La Nation Bénin...
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L’Agence française de développement (Afd) et sa filiale Proparco créent un lien avec le secteur privé béninois. Au cours d'une rencontre d’échanges organisée mardi 6 novembre dernier à Cotonou, les responsables de ces deux structures ont présenté aux chefs d’entreprises et à l’administration publique béninoise, l’offre de financement du Groupe Afd à destination du secteur privé.
Aujourd’hui, tous les acteurs privés, qu’ils soient du Nord ou du Sud, parce qu’ils concourent à alimenter la vie économique, sont des parties prenantes du développement durable. Les responsables de l’Agence française de développement (Afd) et sa filiale Proparco prennent désormais en compte cette réalité. Car, il s’agit, selon eux, de mobiliser davantage de financements privés pour financer les projets des pays en développement.
Au cours de la rencontre d’échanges avec les acteurs du secteur privé béninois, ils l’ont réitéré avec la présentation des outils de financement de Proparco.
Selon le directeur régional de l’Afd, Mattieu Discours, « aucun pays ne s’est développé en ayant recours uniquement à la dette publique ». En outre, explique-t-il, « les contraintes d’endettement viennent limiter les possibilités d’action des bailleurs internationaux en dette souveraine ». C’est pourquoi, le financement du secteur privé devient ainsi un axe essentiel pour les bailleurs internationaux. Avec un triple enjeu, à savoir diversifier les contreparties, trouver de nouveaux projets et mobiliser de nouvelles ressources.
Pour faire face à cette nouvelle stratégie de développement, le groupe Afd, selon Mattieu Discours, a entrepris une profonde réforme. Celle-ci vise à franchir une nouvelle étape, proactive, du rapprochement du groupe et du secteur privé au service du développement et des grandes transitions. C’est ainsi que le groupe Afd s’est fixé un objectif ambitieux, à savoir doubler son volume de financement au secteur privé d’ici 2020.
Dans le cadre de l’atteinte de cet objectif, l’Agence et sa filiale Proparco ont développé, et continuent de développer leur offre afin qu’elle soit adaptée aux réels besoins des entreprises et facilite ainsi leurs investissements. Il s’agit également, selon le directeur régional de l’Afd, d’être plus à même de répondre aux besoins des Etats qui souhaitent mettre en place des politiques incitatives en direction du secteur privé et notamment des Petites et moyennes entreprises (Pme). C’est pour répondre à cette volonté de créer un lien plus fort avec le secteur privé que la rencontre du mardi dernier a été organisée.
Une opportunité pour le secteur privé
Après avoir rappelé que l’Afd est au Bénin depuis plus de 50 ans avec beaucoup de réalisations, l’ambassadeur de la France près le Bénin, Véronique Brumaux, souligne que la séance qui vise à sensibiliser et à mobiliser les acteurs du secteur privé est une opportunité pour ces derniers. Car, elle permet de leur présenter les outils de financement de la filiale Proparco qui accompagne le secteur privé dans tous les pays où elle est présente.
Selon Véronique Brumaux, l’économie béninoise est caractérisée par une faible compétitivité et est dominée par un secteur informel omniprésent. Et pour relever les défis auxquels cette économie est confrontée, elle rappelle que le gouvernement a entrepris des réformes qui ont besoin d’être soutenues. C’est pourquoi elle a rassuré le ministre d’Etat, chargé du Plan et du Développement, du soutien de son pays pour relever ces défis.
Très fier de cette assurance de l’ambassadeur de la France près le Bénin, le ministre d’Etat, chargé du Plan et du Développement, Abdoulaye Bio Tchané, a indiqué que pour financer son Programme d’actions, le gouvernement a fait le choix de mobiliser les ressources auprès des différents acteurs. C’est ainsi qu’il est attendu du secteur privé une mobilisation à hauteur de 61%. En faisant cette option, explique-t-il, le gouvernement sait que la promotion de ce secteur apportera beaucoup à l’économie béninoise. Il a rappelé que ces dernières années, les résultats ont montré que plusieurs entreprises, notamment des Pme, ont été créées, avec beaucoup d’investissements directs étrangers. C’est pourquoi il a saisi cette occasion pour inviter les chefs d’entreprises présents à profiter des opportunités qui leur seront offertes par la présentation des outils pour bénéficier de l’accompagnement, mais également du financement de l’Afd et de sa filiale Proparco.
Les activités de l’Afd au Bénin
L’Agence française de développement au Bénin mobilise ses compétences et ses différents outils financiers (subventions, fonds européens délégués, garanties Ariz et ligne de crédit Sunref) à destination des acteurs publics, privés ou bancaires afin de faciliter l’accès aux financements. Puis, appuyer le secteur productif et contribuer à l’amélioration du dialogue public-privé.Cette activité reste néanmoins relativement limitée à cause de différents facteurs, externes et internes qui vont d’une relative faiblesse du tissu économique et d’un manque de profondeur du système bancaire aux politiques publiques qui restent encore à approfondir.B.S
Société 08 nov. 2018
Le préfet du Zou, Firmin Kouton[/caption]Les préfets des départements ont pris part, hier mercredi 7 novembre à Dassa, à une rencontre dite de « déclenchement institutionnel des préfets et secrétaires généraux des préfectures» organisée par le Programme d’amélioration de l’accès à l’assainissement et des pratiques d’hygiène en milieu rural (Paphyr).
