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Nouvelles

Parcours atypique d’un comédien: Kocou Yémandjè, citoyen des scènes d’Afrique !

Il aurait pu être fonctionnaire ou sportif racé tant ses potentialités intellectuelles et physiques l’y invitaient. Mais il s’est jeté corps et âme dans le théâtre depuis près de deux décennies avec une gourmandise et une passion qui l’ont rapidement hissé au firmament des arts en Afrique. Récit d’un parcours riche d’enseignements qui compte se poursuivre pour les années à venir vers le cinéma.

42 ans de vie, 20 ans de carrière ! A l’instar de certains de ses congénères, Kocou Gbênakpon Yémandjè aurait pu faire carrière dans la fonction publique. Mais en lieu et place, c’est la scène qu’il a épousée et dès son jeune âge. Lui, le sort, ou le destin c’est selon, avait prévu d’en faire un acteur. Un homme que le monde entier viendrait voir. Gbênakpon, le prénom traditionnel donné à cet enfant né dans l’une des familles royales d’Abomey, signifie littéralement «Le monde viendrait te voir». Baccalauréat série D en poche, le jeune Kocou aurait pu également s’incruster dans la vie active, après des études universitaires, pour faire le «Akowé», appellation donnée par ici aux cadres fraichement recrutés dans l’administration. Mais il n’en sera rien ! Le péché, c’est sans doute à Alougbine Dine, comédien et metteur en scène, ancien directeur du Festival international de théâtre du Bénin (FITHEB) et fondateur de l’EITB (Ecole internationale de théâtre du Bénin) qu’il faudra l’imputer. C’est lui qui, interprétant majestueusement sur scène «Le songe d’une nuit d’été de Shakespeare», a définitivement convaincu Kocou que son rêve de devenir comédien est une noble ambition. Depuis lors, il ne s’en est plus écarté. Avec la scène, il a scellé une alliance qui vole de succès en succès depuis 19 ans.

Rêveur et voyageur

Rêveur déjà dès son plus jeune âge, Kocou va se révéler un voyageur infatigable. La plupart des grandes scènes, d’Europe, notamment de la France et d’Allemagne, lui sont familières. Il y a fait parler son talent plus d’une fois. Talent dont l’un des révélateurs se trouve être Ousmane Alédji, directeur fondateur du centre culturel Arttistik-Africa à Cotonou (Bénin). Ce pan de sa carrière, il le raconte volontiers, l’émotion presqu’à fleur de peau. «Ma rencontre avec Ousmane Alédji a été déterminante dans ma carrière. Le rôle de Patrice Emery
Lumumba que j’ai tenu dans son spectacle Imonlè m’a ouvert beaucoup de portes». Cette même aubaine apportera de nombreux autres déterminants dans la vie et la carrière du jeune comédien qui, déjà en fin d’année 1998, officiait en tant que premier porteur et deuxième assistant à la réalisation lors du tournage du long métrage Barbecue-Pejo du réalisateur béninois Jean Odoutan.
Modeste, parfois exagérément, il définit sa carrière comme «celle de tout artiste», faite «de rencontres, de hasards, de sacrifices, de découvertes…». Mais elle lui est «douce et fructueuse». Sans doute ! Surtout lorsqu’on a du talent et qu’on sait compter sur de bonnes gens. Tout ne fut néanmoins pas si rose. «J’ai appris avec le temps qu’il ne faut compter que sur soi-même en premier, et en second lieu construire son propre réseau», confesse le comédien. Pour preuve, la plupart des metteurs en scène qui l’ont dirigé sont étrangers. S’il garde des souvenirs avec la France où sa collaboration avec le théâtre de Folles Pensées dirigé par Roland Fichet en Bretagne (France) lui a fait rencontrer des artistes magnifiques, c’est encore au Cameroun qu’il dit beaucoup devoir. Il se définit ainsi comme l’un des meilleurs imitateurs de l’humoriste camerounais Jean Miché Kankan qui a fortement «influencé» sa carrière, se satisfait-il. Avec le Cameroun, c’est une autre histoire, dira-t-on alors, quand le comédien confesse y avoir rencontré un autre grand acteur du monde théâtral et artistique, Marc Guy Tony Mefe, qui lui «a tenu la main». Sauf que de plus en plus, le poucet voyageur d’antan perd de sa superbe. «Ces derniers temps, je limite volontairement mes voyages pour mieux me consacrer à mes études dans le domaine de la réalisation de film. J’ai des ambitions cinématographiques».

Carrière heureuse

Kocou Gbênakpon ne chôme pas. En mai 2016 à Agboville (à 50km d’Abidjan en Côte d’Ivoire), il a créé Le miroir des mœurs confus de l’auteur dramatique camerounais Wakeu Fogaing. Un spectacle produit par la compagnie Siamois Expressions de la Côte d’Ivoire. C’est un monologue joué par la comédienne Delphine Yoboué, directrice du Festival international de Théâtre d’Abidjan. La première mondiale du spectacle est prévue pour bientôt en Côte d’Ivoire. Comme si ce mois était source d’inspiration pour lui, il a aussi créé Le bal des loups cannibales de l’auteur dramatique camerounais Tony Mefe. Cette création est une production du FITHEB tenu il y a quelques mois à Cotonou et l’équipe se prépare actuellement pour la phase migratoire du même festival. Presqu’un an auparavant, en novembre 2015, il avait déjà créé Village Fou de l’auteur dramatique Franco-ivoirien Koffi Kwahule, avec sur scène 14 comédiens de la troupe nationale de théâtre.
Avec son «Théâtre Kocou» créé au début de sa carrière, il mène aussi des activités directement liées à ses activités de metteur en scène. «Des collaborations avec d’autres compagnies sont courantes», s’enorgueillit-il. Les échos sur la satisfaction qui se dégage de son travail lui parviennent souvent. «Si on dit de moi que je ne jure que par le travail bien fait, j’avoue que ça me fait plaisir» ; modestie vite ravalée lorsqu’il confirme : «J’aime le travail bien fait pour la simple raison que c’est ce qui vous fait mériter le respect des autres. Je ne saurais dire avec précision ce qui me donne une telle réputation, mais j’ose croire que c’est le résultat de mon travail».

