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Nouvelles

Suite à la marche pacifique d'hier: Les FCBE se désolent des «souffrances inutilement imposées au peuple»

Des membres du gouvernement et des responsables des Forces cauris pour un Bénin émergent (FCBE), famille politique du chef de l’Etat ont réagi dans la soirée d’hier à Cotonou, aux manifestations organisées un peu plus tôt dans la journée par leurs adversaires politiques.

C’est le ministre d’Etat François Abiola et le coordonateur national de l’alliance FCBE, Eugène Azatassou qui ont conduit en personne les échanges lors de la rencontre organisée dans la soirée d’hier avec les médias. L’heure était à un appel au calme dans leur rang. Et avant la déclaration lue par le coordonnateur des FCBE, le ministre d’Etat en a particulièrement appelé à la responsabilité des acteurs politiques, lançant par ailleurs un appel au calme et à la tempérance. Ceci en présence de certains de ses collègues dont Barthélémy Kassa et Naomie Azaria.
La déclaration des FCBE dont lecture sera donnée par la suite par Eugène Azatassou mentionne que « le lundi 4 mai 2015, à partir d’une simple remise de convocation à un homme politique suite à une procédure judiciaire, une incitation de groupuscules au soulèvement a abouti à des actes de vandalisme et de troubles à l’ordre public. Ainsi, des embouteillages et des désagréments de tous genres ont été essuyés par nos compatriotes ». Après analyse de cette situation, l’Alliance «se désole pour toutes ces souffrances inutilement imposées» au peuple et «salue la clairvoyance et l’esprit de responsabilité élevé dont a fait montre le président de la République qui a retiré sa plainte pour éviter à notre pays davantage de souffrance ».

Rendre hommage...

Constatant qu’en dépit de «ce geste de paix et d’amour …, une certaine classe politique a encore organisé une marche dont l’objectif est la déstabilisation de notre pays et de ses institutions». L’alliance Forces cauris pour un Bénin émergent, a décidé de se prononcer pour «rendre hommage à nos compatriotes qui ont démontré une fois encore leur attachement à la République, à la démocratie et à la paix, féliciter nos forces de sécurité et de défense pour avoir fait preuve de professionnalisme et d’esprit de responsabilité, réaffirmer notre foi aux principes démocratiques qui régissent le régime politique dans notre pays depuis l’historique conférence nationale des forces vives de février 1990 et notre attachement à l’alternance politique par les urnes et réaffirmer notre soutien à la vision et aux actions de développement de notre leader charismatique, le docteur Boni Yayi». Elle a aussi appelé « la classe politique béninoise et la Société civile dans toutes leurs composantes à rechercher et à sauvegarder à tout prix la paix et la cohésion sociale qui ont toujours régné dans notre nation», tout en invitant les « populations à garder leur calme et leur sérénité».

Actualités 07 mai 2015


Les FCBE crient à la récupération politique avec déstabilisation du pouvoir

Au lendemain de la tentative d’arrestation du député Candide Azannaï, les déclarations des partis politiques se font de plus en plus persistantes. Les Forces cauris pour un Bénin émergent (FCBE) ont, dans celle présentée hier mardi 5 mai à Cotonou, par leurs responsables, regretté les embouteillages et autres désagréments que cette situation fait subir aux populations depuis plus de 48 heures.