Déclencher les préfets et secrétaires généraux pour une prise de responsabilité des institutions et des acteurs institutionnels, amener les préfets à s'engager à assurer une meilleure coordination du sous-secteur de l'hygiène et de l'assainissement de base, afin d'éliminer les pratiques et comportements peu favorables à la promotion de l'hygiène et de l'assainissement de base. Ainsi pourraient se résumer les objectifs du Programme d’amélioration de l’accès à l’assainissement et des pratiques d’hygiène en milieu rural (Paphyr).
A l’ouverture de cette rencontre, le préfet du Zou, Firmin Kouton a salué cette initiative du Paphyr qui implique les autorités départementales dans les programmes d’assainissement et d’amélioration des pratiques d’hygiène en milieu rural. Le directeur national de la Santé publique, Dr Pius Cossi Gounadon, salue l'engagement des Partenaires techniques et financiers notamment le Fonds mondial pour l'assainissement aux côtés du Bénin. Dans la perspective de la concrétisation de la vision en matière de promotion de l'hygiène et de l'assainissement, à savoir « Le Bénin dispose à l'horizon 2025 d'un cadre de vie durablement assaini pour le bien-être des populations ». Le défi, pour le gouvernement, est la pérennisation des acquis de la mise en œuvre de la Stratégie nationale de promotion de l'hygiène et de l'assainissement de base en milieu rural, à travers la création d'un mouvement national pour mettre fin à la défécation à l'air libre au Bénin.
A ce titre, l'implication de la tutelle s'avère nécessaire à l'atteinte de cet objectif pour une couverture totale du pays.
Le constat fait aujourd’hui au Bénin par le Paphyr est que l'accès aux services d'hygiène et d'assainissement de base des populations en général, et celles rurales en particulier, est très limité. Selon la dernière revue sectorielle eau et assainissement, gestion 2015, seulement 13% des populations en milieu rural ont accès à des ouvrages d'évacuation des excréta. Ce qui signifie que 77% des populations rurales défèquent encore à l'air libre et en moyenne, plus de la moitié de population au Bénin pratique encore la défécation à l'air libre. Cette situation a des conséquences graves sur la santé des populations et annihile les efforts de lutte contre la pauvreté. Selon le programme Eau et Assainissement de la Banque mondiale, 7000 personnes dont 4300 enfants meurent chaque année de la diarrhée au Bénin. 90% de ces décès sont dus à l'impureté de l'eau et au manque d'assainissement et d’hygiène.
A l’issue de la rencontre, il a été élaboré un plan d’actions, suivi d’une note d’engagement.
Un des camions de collecte des déchets solides ménagers[/caption]Création d’une société de droit public et négociations avec des prestataires pour la mise en œuvre du projet de modernisation de la gestion des déchets solides ménagers du Grand Nokoué. C’est l’une des décisions prises par le Conseil des ministres du mardi 6 novembre dernier. De quoi rassurer les populations de ces communes quant à la gestion de leurs ordures et conjuguer au passé le spectacle des dépotoirs sauvages.
Mercredi 7 novembre. Sur la principale voie qui dessert le quartier Zongo à Cotonou, deux bacs débordent d’ordures qui se déversent sur la voie publique. Quelques mètres plus loin, un autre tas d’ordures, assez géant, ne passe pas inaperçu. A chaque niveau, les passants sont obligés de se boucher les narines avant de poursuivre leur trajet. Mais Zongo est loin d’être le seul quartier de Cotonou à offrir ce spectacle. Plusieurs autres artères de la ville débordent de déchets au vu et au su des riverains, passants, élus locaux, autorités municipales, cadres et autres décideurs de la vie sociopolitique du pays.
Mais la situation est loin de se limiter à cette seule ville. Dans ce qu’il convient désormais d’appeler le grand Nokoué regroupant les communes de Porto-Novo, Sèmè-Podji, Cotonou, Abomey-Calavi et Ouidah, la gestion des ordures relève d’un casse-tête quotidien. Fin janvier 2018, pour le compte de ces cinq communes, un centre de gestion des déchets solides ménagers a été mis en service. La cérémonie avait été couplée avec la remise de matériel. En tout, ce sont trois centres de transfert et cinquante points de regroupement qui ont été mis en service pour les communes d’Abomey-Calavi, de Cotonou, de Ouidah, de Porto-Novo et Sèmè-Podji. «L’objectif visé est l’accroissement du taux de collecte des déchets solides ménagers en dotant les villes d'infrastructures adéquates de gestion de la filière des déchets solides afin de limiter leur impact sur l’environnement ». Cette action n’est pas isolée, bien d’autres ont eu également lieu, toujours dans la même perspective, sans pour autant résoudre le problème des ordures.
Préoccupé par une solution définitive à ce mal, le gouvernement vient, pour sa part, d’envisager une option qui ne manquera pas sans doute de résoudre cette équation. En exécution des instructions du Conseil des ministres du 21 mars, « le ministre du Cadre de vie et du Développement durable a engagé des démarches en vue d’identifier des opérateurs crédibles, pour une bonne prise en charge de la gestion des déchets solides ménagers dans le grand Nokoué. Les négociations menées ont été sanctionnées par des offres techniques et financières », lit-on dans le compte rendu du Conseil.
Les déchets ne seront plus un casse-tête
L’analyse de ces offres a conduit à redéfinir les contours du projet. Ainsi, il consistera, pour le moment, à en exécuter la composante «collecte », en différant le volet «déploiement des unités de traitement et de valorisation», expliquera pour sa part, le ministre en charge de la Culture, présentant le compte-rendu de la séance. « Le nouveau dispositif opérationnel proposé prévoit la création d’une société de droit public pour porter les investissements prévus. Cette option permet de garantir la qualité des prestations dans un partenariat bien structuré », a-t-il indiqué.
