La Nation Bénin...
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L’Association nationale des communes du Bénin (Ancb) plaide pour la hausse à 2% des taxes et impôts liés aux biens immobiliers fonciers bâtis ou non dorénavant harmonisés à 1% du coût de l’acquisition de la parcelle. Elle a fait cette doléance, vendredi 9 novembre dernier, lors de son passage devant la commission budgétaire de l’Assemblée nationale dans le cadre de l’étude du projet de loi de finances exercice 2019.
Le gouvernement a harmonisé les frais d’affirmation des conventions de vente des biens immobiliers bâtis ou non fixés à 1% du prix d’acquisition de la parcelle. Cette mesure va mettre fin à la pagaille qui s’observe sur le terrain et à travers laquelle les mairies fixent les taux de manière fantaisiste et à la tête du client. Tout en reconnaissant la pertinence de cette réforme qui est de nature à encourager les populations à sécuriser leurs biens immobiliers, les mairies constatent, cependant, qu’elle constitue un socle de chute libre de leurs ressources propres. Car, ces droits d’affirmation de parcelle représentent la majeure partie des ressources issues des transactions foncières. De même, ce taux de 1% ne serait pas en adéquation avec la consistance des prestations fournies par la commune pour la sécurisation foncière ainsi que les charges y afférentes. « Il y a des communes qui perdent et d’autres qui gagnent selon que le tarif initialement appliqué dans la commune est élevé ou selon que cela n’existe même pas », observe Innocent Akobi, maire de Bantè et trésorier général de l’Association nationale des communes du Bénin (Ancb). L’Ancb plaide pour que ce taux de 1% soit revu à 2%. Ce qui permettra aux communes d’augmenter leurs recettes afin de faire face à leurs charges de fonctionnement.
A défaut de cette augmentation, l’Ancb propose à l’Etat de réintroduire les taxes liées aux pylônes des réseaux Gsm qui pullulent partout dans les communes et qui ont été retirées aux mairies depuis la loi de finances de 2009. Le retour de ces taxes pourrait permettre aux communes de combler, un tant soit peu, le gap créé par la mesure d’harmonisation des frais d’affirmation des parcelles bâties ou non induisant la révision à la baisse des tarifs de délivrance des attestations de mutation de nom, des attestations de recasement et autres actes fonciers. L’Ancb observe, par ailleurs, que la fixation des frais de compulsion à dix mille F Cfa par le projet de loi, reste imprécise sur la structure bénéficiaire car la prestation objet desdits frais est fournie aussi bien par l’Agence nationale des domaines et du foncier (Andf) que par les mairies.
Le Fadec non affecté en hausse
Les maires souhaitent que cette mesure soit clarifiée pour permettre aux communes de recouvrer les produits de cette prestation. L’Ancb attire l’attention des députés à joindre à la liste des frais fonciers à harmoniser certaines prestations, bien que rares des mairies, dont la transcription des décisions de justice, les oppositions, les levées d’opposition et les radiations de gage.
Innocent Akobi note, tout de même, des points positifs dans le projet de loi de finance. Il s’agit surtout des ressources Fadec non affectées qui ont connu une amélioration de 13,36% en 2019 par rapport à 2018. En effet, les prévisions budgétaires pour la gestion 2019 s’élèvent à 33, 465 200 milliards F Cfa contre 29, 520 milliards F Cfa en 2018. Cette évolution se justifie prioritairement par la reprise de la nouvelle phase de l’ex-projet Psdcc qui a permis aux communes de bénéficier d’une prévision budgétaire du projet Access s’élevant à 2, 079 milliards F Cfa, analyse le trésorier général de l’Ancb.
Quant aux prévisions budgétaires au titre du Fadec-affecté, elles sont passées de 12, 391 500 milliards FCfa en 2019 contre 16, 129 milliards FCfa pour la gestion 2018, soit une augmentation de 23,17%. Ce qui porte à un total de 45, 856 700 milliards FCfa, les crédits ouverts au titre du Fonds d’appui au développement des communes (Fadec), correspondant à un taux de 4,03% des recettes globales du budget général de l’Etat exercice 2019 contre 4,29 en 2018 et une norme communautaire de 15% dans l’espace Uémoa. « Les maires veulent qu’on leur donne des ressources et qu’on les contrôle. Si quelqu’un se fait taper sur le doigt, c’est tant pis pour lui », rassure Innocent Akobi qui avait à ses côtés, lors du point de presse, son collègue de Dogbo, Vincent Akakpo.

