ce mardi 20 avril, le ministre Alassane Séidou a rassuré les victimes. Alassane Séidou, ministre de la Décentralisation et de la Gouvernance locale, est allé visiter le marché Dantokpa ce mardi 20 avril 2021, suite à l’incendie survenu le 4 avril dernier. Appréciant le niveau des dégâts causés par ce sinistre, Alassane Séidou a indiqué que le gouvernement est préoccupé par ce dossier. « C’est un dossier qui préoccupe beaucoup tout le gouvernement et en particulier son chef », informe le ministre. Il a rassuré qu’après l’étude, des mesures adéquates seront prises pour permettre aux usagers de reprendre leurs activités dans de meilleures conditions. Il annonce un appui du gouvernement pour soulager les sinistrées. Actualités 20 avr. 2021


Production du coton au Bénin : Nouveau record à 728 000 tonnes
Le Bénin conserve sa place de premier producteur africain de coton graine avec une production record de 728 000 tonnes au titre de la campagne 2020-2021. En dépit des conditions pluviométriques stressantes et de la diminution des emblavures, la production connaît une hausse, grâce à l’amélioration du rendement qui passe désormais à 1,2 tonne à l’hectare. Actualités 15 avr. 2021


Audiences à l’Assemblée nationale: Le nouveau président de la Cour suprême chez Louis Vlavonou
Le président de l’Assemblée nationale, Louis Vlavonou, a reçu en audience, mercredi 14 avril, plusieurs délégations dont celle de la Cour suprême conduite par son nouveau président, Victor Adossou. Ce dernier est allé présenter ses civilités à la deuxième personnalité de l’Etat après sa nomination et sa prise de fonction. « Je viens d’être nommé à la tête de la Cour suprême, la plus haute juridiction de notre pays en matière administrative, judiciaire et des comptes. J’ai pris officiellement fonction le 25 mars dernier et il était donc normal que je vienne vers le président de l’Assemblée nationale, la deuxième personnalité de l’État, pour lui faire mes civilités. Je suis donc venu lui rendre une visite de courtoisie administrative et de prise de contact », a précisé Victor Dassi Adossou. Selon lui, il a profité de l’occasion pour échanger avec Louis Vlavonou, sur certaines questions concernant surtout la haute juridiction. « Nous avons échangé, nous nous sommes compris et nous nous sommes mis dans un agenda de travail. Nous avons décidé de maintenir le contact pour que nous puissions ensemble aborder les questions qui touchent le meilleur fonctionnement de la Cour suprême », a ajouté le nouveau président de la Cour suprême. Victor Dassi Adossou était accompagné de trois de ses collaborateurs dont la secrétaire générale de l’institution, Dandi Gnamou. A la suite de Victor Adossou, le président de l’Assemblée nationale, Louis Vlavonou a reçu l’ambassadeur du Bénin près la Chine, Simon Pierre Adovèlandé. Les deux personnalités ont surtout discuté de la coopération interparlementaire avec les pays qui sont sous la juridiction de l’ambassade et les groupes d’amitié qui pourront travailler entre le Parlement et l’ambassade du Bénin en Chine. « Nous avons visité également certains projets qui sont en cours et pour lesquels la partie chinoise intervient, notamment le nouveau siège de l’Assemblée nationale qui sera construit par une entreprise chinoise », a indiqué Simon Pierre Adovèlandé. Il a expliqué que la coopération entre le Parlement béninois et l’Assemblée populaire de Chine se porte très bien. Le diplomate béninois dit avoir exploré avec Louis Vlavonou les voies et moyens pour renforcer davantage cette coopération à travers de nouveaux canaux et mécanismes en ces temps de pandémie du Covid-19 où les voyages se raréfient. Le président de l’Assemblée nationale a bouclé ses audiences avec l’ambassadeur du Bénin près le Japon, Makarimi Abissola Adéchoubou. Il s’est agi ici aussi de comment faire pour fouetter davantage la coopération entre les Parlements béninois et japonais. Thibaud C. NAGNONHOU, A/R Ouémé-Plateau Actualités 15 avr. 2021