La société de gestion des déchets et de la salubrité du Grand Nokoué sera chargée de contractualiser avec les opérateurs identifiés, assurer le suivi, le contrôle et le paiement des prestations réalisées et collecter les ressources afin d’assurer la pérennité du projet. « Pour ce faire, elle se basera notamment sur un partenaire technique de référence, qui en sera la structure opérationnelle, recruté dans le cadre d’un contrat d’assistance technique et sur les opérateurs chargés de la collecte, du traitement et du transfert des déchets vers les lieux d'enfouissement sanitaire », indique le compte-rendu du Conseil des ministres. En vue de rendre opérationnel le dispositif ainsi conçu dès le mois de décembre prochain, avec pour exigence d’atteindre un taux de collecte des déchets de 80 à 90%, base d’efficacité pour la salubrité urbaine, et l’assainissement du cadre de vie des populations, le gouvernement a approuvé le principe de la création de la société de droit public dédiée au projet et autorisé la conclusion des négociations avec les opérateurs présélectionnés.

Comment gérer durablement la transhumance transfrontalière au Bénin tout en évitant les conflits, destructions et pertes en vies humaines ? C’est l’objectif de la double Mission de travail dépêchée par le gouvernement de la Rupture dans les communes frontalières béninoises - portes d’entrée des transhumants - et dans les régions transfrontalières concernées au Niger, au Burkina Faso, au Togo et au Nigeria. Le rapport de fin de mission est formel : des solutions existent, mais il va falloir les appliquer sans état d’âme. Explication.
Une bonne mauvaise nouvelle. La bonne nouvelle, c’est que le Bénin enregistre chaque année un flux important de troupeaux transhumants en provenance des pays de la sous-région que sont le Niger, le Burkina Faso, le Nigeria, le Togo, le Tchad, le Mali, voire le Cameroun tout récemment. La mauvaise nouvelle, c’est que malheureusement, du fait de la faiblesse organisationnelle des acteurs et du non-respect des dispositions réglementaires en la matière, l’arrivée, le passage, le séjour et le départ de ces transhumants ainsi que de leur bétail s’accompagnent toujours de plaintes des populations qui n’hésitent pas à accuser les autorités, à divers niveaux, de faillir à leur mission de les protéger des agressions et invasions venant de l’extérieur. Face à ce tableau désolant, le gouvernement du Nouveau départ a pris l’initiative d’une thérapie de choc à deux niveaux : d’une part, sillonner l’ensemble des communes frontalières béninoises, portes d’entrée (et couloirs) des transhumants et d’autre part, aller au contact des autorités régionales et locales en charge de la gestion de la transhumance dans les pays frontaliers.
Une mission de salut public…
Dans le cadre de la prise de contact avec nos communes frontalières, sur instructions du chef de l’Etat, le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Aurélien Agbénonci, a envoyé sur place une mission de travail conduite par son directeur de cabinet, William Comlan. Elle est composée du directeur de l’Afrique et du Moyen-Orient, Yves Eric Ahoussou-Gbémey et du Point focal en charge des questions de transhumance transfrontalière dans cette direction, Wilfried Kakpo. L’objectif de cette mission est bien clair : appréhender, cerner, et maîtriser les causes des violences récurrentes qui caractérisent la transhumance transfrontalière et qui mettent souvent aux prises des populations béninoises et des ressortissants des pays voisins. Cette tournée s’est déroulée en deux étapes. La première étape, qui a eu lieu du 20 au 30 août 2017, a pris en compte les départements de l’Alibori (Kandi, Malanville, Nikki), du Borgou (Parakou), de l’Atacora (Tanguiéta, Natitingou, Matéri), des Collines (Bantè, Dassa-Zoumè), du Zou (Abomey, Zogbodomey, Djidja, Zagnanado, Covè, Ouinhi) du Mono (Lokossa, Athiémé), et du Couffo (Aplahoué). La seconde étape s’est intéressée au département du Plateau, notamment Pobè et Kétou, les 6 et 7 septembre 2017. A l’issue de cette mission, il s’est avéré indispensable de programmer une mission conjointe du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération, du ministère de l’Intérieur, de la Sécurité publique et des Cultes, du ministère du Cadre de vie et du Développement durable et du ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche dans les quatre régions transfrontalières ciblées que sont les Etats d’Oyo et d’Ogun au Nigeria, et les régions de Gaya au Niger, Kompienga au Burkina Faso et Dapaong au Togo. L’objectif, cette fois-ci, est de rechercher avec les autorités régionales et locales en charge de la gestion de la transhumance dans ces pays, des solutions susceptibles d’aboutir à un meilleur encadrement de l’activité et d’endiguer la violence et l’insécurité qu’elle génère. Ainsi, le Conseil des ministres, en sa séance ordinaire du 25 juillet 2018, a autorisé la mission de travail dans les pays et régions concernés.
… et de bon voisinage
En ce qui concerne la mission de travail interministérielle. Toujours sous la conduite du directeur de Cabinet du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, William Comlan, la délégation, composée des représentants des ministères ci-dessus cités auxquels s’est joint le président de l’Association nationale des organisations professionnelles d’éleveurs de ruminants (Anoper) s’est rendue successivement à Kompienga le 22 août 2018, à Dapaong le 24 août, à Ibadan le 27 août, et à Dosso le 1er octobre 2018. L’étape de Gaya au Niger, initialement prévue pour le 20 août 2018 a été reportée par la partie nigérienne. De même, pour des raisons de calendrier, les autorités de l’Etat d’Ogun au Nigeria ont souhaité une nouvelle programmation. La mission de travail se rendra dans ces deux régions dès que les nouvelles dates seront retenues de commun accord.