Dans le cadre d’une enquête, les Officiers de police judiciaire (Opj) et les avocats n’ont pas toujours un rapport facile. Il arrive bien souvent que le zèle de l’un ou l’autre prime sur les prérogatives qui leur sont reconnues par la loi. En présence du bureau de l’Ordre des avocats du Bénin, la question a été abordée lors de la première réunion de commandement du procureur de la République près le Tribunal de première instance de Cotonou, Elonm Mario Mètonou, avec les Officiers de police judiciaire de Cotonou.
La prérogative de la prorogation d’une garde à vue revient exclusivement au procureur de la République et à ses substituts. L’Officier de police judiciaire (Opj) n’a pas à apprécier, de son chef, l’opportunité ou non de maintenir un prévenu en garde à vue en dehors du délai légal. C’est un rappel sur lequel a insisté le procureur de la République près le Tribunal de première instance de Cotonou (Tpi), Elonm Mario Mètonou lors de sa première rencontre de commandement avec les Opj de Cotonou. Il les a invités à accomplir leur mission avec dévouement et responsabilité, dans le respect de leurs prérogatives et des droits humains dont doivent aussi bénéficier les prévenus. Car celui qui est en garde à vue a tout aussi droit à un minimum, notamment appeler son avocat, sa famille, son médecin... Sans occulter la nécessité de traiter le prévenu dans le respect de son intégrité physique.
Outre les tâches des Officiers de police judiciaire, la séance a également permis d’aborder le brûlant sujet des rapports de collaboration entre l’Officier de police judiciaire (Opj) chargé de l’enquête et l’avocat venu défendre son client.
Faire preuve de courtoisie
Comment parvenir à une collaboration qui permette à l’avocat d’agir dans le respect des droits de son client et aussi aux Officiers de police judiciaire d’agir avec promptitude et célérité ? De cette interrogation, il ressort que les comportements et réflexes qui doivent régir les relations entre les Opj et les avocats dans l’accomplissement de leurs missions respectives doivent être empreints de courtoisie. «La collaboration avec vous demande beaucoup de courtoisie. Nous faisons des travaux différents mais nous sommes dans une même contribution, celle de la justice. Cette collaboration demande un minimum de respect mutuel», a précisé Me Charles Badou.
Après avoir insisté sur la nécessité de rapports cordiaux, le bâtonnier a également rassuré les Opj. «Si un avocat se comporte mal à votre égard, n’hésitez pas à m’en parler. Sinon, il faut que le procureur de la République soit régulièrement saisi, qu’il en saisisse le procureur général et que le bâtonnier soit tenu informé. Car autant nous exigeons de vous des rapports cordiaux, autant les avocats doivent en faire preuve», a-t-il mentionné. Il souligne aussi que seuls les avocats inscrits au barreau national ou ceux de l’espace Uemoa peuvent directement venir assister un client. Pour les avocats qui ne sont pas rattachés au barreau du Bénin ou aux différents barreaux de l’espace Uemoa, ils ne peuvent agir que sous le couvert d’un cabinet de la place régulièrement inscrit au barreau national. Les Opj doivent donc toujours vérifier si l’avocat est régulièrement inscrit à l’Ordre national. Le procureur de la République près le Tribunal de première instance de Cotonou (Tpi) Elonm Mario Mètonou en dit autant. Il a rappelé aux Opj et avocats qu’en dépit de leurs rôles différents, les avocats et les Opj doivent être complémentaires.
Le temps de visite des avocats à leurs clients et les difficultés liées à la disponibilité des avocats ont également été au cœur des échanges.
Par ailleurs, Me Charlos Agossou rappelle: «Pour que l’avocat agisse, il faut absolument qu’il connaisse les charges, les éléments de poursuite retenus contre le prévenu». D’où la nécessité pour les Opj de communiquer franchement avec les avocats.

Du 7 au 9 novembre dernier, le chef de l’Etat a entrepris une visite officielle en Norvège, consacrée au travail, mais qui, vue de près, a tout d’une visite d’Etat.
Sur des pas de charge. C’est l’allure qu’a prise la visite du président Talon en Norvège. Dès sa descente en effet d’avion, il a été reçu par le Premier ministre norvégien, Erna Solberg. Au menu de leurs échanges, le partenariat bénino-norvégien. Ce conciliabule a abouti à la signature d’un mémorandum d’accord qui ouvre désormais le marché norvégien aux produits béninois et permet au Bénin d’accéder aux programmes que la Norvège met à disposition des pays amis. Une première pour le Bénin qui engrange ainsi les gains d’une diplomatie active axée sur les résultats.
