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Nouvelles

Poursuivis pour association de malfaiteurs et vol à main armée:Les accusés désormais libres
Dans le cadre de l'examen du premier dossier inscrit à son rôle, le tribunal de première instance de deuxième classe de Natitingou a prononcé l'acquittement pur et simple des accusés Tidouossa Yessou Tchansi, Daniel Moussa alias Adjim Lamine et Pouani Noanti, le 8 février dernier. Poursuivis pour association de malfaiteurs et vol à main armée, aucun d'eux n'a été déclaré coupable. A la barre lundi 8 février dernier, les trois accusés n'ont pas reconnu les faits d'association de malfaiteurs et de vol à main armée qui leur étaient reprochés. Une position qu'ils ont prise depuis l'entame de la procédure. Ils n'ont pas reconnu avoir participé de quelque manière que ce soit à ces crimes. Pour le ministère public, le système de défense qu'est la dénégation n'emporte nullement sa conviction. Il s'est employé à montrer, selon son appréhension du dossier, le degré de culpabilité de chacun des accusés. Selon lui, les éléments matériel, légal et moral sont réunis et il faut sévir pour décourager à jamais des délinquants de ce rang. Dès lors, il a requis contre eux vingt ans de réclusion criminelle. Les accusés ont été défendus par Mes Nicole Yèdé, Maurice Thomas Ligan et Fidel S. Abouta. Pour eux, leurs clients n'étaient nullement dans un système de défense. Une bonne lecture des faits, selon eux, permet de se rendre compte de la non-participation de leurs clients à ces crimes. Ils ont plaidé l'acquittement pur et simple au principal ou l'acquittement au bénéfice du doute. A l'arrivée, le tribunal a retenu l'acquittement pur et simple pour l'accusé Noanti Pouanou, puis l'acquittement au bénéfice du doute pour les accusés Tchansi Tidouossa Yessou et Daniel Moussa alias Adjim Lamine. Les faits Courant l'année 2014, plusieurs braquages ont été enregistrés sur l'axe routier Porga-Dassari dans la commune de Matéri. C'est ainsi que les nommés Bienvenu Kinkinhouin et Tibila Tendrebeogo ont été victimes desdits faits et même de vol à main armée respectivement les 1er et 15 novembre 2014. Les assaillants ont dépouillé ces victimes de numéraires et divers autres objets. Suite à un autre braquage intervenu le 1er décembre 2014, le corps sans vie de Yancori Bienvenu Gnanmi a été découvert sur cet axe, précisément dans le village Nodi. Les investigations menées par l'ex-brigade spéciale de Porga ont permis d'interpeller plusieurs individus dont Pouani Noanti, Daniel Moussa alias Adjim Lamine, Tidouossa Yessou Tchansi, Yariko Sedjia, John Noanti et Raimi Sambieni. A l'enquête préliminaire, John Noanti, Yariko Sedjia et Raimi Sambieni ont reconnu les faits de vol à main armée perpétrés en novembre 2014 et l'assassinat de Yancori Bienvenu Gnanmi tout en citant les autres membres de leur réseau de malfaiteurs dont Tchouapa Sagui, Tidiri Kassa, Mama Gnarigo, Antou Sambieni, Kossiyama Tchari, Djoula Djodi, Kouaka Kouandi, tous en fuite avant d'avoir été lynchés suite à une attaque de la brigade par la population villageoise. Quant aux nommés Pouani Noanti, Daniel Moussa alias Adjim Lamine, Tidouossa Yessou Tchansi, interpellés et poursuivis pour association de malfaiteurs et vol à main armée, ils ont nié les faits à toutes les étapes de la procédure. Président: Hervé V. Gnansounou Assesseurs: Denis Goundete Pacôme Doukloui Audrey Tchogninou Michel Agbodjogbe Ministère Public: Samuel Noutohou Greffier: Ambroise Alassane Société 12 févr. 2021


JOURNEE NATIONALE CONTRE LA CORRUPTION, ÉDITION 2020: Message de l’Autorité Nationale de Lutte contre la Corruption
Le mardi 08 décembre 2020, le Bénin a célébré  la quinzième édition de la Journée Nationale contre la Corruption. Préoccupés par la gravité des problèmes que pose la corruption et de la menace qu’elle constitue pour la stabilité et la sécurité des sociétés, les Etats Membres des Nations-Unies, dont le Bénin, se sont coalisés afin de mettre en place la Convention des Nations Unies contre la corruption, un instrument juridique multilatéral capable d’endiguer la corruption au niveau mondial. Notre pays est également Etat partie à plusieurs autres instruments internationaux notamment le Protocole de la CEDEAO sur la lutte contre la corruption et la Convention de l’Union Africaine sur la prévention et la lutte contre la corruption. Ces différents instruments mettent l’accent sur la nécessité de sensibiliser les citoyens sur la nocivité du fléau que constitue la corruption et de mener des réflexions stratégiques pour y faire face. L‘institution  par décret n°2006-773 du 31 décembre 2006 de la Journée Nationale  contre la Corruption, célébrée le 8 décembre de chaque année,  s’inscrit dans ce contexte. Elle constitue une occasion pour mettre en lumière la problématique de la lutte contre la corruption et de réaffirmer la détermination des différents acteurs concernés par ladite lutte. L’organisation de cette édition est marquée par une réflexion analytique de l’ANLC sur différentes évaluations et appréciations des institutions et organismes internationaux  sur le Bénin, dans le domaine de la lutte contre la corruption et de la bonne gouvernance en général, au cours de la période de 2017 à 2020. Les annotations ou appréciations de quelques organismes internationaux Le Bénin, notre pays, au cours de ces dernières années a fait l’objet de plusieurs évaluations par des organismes internationaux dans le domaine de la lutte contre la corruption et de la gouvernance en général. L’Autorité Nationale de Lutte contre la Corruption, pour la présente occasion, s’est intéressée aux annotations de certains de ces