Suite à la tentative d’arrestation du député Candide Azannaï pour outrage au chef de l’Etat, la journée du lundi 4 mai dernier a été très difficile pour la majorité des populations de la ville de Cotonou et ses environs. Ne pouvant rester insensibles face à ce qui s’est passé, les FCBE à travers la coordination du Littoral ont, par la voix du conseiller municipal de Cotonou, Jacques Hounkpè, assisté du coordonnateur national, Eugène Azatassou, fait une déclaration hier mardi 5 mai à leur siège à Cotonou.
Expliquant l’origine des souffrances auxquelles les populations de Cotonou et de ses environs ont été soumises, surtout le lundi 4 mai dernier, Jacques Hounkpè a indiqué qu’il s’agit en réalité d’une simple remise de convocation et non d’une tentative d’arrestation encore moins d’un enlèvement du député Candide Azannaï. Selon lui, «ce n’est qu’une affaire de justice qui a été dramatisée avec une récupération politique dans le but d’en faire un moyen de déstabilisation du pouvoir d’Etat.» Aussi, a-t-il qualifié de suspect le fait que tous les leaders politiques se soient rapidement retrouvés au domicile du mis en cause. Pour le coordonnateur FCBE du Littoral, ils auraient fait œuvre utile à la nation, s’ils avaient appelé les populations au calme.
Pour Jacques Hounkpè, « dans un régime démocratique comme le Bénin, le principe de la séparation des pouvoirs continue d’être respecté». Et c’est dans ce contexte, explique-t-il, que la justice a décidé d’écouter le citoyen Candide Azannaï. En réalité, poursuit-il, il ne devrait pas avoir opposition assortie de soulèvements.
Face à cette situation, la coordination FCBE du Littoral a appelé le peuple à la sérénité, au calme et à la vigilance afin que la paix légendaire reconnue au Bénin, continue de régner pour le renforcement de sa démocratie et de son développement harmonieux. Il a, par ailleurs, remercié le chef de l’Etat pour son esprit d’apaisement et d’écoute de son peuple.

Candide Azannaï n’était plus au Parquet

Après le communiqué du gouvernement lu par son secrétaire général, Alassani Tigri, qui visait à expliquer les tenants et aboutissants du dossier à l’opinion publique, il y a eu tard dans la nuit, l’intervention du Procureur général, Gilles Sodonon. Il a annoncé la suspension de l’examen de la plainte portée par le président de la République contre Candide Azannaï. Par conséquent, il a annulé sa convocation pour hier mardi 5 mai dans l’après-midi pour être écouté. La preuve, le député ne s’est plus présenté au tribunal. M.G

Actualités 06 mai 2015


Affrontement entre populations de Baréi et de Dangoussar à Djougou: Deux morts, des blessés graves et des maisons incendiées

Suite au blocage des opérations de vote du dimanche 26 avril dernier à Dangoussar dans la commune de Djougou par des populations réclamant l’électrification de leur localité, celles de Baréi, à 5km, sont allées sonner la vendetta. Pour une révolte d’humeur, hier lundi 27 avril, le bilan est bien lourd : deux morts, plusieurs blessés et des maisons détruites et incendiées.

Deux morts et plusieurs blessés graves et des maisons détruites et incendiées dans le village de Dangoussar. Le bilan de l’affrontement entre les populations de l’arrondissement de Barei et celles du village de Dangoussar, hier lundi, dans la commune de Djougou, est bien lourd. Pour une révolte d’humeur c’était l’apocalypse dans le petit village de Dangoussar victime de la vendetta des populations de Baréi, arrondissement qui l’abrite. Ces dernières qui n’ont pas accepté que le vote ait été perturbé dimanche dernier par des manifestants réclamant l’électrification de leur localité. Ce mouvement de protestation avait contraint la gendarmerie, les sages et notables du village de Dangoussar à négocier le déroulement des opérations de vote bloquées tôt le matin dimanche dernier. Bien que le scrutin ait commencé au-delà de douze heures, cette marche aurait empêché certains électeurs de Baréi dont les noms figurent sur les listes du centre de vote de Dangoussar, d’accomplir leur devoir civique. Et c’est le motif qui justifie l’expédition punitive organisée sur le village de Dangoussar. Ainsi tôt le matin, selon les témoignages recueillis sur place, certains habitants de Baréi auraient fait leur incursion dans le village de Dangoussar et passé à tabac ses habitants.
Baboukari Djibril, charpentier, sexagénaire à Dangoussar, a été tué à coups de machette. Un jeune homme de Baréi qui a reçu en pleine poitrine une balle de fusil artisanal, a succombé à l’hôpital de l’Ordre de Malte de Djougou. Par ailleurs un autre blessé du côté de Dangoussar, dans un état critique après avoir reçu un coup de machette, est sous soins intensifs toujours, dans cet hôpital.
Le corps du vieil homme tué a été dans la journée remis à sa famille sur instruction du procureur du Tribunal de Djougou, après un examen clinique effectué par Raïmi Yérima, infirmier chef du poste de Barei.
En dépit de la présence des Forces de l’ordre et de sécurité publique alertées par le délégué du village de Dangoussar, le pire n’a pas été évité.
Si la situation a été quelques heures plus tard sous contrôle, il faut noter que les affrontements ont repris de plus belle avec une chasse à l’homme dans le village de Dangoussar. Les habitants ont dû fuir vers le village d’Anoum, à 7 km de leur village pour éviter cette vague de violences qui a ensanglanté la localité. Le village a été déserté par les populations autochtones mais assiégé par les habitants de Baréi. Des instructions ont été données aux élèves du Collège d’enseignement général de Baréi provenant de Dangoussar, d’arrêter pour le moment les cours.