D’investissement
Le président Talon a été, chose notable, l’hôte d’honneur du Sommet nordique africain des affaires (NABA), un creuset de promotion des échanges commerciaux entre la Norvège et les pays africains. Occasion pour lui d’échanger avec les hommes d’affaires nordiques, à savoir des pays comme la Suède, la Finlande, les Pays-Bas. Notamment, le chef de l’Etat béninois a livré aux investisseurs un discours qui fait date par la profondeur des thèmes abordés. Tout en ayant vendu le marché béninois aux investisseurs des pays du Nord-européen, il les a appelés à appréhender l’Afrique autrement, avec des termes de référence autres que ceux évoquant les risques permanents, et à voir le continent sous un jour nouveau afin d’y investir en toute confiance. Ce sommet a été suivi d’une table ronde sur les atouts touristiques du Bénin présentés aux investisseurs. Présidée par le ministre des Affaires étrangères béninois, Aurélien Agbénonci, elle a connu la participation des acteurs qui ont en charge les questions d’investissements et du tourisme au Bénin.
Visite d’Etat
Le président Talon a été reçu par le roi de Norvège, Sa Majesté Harald V. Le tête-à-tête entre les deux hommes d’Etat leur a permis de passer en revue les termes de coopération entre le Bénin et la Norvège. Puis, s’en est suivi un déjeuner de travail qui a réuni les deux délégations au palais royal.
Le chef de l’Etat a été reçu au Parlement, marque exceptionnelle de considération, par sa présidente Tone Wilhelmsen Troen. Il a, à cette occasion, eu une séance de travail avec la commission des Affaires étrangères et de la Défense du Parlement norvégien. « Leurs échanges ont permis aux uns et autres de mieux connaitre le Bénin, et surtout à la présidente de cette commission d’adresser un satisfecit pour les réformes courageuses en cours dans notre pays », a rapporté le ministre Agbénonci. Outre les consuls honoraires du Bénin en Suède et en Norvège, le président Patric Talon a reçu des Béninois résidant en Norvège. Moments de convivialité intenses et d’échanges sur les enjeux du Bénin.
D’investissement encore
Inscrites sur son agenda placé sous le sceau d’intenses activités en Norvège, également, les audiences du président de la République. Il a échangé avec des industriels des secteurs du pétrole et de l’énergie, entre autres. Certains de ces investisseurs ont pris l’engagement de venir au Bénin explorer les possibilités d’investissements. « Parmi les sujets qui ont été discutés, je puis citer la question de la sécurisation ou du démantèlement des installations pétrolifères aux larges de Sèmè. Je peux vous parler aussi des propositions d’investissements dans le secteur de l’énergie mais aussi dans d’autres secteurs qui sont porteurs pour notre économie », a confié, vendredi dernier, le chef de la diplomatie béninoise.
Actualités 12 nov. 2018

L’Office national d’imprimerie et de presse (Onip) est haut perché sur le toit de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uémoa). L’office éditeur du quotidien de service public La Nation est dans le Top 100 des meilleures entreprises de l’Uémoa et s’est arrogé la plus grande distinction en matière d’entreprise de presse innovante. Samedi 10 novembre au cours d’une soirée de gala, les mérites de l’office ont été reconnus et distingués.
Il faudra, mieux que par le passé, compter avec l’Office national d’imprimerie et de presse (Onip) en matière de médias au sein de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uémoa). Le cabinet d’étude et de conseil en finance et en gestion (Ecofie) lui a décerné, dans le cadre de la distinction des 100 meilleures entreprises de l’espace, la palme d’or de l’entreprise de presse la plus innovante et la plus dynamique. Une reconnaissance tout à fait méritée, quand on sait que cet office, sur le plan national, bat bien des records dans son secteur d’activité. Il édite en effet le quotidien de service public La Nation, le réservoir des meilleures plumes du pays. Mieux, en matière de vente, ce journal plane tout haut et constitue la meilleure offre pour les annonceurs avec un contenu diversifié.
Quotidien de référence au Bénin, La Nation l’est aussi et c’est bien ce que Bertin Sowakoudé, directeur général par intérim de l’office, a rappelé aux personnalités et invités de marque qui n’ont trouvé aucune gêne à ovationner longuement l’Onip lors de sa distinction. Mais cette entreprise n’est pas réduite à son journal. Il dispose aussi d’une imprimerie, la plus grande du Bénin, à la pointe de la technologie, hyper équipée avec des machines modernes qui battent les records en matière de livraison des produits.
Bertin Sowakoudé rappelle aussi qu’il n’est plus possible aujourd’hui au Bénin de faire un plan de communication sans intégrer l’Onip en raison de sa grande audience et de sa crédibilité. Aussi, le quotidien La Nation est présent partout, disponible à temps et l’office fonctionne suivant les exigences de la démarche qualité en alliant rigueur et innovation, souligne-t-il. Paul Amoussou, directeur de publication par intérim, dans un élément témoin diffusé à l’occasion de la soirée de distinction, tout aussi fier du journal sous sa tutelle, met en exergue les valeurs qui font de La Nation un journal en avance sur les autres titres.