Ambition…

Le théâtre béninois et africain dans cinq ans ? Difficile pour lui de l’entrevoir «quand on sait qu’il ne se fait pas grand choses pour aller dans le bon sens». La question de formation et de la qualification restent primordiales, avance-t-il. Et dans «un pays comme le nôtre par exemple, où nous avons, qu’on le veuille ou non, un fonds d’aide avec un budget significatif, il est inconcevable que la création artistique à tous les niveaux soit rare, alors que l’argent coule à flot», s’offusque le metteur en scène. Conclusion, «On ne pourra donc rien envisager dans cinq ans ni dans un siècle, si le statut de l’artiste ne devient pas effectif. Il faut un théâtre qui parle», préconise aussi le comédien qui dit travailler actuellement sur «la manière de faire un théâtre accessible à nos populations». Une vision qui le travaille depuis quelques années. Mais c’est beaucoup plus vers le cinéma que se tournent ses ambitions imminentes. En plus de la formation qu’il suit actuellement dans le secteur, Kocou Yémandjè souhaite finir sa carrière, non pas seulement comme un comédien avec qui l’Afrique doit compter, mais aussi en tant qu’acteur hollywoodien.

Culture 09 sept. 2016


Conseil des ministres: Un soldat et un caporal radiés pour extorsion de fonds

Le gouvernement, au cours de son conclave hebdomadaire tenu jeudi 1er septembre, a pris plusieurs décisions dont l’une des plus importantes aura été la radiation de deux éléments des Forces armées béninoises pour faute grave.

Fin de carrière précoce pour deux agents des Forces armées béninoises. Un soldat et un caporal voient ainsi leur séjour dans les casernes écourté pour faute grave. Ils ont été pris en flagrant délit d’extorsion de fonds à des expatriés sous la menace de leurs armes. Analysant une telle situation, peinte par le ministre d’Etat, secrétaire général à la présidence de la République au cours de son point de presse comme des «manquements aux valeurs républicaines», le Conseil des ministres a décidé d’une série de sanctions à leur encontre. Ainsi, soucieux de la protection des populations civiles et des communautés étrangères, le ministre délégué en charge de la Défense nationale a été instruit pour prendre contre les intéressés des mesures administratives et des sanctions disciplinaires. En somme, la radiation a-t-il annoncé. Aussi, le ministre en charge de la Justice a-t-il été pour sa part, instruit pour engager sans retard des poursuites appropriées contre les agents en cause. Par ailleurs, pour prévenir de tels actes à l’avenir, plusieurs ministres ont été instruits pour faire engager des campagnes de sensibilisation dans l’ensemble des garnisons et mettre à disposition au besoin, un numéro vert pour les dénonciations. Des sanctions ont été également prises contre un proche collaborateur d’un membre du gouvernement. Lequel collaborateur aurait, sur les réseaux sociaux, publié un commentaire inapproprié sur le décret portant mis en place à la présidence de la République d’une cellule d’analyse des projets d’arrêtés ministériels et préfectoraux. Il lui est reproché, de n’avoir pas «fait exclusivement part de ses commentaires à sa hiérarchie» sur ladite cellule. Le Conseil des ministres y a donc vu une entorse à ses obligations et l’a déchargé de ses fonctions.

La diaspora béninoise vivant en Amérique et en Asie recevra dès la semaine prochaine, les délégations itinérantes de délivrance des passeports biométriques ordinaires. Ainsi en a décidé le Conseil des ministres après avoir pris connaissance du rapport d’étape dudit processus. Cette même rencontre du gouvernement a décidé de la prise d’un décret portant actualisation de la Commission nationale permanente de concertation et de négociation collective entre le gouvernement, les Centrales et Confédérations syndicales pour l’arrimer à la nouvelle représentation du gouvernement. D’autres décisions non moins importantes ont été prises au cours du Conseil des ministres du jeudi 1er septembre qui a par ailleurs autorisé le ministre d’Etat en charge du Développement à effectuer des missions prospectives dans des pays d’Afrique et du Golf pour la recherche de financements extérieurs au profit des projets relevant des priorités du gouvernement?

Actualités 02 sept. 2016


Messe d’enterrement du président Emile Derlin Zinsou: Le Bénin dit adieu à l’une de ses grandes figures politiques

Il y a près d’un siècle, c’était l’action de grâce jubilantoire de la naissance du président Emile Derlin Zinou. Jeudi 25 août, c’est l’eucharistie funèbre marquant la fin de sa vie terrestre. Diverses personnalités ont pris part à la messe d’enterrement concélébrée en l’église St Michel de Cotonou par le nonce apostolique, Brian Udaigwe et un collège d’évêques, dont Mgr Antoine Ganyè.

Quoique relativement âgé, l’appel de l’ancien président de la République, Emile Derlin Zinsou, pour la félicité éternelle, a touché plus d’un. A l’occasion de l’eucharistie funèbre célébrée en l’église St Michel de Cotonou, jeudi 25 août, l’émotion se lisait sur les visages. Qu’il s’agisse de ses parents, des personnalités politico-administratives, de ses anciens collaborateurs, ou encore de ses proches et amis, la douleur était encore bien visible à l’heure du dernier au-revoir. Si la foule a réussi à contenir son émotion, elle n’a pu rater l’occasion de rendre un hommage mérité à l’illustre disparu.