organismes à savoir : Transparency International, Afrobaromètre, la Banque Mondiale à travers l’Evaluation de la Politique, des Institutions Nationales (CPIA), International Budget Partnership (IBP) et la Fondation Mo Ibrahim. Interprété sur l’échiquier international et  africain, le classement de Transparency International montre que le Bénin enregistre une avancée constante ces dernières années. Ainsi, de 95ème place sur 176 pays évalués avec une note de 36 points sur 100 en 2016, le Bénin est passé au 85ème rang sur 180 pays évalués en 2017 ; il a occupé la 80ème place en 2018-2019. Les scores obtenus par le Bénin évoluent de  de 39 points sur 100 en 2017,  à 41 points sur 100 en 2019.Une avancée de quinze (15) places a été enregistrée sur la période. Dans son dixième rapport publié en liaison avec Transparency International sur l’évolution de la corruption en Afrique  en 2019, Afrobaromètre, un réseau de  panafricains indépendants  qui mesure et analyse l’évolution du point de vue des citoyens sur la gouvernance, la démocratie, la société civile, les performances économiques, la qualité de vie et spécialement en matière de corruption, a révélé que le Bénin fait partie des 07 pays ayant réalisé les meilleurs scores  dans le domaine de la corruption sur 35 pays africains évalués. L’Evaluation de la Politique et des Institutions Nationales (CPIA), un rapport produit par la Banque Mondiale suite à une évaluation des pays essentiellement d’Afrique subsaharienne sur les principaux facteurs qui soutiennent la croissance et la réduction de la pauvreté, fait remarquer qu’au rang des 14 pays de la région qui ont vu leur note globale de la CPIA évoluer en 2019, figure le Bénin qui a été qualifié de pays « non fragile » avec une économie dynamique. Ledit rapport ajoute aussi que l’augmentation de la note globale du Bénin démontre des progrès dans la qualité de la gestion économique. Les résultats de l’Enquête sur le Budget Ouvert (EBO) de International Budget Partnership (IBP) de 2019, institution de notation partenaire du Fonds Monétaire International (FMI) et de la Banque Mondiale, classent le Bénin au premier rang des pays d’Afrique francophone en matière de transparence budgétaire et 51ème sur 117 pays évalués sur le plan mondial. De 39 points sur 100 en 2017, le Bénin est passé à 49 points sur 100 en 2019, faisant ainsi un bond de 10 points. L’EBO a également évalué les possibilités formelles offertes au public pour une participation significative aux différentes étapes du processus budgétaire et les pratiques de l’exécutif, du législatif et de l’Institution Supérieure de Contrôle dans ce processus. En 2019, pour la participation au processus budgétaire, le Bénin a obtenu une note de 24 points sur 100 contre 09 points sur 100 en 2017 et, en ce qui concerne le contrôle budgétaire, le Bénin a obtenu une note de 57 points sur 100. Le dernier rapport Mo Ibrahim de la bonne gouvernance, publié le lundi 16 novembre 2020, renseigne que le Bénin a fait un bond de 11.0 dans la lutte contre la corruption entre 2010 et 2019. Mesurant l’absence de corruption dans le secteur public précisément, le rapport met en exergue  une avancée qualitative de 20.1 sur la même période. Le Bénin est classé 13ème sur 54 pays concernés en Afrique. Cette avancée du Bénin reconnue par les standards internationaux au plan de la lutte contre la corruption et de la bonne gouvernance en général, est sans doute la résultante de la concrétisation d’une volonté des pouvoirs publics d’endiguer et surtout de prévenir le fléau. D’importantes mesures ont été prises par ceux-ci en termes de réformes institutionnelles et normatives auxquelles s’ajoute un ensemble de mesures administratives, tout ceci  avec l’accompagnement de diverses structures partenaires. Que retenir des réformes entreprises par les pouvoirs publics alors ? Au titre des mesures normatives et institutionnelles, on peut retenir entre autres :
  • la révision de la constitution avec l’institution d’une cour des comptes ;
  • l’adoption et la promulgation de la loi N° 2018-17 du 05 juillet 2018 relative à la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme en République du Bénin. Cette loi place désormais le Bénin dans le concert des nations décidées à prévenir et à réprimer le blanchiment de capitaux, le financement du terrorisme et la prolifération des armes de destruction massive ;
  • la création d’une juridiction dénommée « Cour de Répression des Infractions Economiques et du Terrorisme » en abrégé CRIET à compétence nationale à travers l’adoption et la promulgation de la loi n° 2018-13 du 02 juillet 2018 modifiant et complétant la loi n° 2001-37 du 27 août 2002 portant organisation judiciaire en République du Bénin modifiée et création de la cour de répression des infractions économiques et du terrorisme ;
  • l’adoption et la promulgation de la loi n°2018-16 du 28 décembre 2018 portant code pénal en République du Bénin. De nombreuses infractions encadrées par divers textes sont désormais entérinées et consolidées dans ladite loi. C’est le cas des infractions prévues dans la loi n°2011-20 du 12 octobre 2011 portant lutte contre la corruption et autres infractions connexes en République du Bénin ;
  • l’adoption de la loi n°2018- 23 du 26 juillet 2018 portant nouvelle charte des partis politiques en République du Bénin. Cette loi vient régler entre autres, le problème du financement des partis politiques et  donc la réduction des flux financiers illicites au sein des partis politiques ;
  • la réforme du code des marchés publics pour poursuivre la mise en conformité avec les directives de l’UEMOA, et assurer un meilleur encadrement du gré à gré.