Mais ce n’est pas tout. L’Onip a su également supplanter les autres entreprises de presse au Bénin et sans doute d’autres aussi au sein de l’espace Uémoa, en proposant à sa clientèle la version numérique de son support d’information. « Notre journal vous suit partout et vous permet d’être au parfum de l’actualité», dira à ce propos le directeur général par intérim de l’office, tenant fièrement la récompense faite à sa structure. Les moyens de paiement de l’abonnement sont des plus simplifiés et les procédures durent à peine le temps d’un clin d’œil. « Vous pouvez nous solliciter partout et à tout moment parce que nous avons l’expertise », assure-t-il. Pour lui, cette distinction vient clamer tout haut ce que nombre de Béninois pensent tout bas. « L’Onip fait beaucoup d’émules dans son domaine d’activité », sourit-il. Mais l’Onip n’entend pas dormir sur ses lauriers, maintenant que l’Uémoa le distingue comme le meilleur dans son secteur d’activité. Le patron de l’office, Bertin Sowakoudé jure que le cap de l’innovation et la marche vers le meilleur et le progrès seront maintenus pour mériter davantage cette confiance. L’Onip est certifié ISO 9001 : 2015.
Le préfet Djibril Mama Cissé et Jean Aholou au cours de la séance[/caption]Le Projet d’enregistrement à titre dérogatoire à l’état civil (Pedec) était au centre d’une séance d’imprégnation hier, jeudi 8 novembre, à la préfecture de Parakou, dans le département du Borgou. Initié par le gouvernement, il permet de prendre en compte le cas des populations qui, lors de l’opération du Récensement administratif à vocation d’identification de la population (Ravip), se sont fait enrôler sur témoignages et sont évaluées à 2 500 000.
La question de l’état civil reste encore préoccupante au Bénin. En dépit des efforts et des campagnes de sensibilisation qui se poursuivent, elle demeure toujours persistante. D’où l’importance du Projet d’enregistrement à titre dérogatoire de l’état civil (Pedec) initié par le gouvernement et dont la phase d’imprégnation a démarré depuis quelques jours. Pour présenter le mécanisme et le mode opératoire du projet, le président du Comité technique de pilotage du Ravip, Jean Aholou, était dans l’après-midi d’hier, à la préfecture de Parakou, face au préfet du Borgou et aux maires des communes de ce département et leurs adjoints. C’était, après avoir fait le même exercice dans la matinée, à la préfecture de Kandi, dans le département de l’Alibori.
Situant le contexte de la mise en œuvre du projet, Jean Aholou a indiqué que c’est suite à un constat effectué au cours de l’opération du Ravip. « A l’issue de l’opération du Ravip qui a permis d’enrôler plus de 10 millions de citoyens, nous avons constaté qu’il y a 2 500 000 personnes qui sont sans actes de naissance. Elles se sont fait enrôler sur témoignages », informe-t-il. C’est préoccupé par leur cas que le gouvernement a fait adopter la loi 2018-26 du 03 août 2018 par l’Assemblée nationale et pris tout récemment le décret 2018-471 du 10 octobre 2018 définissant les modalités du cadre administratif de réalisation du projet.
Selon Jean Aholou, le Pedec permettra de délivrer gratuitement des actes de naissance aux Béninois enrôlés sur témoignages lors du Ravip.
Au cours de la séance, le préfet et les maires ont été édifiés par rapport à leur implication dans l’exécution du projet. « Considérés comme des officiers de l’état civil, les maires et leurs adjoints sont au cœur du dispositif. Ainsi, c’est au niveau des arrondissements que les délivrances s’effectueront », a insisté Jean Aholou. La phase d’imprégnation étant en cours, il a indiqué que le processus a déjà démarré et va se poursuivre jusqu’au premier trimestre 2019. La délivrance des premiers actes de naissance aux personnes concernées est prévue pour fin novembre ou début décembre.
Selon le préfet du Borgou, Djibril Mama Cissé, ce projet entre en ligne de compte des mesures sociales du Programme d’actions du gouvernement (Pag). A sa suite, les maires du département du Borgou se sont préoccupés du sort qui sera réservé à ceux qui ont été omis par le Ravip ou dont les villages sont restés en rade. Ils ont également posé le problème des actes de naissance qui dorment dans les tiroirs au niveau de leurs administrations et que les parents ne vont pas chercher. Il y a aussi le cas des enfants sans actes qui vont à l’examen. Selon Jean Aholou, le gouvernement est conscient de la situation en prenant cette mesure.