Des recommandations à prendre très au sérieux
A mon humble avis et au regard des remarques et observations faites par les deux missions de travail envoyées sur le terrain, le gouvernement du Bénin a tout intérêt à prendre en compte les recommandations ci-après : la précision des portes d’entrée et de sortie des transhumants, l’aménagement des couloirs (balisage, aires de pâturage, aires de repos, points d’eau), le renforcement des mesures sécuritaires dans les zones interdites à la transhumance, les mesures rigoureuses et appropriées pour contraindre les transhumants à quitter le parc W, la sensibilisation des élus locaux sur l’importance du respect de la taxe unique imposée par le gouvernement, l’obligation de désarmer les transhumants avant l’entrée des troupeaux sur le territoire national, l’instauration d’une amende pour décourager le pâturage de nuit, la sensibilisation des agriculteurs pour le respect des couloirs de transhumance et l’identification d’un mode sécurisé de transport d’argent pour permettre aux éleveurs transhumants de circuler en toute quiétude.
Faut-il le préciser, la pression numérique des bovins et ovins en transhumance ou en transit au Bénin s’est progressivement accrue entre 2013 et 2016, dont près de la moitié vient du Nigeria et du Niger. Cette situation n’est pas sans répercussion sur la récurrence et l’intensité des conflits du fait des dégâts sur l’environnement et les cultures ; et ceci en dépit de ce que de la transhumance au Bénin est encadrée par la loi N°87-013 du 21 septembre 1987 portant réglementation de la vaine pâture, de la garde des animaux domestiques ainsi que de la transhumance, la loi N°2002-16 du 18 octobre 2004 portant régime de la faune en République du Bénin et les Accords régionaux et sous-régionaux sur la transhumance, dont l’Accord sur la transhumance entre les Etats membres du Conseil de l’Entente signé en mai 1991, l’Accord sur le règlementation de la transhumance entre les Etats membres de la Cedeao (Décision A/DEC.5/10/98 du 31 octobre 1998 adoptée à Abuja au Nigeria), et le Règlement C/REG.3/01/03 relatif à la mise en œuvre de la règlementation de la transhumance entre les Etats membres de la Cedeao signé à Dakar en janvier 2003.
Résultat : les dégâts enregistrés lors des différentes campagnes de transhumance dans notre pays ont impacté presque toutes les spéculations agricoles. Dans les régions où se pratiquent les cultures de contre saison et le maraîchage, les pertes économiques sont importantes même si les superficies dévastées semblent relativement faibles. La valeur annuelle des dégâts est estimée à près de 3,8 milliards FCfa. A l’évidence, il était temps que des mesures idoines soient prises pour briser le signe indien. Le gouvernement du président Patrice Talon a visé juste en prenant son bâton de pèlerin pour combattre le mal par la racine. Maintenant, il faut mettre en œuvre les recommandations des missions de travail mises sur pied à cette fin pour arrêter la saignée. C’est mon intime conviction !
les explications du DAC-MESRS[/caption]Fini le désordre dans les établissements privés d’enseignement supérieur ! Ceux qui ne sont pas en règle sont proposés à la fermeture ou à la suspension.
Avec une formation professionnelle au rabais et inadaptée au marché de l’emploi et des diplômes, parfois négociés, l’enseignement supérieur dans certains établissements privés a été pendant longtemps une supercherie à laquelle parents et apprenants ont succombé. Beaucoup de jeunes impétrants - diplômes en main, mais mal instruits –ne sont pas en mesure de s’insérer immédiatement dans la vie active à la fin de leurs études comme proposé par les établissements dans les parcours de formation.
Bon nombre n’offrent pas les infrastructures adéquates : les cours se déroulent souvent dans des bâtiments implantés sans aucun respect des normes et les équipements font cruellement défaut. A cela s’ajoute la faible capacité de planification, de mise en œuvre et de suivi des modules de formation et des emplois du temps. Ainsi, les parcours et curricula annoncés à grand renfort médiatique ou écrits noir sur blanc sont bâclés, faute de moyens financiers conséquents et de ressources humaines qualifiées. Au finish, la formation prétendue professionnelle ne l’est finalement que de nom.
Pourtant, dans leurs publicités, les établissements promoteurs de BTS, de licences et masters universitaires font la fine bouche, s’engageant à former pour l’emploi des cadres professionnels de haut niveau, immédiatement exploitables sur le marché du travail et avec possibilité d’insertion professionnelle. Ils s’arrangent même pour que les diplômes de leurs écoles soient co-signés par l’Etat et reconnus par le Conseil africain et malgache de l’enseignement supérieur (Cames). Quoiqu’insatisfaits, parents et étudiants s’échinent à payer les frais de formation parfois exorbitants, sans se préoccuper des réelles performances. Les victimes ne se rendent compte que plus tard de la supercherie orchestrée par ces écoles techniques, professionnelles et les universités privées qui poussent tels des champignons aux coins de la rue.
Le gouvernement a décidé de mettre fin à la pagaille qui a assez duré, notamment dans la formation post-bac. Suite au rapport de la session du Conseil consultatif national de l’enseignement supérieur, certains établissements sont proposés à la fermeture en raison de l’absence de preuve de fonctionnement correct, d’autres sont suspendus et ne peuvent recruter en première année, au titre de la rentrée universitaire 2018-2019. Un ature groupe dont les promoteurs n’ont pas cru devoir présenter leurs dossiers de demande d’agrément ne peut plus y postuler. Le ton est ferme, si l’on s’en tient au compte rendu du Conseil des ministres en date du mardi 6 novembre dernier.