L’arrivée et la sortie de la dépouille du président Emile Derlin Zinsou ont été saluées par de fortes ovations des fidèles qui se sont disposés le long de son passage. Signe de la grandeur du patriarche national et de reconnaissance à ses œuvres de développement. Bâtisseur et soucieux de la prospérité de son pays, le président Zinsou l’a été. Un chef d’Etat non en avance sur son temps, mais en hauteur par rapport à son temps.
Pour Mgr Barthélémy Adoukonou qui a présenté l’homélie, l’illustre disparu « vivait tendu vers la réconciliation de tous les peuples, réalisée en croix par Jésus-Christ ». C’est la raison pour laquelle, soutient-il, il était fédéraliste en Afrique, universaliste au plan mondial. Celui à qui le Bénin rend hommage s’est contenté de porter toute son énergie sur le front de la société et sur celui de la politique. « La foi, l’espérance et la charité chrétienne qu’il s’efforçait de vivre ont pu transpirer dans sa manière de bâtir la société béninoise, africaine et mondiale juste », se souvient l'évêque concélébrant.
Si le décès de toute grande figure, de surcroît une personnalité politique, est une adresse aux citoyens à une prise de conscience sur leur part de responsabilité dans la réussite de l’œuvre de développement de leur pays, celui de feu Emile Derlin Zinsou l’est davantage d’autant qu’il s’agit d’un acteur de l’histoire du Bénin. De son indépendance.

Des qualités d’un homme honnête, droit…

L’illustre disparu, selon les explications de l'évêque concélébrant était simplement une donation de Dieu. Que de qualités lui ont été reconnues en cet instant solennel ! On retient qu’il était un homme «honnête, droit, sincère, intelligent, profondément croyant, charitable, très respectueux des autres quels qu’ils soient, humble et aimant les humbles, discret sans ostentation aucune…».
Au-delà des valeurs qui ont été vantées tout au long de l’office religieux, ‘’tonton Lolo’’, comme aimaient à l’appeler certains de ses proches, était un vaillant défenseur de la prospérité partagée. Malheureusement, il sera très tôt controversé pour sa rigueur. Il rejoint ainsi le royaume éternel sans avoir réglé avec son pays un contentieux célèbre : celui qui caractérise le refus du Bénin d’entrer dans sa vision de l’auto-prise en charge, qualifiée de ‘’zinsoutakouê’’. Bien trop tard peut-être de rattraper ce qui est perdu, pourrait-on dire. « L’échec que le Dahomey/Bénin a fait subir à Emile Derlin Zinsou dans cette volonté affirmée est un point majeur de notre histoire récente qui appelle aveu et conversion », regrette Mgr Barthélémy Adoukonou. « S’il est vrai que notre pays a été gratifié par le Père miséricordieux de tant de dons, il est tout aussi vrai que nous avons manqué tant de rendez-vous historiques, que nous avons laissé passer tant d’opportunités historiques, par manque de courage ou par malin génie », enchaine-t-il comme pour saluer l’intrépidité de l’homme à amener le peuple à inventer son propre essor. Selon lui, la mort du président Emile Derlin Zinsou marque, « la prise de conscience historique que le devenir de notre peuple dépend de la sincérité de sa conversion ».
Même si sa rigueur en faveur du développement n’était pas toujours applaudie de tous, le président Emile Derlin Zinsou n’aura pas vécu inutilement. Ses conseils et orientations doivent constituer une boussole pour les jeunes générations appelées à prendre le flambeau de la dignité et de l’auto-prise en charge de ses mains. Seule preuve, selon Mgr Barthélémy Adoukonou, de leur accompagnement dans la prière au grand patriote chrétien et de leur attachement au développement. Après la messe, le président qui a dirigé le Bénin de juillet 1968 à décembre 1969 a été conduit à sa dernière demeure.

Actualités 26 août 2016


Gestion du pays à l’ère de la Rupture: Les Fcbe dénoncent les incohérences du Nouveau départ

Le Bénin va mal à l’ère de la Rupture. C’est du moins ce que constatent les Forces cauris pour un Bénin émergent (Fcbe), depuis l’investiture du président Patrice Talon. Elles ont organisé une conférence de presse, mercredi 17 août au palais des Congrès de Cotonou, pour dénoncer le malaise social que le pays connait depuis peu.

La sortie médiatique des Fcbe commençait déjà sans doute par faire des impatients. Cette force politique brise enfin le mur du silence pour dénoncer ce qu’elle considère comme ‘’les errances’’ du pouvoir actuel. A travers la conférence de presse que ses membres ont animée, mercredi 17 août, les Forces cauris pour un Bénin émergent (Fcbe) entendent remuer le couteau dans la plaie, afin d’attirer l’attention du gouvernement actuel sur le malaise social qui frappe le pays.

Du tableau peint par les conférenciers, il ressort que le navire Bénin est en train de tanguer à l’heure du Nouveau départ. Et si des réformes urgentes ne s’opèrent pas dans l’immédiat, il risque de chavirer les mois à venir. Cette analyse trouve sa pertinence, selon les Fcbe, dans la situation socio-économique et politique peu reluisante du pays.
A en croire Eugène Azatassou, coordonnateur national de l’alliance Fcbe, «des faits persistants montrent que, si on n’y prend pas garde, le Bénin pourrait voir son climat social se détériorer et basculer à la dictature; toute chose qui n’est pas souhaitable. Nous devons tirer la sonnette d’alarme pour que le gouvernement actuel se corrige».