Sous la direction de l’écrivaine Gisèle Ayaba Totin, un projet d’ouvrage collectif a vu le jour et porte la plume de neuf de ses pairs. ‘’Dix femmes écrivaines du Bénin. Histoires de famille’’, tel est intitulé le recueil de textes paru aux éditions ‘’Les Impliqués Editeur’’ et qui évoque la complexité des relations familiales.
Des plumes affirmées réunies autour d’histoires de famille. C’est la performance réussie par Gisèle Ayaba Totin en livrant aux lecteurs l’ouvrage collectif ‘’Dix femmes écrivaines du Bénin. Histoires de famille’’. Sophie Adonon, Harmonie Byll
Catarya, Anaïs Aho, Eliane Chegnimonhan, Lhys Dègla, Adélaïde Fassinou, Myrtille Akofa Haho, Elena Miro K, Carmen Fifamé Toudonou, toutes des auteures, donnent corps à un projet de l’écrivaine franco-béninoise.
Recueil d’écrits inédits de ces passionnées de l’écriture vivant au Bénin et en France, l’ouvrage évoque la complexité des relations familiales. Des histoires de famille relatées par des plumes alertes et d’une sensibilité remarquable. De leur allant et talent, chacune d’elles relate des relations familiales aussi difficiles que tumultueuses, des histoires et scènes de vie dont le commun des mortels se nourrit dans son entourage. Un tableau ordinaire qui tranche toutefois avec la réalité de par la gravité des faits ou l’émoi qu’ils suscitent. De l’amour à la séparation en passant par la jalousie, la trahison, l’infidélité ou les drames, ces histoires fort saisissantes sont livrées dans un style assez digeste qui ne manque pas d’attiser l’envie du lecteur à aller au bout de leurs lignes. ‘’Dix femmes écrivaines du Bénin. Histoires de famille’’ reste un recueil de récits à travers lequel le suspense est entier. Difficile de présager le dénouement d’une histoire sans aller au bout de ces 157 petites pages dont nous gratifient ces auteures dont les divers statuts n’ont entamé en rien la passion pour l’écriture.
Le député Boniface Yêhouétomè[/caption]Le député Boniface Yêhouétomè a tenu, dans l’après-midi du mercredi 7 novembre, dans l’un de ses fiefs, à Tindji-Kpozoun, un géant meeting pour informer sa base de son adhésion au Bloc progressiste et lui expliquer les avantages de cette option. Il était accompagné du député Aké Natondé, président du Congrès pour le développement et la solidarité (Cds-Finagnon).
La sortie du député Boniface Yêhouétomè a mobilisé un monde impressionnant venu de tous les arrondissements de Za-Kpota, de la région Agonlin et de Zogbodomey. A voir la ferveur, c’est à croire que la rencontre était attendue par la base depuis l’annonce de l’adhésion du député au Bloc progressiste. Ces deux leaders politiques de la 24è circonscription électorale, Boniface Yêhouétomé et Aké Natondé, assistés de leurs staffs, ont annoncé officiellement aux populations leur adhésion au Bloc progressiste. Une démarche qui répond aux nouvelles réformes politiques et qui a surtout l’avantage de mettre ensemble les leaders politiques épousant les mêmes idéaux. Elle clarifie le jeu politique et met fin aux combats fratricides sur le terrain. La preuve en est que les deux forces politiques que sont Boniface Yêhouétomé et Aké Natondé sont venues à Tindji-Kpozoun ensemble et dans le même véhicule. Autrefois, adversaires politiques, ces deux hommes évoluaient en solitaire en se livrant de rudes batailles. Désormais, ils se donnent la main au sein du Bloc progressiste pour accompagner le président Talon.
«Un bloc qui compte aujourd’hui plus d’une vingtaine de partis et mouvements politiques au sein desquels on compte plusieurs ministres, 29 députés, 35 maires et autres chefs d’arrondissement. Et les prochaines élections pourront aisément certifier à travers les urnes que le Bloc progressiste est déjà la première force politique »,laisse entendre le député Boniface Yêhouétomé lors de son adresse aux militants.
Appuyé par Aké Natondé, Boniface Yêhouétomè a expliqué les innovations qu’apportent le code électoral et la charte des partis politiques. Des innovations qui permettront de faire dos, entre autres, à la multitude de partis politiques, de candidatures parfois peu sérieuses, à la prise en otage des partis par des individus ou une famille disposant de la manne financière. Désormais, grâce à la nouvelle charte des partis politiques et au nouveau code électoral, ces tares seront du passé. Selon le député Boniface Yêhouétomé, cette réforme courageuse, qui marque une avancée majeure dans l’histoire politique du Bénin depuis 1960, est à l’actif du président Patrice Talon.