  • l’adoption d’une loi sur le renforcement de la gouvernance juridique et judiciaire ;
Au titre des mesures administratives qui contribuent à la lutte contre la corruption, on peut citer, entre autres :
  • la mise en œuvre d’une politique de dématérialisation destinée à créer moins de contacts physiques entre les agents publics et les usagers de l’administration publique. Cette politique s’est déjà traduite, entre autres, par la mise en place de la plateforme educmaster pour la gestion administrative de tous les établissements publics du Bénin ; l’ouverture de guichets uniques dans le domaine du foncier, de la gestion des pensions de retraite et de la fiche de paie des agents de l’Etat. La dématérialisation concerne également le secteur des impôts, la création des entreprises, l’état des personnes. Ces mesures d’assainissement ont abouti à la découverte des agents publics fraudeurs pour un préjudice de plusieurs dizaines de millions de francs CFA.
  • l’élaboration et la mise en œuvre d’un Plan d’Orientation Stratégique de l’administration Fiscale (POSAF 2017-2021)  dont l’un des enjeux majeurs  est la réduction de la fraude fiscale.
  • la mise en œuvre d’un nouveau Plan Global de Reformes de la Gestion des Finances Publiques (PGRGFP) 2017-2020 qui a le mérite d’avoir doté le Bénin d’un système de gestion des finances publiques transparent, performant, conforme aux standards internationaux, respectueux de la répartition constitutionnelle des prérogatives entre les institutions, et mettant résolument les finances publiques au service du développement du Bénin. La problématique de l’impunité, un facteur important pour la lutte contre la corruption est prise en compte à travers plusieurs de ses axes. (Axes 2,3 et 4).
En définitive,  que ce soient les rapports des études sur la lutte contre la corruption, au niveau national qu'international, le Bénin a été marqué sur le plan de la gouvernance économique depuis 2017 à ce jour, par une visibilité des actions des pouvoirs publics dans la lutte contre la corruption. L’ouverture budgétaire, la participation citoyenne au processus de décision financière et la pratique de reddition de comptes érigées au rang de critères clés de gouvernance financière au Bénin sont illustratives. Le renforcement de la CENTIF, la création de la CRIET et surtout le règlement de la question du financement des partis politiques sont aussi des actions fortes dans le cadre de la lutte contre la corruption. A cet égard la présidente de Transparency International, Mme DELIA FEREIRA RUBIO, conseille de s’attaquer de toute urgence au problème du financement des partis politiques car « Les pays où l’administration est la plus corrompue sont ceux où les règles de financement des campagnes électorales sont inexistantes ou mal appliquées ». Nécessité de poursuivre ces efforts Au regard des défis de la lutte contre la corruption, l’ANLC estime qu’il  est impérieux que ces efforts consentis par les pouvoirs publics soient maintenus et complétés par d’autres actions  pertinentes pour des résultats encore plus probants. Les différentes performances enregistrées par le Bénin et mises en exergue par les divers organismes internationaux dans leurs rapports classent, pour la plupart, le Bénin en dessous de la barre du seuil des moyennes. Pour figurer au rang des pays les mieux classés, il urge que les citoyens béninois adoptent des comportements éthiques en harmonie avec la vision du Chef de l’Etat qui est de faire de la lutte contre la corruption une action quotidienne. Les agents de l’Etat, les usagers des services publics et les agents  du secteur privé  doivent œuvrer  pour une réduction des actes de corruption et pratiques connexes, en dénonçant et/ou sanctionnant les actes de corruption selon les textes en vigueur. La tolérance zéro vis-à-vis des actes de corruption et autres infractions connexes reste le crédo de l’ANLC. Voilà pourquoi la vulgarisation des différents textes sur la lutte contre la corruption et la promotion de la bonne gouvernance revêt une importance cardinale car les principes qu’ils contiennent, prônent non seulement l’amour de la patrie, la sauvegarde de l’intérêt général, l’esprit de sacrifice, mais aussi et surtout, indiquent les pistes pour ne pas confondre les biens publics avec ceux personnels.