Société 28 avr. 2015


14è circonscription électorale: Le mano à mano ‘’ABT’’ et ‘’FCBE-Amana’’

A quelques heures de la fin de la campagne électorale, les différentes listes aux législatives du 26 avril prochain se neutralisent à travers leurs assauts répétés sur les électeurs. Dans la 14ème circonscription électorale, fief naturel du leader de l’Alliance pour un Bénin triomphant (ABT), le duel se corse entre les Forces cauris pour un Bénin émergent (FCBE) en alliance avec Amana.

Dans les arrondissements de Badjoudè, Tchalinga, Ouaké, Komdè et Sèmèrè, Abdoulaye Bio Tchané s’est fait, sans être candidat aux législatives, le porte-voix de l’Alliance pour un Bénin triomphant (ABT), multipliant ses apparitions dans les meetings et autres rencontres à huis clos. A Ouaké, commune dont il est natif, le probable candidat à la présidentielle de 2016 est allé à la rencontre des potentiels électeurs des candidats de son alliance aux législatives du 26 avril prochain. Galvanisant sa troupe et rassurant d’un ton tempéré les populations. Il entame son discours avec ce même plaidoyer pour la préservation de la paix et cette volonté à contribuer au mieux-être des Béninois en proposant au peuple des élus capables de légiférer des lois à leur profit. Bis répétita à Bassila et à Copargo avec les têtes de liste Ahmed Affo Owobo et Assane Séibou où il s’est donné du plaisir à apprendre aux populations le nouveau slogan de l’alliance. Une géniale trouvaille, dit-il, des membres et autres sympathisants de l’alliance.

Une belle offensive que redoute bien l’alliance rivale constituée des FCBE et du parti Amana, l’aile dissidente de l’ex-regroupement G13 aujourd’hui dispersé en plusieurs forces dont l’Alliance Soleil aussi engagée sérieusement dans la 14è circonscription.
Pour Malawé Mama Moumoun, 2ème adjoint au maire de Ouaké, aujourd’hui membre du parti Amana, l’adversaire qui semble ébranler le plus la quiétude de l’alliance FCBE-Amana a pour nom ‘’ABT’’. Si naturellement Ouaké reste la région natale du leader de l’Alliance pour un Bénin triomphant, il n’en demeure pas moins qu’elle est constituée également d’anciens membres de l’alliance G13 qui l’aident à ratisser large au sein de l’électorat de la commune de Ouaké.

En dépit du fait que l’alliance FCBE-Amana rehausse les chances de succès pour les candidats en lice sur cette liste, Ouaké reste selon le 2ème adjoint au maire de la commune « le pays natal du premier adversaire de FCBE-Amana qui est ABT ». Et fort de cela, la bataille ne sera pas aussi facile qu’on le pense, avoue-t-il. « La conquête du terrain reste une lutte très serrée et chaque formation développe sa stratégie pour avoir le dessus ». Mais à voir les actions développées par son alliance sur le terrain et la stratégie du porte-à-porte mise en branle il estime que la victoire choisira leur camp.

Politique 23 avr. 2015


Audiences à la présidence de la République: Un projet d’exploitation de 20 000 hectares de terre à Kétou

Plusieurs personnalités étaient hier, mardi 21 avril, au cabinet du chef de l’Etat. Entre autres sujets, il a été question du projet dénommé ‘’ Bénin vert’’ qui prévoit l’exploitation de 20 000 hectares de terre à Kétou.