Il faut signaler que cette rencontre s’est tenue sous une pluie battante qui n’a point émoussé l’enthousiasme des militants présents encore moins du député Yêhouétomè. Une pluie que le député perçoit plutôt comme la bénédiction de la nature pour ce choix.

Le séjour du président de la République en Norvège a été l’occasion de s’entretenir avec des investisseurs sur les opportunités qu’offre le Bénin et plus généralement le continent africain. Mais c’est surtout la transformation en cours au Bénin que le président Patrice Talon a vantée comme une chance à saisir.
Après ses entretiens avec les autorités au plus haut niveau de l’Etat norvégien, notamment le premier ministre et chef du gouvernement Erna Solberg, et sa majesté Harald V, roi de Norvège, le président Patrice Talon, invité d’honneur du huitième Sommet nordique et africain des affaires (Nordic African Business Summit), s’est adressé au monde des affaires de ce pays. Le chef de l’Etat a saisi cette occasion pour présenter le Bénin et surtout la vision de ses dirigeants actuels. Il leur a révélé que le Bénin est un pays dans lequel des réformes extraordinaires sont en cours. « J’ai dit au premier ministre que je ne suis venu demander rien du tout, mais un peu d’attention, d’observer le Bénin, de constater combien ce pays est en train de changer à l’instar de certains pays d’Afrique », a déclaré le président de la République. Ces changements, détaille-t-il, sont perceptibles en matière de gouvernance, de transparence, de sérieux, d’ordre, d’assainissement de la justice et de la santé…
Pour le président Patrice Talon, « il est impératif pour nous de nous révéler autrement à nous-mêmes, puis de révéler autrement nos pays aux autres ». Le Bénin est un pays-référence en Afrique de l’Ouest, poursuit-il. « C’est la porte d’entrée des pays de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest qui constitue l’un des plus grands marchés intégrés d’Afrique », enchaîne-t-il. En somme, soutient le chef de l’Etat, les opportunités sont immenses et il est intéressant d’investir en Afrique. Aussi, nourrit-il l’espoir « que dans quelques années, le Bénin sera peut-être le premier partenaire africain de la Norvège ».
Investir au Bénin
La présentation des opportunités qu’offre le Bénin ne s’est pas limitée à la seule intervention du chef de l’Etat. Une table ronde, organisée durant le huitième sommet nordique et africain des affaires a permis à Jean-
Baptiste Satchivi, président de la Chambre du commerce et d’industrie du Bénin (Ccib), représentant les opérateurs économiques, de rassurer les investisseurs norvégiens. Pour lui, ils ont tout intérêt à fouler le sol béninois pour leur business. Le président de la Ccib a notamment mis en exergue l’attrait du pays, ses atouts et bien d’autres opportunités. Comme lui, José Pliya, directeur de l’Agence nationale pour la promotion du patrimoine et le développement du tourisme (Anpt), a passé en revue les attraits et opportunités touristiques du Bénin devant les investisseurs norvégiens. Les actions prévues dans le secteur touristique, la construction de nouveaux musées, ont été exposées pour montrer au secteur privé norvégien que le Bénin actuel est une terre fertile pour accueillir et booster l’investissement privé.

« C’est pour moi un plaisir et un grand honneur de me retrouver parmi vous, en face des investisseurs de cette grande région du monde. Toutes les occasions comme celle-ci sont bonnes pour parler de l’Afrique, pour parler de mon pays le Bénin. Mais la problématique qui nous concerne tous est d’abord la mauvaise connaissance de l’Afrique. Les perceptions qui ne sont pas conformes à la réalité de ce continent. Ce qui évidemment freine la découverte de ce continent, freine les investissements, freine la découverte des opportunités de développement des affaires de ceux qui ont la vocation d’investir pour gagner de l’argent.
Comme l’a dit tout à l’heure le directeur de NORFUND, l’Afrique est un immense champ d’opportunités et d’affaires. Mais ce continent paraît si loin. Les pays de ce continent se confondent. Quand on parle de l’Afrique on parle tout comme il s’agit d’un même pays. Mais les pays sont si différents, les risques sont si différents. Quand il y a une épidémie ou une guerre dans un pays qui est à 5000 km d’un autre, la perception de cette épidémie, de cette guerre, concerne également celui qui est à 5000 km. De sorte que pour investir en Afrique les investisseurs ont beaucoup de réticence. Les risques politiques, les risques de maladie, de corruption, le défaut de transparence sont autant de maux que la plupart des nations ont connus dans l’histoire de l’humanité. Mais ces maux restent dans la mémoire de manière permanente. Ils inhibent les envies d’investissement sur ce continent.