Couffo: Plus de 373 000 électeurs aux urnes
Combien de citoyens sont-ils enrôlés, dans le Couffo, pour participer au choix du nouveau président de la République du Bénin ? Par rapport à cette question, les statistiques au niveau de la Commission électorale nationale autonome (Cena) font état de 373 057 électeurs. Chef-lieu du département, Aplahoué détient le plus gros effectif soit 81 271 électeurs. Il est suivi de Djakotomey avec ses 69 007 électeurs, puis des communes de Klouékanmè, de Dogbo et de Lalo dans l’ordre d’importance des effectifs des citoyens ayant rempli les conditions légales pour participer à l’élection présidentielle. 64 397 électeurs sont retenus à Klouékanmè, 58 872 à Dogbo et 56 315 à Lalo. Sixième et dernière commune du Couffo, Toviklin n’a enregistré que 43 195 électeurs, le plus petit effectif du département. Pour faciliter l’accomplissement du devoir civique dans le Couffo, 1 108 postes de vote ont été créés dont 234 pour le compte d’Aplahoué. Les électeurs avaient à choisir entre trois duos de candidats en lice à savoir Talon-Talata, Kohoué-Agossa et Djemba-Hounkpè. Et ce, à l’instar de leurs concitoyens des autres départements. Actualités 11 avr. 2021


Pour le compte des Fcbe: Paul Hounkpè bat le rappel des troupes dans le Mono
La campagne électorale se poursuit dans le Mono, malgré la psychose des violences ces derniers jours dans le pays. Paul Hounkpè, candidat au poste de vice-président, mobilise la troupe pour la victoire du duo Fcbe au soir du 11 avril. Paul Hounkpè, candidat à la vice-présidence, est au contact des militants du parti Forces Cauris pour un Bénin émergent (Fcbe) et autres potentiels électeurs dans le Mono, pour le vote du dimanche prochain. Le colistier d’Alassane Soumanou Djimba effectue une campagne de proximité, avec un sobre dispositif sans affiche sur les véhicules. « Avec ce qui se passe, nous avons dû enlever les affiches collées sur les véhicules », explique Bertin Kuassi Tossou, coordonnateur de la campagne du duo dans les départements du Mono et du Couffo, allusion faite aux violences perpétrées ces derniers jours dans plusieurs localités du pays. En dépit de la psychose, la délégation s’est entretenue ce mercredi 7 avril avec des militants de l’arrondissement central de Lokossa, après les étapes d’Agamè et de Koudo dans cette commune et celle de Dahè dans la commune de Houéyogbé, en passant par Bopa, la veille. Natif de Lobogo, l’ancien ministre et ancien maire de la commune de Bopa s’exprime essentiellement en langue locale saxwè et en français pour faire passer son message. Le duo auquel il appartient entend se démarquer de ce qu’il appelle « la politique d’exclusion, d’oppression» menée ces cinq dernières années. « Il faut construire le pays en allant doucement, car Paris ne s’est pas fait en un jour», conçoit M. Hounkpè. Il souligne que c’est la première fois qu’un fils du terroir est candidat à une élection présidentielle. « C’est déjà une raison pour voter massivement dimanche prochain pour son duo », estime-t-il. « Mais au-delà, ajoute Paul Hounkpè, notre candidature est mue par une volonté de changer les choses, parce que le peuple souffre et notre avenir est flou. » Il invoque, entre autres, la cherté de la vie, le grand déphasage entre les salaires politiques et les salaires des travailleurs, le refus du dialogue et du consensus, les pressions fiscales, le chômage galopant. Le candidat demande aux électeurs d’arrêter le cirque de souffrances en votant dimanche prochain pour Soumanou-Hounkpè. Dès son accession au pouvoir, le duo propose d’organiser un dialogue national pour réunir les courants politiques, les forces vives de la nation et un référendum pour revoir tous les textes votés sans consensus, en l’occurrence la loi fondamentale : la Constitution du 11 décembre 1990 modifiée fin 2019. Il entend mettre l’accent sur le social afin d’aider les pauvres et les indigents, la formation et l’insertion professionnelle des jeunes et des femmes, la transformation des produits locaux afin de créer plus d’emplois. « Quand le fauve attrape la bête, ce n’est pas avec la force qu’on la lui arrache, mais avec tact et stratégie », répond M. Hounkpè à ceux qui les traitent de «traitres ». Il réaffirme que Fcbe est un parti d’opposition et dit être convaincu que c’est par les urnes et non par la violence que l’alternance se fera. Actualités 09 avr. 2021