L’expérience des grandes exploitations agricoles sera bientôt une réalité à Kétou dans le département du Plateau. Le projet dénommé ‘’Bénin Vert’’ est une initiative du Français François Dobbelaere qui envisage la mise en exploitation de 20 000 hectares de culture dans la commune. «Nous voulons développer la production agro-alimentaire avec l’apport des technologies nouvelles, et nous comptons multiplier par cinq le rendement de la culture du maïs et du riz», confie-t-il, au sortir d’une audience avec le président de la République. Le promoteur prévoit également la production des semences certifiées au profit des agriculteurs locaux ainsi qu’un espace de renforcement des capacités des jeunes étudiants en agronomie, sa ferme étant située non loin de l’Université d’Agriculture de Kétou.
Le coût total des investissements est estimé à 100 millions d’euros, soit plus de 65 milliards F CFA sur quatre ans. A travers son exploitation, François Dobbelaere planifie la création de 10 000 emplois directs et de milliers d’emplois indirects au travers de l’effet d’entraînement de la production de la zone. «Nous avons constaté un cadre propice à l’investissement agricole au Bénin, et nous avons des autorités disponibles à nous accompagner», souligne-t-il, projetant la mise en production d’une première tranche de 5000 hectares d’emblavures pour juin 2016.
Le président de la République s’est également entretenu avec le directeur général de Colas, Stéphane Knebel. Ce dernier a surtout fait avec lui le point du projet d’aménagement de la route Savalou-Tchetti-frontière du Togo dont l’entreprise Colas est adjudicataire.
Boni Yayi a également reçu, Henri Djombo, ministre congolais de l’Economie forestière et du Développement durable. L’émissaire du président congolais Denis Sassou Nguesso lui a fait part de l’organisation d’un sommet sur le développement de la flore et de la faune en Afrique.

Actualités 22 avr. 2015


Campagne pour les législatives: Du renfort pour les candidats FCBE du Mono Couffo

Le vendredi 17 avril dernier, le président de la République était à Lokossa. C’était pour soutenir les candidats sur les listes de l’Alliance des Forces cauris pour un Bénin émergent (FCBE) en compétition dans les 17è et 18è circonscriptions et le Couffo.

En moins d’une heure d’horloge, Boni Yayi a, vendredi 17 avril dernier à Lokossa, présenté les candidats de la liste FCBE aux populations de Bopa, Lokossa et Houéyogbé. Rappelant quelques programmes phares de son mandat à la tête du Bénin, ainsi que ses perspectives, Boni Yayi a conclu que la liste FCBE est la meilleure qui mérite les suffrages des populations de la 18è circonscription électorale venues massivement à sa rencontre. Il compte d’ailleurs améliorer les conditions de vie des populations du Mono et du Couffo, si les électeurs lui donnent la majorité à la prochaine législature.
La commune de Lokossa n’était pas la seule localité où Boni Yayi est descendu vendredi dernier. Il s’était prêté à cet exercice dans l’arrondissement de Sè à Houéyogbé avant la commune de Lokossa, d’où il s’est rendu à Bopa.
Le lendemain samedi 18 avril, le ministre Raphaël Edou, candidat dans la 16è circonscription électorale, était dans le Couffo. En tant que militant de l’alliance FCBE, il était à la tête d’une caravane qui a sillonné Azovè, Djakotomey, Adjahonmey, Houndjè, Lokui-Gbéjamey et d’autres localités du Couffo, soutenant les candidats positionnés sur la liste FCBE. A Azovè, capitale économique du département, Raphaël Edou a affiché son envie de voir élire un bon nombre de députés favorables aux actions du gouvernement. Du commentaire de Raphaël Edou, le débat relatif à un troisième mandat pour Boni Yayi, relève d’une vaine querelle au regard des dispositions constitutionnelles. L’intérêt pour ceux qui en ont l’initiative, selon le ministre, réside dans la ruse à fuir le bilan de leur fortune politique en face de celui brandi par Boni Yayi.

Politique 21 avr. 2015


Drame à Akassato:Neuf morts dans un incendie d’essence de contrebande

L’essence de contrebande a fait de nouvelles victimes. Dans la nuit du mercredi au jeudi 16 avril dernier, aux environs d’une heure du matin, un incendie d’une rare violence a consumé une habitation et tous ses occupants dans la localité d’Akassato, commune d’Abomey-Calavi.

En effet, neuf membres d’une famille ont brûlé vifs dans cet incendie dû à l’essence de contrebande appelée communément «kpayô».
Selon les recoupements, il sonnait 00h30 quand un véhicule bâché a perdu le contrôle et a fini sa course dans une habitation dans laquelle, les membres de la famille victime qui dormaient, ont stocké des bidons d’essence de contrebande. Le choc a alors occasionné un incendie d’une rare violence qui a consumé tout sur son passage. Pendant plusieurs heures, les éléments des sapeurs pompiers, venus promptement n’ont pas pu maîtriser la furie des flammes qui ont en plus des personnes tuées, causé plusieurs dégâts matériels.