En effet, les ministres concernés sont instruits à « veiller scrupuleusement » à la mise en œuvre des conclusions du rapport. Quoi de plus normal dans un contexte où il est flagrant que l’offre éducative reste en inadéquation avec les besoins d’emplois, et les perspectives pour les jeunes de s’insérer dans la vie active sont floues? Il était temps que les véreux cessent de jouer avec l’avenir de toute une génération, en appliquant des parcours conçus ailleurs, sans tenir compte des débouchés sur le marché de l’emploi et de la qualité des contenus des modules.
Il convient, de même, de maintenir le cap de la salubrité en arrimant la formation technique et professionnelle à l’évolution des métiers et les attentes pour une mise en adéquation des offres et des demandes de l’emploi dans chaque domaine. C’est à ce prix donc que les diplômés cesseront de gonfler inutilement chaque année les rangs des chômeurs et des sous-employés.

Le préfet de l’Ouémé, Joachim Apithy, tient au respect des textes sur la décentralisation, en l’occurrence aux dispositions de l’article 151 de la loi n°97-09 du 15 janvier 1999 portant organisation des communes en République du Bénin. Il a entrepris, dans ce cadre, une tournée statutaire qui le conduira dans les neuf communes du département du ressort de son territoire de compétence.
Le préfet de département effectue au moins une fois l’an une visite officielle dans la commune de son ressort, prévoit l’article 151 de la loi n°97-09 du 15 janvier 1999 portant organisation des communes en République du Bénin. C’est en respect de ces dispositions que le préfet de l’Ouémé a entrepris une tournée dans les neuf communes de son département. Joachim Apithy est attendu à Adjarra et Avrankou ce jeudi 8 novembre. Mais avant l’étape de ce jour, il était mardi dernier, dans la commune de Dangbo où il a échangé avec tout le conseil communal, les élus locaux et la population. L’autorité préfectorale a passé au peigne fin les différents problèmes auxquels est confrontée cette commune afin de proposer des pistes de solutions. En d’autres termes, cette visite a permis à l’autorité de tutelle de toucher du doigt les réalités surtout du conseil communal afin de jouer en toute responsabilité son rôle d’assistance-conseil.
Le préfet Joachim Apithy a fait le même exercice à Adjohoun et Bonou où il a démarré son périple lundi 5 novembre dernier. Il avait à ses côtés les membres de la Conférence administrative départementale de l’Ouémé composée notamment des directeurs départementaux des structures déconcentrées de l’Etat et des chefs de services. Le message de l’autorité préfectorale a été sans fioriture à chacune de ces étapes. Joachim Apithy a invité les maires qui ont déjà passé trois ans et demi à la tête de leur commune respective, mais sans grand succès à prendre le reste de leur mandat à se rattraper pour booster le développement local afin de regagner la confiance des populations... Pour y arriver, l’autorité préfectorale instruit les maires à suivre scrupuleusement l’achèvement des projets entamés inscrits au Plan annuel d’investissement (Pai) 2017 et 2018 dont les financements sont disponibles tant sur ressources propres que sur ressources transférées. Pour Joachim Apithy, les maires devront également veiller en relation avec les directeurs départementaux non seulement à l’achèvement des projets gouvernementaux de la tranche départementale du Programme d’actions du gouvernement (Pag) mais aussi à l’exécution correcte au niveau de la commune, des mesures d’assainissement prises par le gouvernement pour rétablir l’ordre dans certains secteurs tels que le transport et la vente aux abords des voies, des produits pétroliers de contrebande. A ces mesures, le préfet de l’Ouémé instruit les maires à maintenir la veillée d’arme en fermant systématiquement et en relation avec les médecins chef de santé et le commissaire de police d’arrondissement, les cliniques et cabinets privés non autorisés et qui continuent d’exercer clandestinement sur le terrain. Les questions liées à l’installation des comités paritaires de gestion des Coopérative d’aménagement rural (Car) et à l’entretien des ouvrages hydrauliques réalisés dans les communes n’ont pas été aussi occultées lors de cette visite du préfet à Dangbo, Adjohoun et Bonou. Joachim Apithy n’a pas manqué de rassurer les différents conseils communaux et locaux et les populations, de son entière disponibilité et celle de toute son équipe départementale à les accompagner dans l’exercice de leur mission pour l’amélioration des conditions de vie et pour un développement harmonieux des communautés à la base...
Après Adjarra et Avrankou ce jeudi, il ne restera qu’Akpro-Missérété, Sèmè-Podji, Aguégués et Porto-Novo à écumer par l’autorité préfectorale pour achever sa tournée statutaire au titre de 2018.

Un outil visant à promouvoir l’autonomisation et l’entrepreneuriat féminin via la toile. La Plateforme ‘’50 millions de femmes ont la parole’’ se propose de relever ce défi. Joël Ahofodji, responsable du contenu de la plateforme pour l’Afrique de l’Ouest, explique les avantages pour la gent féminine.
La Nation : La Cédéao en union avec le gouvernement du Bénin a procédé récemment à l’installation de l’équipe-pays dans le cadre du projet ‘’50 millions de femmes ont la parole’’. Quel message les femmes entendent-elles véhiculer à travers cette plateforme?
Joël Ahofodji : La problématique d’un développement socio-économique durable et équilibré dans un espace communautaire sécurisé et stable qui offre des facilités pour l’épanouissement des peuples de nos Etats membres, a toujours été la principale préoccupation au cœur des programmes régionaux initiés par l’autorité des chefs d’Etat et de gouvernement, et mis en œuvre par la Commission de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) depuis sa création en 1975. Cet objectif ne peut être atteint sans l’élimination des disparités et inégalités qui handicapent certaines couches sociales, notamment les femmes et les enfants.