Actualités 16 déc. 2020


Lutte contre la corruption et la Covid-19: Les pouvoirs publics appelés à plus de transparence
Renforcer les stratégies de lutte contre la corruption s’avère nécessaire dans le contexte actuel de mobilisation sans précédent de fonds d’urgence en riposte à la pandémie de Covid-19. Un nouveau rapport de la Banque mondiale attire l’attention des pouvoirs publics et définit les approches et outils qui peuvent les y aider. Les risques de corruption sont susceptibles de fragiliser l’efficacité de la riposte contre la pandémie de Covid-19, selon la Banque mondiale qui vient de publier un rapport intitulé « Enhancing Government Effectiveness and Transparency: The Fight Against Corruption». La diligence notée dans le décaissement des fonds pour la lutte contre la propagation du nouveau coronavirus ne doit pas faire perdre de vue la nécessité de respecter l’orthodoxie dans la gestion financière, signale l’institution. Elle fait remarquer que les dépenses inédites engagées par les pouvoirs publics dans le cadre de cette lutte l’ont parfois été sans respecter les mécanismes habituels de contrôle. «Alors que les pays s'engagent sur la voie d'un redressement plus résilient et plus inclusif, il est essentiel d'utiliser avec prudence et de manière transparente des ressources limitées », préconise Mari Pangestu, directrice générale de la Banque mondiale, citée dans un communiqué annonçant la parution du rapport. Le document revient sur les leviers permettant de renforcer l’efficacité des stratégies de lutte contre la corruption dans les secteurs de l’économie les plus touchés par la pandémie. Les experts suggèrent que les pouvoirs publics définissent clairement leurs actions, appliquent les règles, sanctionnent les infractions et résolvent les problèmes en toute transparence dans les meilleurs délais. Ceux-ci devront être particulièrement regardants dans l’attribution des marchés publics, la construction et l’équipement des infrastructures, la gestion des entreprises d’État, l’administration des douanes et les services, souligne la Banque mondiale. « Ce rapport montre à quel point il est important de conjuguer les méthodes traditionnelles de lutte contre la corruption aux dispositifs les plus modernes, comme l’administration numérique et les marchés publics dématérialisés pour lutter contre ce fléau, même dans les contextes les plus difficiles et les plus fragiles », indique Ed Olowo-Okere, directeur mondial pour la Gouvernance à la Banque mondiale. Tolérance zéro Une des principales sources de financements et de connaissances pour les économies en développement, le Groupe de la Banque mondiale prévoit d’apporter jusqu'à 160 milliards de dollars de financements sur une période de quinze mois à plus de 100 pays dans le cadre de la lutte contre la Covid-19 et du redressement des économies. Mais il tient à la bonne gestion de ces fonds qui aideront à protéger les populations vulnérables et à soutenir les entreprises touchées. Sur la base d’études de cas menées dans le monde entier, le groupe propose un ensemble d’approches et outils pouvant être utilisés et adaptés à chaque contexte national. Par exemple, le programme de réforme foncière a permis d’améliorer la gestion des conflits liés aux terres et de renforcer l’efficacité et la transparence en termes de gouvernance foncière au Rwanda. L’automatisation de la délivrance des titres a notamment réduit les pots-de-vin versés aux agents du cadastre. L’introduction du système dématérialisé de passation de marchés, doublée d’une transparence accrue et de la participation des citoyens, permettrait d’accroître la concurrence et d’obtenir des entreprises retenues un ajustement optimal des prix, comme au Bangladesh où cette méthode a été appliquée. Modernisé comme en Colombie, le dispositif d’appels d’offres dématérialisés augmentera le nombre de processus concurrentiels et par conséquent la transparence dans l’attribution des marchés et l’efficacité dans la réalisation des travaux. Le libre accès aux déclarations de patrimoine et d’intérêts des agents de la Fonction publique, l’informatisation des opérations nationales de dédouanement, sont également souhaités pour réduire la corruption à défaut de l’enrayer complètement. La Banque mondiale s’engage à collaborer avec ses partenaires gouvernementaux, la société civile et le secteur privé afin de lutter contre la prévarication des ressources et contenir ses effets destructeurs sur la société. Pour ce qui est du Bénin, les nombreuses réformes entreprises depuis quatre ans dans le cadre du Doing Business participent de la modernisation de la gouvernance, de la dématérialisation de l’administration et de la réduction des actes de corruption. Comme quoi le pays est sur le droit chemin. Actualités 29 sept. 2020


Gestion du Covid-19 par les forces armées et de police africaines: Les dimensions sécurité et insécurité humaines au scanner
La revue Paix et Sécurité en Afrique subsaharienne (P&S-Ass) intègre la presse scientifique africaine. Comme l’indique son nom, elle explore le domaine de la paix et de la sécurité sur le continent. Le premier numéro de cette revue lancé, jeudi 17 septembre dernier, à Cotonou, évoque l’expérience des corps habillés au sein des Etats africains, dans la lutte contre le Covid-19. P&S-Ass est le fruit du partenariat entre l’Association béninoise d’études stratégiques et de sécurité (Abess) et la Fondation Konrad Adenauer Stiftung. L’Association béninoise d’études stratégiques et de sécurité (Abess), en partenariat avec la Fondation Konrad Adenauer Stiftung, a lancé, jeudi dernier, la revue scientifique dénommée « Paix et Sécurité en Afrique subsaharienne (P&S-Ass) ». Spécialisée dans le domaine de la sécurité sur le continent, cette revue se veut être un espace de réflexions entre praticiens et théoriciens des questions sécuritaires. Pour son premier numéro, la revue P&S-Ass aborde les dimensions de l’insécurité et de la sécurité humaines dans la gestion du Covid-19 par les