Jonas DETODJI (Stag)

Société 17 avr. 2015


Audience à la Cour constitutionnelle,Le litige domanial entre les populations de Ouidah abordé

Le président de la Cour constitutionnelle, Théodore Holo, a reçu en audience, vendredi 10 avril dernier, à son cabinet, plusieurs personnalités. En dehors des visites de courtoisie, le sujet relatif au litige domanial entre les populations de la commune de Ouidah et la collectivité Aho Glèlè René a été abordé.

L’ambassadeur de Turquie près le Bénin, Turgut Kural, le président du Cadre de concertation des Organisations de la société civile de la commune de Ouidah, Honorat Aguessy et le nouveau consul général du Bénin à Djeddah (Arabie Saoudite), Loya Mohamed Allassane, ont été reçus par le président de la Cour constitutionnelle dans la matinée du vendredi 10 avril dernier.
Des trois personnalités reçues, deux n’ont effectué que des visites de courtoisie : l’ambassadeur de la Turquie près le Bénin et le consul général du Bénin à Djeddah (Arabie Saoudite). Pour l’ambassadeur de la Turquie près le Bénin, Turgut Kural, il est tout à fait normal qu’il fasse une visite de courtoisie en début de son séjour d’ambassadeur afin de renforcer les liens qui existent entre les deux pays. Le nouveau consul général du Bénin à Djeddah, Loya Mohamed Allassane, est quant à lui, allé à la rencontre du président de la Cour constitutionnelle pour recevoir de lui des conseils qui pourraient l’aider à mener à bien sa mission. Il s’agit, entre autres, de l’organisation du Hadj, de la résolution des problèmes des Béninois vivant au quotidien en Arabie Saoudite.
La troisième personnalité reçue est le président du Cadre de concertation des organisations de la Société civile de la commune de Ouidah, le professeur Honorat Aguessy. Il a rencontré le président de la Cour constitutionnelle pour lui faire part de la situation traumatisante que vivent les populations de la commune de Ouidah. «Quand nous les responsables nous apprenons ce qui se passe en matière de terrain, nous ne pouvons pas laisser la situation se dégrader. Nous sommes donc venus traiter de cela avec le président de la Cour constitutionnelle pour qu’il nous aide à trouver des solutions et non qu’il tranche», a-t-il déclaré. Il a souhaité que l’aspect humain, prime sur les revendications sur le plan foncier où à l’en croire, il y a beaucoup de faux.

Actualités 13 avr. 2015


Pour tentative d’assassinat et incendie volontaire :Sossou Amessinko condamné à 10 ans de travaux forcés (26e dossier)

Les débats portant sur l’examen du 26e dossier inscrit au rôle de la Cour d’assises de la Cour d’appel de Cotonou se sont déroulés, mercredi 8 avril dernier. Ils ont été conduits par Michèle Odette Carrena-Adossou, présidente et dans le rôle d’assesseurs, Georges Toumatou et Célestine Bakpé. Les jurés titulaires avaient noms, Léopold Pascal Marcellin Bada, Dotou Désiré Gbedehessi, Mariette Ahouansou, Louise Olympiade Hounmènou et Léandre Alohou. Le ministère public était représenté par Honoré Alowakinnou et la mémoire de l’audience était tenue par Edouard Zavonon.

La jalousie et la vengeance ont largement plané sur les débats du 26e dossier de la Cour d’assises, mercredi dernier. Deux amis aiment la même femme et se la disputent au point où l’un d’eux en a voulu à l’autre et a incendié nuitamment la maison qui abritait son rival et son amante. Les faits se sont déroulés en 2008 à Agoué dans la commune de Grand-Popo.

Que s'est-il passé ?