Des faits susceptibles

Au nombre des faits susceptibles d’accentuer la tension sociale, il dénombre fondamentalement la répression du mouvement estudiantin, les braquages répétés, la morosité ambiante…. Ce qui dérange surtout les conférenciers est que le président de la République, Patrice Talon, présente l’image d’un chef d’Etat qui place l’intérêt personnel au détriment de celui du peuple.
Pour eux, la nouvelle gouvernance repose sur cette vision qui accorde peu de place pour l’amélioration des conditions de vie et de travail des populations. A titre illustratif, ils évoquent «l’acharnement contre la vision qui a prévalu dans le pays de 2006 à 2016, et qui était portée sur l’intérêt général et la justice sociale…». Mieux, poursuivent-ils, l’actuel régime semble remettre en cause tous les efforts du régime sorti. Sur ce point, les Fcbe indexent «l’investissement prioritairement dans les domaines où l’Etat avait des conflits avec le secteur privé». Ils en arrivent à la conclusion que la nouvelle ligne de conduite du pays n’augure pas d’un climat apaisé. Au nombre des dérapages observés dans ce sens, ils soulignent «la répression brutale des mouvements de protestation découlant de la gouvernance actuelle ». Autant d’égarements que les conférenciers trouvent préjudiciables pour le développement du pays.
«Ne nous faisons point d’illusion, l’orientation politique, économique et sociale du pouvoir du Nouveau départ est lourde de conséquences néfastes pour le pays et va appauvrir davantage nos populations et mettre en cause les libertés démocratiques chèrement acquises à la Conférence nationale des forces vives de la nation de février 1990», avertit Eugène Azatassou.
Les conférenciers ne se sont pas limités à ce diagnostic. Tour à tour, les figures de proue, présentes à la conférence de presse, à savoir Amos Elègbè, Alassani Tigri, Gustave Sonon, Valentin Djènontin, Yacoubou Touré se sont relayés au pupitre pour faire part de leurs appréciations de la gestion du régime de la Rupture. Ils notent un certain nombre d’incohérences susceptibles d’assombrir l’horizon du Bénin. Outre la question des ‘’braquages répétés’’, ces ténors des Fcbe ont également abordé plusieurs autres sujets d’actualité. Entre autres, la gestion des véhicules d’occasion, celles relatives à la filière coton et au port de Cotonou.
La seule priorité pour cette alliance de partis, c’est le Bénin, ont-ils martelé, mettant au passage l’accent sur leur attachement aux valeurs démocratiques. Là-dessus, avertissent-ils, le gouvernement du Nouveau départ doit revenir à de meilleurs sentiments en prônant notamment le respect des libertés individuelles, civiles, militaires et collectives. Les conférenciers l’exhortent par la même occasion à revoir ses copies, notamment sur les plans socio-économiques et politiques au risque de conduire le pays dans le décor?

Actualités 18 août 2016


Autorisation de ratification au Parlement: 86 milliards FCFA pour développer les universités d’Abomey et de Kétou

Les députés ont autorisé mardi 16 août, le gouvernement à ratifier deux accords de prêts relatifs au projet de construction de l’Université polytechnique d’Abomey (Upa) et de l’Université d’agriculture de Kétou. Les deux dossiers, d’un montant total de plus de 86 milliards de FCFA, ont été adoptés mais après de chaudes discussions au cours desquelles le gouvernement représenté par le ministre chargé de l’Enseignement supérieur, Odile Attanasso n’a pas été raté par les députés.

Le gouvernement a failli rater mardi 16 août l’adoption de deux projets d’accords de prêt. Le premier concerne l’accord de prêt sous forme d’Ijara de la Banque islamique de développement (Bid) d’un montant de 6,985 milliards de FCFA environ relatif au financement du projet de construction de l’Université Polytechnique d’Abomey et de la deuxième phase du projet de construction de l’Université d’agriculture de Kétou (Uak). Et le second a trait à l’accord de prêt sous forme d’Istisna’a de la Bid d’un montant de 79,20 milliards environ relatif au financement du projet de construction de l’Université polytechnique d’Abomey et de la deuxième phase du projet de construction de l’Université d’agriculture de Kétou. Les deux dossiers ont été mis ensemble et leur examen a été fait en débat unique vu qu’ils portent sur le même objet. Mais le débat a été chaud et très houleux. Se collant à l’actualité de ces derniers jours, les députés n’ont pas hésité de revenir sur leurs griefs contre la nouvelle carte universitaire qui réduit de sept à quatre le nombre d’universités au Bénin. Une réduction qui n’a pas été du goût de certains députés qui ont menacé de différer l’autorisation de ratification des deux accords de prêt, le temps pour le gouvernement de revoir sa copie. Il s’agit pour ces députés protestataires de contraindre le gouvernement du président Patrice Talon à maintenir intact l’atlas universitaire qu’il a hérité du régime défunt. Ceux-ci disent d’ailleurs être davantage inquiets après avoir écouté le ministre chargé de l’Enseignement supérieur, Odile Attanasso lors de sa conférence de presse qu’elle a animée le week-end dernier et qui tend à laisser croire que les députés seraient des ignorants sur cette question de la nouvelle carte universitaire. Et mieux, le nouvel atlas universitaire serait consommé et le gouvernement ne compte plus faire marche arrière.