Le projet ‘’plateforme 50 millions de femmes ont la parole’’ est une initiative de la Banque africaine de développement mise en œuvre en Afrique de l’Ouest par la Cédéao, au niveau de l’Afrique centrale et Australe par le Marché commun de l’Afrique orientale et australe (Comesa) et au niveau de l’Afrique de l’Est par la communauté des Etats de l’Afrique de l’Est. C’est une initiative qui vise à promouvoir l’autonomisation des jeunes filles et des femmes par l’utilisation des technologies de l’information et de la communication.
Comment cela va-t-il fonctionner?
Il s’agit de mettre en place un outil technologique qui va fonctionner comme un réseau social, et sur cette plateforme, nous aurons la possibilité d’avoir toutes les informations qui peuvent aider les jeunes filles et les femmes à créer leurs entreprises, à rester dans le monde des entreprises et à développer leurs entreprises. Nous aurons également d’autres informations, notamment celles portant sur les exemples de réussite ou tout ce qui peut motiver les jeunes filles et les femmes à s’investir dans le développement personnel, à quitter l’informel pour le formel et à prospérer dans le monde des affaires. Ces efforts doivent s’observer dans chacun des pays du continent africain.
Quelle sera la mission de l’équipe-pays ?
Nous avons installé l’équipe chargée de gérer ce projet au Bénin afin qu’elle puisse nous aider à avoir toutes les informations nécessaires pour la mise en œuvre de la plate-forme. Cet outil doit pouvoir aider les femmes et les jeunes filles du Bénin qui sont dans le monde de l’entreprise et qui veulent prospérer à avoir les informations utiles à leur business d’une part, mais également des informations liées aux sources de financement et aux formations d'autre part. La plate-forme sera également d’une grande utilité pour les partenaires au développement, les banques, les institutions de microfinance ou financières qui veulent promouvoir l’entrepreneuriat féminin. Toutes les informations concernant le Bénin sont sur la plate-forme et il en sera de même pour tous les autres pays qui y figurent à savoir le Burkina Faso, le Mali, le Nigeria…..
Tous les pays africains auront donc des informations importantes et crédibles, susceptibles d’aider les femmes à sortir de leur situation de précarité en entreprenant, ainsi que les jeunes filles qui veulent se lancer dans le monde des affaires. La disponibilité de ces informations provenant de tous les pays membres de la plateforme facilitera le réseautage et le partenariat. Du Bénin, on n’aura plus besoin de se déplacer à Kigali pour savoir comment on investit ou comment on fait des affaires. Du Kenya, l’opératrice économique n’aura plus besoin de venir au Bénin pour trouver un partenaire dans le domaine de la production du beurre de karité par exemple ou de l’ananas. La plateforme va fonctionner comme un réseau social, offrira des ouvertures aux opératrices économiques de chaque continent et facilitera le développement des affaires.
Quel lien peut-on établir avec les‘’50 millions de femmes’’et les objectifs de développement durable ?
Les Objectifs de développement durable (Odd) donnent une priorité à l’aspect genre et tout ce qui converge vers la promotion et l’autonomisation de la femme. Cinquante millions, ce n’est qu’un objectif premier que nous nous sommes fixé, parce que nous avons estimé que pour le début de ce projet, nous devons essayer d’atteindre 15% des femmes du continent africain. C’est en estimant ce pourcentage que nous sommes arrivés au chiffre de cinquante millions. Nous pouvons aller plus loin si tous les Etats se mobilisent pour participer à la réalisation de cette plate-forme. Si le Nigeria seul arrive à dépasser ce chiffre alors qu’il y a d’autres pays peuplés comme l’Afrique du Sud où les femmes entrepreneures sont plus présentes, nous pouvons rapidement dépasser ce plafond et cela va accélérer la mise en œuvre de cette initiative.
Comment pourra-t-on apprécier les impacts de ce projet sur les pays ?
Nous sommes à l’ère des nouvelles technologies. Il suffit d’un clic pour avoir les statistiques de femmes qui visitent ces plateformes, qui ont pu avoir des financements grâce à elles et qui ont pu établir des partenariats avec des partenaires d’affaires dans la sous-région. C’est un outil technologique qui nous permettra d’avoir des résultats concrets. Le tout dépendra des efforts de sensibilisation et de communication que tous les pays auront déployés en faveur des utilisatrices de la plateforme et des entrepreneures africaines à l’utiliser comme un outil de réseautage.
Quelle doit être l’attitude des jeunes filles désireuses d’entreprendre pour bénéficier de ces avantages ?
Cette plateforme va fonctionner comme un réseau social et les jeunes sont beaucoup plus dynamiques sur les réseaux sociaux. Nous sommes appelés à faire de la sensibilisation afin de toucher davantage notre cible, entre autres les femmes entrepreneures, femmes rurales ou toutes autres catégories qui peuvent par le biais d’un portable accéder à la plate-forme, en vue du développement du monde des affaires?
Propos recueillis par Maryse ASSOGBADJO
Société 08 nov. 2018

La liste provisoire des Établissements privés d’enseignement supérieur (Epes) agréés, a été publiée dans la soirée d’hier. Cet acte fait suite à l’adoption par le Conseil des ministres des recommandations du Conseil consultatif national de l’enseignement supérieur.