En effet, Sossou Amessinko et Boni Amèkoudji vivant tous deux dans l’arrondissement d’Agoué (commune de Grand-Popo) courtisent la même femme, la nommée Adinsi Allowanou. Cette dernière a finalement porté son choix sur Boni Amèkoudji.
Mécontent et décidé à se venger des deux amoureux, Sossou Amessinko a, dans la nuit du 30 novembre au 1er décembre 2008, mis le feu à la case dans laquelle se trouvaient les deux fiancés et ceci à l’aide d’essence et d’allumettes qu’il a pris soin d’acheter à cette fin. Boni Amèkoudji et Adinsi Allowanou n’ont eu la vie sauve que grâce au secours porté par la population alertée.
Dans la même nuit, les amoureux Boni Amèkoudji et Adinsi Allowanou qui ont trouvé refuge dans une autre case, y ont été surpris une seconde fois par un incendie. Cette fois encore, la vigilance et la promptitude de la population ont permis de les sauver. Interpellé et inculpé de tentative d’assassinat et d’incendie volontaire, Sossou Amessinko reconnaît les faits même si à l’interrogatoire au fond, il nie être l’auteur du second incendie.
Le bulletin N°1 de son casier judiciaire ne porte mention d’aucune condamnation. L’enquête de moralité lui est plus ou moins favorable.

Sossou l'amoureux

A la barre, l’accusé Sossou Amessinko a reconnu les premiers faits d’incendie qui lui sont reprochés. Mais pour les 2es, il n’en reconnaît la responsabilité. Le feu aurait pu être propagé par le vent qui a soulevé la braise du foyer d’une vendeuse de pâte fermentée (communément appelée Konhoun) et l’a envoyé par mégarde sur ce toit. Pour lui, il était en amitié avec Adinsi Allowanou depuis environ deux mois et n’a nullement digéré que son amante qu’il déclare bien entretenir, s’accoquine avec son rival. Il a confié qu’il l’aime vraiment et qu’il pourvoit à tous ses besoins.
En ce qui le concerne, Boni Amèkoudji, l’amant de la femme, il ne se constitue pas partie civile. Pour lui, il y a eu deux semaines d’amitié entre la fille et lui. Il a confié que c’est lui qui rendait plutôt visite à Sossou Amessinko et non l’inverse. L’accusé ne le fréquentait pas.
La lecture des pièces du dossier a permis à la présidente de la cour, Michèle Odette Carrena-Adossou de donner la parole au ministère public pour ses réquisitions.

La vengeance, jalousie meurtrière

Pour Honoré Alowakinnou, citant André Malraux, «La vengeance est douce à tous les cœurs transis, il leur en faut une...». Sossou Amessinko, rappelle-t-il, a voulu se venger. Le voilà, a-t-il confié, devant votre cour. Tout est parti, selon lui, d’une aventure amoureuse qui a suscité une jalousie meurtrière. Pour lui, les deux rivaux vivaient à Ayiguinnou, arrondissement d'Agoué, commune de Grand-Popo. Le cœur d’Adinsi Allowanou battait beaucoup plus pour Boni Amèkoudji. Armé d’un bidon contenant de l’essence et d’une boîte d'allumettes, poursuit-il, il a mis le feu à leur demeure. Il reconnait vouloir leur faire du mal ; il dit vouloir leur occasionner des blessures. Lors de l’interrogatoire au fond, il a confirmé ses propos, rappelle le ministère public.
Pour le deuxième incendie, il déclare que le feu serait venu du foyer de la vendeuse de pâte fermentée (konhoun). L’accusé, selon Honoré Alowakinnou, a soigneusement préparé son crime. Il a choisi d’attenter à la vie de son ami et de celle de leur amante commune. Il y a eu des actes préparatoires, relève le ministère public. Il n’en veut pour preuve que l’essence et l’allumette soigneusement apprêtées, a souligné le ministère public. Il ne s’est pas arrêté là, reconnaît-il encore, car il est passé à l’acte en mettant le feu. Il savait que son rival était couché avec Adinsi Allowanou. Partant donc de ces éléments constants du dossier, Honoré Alowakinnou a déduit que le crime d’incendie est constitué. Et pour lui, l’accusé Sossou Amessinko savait que des gens étaient couchés et a décidé de commettre un homicide volontaire sur eux. Il y a donc tentative d’assassinat et l’infraction d’incendie est établie en tous ses éléments constitutifs.
Parce que le casier judiciaire de Sossou Amessinko est vierge et qu’il n’est pas en état de démence au moment des faits, le ministère public a retenu qu’il est bien accessible à la sanction pénale et a requis de le condamner à 15 ans de travaux forcés et aux dépens, et ce serait justice, a-t-il retenu.
Prenant le contre-pied des réquisitions, Me Magloire Yansunnou l’avocat de la défense a expliqué que son client est un homme ordinaire alors qu’on le décrit comme un monstre. Les hommes sont généralement très jaloux. Ainsi, tous les hommes nourrissent ce sentiment et il trouve que c’est normal. « Tous les hommes nourrissent cette haine ; les femmes ne savent pas », explique-t-il.
Comme tout homme normal qui aime, il ne supporte pas de voir son rival et celle qu'il aime, se coucher ensemble. Il a donc entrepris de faire ce qu’il a fait, justifie-t-il. A suivre Me Magloire Yansunnou, le feu se propage souvent vite dans ces milieux; c’est un endroit que je connais bien ; l’on ne peut pas partir du feu de la 2e case pour dire qu’il veut assassiner ; quand la case du voisin est en feu, vous avez intérêt à l’éteindre, rappelle-t-il. «On l’a battu, il a subi des sévices de sorte que lorsqu’il était libre, il a dit la vérité. Il n’y avait pas de préméditation ; il aurait pu empoisonner puisque celui-là était son ami ; il n’y a aucune préméditation», observe la défense pour qui le ministère public ne l’a pas démontré.
Par contre, il y a eu, selon lui, incendie volontaire, il y a eu passion; obnubilé et subjugué par la passion, il n’a pu se retenir. Il faut diminuer sa peine, suggère la défense. «C’est un homme ordinaire », relève Me Magloire Yansunnou. «Vous n’avez aucun intérêt à le maintenir en détention», fait-il observer avant d’ajouter qu’il a déjà fait 4 ans. «Un an en plus et ce serait bien pour la répression ; c’est un enfant unique, essayez de ne pas l’éloigner afin qu’il s’occupe de sa mère et ce serait justice», conseille l’avocat.
Après délibérations, la cour l’a reconnu coupable des infractions mises à sa charge et l’a condamné à 10 ans de travaux forcés. Il retourne donc en prison pour environ un peu plus de 4 ans.