Mais pour d’autres députés, il n’est pas question d’amalgamer. Le débat sur la carte universitaire et l’autorisation de ratification des deux accords de prêts au profit des deux universités ne doivent pas être confondus. Ce sont deux questions distinctes, défendent ces derniers. Ils invitent leurs collègues contestataires à soutenir les deux dossiers pour ne pas faire perdre au Bénin les 86 milliards FCFA de la Bid. Surtout, selon les clauses avec la banque islamique de développement, la ratification des deux accords doit intervenir au plus tard le 3 octobre prochain. Pour sauvegarder les deux financements, les députés ont été obligés de faire prendre au gouvernement des engagements. Il a promis d’organiser un atelier au profit des parlementaires pour la révision de la nouvelle carte universitaire sur une base consensuelle. Cette promesse ferme du ministre Odile Attanasso a adouci les cœurs des députés qui n’ont pas manqué d’insister sur le respect de cet engagement par le gouvernement. Autrement, ils menacent de lui rendre la monnaie avant la fin de la législature si cette promesse était un marché de dupe. Soumis aux votes, les deux accords ont été adoptés chacun à l’unanimité moins trois abstentions pour le premier et deux abstentions pour le second.

La 3e session extraordinaire clôturée

Ouverte lundi 8 août dernier à la demande du gouvernement, la troisième session extraordinaire de l’année 2016 a été clôturée mardi 16 août à l’Assemblée nationale. Clôturant les travaux, le président de l’Assemblée nationale, Adrien Houngbédji a noté avec satisfaction l’examen et l’adoption des cinq points inscrits à l’ordre du jour par le gouvernement. Il a rappelé ces différents dossiers qui portent tous sur des autorisations de ratification d’accords de prêts estimés à 127 milliards de FCFA environ. Plus rien n’étant à l’ordre du jour, il a renvoyé ses collègues députés à poursuivre leurs vacances. Mais il les a informés qu’une nouvelle session extraordinaire s’ouvrira en septembre prochain, cette fois-ci à la demande des députés. Elle permettra au Parlement d’adopter le budget de son institution pour le compte de l’année 2017 avant son incorporation dans le projet de budget général de l’Etat gestion 2017.

Actualités 17 août 2016


Assemblée nationale: 16,5 milliards FCFA de crédit autorisés pour développer le maraîchage

Les députés ont adopté lundi 25 juillet, le projet de loi portant autorisation de ratification de l’accord de financement signé à Rome, le 1er février 2016 avec le Fonds international de développement agricole (Fida) dans le cadre du financement partiel du Projet d’appui au développement du maraîchage (Padmar). Le dossier a été adopté à l’unanimité des députés présents et représentés à l’exception de Mathurin Nago qui s’est abstenu.

16,5 milliards FCFA. C’est le montant de l’accord de financement dont la ratification a été autorisée lundi 25 juillet par l’Assemblée nationale. Ce crédit s’inscrit dans le cadre de l’accord de financement signé par le gouvernement à Rome le 1er février 2016 avec le Fonds international de développement agricole (Fida) pour le compte du financement partiel du Projet d’appui au développement du maraîchage (Padmar). Un projet dont l’objectif global vise à contribuer à l’amélioration durable de la sécurité alimentaire et nutritionnelle et à la réduction de la pauvreté dans la zone d’intervention du projet. De façon spécifique, le Padmar vise à accroître durablement les revenus des exploitations maraîchères, tout en améliorant leur résilience aux effets du changement climatique, satisfaire la demande intérieure et rehausser la contribution des producteurs béninois aux échanges transfrontaliers. Par ailleurs, la réalisation du projet permettra au Bénin de participer au développement intégré de la filière maraîchère au niveau sous-régional et contribuera notamment à un accès sécurisé et durable des exploitants maraîchers à l’eau et au foncier à travers l’aménagement de 2000 hectares dont 480 ha de bas-fond. Aussi, le Padmar contribuera-t-il par ailleurs à la promotion systématique de l’utilisation de matériels d’irrigation moins pénibles notamment pour les femmes et plus économes en eau, à la création d’emplois et à l’aménagement de 120 km de pistes de désertes dont 279 mètres linéaires d’ouvrages de franchissement.
Le coût global du projet est estimé à 28,6 milliards FCFA. Les 16,5 milliards dont la ratification a été autorisée hier par les députés représentent la contribution du Fida. Le reste du financement est prévu pour être ensuite bouclé par la contribution du Fonds de l’Opep pour le développement international (Ofid) à hauteur de 7 milliards FCFA, la contrepartie des bénéficiaires et du gouvernement béninois pour un montant respectif de de 2,3 milliards FCFA et 2,8 milliards FCFA.
Au cours de l’examen du dossier, la plupart des députés ont salué la pertinence de ce projet qui prend en compte 27 communes du Sud-Bénin à potentiel maraîcher. Pour eux, ce projet qui embrasse un secteur jusqu’ici non pris en compte par les bailleurs de fonds va donner un plus à l’agriculture béninoise et créer encore de la richesse et de l’emploi aux jeunes. Mais plusieurs autres députés dont Mathurin Nago et Valentin Djénontin, tout en saluant aussi la qualité de ce projet, n’ont pas manqué d’émettre des réserves quant à sa mise en œuvre. Ils craignent que le Padmar subisse le même sort de dilapidation de fonds que les nombreux autres projets du ministère chargé de l’Agriculture. Mathurin Nago trouve d’ailleurs exagéré que le projet puisse prévoir 1,1 milliard FCFA pour le seul volet fonctionnement qui entre souvent dans les frais de missions fantaisistes sur le terrain et les achats de matériels roulants avec son corollaire de surfacturation.
Face aux réserves des uns et autres, le ministre chargé de l’Agriculture, Delphin Koudandé a donné des explications claires aux députés. Il a promis de repasser tenir une rencontre avec les parlementaires pour aborder de long en large la politique du gouvernement en matière du développement du maraîchage en particulier et de l’agriculture en général. Les assurances du gouvernement ont certainement convaincu les députés qui n’ont pas hésité à adopter le projet de loi à l’unanimité moins une abstention, celle de Mathurin Nago.
La désignation des députés pour le Cos-Lépi encore reportée