Monsieur le directeur, vous avez tout à l’heure parlé des taux de rendement des investissements en Afrique et vous avez parlé d’une cession d’actifs qui a été opérée en Afrique du Sud avec un rendement de 30%. Ces taux de rendements n’existent plus nulle part au monde. C’est attractif, c’est vrai mais c’est en même temps un handicap pour le développement des pays africains parce que nous savons que l’aide au développement ne peut pas suffire à transformer le continent africain.
En général l’aide au développement souffre de la mauvaise gouvernance et la corruption a montré que malgré les aides dont les pays d’Afrique ont bénéficié, ces pays se sont peu développés. Aujourd’hui que l’aide au développement se raréfie et que la mauvaise gouvernance a montré les limites de cette aide, il ne reste qu’une seule solution pour les pays d’Afrique, c’est l’investissement privé. Un franc investi par le secteur privé crée plus d’emplois et plus de richesse et de développement que ce même franc investi par les Etats. Sur un franc investi par l’Etat, la moitié ou les trois quarts sont gaspillés en Afrique. Mais l’investissement privé génère plus de résultats. C’est pourquoi il est aujourd’hui nécessaire et indispensable que l’investissement privé soit reconnu comme le véritable moteur de développement des pays africains.
Moi je viens du secteur privé et j’ai vu combien l’effort et parfois même peu d’effort et un peu de sérieux suffisent à partir de zéro pour arriver au sommet très rapidement en Afrique. C’est mon expérience personnelle qui m’a motivé à m’engager en politique et montrer qu’on peut changer nos pays très vite. Pour revenir à la mauvaise perception des risques d’investissement en Afrique, je dois vous avouer que les taux de rendement qu’exigent les investisseurs sont malheureusement excessifs parce qu’un rendement qui est en dessous de douze, quinze ou vingt pour cent ne paraît pas attractif pour les capitaux investis sur ce continent. Le travers de cette perception est qu’aujourd’hui dans la globalisation, l’Afrique n’est plus compétitive.
Au-delà des matières premières brutes, les produits transformés en Afrique par des fonds privés investis ne rendent pas le coût final compétitif parce que les exigences de rendement sont trop élevées. Nous sommes dans un cercle un peu vicieux. Il faut investir en Afrique, nous sommes dans la globalisation mais l’investissement rend les coûts finaux largement supérieurs à ce qu’on obtient sur le marché européen ou asiatique. C’est l’une des raisons pour lesquelles d’ailleurs aujourd’hui on a du mal à capter la délocalisation parce que l’Asie s’émancipe énormément, la Chine se développe et les investisseurs ont une envie de délocaliser. Mais cette opportunité de délocalisation vers le continent africain, malheureusement, est freinée par les exigences de rendement élevé. Et c’est là que Madame la ministre des Affaires étrangères, l’aide au développement peut accompagner l’investissement privé étranger en Afrique. Nous avons mis en place des outils qui permettent de freiner la perception excessive des risques.
Avec la Banque mondiale, beaucoup de pays ont mis en place des outils pour freiner les risques. Il faut que ces outils de couverture de risques soient densifiés et soient disponibles pour atténuer l’évaluation des risques d’investissement. Il faut également que l’aide au développement aide à trouver les moyens de faire des financements longs. Personne ne veut investir en Afrique et attendre 15, 20 ans pour amortir son investissement. Ça paraît trop long parce que là également le risque est surévalué. Quand on veut investir dans une centrale électrique et que l’on veut avoir un retour sur 10 ans, vous comprenez combien le taux de revenu du KW peut être élevé. Or il faut de l’énergie à bon marché pour alimenter les industries. Le continent africain est le continent sur lequel l’énergie est la plus chère. Comment faire pour investir dans l’industrie en Afrique et avoir de l’énergie à bon prix pendant que ceux qui investissent dans l’énergie veulent des retours trop rapides et des rendements trop élevés et n’ont pas des financements dans les termes convenables c’est-à-dire des financements longs? Le thème de la conférence de ce matin, l’économie bleue, montre combien ce continent est vierge et disponible et offre des opportunités dans ce domaine.
Nos cours d’eau sont tellement des opportunités d’investissement. Mais là encore, si l’opportunité existe et est visible et que l’environnement et les conditions d’investissement n’accompagnent pas ceux qui veulent investir, les opportunités de l’économie bleue ont beau être là, dans 20, 30, 40 ans nous serons toujours là, à la même place. Mais beaucoup de pays africains font des efforts nécessaires pour améliorer cet environnement. C’est l’exemple du Bénin que j’ai l’honneur de conduire depuis trois ans et dans lequel nous faisons des réformes extraordinaires pour changer cette perception.J’ai dit au Premier ministre que j’ai rencontré hier que je n’avais aucune demande à la Norvège, que je ne suis venu demander ni de l’aide au développement ni un accompagnement particulier.