7 avril : Une Journée mondiale de la Santé au ton grave
En ce 7 avril 2021, Journée mondiale de la santé, l’Organisation mondiale de la Santé (Oms) lance une campagne pour un monde plus juste et en meilleure santé. Elle engage les dirigeants à soutenir les efforts pour réduire les inégalités sanitaires et encourage l’ensemble de la planète à se préparer, dans un mouvement international coordonné, à d’autres pandémies. Cette année, dans son message diffusé à l’occasion de cette journée internationale, l’Oms adopte un ton grave pour constater les inégalités de notre monde. Elle considère la Covid-19 comme un révélateur qui démontre quotidiennement que « certaines personnes sont en meilleure santé et ont plus facilement accès aux services de santé que d’autres uniquement du fait des conditions dans lesquelles elles naissent, grandissent, vivent, travaillent et vieillissent ». L’Oms appelle les dirigeants du monde à faire en sorte « que chacun ait des conditions de vie et de travail propices à une bonne santé ». Il les exhorte également « à surveiller l’évolution des inégalités et à faire en sorte que toutes les personnes puissent bénéficier de services de santé de bonne qualité quand elles en ont besoin ». La Covid-19 a durement frappé tous les pays, mais elle a été particulièrement lourde de conséquences pour les communautés qui étaient déjà vulnérables, qui sont plus exposées aux maladies, qui ont moins facilement accès à des services de santé de qualité et sur lesquelles les mesures mises en œuvre pour juguler la pandémie risquent d’avoir des effets néfastes. Avec plus de 115 millions de cas, le nombre de personnes infectées ne cesse de battre des records. De nouveaux variants sont détectés dans différentes régions du globe. Les experts parlent d'une possible immunité collective dès que 60 % de la population sera immunisée. Pour l’instant, environ 565 millions de doses ont été administrées dans 138 pays, selon les chiffres de Our World in Data (Owid). Avec une population mondiale d'environ 7,8 milliards d'habitants, à ce rythme, il faudra plus de trois ans avant que tout le monde soit vacciné. Effets consécutifs On estime que la pandémie a poussé, en 2020, entre 119 et 124 millions de personnes supplémentaires dans l’extrême pauvreté. Le virus a aussi creusé les inégalités dans le domaine de l’emploi car les femmes ont été plus nombreuses à être obligées de quitter le marché du travail au cours des 12 derniers mois. Le taux de mortalité des enfants âgés de moins de 5 ans issus de familles pauvres est le double de celui des enfants vivant dans des ménages plus aisés. L'espérance de vie des habitants des pays à faible revenu est inférieure de 16 ans à celle des habitants des pays à revenu élevé. Traité pour rassembler et partager Plus d’un an après l’annonce de la pandémie avec près de 2,8 millions de morts, le directeur général de l’Organisation mondiale de la santé, Tedros Adhanom Ghebreyesus, les dirigeants d’une vingtaine de pays, et le président du Conseil européen, Charles Michel, ont annoncé le 17 mars vouloir élaborer un projet de résolution relatif à un Traité sur les pandémies qui sera présenté en mai, lors de la réunion annuelle des 194 Etats-membres de l’organisation onusienne en charge de la santé. Initiateur du projet, Charles Michel a déclaré que « la Covid-19 a mis en évidence les faiblesses et les divisions de nos sociétés, et il est maintenant temps de se rassembler ». On note que les membres clés du G20 (Etats-Unis, Russie, Chine, Japon, Inde et Brésil) ne figurent pas parmi les signataires. Par Catherine Fiankan-Bokonga, Correspondante accréditée auprès de l’Office des Nations Unies à Genève (Suisse) International 08 avr. 2021


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