Une énième fois, l’Assemblée nationale a ajourné la désignation de ses neuf députés au sein du Conseil d’orientation et de supervision de la Liste électorale permanente informatisée (Cos-Lépi) et de ses 154 représentants dans les Commissions communales d’actualisation (CCA). Ce point n’a pu être examiné lundi 25 juillet au cours de la séance plénière. Et pour cause ! Les députés ne sont toujours pas prêts. Si l’Opposition parlementaire a déjà rendu disponible la liste de ces quatre personnes, à savoir Idrissou Bako, Cyprien Togni, Gilbert Bagana et Simplice Codjo, la Majorité parlementaire peine à s’entendre à l’interne. Jusqu’à hier encore, elle était à couteaux tirés. Mais aux dernières nouvelles, on apprend qu’elle est parvenue à recoller les morceaux. La Majorité parlementaire se serait entendue finalement sur la désignation des députés Louis Vlavonou (Un), Badirou Aguèmon et Augustin Ahouanvoèbla (PRD), Adolphe Djima (Rb) et Jérémie Adomahou (FDU). Ce sont donc les cinq représentants du camp présidentiel au sein du Cos-Lépi. En dehors de Adophe Djima et de Cyprien Togni, tous les sept autres étaient membres de la mandature précédente du Cos-Lépi. Les députés se sont donnés rendez-vous jeudi prochain pour adopter la liste définitive retenue. Ce n’est qu’après cela que ces neuf députés seront appelés à prêter le serment prévu à cet effet devant la Cour constitutionnelle avant leur entrée en fonction.
Th. C. NAGNONHOU, A/R Ouémé-Plateau

Actualités 26 juil. 2016


Accusé de confiscation de biens d’autrui au Tribunal de Parakou: Aboubacar Yaya absent, l’audience reportée

L’ancien ministre d’Etat, Aboubacar Yaya, devrait répondre, lundi 25 juillet devant le Tribunal de première instance de première classe de Parakou, des faits de saisie arbitraire de biens appartenant à autrui, à lui reprochés par un de ses anciens collaborateurs du nom de Kabirou M. Wari. Mais le prévenu n’était pas présent à l’audience. Les juges ont alors renvoyé l’affaire au 17 octobre prochain.

Suite à une brouille entre lui et son ancien patron l’année dernière, l’ex-collaborateur du ministre du Travail, de la Fonction publique, de la Réforme administrative et institutionnelle est monté au créneau pour dénoncer des abus sur sa personne et même incriminer le ministre d’avoir favorisé la réussite de certains candidats aux concours de recrutement au profit du ministère de l’Economie et des Finances jugés par la suite frauduleux et annulés récemment par le gouvernement. Fin novembre dernier, les clés de la maison en construction à Parakou et du véhicule du plaignant auraient été confisquées par le ministre auprès de son frère, alors qu’il était en formation militaire dans le cadre desdits concours pour lesquels il était admis.
A suivre !
Claude Urbain PLAGBETO A/R Borgou-Alibori

Actualités 26 juil. 2016


Accord de crédit pour le développement de la microfinance au Niger: Le Fagace garantit 3,75 milliards FCFA à ASUSU-Sa

Dans le cadre de ses interventions au Niger, le Fonds africain de garantie et de coopération économique (Fagace) a approuvé la demande d’aval d’un montant de 3,75 milliards de francs CFA pour le renforcement des capacités d’intervention de l’institution de microfinance ASUSU-Sa. Cet aval qui permettra à l’institution de microfinance de mobiliser 10 milliards de francs CFA auprès de ses partenaires financiers a fait l’objet d’un accord de signature qui s’est déroulée vendredi 15 juillet dernier au siège du Fagace à Cotonou entre la directrice générale par intérim de l’institution Mawèkouta Abou Aïssah et la directrice générale de ASUSU-Sa, Réki Moussa Hassane.

Le Fonds africain de garantie et de coopération économique (Fagace) réitère son soutien aux populations à faibles revenus n’ayant pas toujours accès au crédit. A travers la demande d’un aval de 3,75 milliards de francs CFA pour le renforcement des capacités d’intervention de la société ASUSU-Sa au Niger, elle vient de confirmer sa détermination à œuvrer davantage pour l’amélioration des conditions de vie des populations africaines les plus défavorisées.
Lors de la signature de cet accord, vendredi dernier, la directrice générale par intérim du Fagace, Mawèkouta Abou Aïssah a rappelé que depuis quelques années, la microfinance tend à être un axe stratégique des politiques économiques et financières des gouvernements de l’Afrique subsaharienne. Comme en Inde, la microfinance, selon elle, demeure aujourd’hui la solution à la faible bancarisation des populations.
Si la microfinance est perçue par la majorité de la population comme le seul mécanisme financier orienté vers la réduction de la pauvreté ou la création de richesse, la directrice générale par intérim du Fagace estime que c’est certainement parce qu’elle donne à espérer à une masse de « laissés pour compte » exclus du système financier traditionnel. Pour elle, les institutions de microfinance comme ASUSU-Sa grâce à leur proximité, essaient de soulager le quotidien des populations laborieuses à travers les villes et les campagnes. C’est pour cette noble mission que le Fagace est fier, souligne-t-elle, de réitérer son soutien à cette société nigérienne.
Mawèkouta Abou Aïssah déclare être convaincue que le rôle indispensable des institutions de microfinance dans l’économie des Etats africains, la qualité des partenaires techniques impliqués, l’existence d’une forte demande de crédit et la position de leader sur le marché nigérien de cette société devraient réduire considérablement les risques encourus et permettre à Fagace d’augurer d’un heureux aboutissement du projet.
Pour sa part, la directrice générale de la société ASUSU-Sa Réki Moussa Hassane dit être satisfaite de l’aboutissement de ce processus avant de remercier l’équipe du Fagace pour avoir accompli son devoir en accompagnant sa société. Ce motif de satisfaction, selon elle, lui donne un encouragement à aller plus loin dans la mobilisation des fonds pour la satisfaction des demandes des populations qui sont toujours à la recherche de crédits pour le financement de leurs activités.
La signature de cet accord est la deuxième intervention du Fagace avec ASUSU-Sa avec laquelle les relations sont au beau fixe. Cet aval porte le niveau global des interventions en garantie du Fonds à 329,743 milliards de francs CFA dont 12,398 milliards en faveur du Niger.