Je suis venu demander au gouvernement norvégien un peu d’attention, d’observer le Bénin, de constater combien ce pays est en train de changer à l’instar de certains pays d’Afrique. Et une fois que les uns et les autres auraient constaté que ce pays en matière de gouvernance, de transparence, de sérieux, d’ordre, d’assainissement de la justice, de la santé, une fois que cette perception serait nouvelle, je viendrai leur demander ce dont j’ai besoin comme aide. Il est impératif pour nous de nous révéler autrement à nous-mêmes puis de révéler autrement nos pays aux autres. L’Afrique en général mais les pays d’Afrique en particulier offrent différemment des opportunités, des environnements, des conditions de découverte et d’investissement. Les pays du Nord ne connaissent pas beaucoup l’Afrique.
L’Afrique australe et celle de l’Est sont les régions dans lesquelles vous osez un peu plus. Mais les pays d’Afrique de l’Ouest sont des pays magnifiques. Ce sont des pays où il y a une certaine transformation en cours. Le Bénin est un pays de référence en Afrique de l’ouest. C’est la porte d’entrée des pays de la Cedeao qui constitue l’un des plus grands marchés intégrés d’Afrique avec plus de 300 millions de consommateurs. Les opportunités sont immenses. Ceux d’entre vous qui oseront lire un peu plus sur le Bénin, venir au Bénin pour un ou deux jours et prendre le risque d’investir, verront combien il est intéressant d’investir au Bénin pour ne pas dire en Afrique… dans l’espoir que dans quelques années, le Bénin sera peut-être le premier partenaire africain de la Norvège. ».
Actualités 09 nov. 2018

Les élèves du Ceg Akassato ont bénéficiés samedi 3 novembre dernier, d’un dépistage des problèmes oculaires, capables de diminuer les performances scolaires, notamment au Baccalauréat.
Les affections courantes qui peuvent perturber l’acuité visuelle ont été dépistées gratuitement chez les élèves du Ceg Akassato. C’est une assistance des Lions Club Abomey-Calavi Acacia et Diamant, le 3 novembre dernier. Une œuvre pour aider les candidats aux examens à donner de bons résultats scolaires, notamment pour une bonne préparation au Baccalauréat.
L’action s’est déroulée au Ceg Akassato, en présence d’un noyau non négligeable du corps professoral avec à sa tête la directrice de l’établissement, Karimatou Moudachirou Assogbadjo. Elle est une réponse à la sollicitation des responsables de l’établissement. Ce service est soutenu par une clinique à travers Dr Alain Amoussouga.
La séance de dépistage a démarré par une sensibilisation sur l’hygiène des yeux. Après cette phase, les apprenants sont répartis en groupes pour faire les examens préliminaires. Ensuite, ils sont passés devant le médecin qui les ausculte, examine leurs yeux pour faire le dépistage des pathologies éventuelles. Certains apprenants s’en sont sortis avec une ordonnance médicale, et pour d’autres, c’est une prescription de verres…
Alexis Bokossa, président du Lions club Abomey-Calavi Acacia, a indiqué que cette action est une opportunité de travailler avec une Ong qui offre des verres aux enfants dont les prescriptions seront conformes avec le disponible. « L’offre est gratuite. C’est un service gratuit que nous sommes venus offrir », ajoute le président du Lions club Abomey-Calavi Acacia.
Au terme de l’activité, Yves Agondanou, président du Lions club Abomey-Calavi Diamant, s’est réjoui de son succès. «Nous avons eu plus d’une centaine de personnes et, je crois que tous sont satisfaits… », a-t-il laissé entendre. Il ajoute que « le rapport que fera l’ophtalmologue permettra de savoir comment faire pour faciliter la tâche aux élèves qui ont des problèmes visuels ».
La Directrice du Ceg Akassato, Karimatou Moudachirou Assogbadjo, quant à elle, ne doute point de l’impact de la consultation sur les résultats de fin d’année. Elle salue cette œuvre. «Je ne peux que dire merci et prier pour que l’œuvre puisse s’étendre à tous les enfants du Bénin », dit-elle.
Eunice Abamba, élève en Tle A2 au Ceg Akassato, exprime au nom de ses camarades sa satisfaction à la suite de sa consultation. « Je suis plus ou moins satisfaite, parce que je sais maintenant ce qui est à la base de mes tensions au niveau de mon œil », a-t-elle déclaré.