Dodji Amouzouvi, directeur des Établissements privés d’enseignement supérieur (Depes), à la faveur d’un point de presse, a mis l’accent sur le caractère provisoire des listes publiées. À en croire ses explications, les Epes ont, sous quinzaine, la possibilité de porter des réserves et demander la rectification d’erreur matérielle, preuves à l’appui.
Dodji Amouzouvi a souligné qu’il y a trois catégories de listes. Au total, 136 Epes sont concernés par ces listes. D’abord, 50 ont reçu l’agrément pour des filières précises. Parmi eux, 27 ne peuvent recruter des étudiants en première année. Pour des filières données, ils ont obtenu des avis défavorables. Cependant, « les écoles ont la possibilité de présenter ces filières à l’agrément lors de la prochaine session », précise le Depes.
Outre les Epes qui ont reçu d’agréments pour toutes les filières et celles qui ont des avis défavorables pour certaines filières, il y a les écoles qui ont reçu des avis sous réserve pour des filières. Elles sont au total 10 et peuvent voir ces filières rétablies si les éléments pour lever la réserve sont fournis sous quinzaine. Aussi, sept autres Epes ont reçu la réserve, non pas pour des filières, mais pour imprécision, soit des statuts des promoteurs, soit pour le statut de l’établissement. Celles-ci ont aussi la possibilité de se faire rétablir sous quinzaine dès la notification.
En définitive, 20 Epes ont obtenu l’avis favorable d’agrément dans des filières. Aussi, 24 autres Epes sont agréés à ouvrir pour l’année 2018-2019, avec des formations de licence et de master professionnels. Ces établissements pourraient recruter des étudiants en première année dans lesdites filières.
En outre, 50 Epes sont fermés dans toutes les filières pour compter de l’année académique 2018-2019. Ces Epes ne fonctionnent plus ou fonctionnent de façon irrégulière depuis au moins deux ans. Ils ont été déjà suspendus en 2016-2017. Certains disposent des autorisations de création expirées.
Entre autres décisions, il est signalé que 12 Epes n’ont pas cru devoir présenter des dossiers pour obtenir l’agrément. Selon Dodji Amouzouvi, aux termes de l’article 6 du décret 2017-194, ainsi que les autres dispositions en vigueur, notamment celles du décret 818-2008 et d’autres textes réglementaires, ces établissements seront fermés à la fin du processus. En attendant, dit-il, ils ne peuvent plus recruter en première année. Cependant, ces Epes pourront poursuivre et achever les formations en cours à partir de la deuxième année.
Liste provisoire des Établissements d'Enseignement supérieur fermés dans toutes les filières à compter de la rentrée 2018-2019 après suspension en 2016-2017 pour non-fonctionnement ou fonctionnement irrégulier et pour expiration de l'autorisation de création (En vertu des articles 15, 21 et du 22 du Décret 818-2008 du 31 décembre 2008)
1- INSTITUT COOPERATIF AFRICAIN DE MANAGEMENT APPLIQUE (ICAMA)
2- INSTITUT SUPERIEUR DE GESTION (ISG)
3- INSTITUT REGIONAL D’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR (IRES) du COMPLEXE SCOLAIRE ET UNIVERSITAIRE (CSU) JEAN JACQUES ROUSSEAU
4-CENTRE POLYTECHNIQUE UNIVERSITAIRE DE COTONOU (CePUC)
5- INSTITUT POLYTECHNIQUE D’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR DE L’UNION
(IPES-UNION)
6- ECOLE DE TECHNOLOGIE SUPERIEURE KARL VON TERZAGHI (ETS KVT)
7- ECOLE SUPERIEURE DES TECHNIQUES D’AVENIR (ESTA)
8- CENTRE DE FORMATION ET DE RECYCLAGE (CEFOREC)
9- ECOLE DE BTS MASTER SCHOOL (MASTER SOFT)
10- ECOLE DE HAUTES TECHNOLOGIES
11- INSTITUT DE FORMATION PROFESSIONNELLE BOBO
12- ÉCOLE SUPÉRIEURE DE TECHNOLOGIE ET DE GESTION «L’EXCELLENCE»
13- HAUTE ECOLE UNIVERSITAIRE LIBRE DU BENIN (HEULI BÉNIN)
14- CENTRE DE FORMATION PROFESSIONNELLE CONTINUE (CFPC-CNAM)
15- CENTRE D’ETUDES COMMERCIALES ET DE GESTION (CECG)
16- ECOLE SUPERIEURE POLYTECHNIQUE (ESPO)
17- ECOLE DES CADRES
18- INSTITUT DE CHIMIE ET DE BIOLOGIE APPLIQUÉES
19- INSTITUT DU QUARTIER LATIN (IQL)
20- HAUTE ECOLE DE GESTION ET D’INDUSTRIE (HEGI OUIDAH)
21- HAUTE ECOLE DE GESTION ET D’INDUSTRIE (HEGI NATITINGOU)