forces armées et de police africaines. L’idée étant de faciliter une analyse critique des forces et faiblesses de l’intervention des hommes en uniforme dans les plans de riposte contre la pandémie particulièrement en Afrique de l’Ouest et Australe. Ainsi, ce document de quatre-vingt-quatre pages, réparti en cinq chapitres et préfacé par le Professeur Francis Akindès, relate et analyse les contributions des armées burkinabè, camerounaise et tchadienne de même que celles de la police sénégalaise dans la lutte contre la propagation du Covid-19 dans leurs pays respectifs. En exemple, le dernier chapitre de cette revue se penche sur la double lutte, anti-Covid-19 et antiterroriste, que mène l’armée tchadienne dans la province du Lac Tchad. Au regard des analyses faites, l’Abess note tout de même des résultats encourageants à l’actif des forces africaines en matière de gestion du Covid-19. Cela fait dire au président de l’association, Oswald Padonou, qu’avec peu de moyens, l’Afrique peut réaliser beaucoup de choses. « Porter ce discours rationnel et sans concession sur nos difficultés et comment les surmonter avec nos atouts, c’est toute la vocation de l’Abess... », ajoute l’enseignant chercheur en sciences politiques dans son discours d’ouverture de la cérémonie. Roland Stein, directeur régional du programme Dialogue de politique sécuritaire en Afrique subsaharienne (Sipodi), intervenu par visioconférence d’Abidjan, rappelle que l’acte de la naissance de cette revue a été posé en novembre 2019, à Dakar, lors du Forum international sur la paix et la sécurité. C’est donc sa phase opérationnelle qui est assurée par l’Abess, informe-t-il. Roland Stein revient sur l’importance de la thématique abordée dans cette première parution de la revue et espère qu’à l'image des autres publications scientifiques qui ont toujours été bien accueillies par les experts en matière de politique sécuritaire, ce premier numéro de P&S-Ass connaîtra un large succès auprès du public passionné des questions de paix et de sécurité. A travers un panel constitué de sachants, de contributeurs et de journalistes spécialisés, des échanges à bâtons rompus, se sont déroulés pendant quarante-cinq minutes, sur les tenants et les aboutissants de l’implication des forces armées et de police africaines dans la guerre anti-Covid-19. Notons que la plupart des contributeurs de la revue P&S-Ass sont des officiers de l’armée, des journalistes, des universitaires et bien d’autres acteurs spécialisés en la matière. Actualités 21 sept. 2020


Recrutement pour le compte de l’armée et de la police: Remise de fourragères aux appelés de la classe 2019
En formation depuis 3 mois au Centre de formation militaire de Bembèrèkè, les 1 100 nouvelles recrues des Forces armées béninoises et de la Police républicaine ont été présentés au drapeau, vendredi 11 septembre dernier. La remise de fourragères et un défilé militaire ont également marqué la L’Armée béninoise et la Police républicaine voient leurs effectifs renforcés. En formation au Centre de formation militaire de Bembèrèkè, depuis 3 mois, les appelés de la classe 2019 au nombre de 1 100 ont été présentés au drapeau, vendredi 11 septembre dernier. La cérémonie de leur sortie, au terme de la formation, a également été marquée par la remise de fourragères et un défilé militaire. Solennellement engagés sous le drapeau, ils viennent ainsi de finir définitivement avec la vie civile. La cérémonie s’est déroulée en présence du ministre délégué auprès du président de la République chargé de la Défense, Alain Fortuné Nouatin et de son homologue de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Sacca Lafia, puis du haut commandement militaire et de la Police républicaine. C’était également devant les parents et proches des nouvelles recrues. « On ne peut que se féliciter, après avoir félicité le président de la République et l’ensemble du gouvernement, ainsi que tout le peuple béninois », a indiqué le ministre Sacca Lafia. Avec la nouvelle formule de formation donnée à la police au niveau supérieur, il n’a pas caché sa satisfaction. Dans les prochains jours, avertit-il, les populations s’apercevront que quelque chose a changé. Abondant dans le même sens, le ministre Alain Fortuné Nouatin, a indiqué que c’est parce que aucun des appelés n’a bénéficié de traitement de faveur que ce résultat a été obtenu en 3 mois. Tous, rassure-t-il, ont réussi à tirer leur épingle du jeu. « Cela témoigne de leur engagement à servir sous le drapeau », a-t-il poursuivi. « Cette promotion fait au total un effectif de 1 100 jeunes dont 37 filles et 563 garçons pour la Police républicaine, 66 filles et 434 garçons pour les Forces armées béninoises. Leur moyenne d’âge est de 22 ans. Leur niveau d’études se situe entre le Bepc et le Master », a précisé le directeur du Centre de formation militaire de Bembèrèkè, commandant Sylvain Mèdéton. Société 14 sept. 2020


Forces Armées béninoises : Un recrutement de 500 militaires lancé
Par un communiqué de presse en date du 25 août 2020, le chef d'Etat-major général des Forces armées béninoises (Fab) informe l'opinion publique nationale du lancement d'un concours de recrutement de 500 bras valides au sein de l'armée de terre au titre de l'année 2020. Pour les jeunes gens, hommes et femmes, désireux de faire leur carrière militaire au sein des Fab, le Contre-amiral Patrick Jean-Baptiste Aho les invite à s'inscrire en ligne du lundi 7 septembre au vendredi 2 octobre 2020, sur le site www.sengager-fab.com. S'agissant des conditions à remplir, la note précise qu'il faut être de nationalité béninoise. Le niveau d'études requis pour tous les candidats est le Bepc ou tout autre diplôme reconnu équivalent. Les candidats doivent également avoir une bonne constitution physique, une taille d'au moins un mètre soixante, être célibataire sans enfant, ne pas être un agent de l'Etat ou un militaire radié, avoir entre 18 et 25 ans pour les civils et entre 18 et 27 ans pour les anciens soldats démobilisés et ceux ayant fait le Service militaire d'intérêt national. La composition dont la date n'a pas encore été dévoilée, se déroulera en trois phases, note-t-on. La toute première est la phase sportive, la deuxième est celle des épreuves écrites et la dernière phase est consacrée à la visite d'aptitude médicale. Par ailleurs, le chef d'Etat-major général des Fab informe les personnes qui rencontreront des difficultés pour s'inscrire en ligne, qu'elles peuvent se présenter dans les locaux des préfectures des chefs-lieux de leur département d'origine ou de résidence, munies de leur dossier pour se faire assister. Ceci, dans la période d'inscription indiquée. La liste des pièces du dossier de candidature peut être consultée à travers le communiqué. Actualités 25 août 2020