Société 10 avr. 2015


Attaques tous azimuts contre le chef de l’Etat et son régime :La coordination des FCBE apaise et sensibilise

Vendredi 3 mai dernier, la coordination nationale de l’alliance Force Cauris pour un Bénin émergent (FCBE), visiblement exaspérée par la «cabale» en cours contre le chef de l’Etat et son pouvoir, a donné de la voix. A travers un point de presse animé à Cotonou, le porte-parole de l’alliance a invité les acteurs politiques à des comportements responsables.

L’opinion publique a été informée à maintes reprises et par divers canaux ces derniers jours, de propos jugés «haineux» du président de la République à l’endroit de certains acteurs politiques. Lesquels se seraient entichés avec d’autres, d’une région du pays pour le déstabiliser. De telles informations, selon la famille politique du président de la République, ne seraient que de la machination. Vendredi dernier à Cotonou, face aux médias, la coordination nationale de l’alliance Force cauris pour un Bénin émergent (FCBE) s’est insurgée contre cet état de choses. En présence de son premier responsable, Eugène Azatassou et d’autres membres de l’alliance, l’honneur est revenu au porte-parole, le député Nouhoum Bida de donner lecture d'une déclaration à travers laquelle, le bloc politique soutenant les actions du président de la République remet en cause de telles déclarations, venant de surcroit d’acteurs politiques et pas des moindres.

«Chaque Béninoise et chaque Béninois se doivent de tenir à l’unité nationale comme à la prunelle de ses yeux», rappelle le porte-parole des FCBE qui souligne qu’en cette veille des joutes électorales, «nous traversons une période hautement sensible» et que des propos comme ceux qui fusent ces derniers jours «sont inadmissibles». Pour lui en effet, le «président de la République, pendant neuf ans, n’a de cesse d’œuvrer pour l’unité nationale, la stabilité et la sécurité». Il dit donc ne pas comprendre les intentions ségrégationnistes qui lui sont prêtées ça et là et demande alors aux acteurs politiques d’éviter «tout propos, toute action et tout comportement qui n’élèvent pas», car selon Nouhoum Bida, «rien n’est plus bas que le tribalisme, l’ethnocentrisme et le régionalisme».

Politique 07 avr. 2015


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