Economie 18 juil. 2016


Projet de soutien à l’Enseignement secondaire au Bénin: 10,5 milliards FCFA pour une éducation de qualité au collège

Pour une éducation de qualité au collège, le Bénin et la France s’engagent à hauteur de 10,5 milliards de FCFA. Dans ce cadre il a été élaboré le Projet de soutien à l’Enseignement secondaire (projet Sens) qui a fait l’objet de la signature de deux Conventions vendredi 8 juillet dernier au ministère de l’Economie et des Finances.

Améliorer les conditions d’accueil des collégiens au Bénin et plus précisément au sein des établissements jugés prioritaires dans les départements de l’Alibori, Borgou, Collines, Ouémé, Plateau, et Zou pour un montant global de 10,5 milliards de FCFA soit 16 millions d’euros. C’est ce qui a fait l’objet de la signature de deux Conventions vendredi dernier au ministère de l’Economie et des Finances à travers un projet de Soutien à l’Enseignement secondaire (projet Sens).

En effet, alors que le Bénin a fait des progrès significatifs concernant l’éducation primaire, 4 enfants sur 10 n’accèdent toujours pas à la classe de 6e et moins d’un enfant sur deux termine le collège. Les conditions d’accueil des élèves dans les collèges demeurent insatisfaisantes alors que la croissance démographique et l’augmentation des effectifs issus du primaire font anticiper une multiplication par 4 des effectifs au secondaire d’ici à 2030…
Pour l’ambassadeur de France près le Bénin, Aline Kuster- Menager, si le taux de scolarisation du collège est de 70%, on observe de fortes disparités en termes de genre, de différence urbaine/rurale et de milieu social. Le passage à l’éducation de base à 10 ans et la forte croissance démographique laisse présager une multiplication par 4 des effectifs. Pour elle, au-delà des infrastructures, la qualité des enseignements reste elle-aussi un défi. Le collège doit être le lieu d’acquisition des compétences de base pour les enfants béninois. Or, aujourd’hui, regrette-elle, les conditions d’accueil des élèves dans les collèges restent insatisfaisantes. Moins d’un enfant sur deux termine le collège sans pour autant avoir maîtrisé les acquis et ils sont plus de 20% à redoubler. Le Bénin doit aujourd’hui faire face à des enjeux de taille pour garantir une éducation de base de 10 ans de qualité à tous les enfants.
A travers ce projet s’inscrivant dans les priorités d’intervention de l’aide française au Bénin, l’Agence française de Développement (AFD) soutient le ministère en charge de l’Enseignement secondaire qui a décidé de recourir à l’emprunt pour répondre à ses besoins les plus urgents en matière de construction de salles de classes mais aussi pour renforcer ses propres capacités de pilotage.

2 000 classes nécessaires

L’Etat estime qu’à très court terme, 2 000 nouvelles salles de classe seront nécessaires au collège pour éviter que les conditions d’accueil ne se détériorent, notamment dans les zones rurales et périurbaines défavorisées. Le projet Sens contribuera à cet objectif, puisqu’il permettra de construire et d’équiper au moins 750 salles de classes supplémentaires au sein d’établissements jugés prioritaires dans les départements de l’Alibori, Borgou, Collines, Ouémé, Plateau, et Zou. Un appui sera également sollicité auprès du ministère pour lui permettre de renforcer ses capacités en matière de planification et de mise en oeuvre des programmes de construction. A moyen terme, le renforcement d’une offre de qualité et de proximité dans les zones rurales et périurbaines aura en particulier un impact positif sur la scolarisation des filles et populations vulnérables, contribuant à la réduction des déséquilibres sociaux et territoriaux.
Bien conscient que ces seules infrastructures ne suffiront pas à améliorer de façon globale le système éducatif, le ministère s’engage par ailleurs, avec l’appui de l’AFD, à définir et faire appliquer des normes de qualité et de gestion qui contribueront à terme à une amélioration durable de l’équité dans les conditions d’accès et d’accueil des enfants béninois au collège. 10 000 enseignants seront notamment recrutés dans les prochaines années à cette fin.
D’un montant total de 10,5 milliards de FCFA (soit 16M d’euros), le projet bénéficie d’une contribution de l’AFD sous forme d’un prêt très concessionnel de 9,8 milliards de FCFA et d’une subvention de 655 millions de FCFA.
Cette intervention s’inscrit en complémentarité du Projet d’appui à l’Enseignement secondaire (PAESB) financé par l’AFD à hauteur de 6,5 milliards F.CFA, qui vise à construire au moins 240 salles de classes dans les collèges dans les départements de l’Atacora-Donga et l’Atlantique-Littoral.
Si l’AFD intervient sur le collège, ordre d’enseignement charnière pour préparer les jeunes à la poursuite d’études ou à la vie active, elle accompagne également le ministère dans le développement de l’enseignement et de la formation technique et professionnel.
C’est le ministre de l’Economie et des Finances Romuald Wadagni qui a signé les conventions d'accord ces avec l’ambassadeur de la France près le Bénin et la directrice de l'AFD en présence du ministre de l’Enseignement secondaire et de la Formation technique et professionnel Lucien Kokou. Etait également présent, le directeur adjoint du département Afrique de l’AFD, Yazid Bensaid.