Lutte contre la corruption et les infractions connexes: Un manuel lancé par les acteurs du programme PartiCiP II
« Mieux connaître la corruption pour mieux la combattre». C’est le titre du nouveau manuel sur la corruption au Bénin, lancé par les acteurs de la phase II du Programme de participation citoyenne aux politiques publiques au Bénin (PartiCiP II). C’est à la faveur d’une conférence de presse animée, mardi 30 juin dernier par les responsables du programme, Martin Vihoutou Assogba et Blanche Sonon, au siège de l’Ong Alcrer, à Cotonou. Réalisé en des termes plus accessibles aux non juristes, le manuel « Mieux connaître la corruption pour mieux la combattre» a pour vocation de permettre aux acteurs de la lutte contre la corruption, notamment les gouvernants, acteurs judiciaires et de la société civile, y compris le public, de s’approprier aisément les contenus des actes de corruption et des infractions connexes qui y sont compilés. Lors du lancement du manuel, mardi dernier, ses principaux auteurs à savoir l’Association de lutte contre le racisme, l’ethnocentrisme et le régionalisme (Ong Alcrer) et Social Watch Bénin, bras opérationnels du Programme de participation citoyenne aux politiques publiques au Bénin (PartiCiP, Phase II), ont indiqué que ce manuel « inédit (…) se veut un précieux outil pour démystifier la diversité pénale de la corruption ». Ainsi, sur la base d’exemples, d’études de cas et de quizz, les caractéristiques de la corruption et des faits assimilés y ont été présentés. Dans son propos liminaire, le président de l’Ong Alcrer, Martin Assogba, se réjouit du fait que cet ouvrage donne à tous les acteurs de la lutte contre la corruption, l’occasion d’améliorer leur action contre ce fléau en renforçant leur connaissance du phénomène, de son encadrement juridique et des mécanismes à dérouler pour mieux détecter, documenter et dénoncer les malversations financières. « Grâce à ce manuel, nous avons mené, en décembre 2019, des causeries-débats au profit de 166 représentants des Organisations de la Société civile venus de 46 communes », souligne le président de l’Ong Alcrer qui rassure que la sensibilisation se poursuivra, surtout, à l’endroit du public à travers des émissions radiophoniques. Et pour des résultats plus probants en termes de lutte contre la corruption et les infractions connexes au Bénin d’ici les prochaines années, Martin Assogba invite non seulement les acteurs de la lutte mais aussi le citoyen lambda à acheter le manuel. Bilan à mi-parcours Depuis le lancement de sa plateforme de lutte appelée « Anticorr », le Programme PartiCiP II a été saisi, en deux ans, de plusieurs faits de corruption. Après investigations, il a dénoncé onze présumés cas auprès des autorités judiciaires et administratives compétentes. Deux des onze dossiers dénoncés, ont été vidés par des condamnations fermes, assure Martin Assogba. Il indique que « l’un des dossiers déjà clos porte sur des cas de malversations financières à la Recette des finances des départements du Zou et des Collines. Le mis en cause a été condamné à cinq ans de prison ferme ». Le second dossier qui porte sur un détournement de 4,5 milliards F Cfa au Centre national de sécurité sociale (Cnss), poursuit-il, a été clôturé le 27 juin 2019 par la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet) avec la condamnation des mis en cause. Le président de l’Ong Alcrer fait aussi savoir que l’instruction du reste des dossiers est toujours en cours. La preuve, le 5 mai dernier, il a personnellement témoigné dans l’un des dossiers au niveau de la Brigade économique et financière (Bef). Nouveaux dossiers Le 7 juin dernier, d’autres investigations ont été lancées sur sept affaires qui ont été portées à la connaissance du Programme PartiCiP dans les communes de Cotonou,Lokossa, Abomey-Calavi, Adjohoun et bien d’autres encore. Les informations collectées au terme des enquêtes seront versées aux autorités compétentes par les acteurs du programme pour que justice soit rendue au bout du rouleau. Rappelons que le programme PartiCiP II est conjointement mis en œuvre par l’Ong Alcrer et Social Watch Bénin depuis décembre 2012, pour la première phase. La deuxième phase du Programme a démarré en août 2017 dans soixante-deux communes des départements de l’Atlantique, du Mono, du Couffo, de l’Atacora, de la Donga, du Zou et des Collines. Ce programme est mis en œuvre grâce à l’appui technique et financier de l’Ambassade des Pays-Bas au Bénin. Société 02 juil. 2020


« La corruption au Bénin Tel un serpent de mer »: Une compilation d’enquêtes journalistiques lancée
‘’La corruption au Bénin Tel un serpent de mer’’, une compilation de dix dossiers d’enquêtes journalistiques est lancée, ce mardi 16 juin 2020, à la Maison des médias à Cotonou. C’est en présence des délégations de l’Union Européenne (Ue), du Front des Organisations nationales de lutte contre la corruption (Fonac), d’Alcreer Ong, du Réseau ouest-africain pour l’édification de la paix (Wanep-Bénin) et de l’Union des professionnels des médias du Bénin (Upmb). ‘’La corruption au Bénin Tel un serpent de mer’’. Ainsi s’intitule le folio compilé d’enquêtes journalistiques lancé, ce mardi 16 juin 2020, à la Maison des médias. La publication fait suite à la restitution des résultats d’une dizaine d’enquêtes journalistiques réalisées dans le cadre de la phase 2 du projet « Pour des médias plus professionnels au Bénin » financé par Open Society Initiative for West Africa (Osiwa). Selon la présentation faite au lancement, le document comporte dix dossiers d’enquêtes réalisées dans divers domaines tels que les transports, le foncier, l’éducation, l’économie, les finances, etc. Les articles ont révélé les multiples facettes de la corruption qui sévit au Bénin malgré les différentes initiatives prises par les gouvernants pour lutter efficacement contre ce fléau. Romuald Logbo, présentateur, a invité à la lecture des enquêtes réalisées sur le lotissement, sur les dimensions de la corruption notamment dans les dossiers « Encadrement des mémoires et thèses à l’Uac : Les étudiants à l’épreuve du rançonnement » et « Fonds des arts et de la culture: Des soupçons persistants de rétrocommissions ». « Deux articles, portant l’un sur le Tarif extérieur commun (Tec), et l’autre sur la transhumance, ont révélé que ces secteurs sont des nids de corruption. Deux dossiers sur le foncier ont montré comment la corruption constitue un cancer pour la conduite des travaux de lotissement», a expliqué le présentateur. Procédant au lancement officiel de l’ouvrage, Zakiath Latoundji, présidente de l’Union des professionnels des médias du Bénin (Upmb), a fait savoir qu’il s’agit d’un « travail de qualité ». Elle a souhaité que tous les professionnels des médias s’inspirent du travail réalisé par le pool des journalistes enquêteurs de la Maison des médias. Un modèle pour les journalistes ! « C’est un document sur l’une des causes de conflit au Bénin et sur l’un des facteurs de sous-développement des pays africains. Il aidera les acteurs de la société civile à avoir des données sur la corruption. C’est une initiative louable !», a salué Maryse Ahanhanzo-Glèlè, coordonnatrice du Réseau ouest-africain pour l’édification de la paix (Wanep-Bénin). Le président du Front des Organisations nationales de lutte contre la Corruption (Fonac), Jean-Baptiste Elias, ex-président de l’Autorité nationale de lutte contre la corruption (Anlc), quant à lui, a exhorté tous les journalistes à plus de professionnalisme dans la conduite des travaux d’enquêtes. Le «lancement symbolique» du folio ‘’La corruption au Bénin Tel un serpent de mer’’, précise Alain Gbénou Sessou, directeur de la Maison des médias, sera « suivi d’une vaste campagne de vulgarisation organisée pour permettre à tous les professionnels des médias d’avoir un exemplaire du recueil ‘’La corruption au Bénin Tel un serpent de mer’’ ». A l’en croire, la réalisation des sujets d’enquêtes est la seule manière pour le journaliste de survivre à l’ère des réseaux sociaux. C’est un recueil d’enquêtes réalisées par les professionnels des médias dans le cadre de la phase 2 du projet « Pour des médias plus professionnels au Bénin » initié par la Maison des médias (Mdm) grâce à l’appui financier de Open Society Initiative for West Africa (Osiwa). Par Marc MENSAH (Stag.) Société 17 juin 2020


Approche genre au sein des Forces armées: A la quête de stratégies pour son respect
Des forces armées qui intègrent l’approche genre et valorisent l’égalité des sexes. C’est le but de l’atelier sur l’Intégration des femmes et de la perspective des genres dans les forces armées (Ifpgfa) qui se tient à Ouidah, du 9 au 13 décembre prochain. L’initiative est portée et soutenue par le Canada dont l’ambassadeur au Bénin a effectué le déplacement à l’ouverture des travaux. Le Bénin possède une riche histoire en matière d’intégration des femmes dans les forces armées. Les célèbres amazones du royaume du Dahomey sont l’illustration parfaite de la capacité des femmes à jouer un rôle prépondérant dans tous les secteurs et à tous les niveaux hiérarchiques des forces armées. « La mise en place de cette unité d’élite démontre la vision avant-gardiste de nos ancêtres et il est de notre devoir de perpétuer cette vision en l’améliorant et en l’adaptant aux réalités actuelles », s’est engagé le Contre-amiral Patrick Jean-Baptiste Aho, chef d’état-major général des Forces armées béninoises, lundi 9 décembre à Ouidah à l’occasion de l’atelier sur l’Intégration des femmes et de la perspective des genres dans les Forces armées (Ifpgfa). L’évolution de l’environnement sécuritaire mondial exige une adaptation notamment en ce qui concerne la participation des femmes aux organisations militaires, a reconnu le chef d’état-major général à l’ouverture des travaux. « La prise en compte des sexo-spécificités et l’égalité des sexes sont devenues une obligation mondiale » et il est important de promouvoir au sein des forces, une culture inclusive et efficace sur le plan opérationnel, insiste-t-il. Cet atelier sur l’Ifpgfa témoigne de la vitalité des relations entre deux pays et du partenariat grandissant entre les Forces armées du Bénin et du Canada, salue-t-il. Bien plus encore, le Contre-amiral, Patrick Jean-Baptiste Aho, prêche dans le contexte sécuritaire actuel, un approfondissement des relations bilatérales en matière de défense et de sécurité afin de mieux faire face aux défis. Cet atelier rencontre qui réunit des participantes venues d’armées de plusieurs pays ne pouvait donc mieux tomber, analyse-t-il, non sans les inviter à se familiariser avec les théories du genre, le leadership et la diversité de l’équité et de l’égalité des sexes. L’intégration des femmes dans les Forces armées L’ambassadeur du Canada près le Bénin, Carol Vivian McQueen, lui revaudra cette marque de reconnaissance en mettant en lumière l’engagement soutenu des autorités béninoises aux côtés de leurs homologues canadiennes. Toutes choses qui auront été déterminantes pour la tenue de cet atelier dont les participants, en majorité des femmes, viennent des armées du Bénin, du Burkina Faso, du Mali, du Cameroun, de la Côte d’Ivoire, de la Tunisie, du Maroc et du Canada. « Je suis