Actualités 11 juil. 2016


Consultations intergouvernementales bénino-germaniques: Les points des prochaines négociations retenus à Cotonou

Démarrées au ministère des Affaires étrangères et de la Coopération, le 4 juillet, les consultations intergouvernementales en vue de la 19e session des négociations entre le Bénin et l’Allemagne ont pris fin, le lendemain, sur une note de satisfaction de part et d’autre. Les consultations ayant porté sur divers domaines de coopération constituent la base de négociations des 21 et 22 septembre 2016 à Berlin pour la période 2016-2019.

Les discussions entre les délégations béninoise et allemande dans le cadre des consultations intergouvernementales préparatoires aux négociations de septembre 2016 ont été fructueuses et ont porté sur divers domaines dont l’énergie.
En ce qui concerne les nouveaux projets, il faudra signaler les besoins du Bénin qui ont trait à l’énergie électrique.
La partie béninoise a souhaité en effet le renforcement de ses capacités et des infrastructures énergétiques. Ainsi, des projets de construction et d’exploitation de centrales électriques photovoltaïques, de construction, de restructuration et de renforcement des réseaux électriques ont été soumis à la partie allemande. Sans oublier la construction de petits barrages à but agro-pastoral et la réhabilitation de retenue d’eau et d’aménagement hydroélectrique. La délégation allemande s’est dite prête à examiner ces nouveaux projets. Mais certaines préoccupations ont été soulevées par la délégation allemande. Celles-ci ont trait au sous-financement du secteur énergétique au niveau de la communauté électrique du Bénin(CEB) et de la Société béninoise d’énergie électrique (SBEE), les retards dans le projet de transmission suite aux insuffisances des capacités au niveau de la CEB.
Il ressort que le débat de politique générale a donné l’occasion à la partie allemande de saluer l’avènement du nouveau gouvernement et surtout sa volonté de vite conduire les réformes pour rendre les institutions et l’administration plus efficaces et pour mieux exploiter les potentialités économiques du pays en vue du bien-être des populations.
En dehors de l’énergie, au titre des engagements de la coopération bilatérale au développement, ce sont les projets en cours d’exécution relevant de trois pôles de concentration de l’intervention allemande qui ont été examinés. Il s’agit de la gestion intégrée des ressources en eau, de l’approvisionnement en eau potable et l’assainissement ; de la décentralisation et le développement communal en plus de l’agriculture et l’éducation.

Des progrès accomplis mais des défis encore

A propos de ces projets, le Bénin a exprimé ses attentes relatives à l’implication effective des cadres béninois dans leur mise en œuvre et au renforcement de l’appui allemand dans les secteurs de son intervention. Si la partie allemande a apprécié les progrès accomplis dans la mise en œuvre des projets en cours, elle ne s’est pas empêchée de faire quelques suggestions. Ainsi, en matière macroéconomique, elle a souligné la nécessité d’une stratégie priorisée de réforme des finances publiques et l’importance d’un budget-programme à partir de 2017 pour un nouveau modèle de gestion administrative axée sur les résultats et plus transparente. Elle a attiré également l’attention du Bénin sur l’importance des mesures fortes pour améliorer l’exécution des dépenses d’investissement, du renforcement et de l’opérationnalisation des organes de contrôle et sur la nécessité de transformer la Chambre des comptes en Cour des comptes indépendante.
Concernant le pôle «Gestion intégrée des ressources en eau, de l’approvisionnement en eau potable et l’assainissement» il importe que les attributions des compétences soient clarifiées entre le nouveau ministère du Cadre de vie et du Développement durable et le ministère de la Santé, pour l’assainissement de base. De même, la partie allemande a, entre autres, souligné la nécessité de créer un organe indépendant de régulation du secteur de l’eau en vue d’une meilleure gestion de la ressource et du service. En matière de décentralisation et de développement communal, le Bénin a beaucoup de défis à relever. Entre autres, il doit améliorer les capacités de leadership du ministère en charge du secteur pour assurer un pilotage efficace. Il doit œuvrer à l’augmentation substantielle des allocations au Fonds d’appui au développement communal (FADeC) non affecté afin d’atteindre la cible de 15% recommandée par l’UEMOA. Il faudra aussi permettre la maîtrise d’ouvrage communale et la réorientation du rôle des préfectures, le renforcement des capacités des agents des communes et des élus locaux.

Réactivitation

Tout en saluant certaines actions dans le domaine agricole, la partie allemande a jugé utiles la réactivation du sous-groupe sécurité alimentaire et nutrition, l’amélioration du dialogue et de la coopération public-privé, la restructuration de la filière coton, l’allocation de plus de 10% du budget national au secteur agricole et leur exécution en respect des accords de Maputo.
En matière d’éducation, l’Allemagne intervient à travers le projet ProEduc. Et le Bénin souhaite qu’elle étende ses actions à toutes les circonscriptions scolaires. Il tient aussi à être accompagné dans la prise en compte de l’équité genre dans les actions et le renforcement de la qualité de l’enseignement, la promotion de la décentralisation et de la déconcentration dans l’enseignement maternel et primaire, le renforcement des capacités professionnelles des enseignants.
Les points retenus en vue des négociations intergouvernementales prévues pour les 21 et 22 septembre prochains ont été signés par Walter von den Driesch, ambassadeur d’Allemagne près le Bénin, et Marc Hermann Araba, secrétaire général du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération. Il faut signaler que c’est le ministre des Affaires étrangères, Aurélien Agbénonci, qui a procédé à la clôture des consultations en exprimant sa grande satisfaction quant à la moisson. ?

Actualités 07 juil. 2016


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