comblée et fière de constater que le ministère de la Défense du Canada, par l’entremise de sa direction de l’Instruction et de la Coopération militaire, s’investit de façon régulière pour contribuer au renforcement des capacités des Forces armées d’Afrique en général », s’est aussi réjouie la diplomate canadienne. Mais, ce sont plutôt les objectifs de la rencontre qui la séduisent davantage. Cet atelier se veut une occasion pour discuter de l’intégration des femmes dans les Forces armées, des engagements internationaux envers les femmes, et de l’importance du leadership dans une culture militaire inclusive et efficace sur le plan opérationnel, a-t-elle souligné. Son constat, c’est que la participation des femmes dans toutes les armées reste faible (malgré des disparités par région). Mais il n’y a pas que dans les armées que la problématique de la représentation de la femme se pose, reconnait-elle. Bien que dans le contexte actuel, il soit remarqué une participation plus croissante des femmes dans les organisations militaires, beaucoup reste encore à faire pour relever ce défi, fait savoir Carol Vivian McQueen. Pour elle, « l’inclusion doit être la nouvelle donne pour faire de l’espace à la femme et l’égalité des genres ». Aussi, faudra-t-il qu’individuellement, tout le monde soit convaincu que « les êtres humains ont les mêmes capacités et que leurs aspirations et besoins doivent être tous pris en compte ». Son souhait à partir de cette rencontre est qu’il soit mis en place des stratégies et des approches en faveur de l’égalité pour tous. Carol Vivian McQueen soutient que le monde entier a besoin d’organisations militaires qui s’engagent pour un monde plus efficace, plus juste, dans le respect de l’égalité des genres et des droits de la personne qui sous-tendent cette égalité. « Le Canada est fier de susciter la discussion et de renforcer les capacités des Forces armées de la région et d’Afrique », conclura-t-elle. Actualités 10 déc. 2019


Ecole nationale supérieure des Armées: Les officiers-stagiaires du 16e Cours d’état-major en formation
Le chef d’état-major général des Forces armées béninoises, le contre-amiral Patrick Aho, a officiellement lancé, ce mercredi 6 novembre, le 16e Cours préparatoire à l’obtention du diplôme d’état-major au titre de l’année académique 2019-2020 à l’Ecole nationale supérieure des Armées (Ensa) de Porto-Novo. Trente officiers militaires sont en formation à l’Ecole nationale supérieure des Armées de Porto-Novo pour l’obtention du diplôme d’état-major pour le compte de l’année académique 2019-2020. Ils proviennent de plusieurs pays, notammanet vingt-trois du Bénin, deux du Niger, deux du Sénégal, deux du Congo et un de la Côte d’Ivoire. Pendant neuf mois, les stagiaires recevront des cours indispensables pour un officier traitant dans un état-major national ou multinational en temps de paix, de crise ou de guerre. Ils suivront plusieurs modules d’un volume global de 1260 heures. Les enseignements porteront essentiellement sur les techniques d’expression écrite et orale dans lesquelles ils apprendront à rédiger toutes les correspondances militaires usuelles, à proposer par écrit des solutions applicables à des situations complexes, à prendre position sur un sujet d’ordre général ou spécifique relatif à la sécurité-défense, à exprimer leurs opinions en public à travers des exposés et la soutenance de mémoire de fin de stage. Les stagiaires seront outillés également sur l’enseignement et la planification opérationnels regroupant un ensemble de modules au cours desquels les connaissances de tactique générale seront enseignées dans un contexte tant de guerres régulières, irrégulières ou asymétriques qu’en opération de maintien de la paix. Ils renforceront aussi leurs capacités sur le monde géopolitique et stratégique sans oublier l’histoire militaire et autres activités qui leur permettront de mieux cerner les réalités de chacun des pays prenant part à ce cours et les connaissances nécessaires au commandement d’un corps de troupe. Mutation Pour le commandant de l’Ensa, le lieutenant-colonel Lev Stano Adanhodé, cette formation s’insère dans le cadre des objectifs assignés à son école à savoir d’une part parfaire la capacité rédactionnelle des stagiaires et renforcer leur capacité opérationnelle et d’autre part peaufiner leurs techniques d’expression orale. L’Ensa a été créée le 17 avril 1987, sous l’appellation Centre de perfectionnement des officiers subalternes (Cpos) et a connu plusieurs mutations dans le temps, devenant Ecole des cadres des Armées (Eca) en 1999 puis Ecole nationale supérieure des armées (Ensa) le 20 février 2001. Le lieutenant-colonel a mis l’accent sur l’importance d’un Cours d’état-major dans la carrière d’un officier militaire. Selon lui, il est la condition sine qua non, par exemple au Bénin, pour espérer accéder à la catégorie des officiers supérieurs. Pour ce faire, le commandant de l’Ensa invite les stagiaires à faire preuve de disponibilité, d’assiduité, de volonté au travail, de rigueur, d’abnégation mais aussi de cohésion et de fraternité. « Vous serez évalués de façon continue et intransigeante, et comprenez d’ores et déjà que seuls les méritants auront leur parchemin », avertit le lieutenant-colonel Lev Stano Adanhodé. Le chef d’état-major général des Forces armées béninoises, le contre-amiral Patrick Aho, qui a officiellement ouvert le cours, se réjouit surtout de l’effectif élevé de stagiaires étrangers à cette formation. Cela dénote, selon lui, de la confiance que ces pays représentés font au Bénin à travers l’Ensa. Le contre-amiral trouve plus qu’impérieux que les pays consolident la coopération sud-sud pour une meilleure collaboration entre les armées afin de mieux faire face aux défis de sécurité et de défense, notamment de criminalité transfrontalière, de terrorisme, de trafic de drogue, de l’extrémisme violent et autres dans leurs espaces respectifs. Société 07 nov. 2019


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