22-INSTITUT SUPERIEUR DES TECHNIQUES ECONOMIQUES ET DE GESTION (ISTEG)
23- ECOLE PROFESSIONNELLE SALESIENNE SAINT JEAN BOSCO
24- INSTITUT UNIVERSITAIRE SOTTIN D’AFRIQUE
25- ECOLE SUPERIEURE D’ADMINISTRATION ET DE GESTION (ESAG AMEN)
26- INSTITUT UNIVERSITAIRE AFRICAIN DU BÉNIN
27- ECOLE SUPERIEURE D’ENSEIGNEMENT PROFESSIONNEL LE BERGER
(ESEP LE BERGER PARAKOU)
28- INSTITUT SUPERIEUR D’EXPERTISE ET DE GESTION (ISEG PARAKOU)
29- ECOLE SUPERIEURE DE TECHNOLOGIE IFFA (EST-IFFA)
30- INSTITUT DE MANAGEMENT ET DE GESTION
31- ECOLE SUPERIEURE DES SCIENCES APPLIQUEES ET DE MANAGEMENT SAINT-JOSEPH (ESSAM-SJ)
32- INSTITUT PANAFRICAIN DE FORMATION SUPERIEURE (IPAFOS)
33- INSTITUT SUPÉRIEUR D’ENSEIGNEMENT TECHNIQUE DU COMPLEXE SCOLAIRE ET UNIVERSITAIRE LE VERGER
34- INSTITUT SUPÉRIEUR DE TECHNOLOGIE - annexe de Porto-Novo
35- ESEP LE BERGER DE PORTO-NOVO
36-INSTITUT DU SAVOIR ET DU SAVOIR-FAIRE ( ISS-KARSPERSKY)
37- INSTITUT UNIVERSITAIRE ESPOIR AFRICA
38- ECOLE SUPÉRIEURE POLYTECHNIQUE ET DE GESTION «LA GRATITUDE»
39- INSTITUT SUPERIEUR D’ENSEIGNEMENT TECHNIQUE NOTRE DAME
D’AFRIQUE (ISET–NDA)
40- ECOLE SUPÉRIEURE LA PROPHÉTIE
41- INSTITUT UNIVERSITAIRE POUR LA PAIX ET LE DÉVELOPPEMENT DE
L’AFRIQUE (IUPDA)
42- UNIVERSITÉ DES SCIENCE ET TECHNOLOGIE DU BÉNIN (USTB)
43- UNIVERSITÉ DE SCIENCES APPLIQUÉES ET DE MANAGEMENT (USAM)
44- ÉCOLE SUPÉRIEURE INTERNATIONALE D’ENSEIGNEMENT TECHNIQUE (ESIET)
45- ÉCOLE INTERNATIONALE DE COTONOU (EIC-DAUPHINE)
46- ÉCOLE SUPÉRIEURE D’INGÉNIERIE DU COMMERCE (ESIC)
47- INSTITUT SUPÉRIEUR DE L’ORGANISATION (ISOr)
48- ÉCOLE SUPÉRIEURE D’ÉCONOMIE ET DE GESTION (ESEG)
49- INSTITUT SUPÉRIEUR DE COMMUNICATION POUR LE DÉVELOPPEMENT (ISCD WANAD)
50- CENTRE REGIONAL AFRICAIN DE FORMATION POUR LES ENTREPRISES (CRAFE)
Liste provisoire des établissements à fermer à la fin du processus parce que n’ayant pas présenté de dossiers pour l’agrément
1- CFPMM
2- ISFES Laura Vicuna
3- ÉCOLE POLYTECHNIQUE DES GÉNIES «POLYTECH ADA »
4- ÉCOLE POLYTECHNIQUE DE COMMERCE ET D’ADMINISTRATION DES ENTREPRISES
DU BÉNIN (ESCAE BÉNIN)
5- HOUDÉGBÉ NORTH AMERICAN UNIVERSITY BENIN (HNAUB)
6- INSTITUT UNIVERSITAIRE DE BOHICON (IUBo)
7- CENTRE D’ÉTUDES TOURISTIQUES DE L’AGENCE AFRICIANE DE TOURISME
(CET-AAT-IPAAM)
8- INSTITUT SUPÉRIEUR DE L’AFRIQUE DE L’OUEST (ISAO)
9- INSTITUT UNIVERSITAIRE DE SCIENCES ÉCONOMIQUES ET BIOLOGIQUES
APPLIQUÉES (IUSEBA)
10- INSTITUT SUPÉRIEUR DE COMMUNICATION, D’ORGANISATION ET DE MANAGEMENT (ISCOM)
11- INSTITUT SUPÉRIEUR DE FORMATION PROFESSIONNELLE (ISFOP)
12- L’INSTITUT PINACLE

Les éléments de la Police républicaine recherchent activement les auteurs du braquage perpétré en début de soirée du mardi 6 novembre dernier au quartier Sèkandji dans la commune de Sèmè-Podji. Ils ont mis à prix la tête de ces malfrats qui ont réussi à emporter la somme de 17,050 millions F Cfa.
La direction départementale de la Police républicaine de l’Ouémé lance un appel pressant et urgent à témoignage, contre forte récompense et garantie d’anonymat, à toute personne capable de lui fournir des informations sur les auteurs de ce crime et leurs éventuels complices. Ces gangsters seraient au nombre de deux et ont dépouillé leur cible, un agent des parcs de vente de véhicules d’occasion, du pactole qu’il détenait. Ce dernier était sur sa moto, sans toutefois savoir qu'il était poursuivi par des hors-la-loi armés de fusil Akm qui l’ont braqué à hauteur du carrefour de Sèkandji en lui tirant dessus au niveau du pied gauche pour le déséquilibrer. Blessée, la victime n’a eu la vie sauve que grâce à son évacuation rapide au Centre national hospitalier universitaire (Cnhu) Hubert Koutoukou Maga de Cotonou par les sapeurs-pompiers. Selon les premiers éléments de l’enquête parvenus à la Police républicaine, les deux malfrats ont emprunté une moto de marque Sanili et portaient des pantalons Jeans. Ils ont opéré à visage découvert. L’alerte donnée à la patrouille du corridor du commissariat d’Agblangandan n’a pas permis d’interpeller jusqu’ici ces individus qui se sont rapidement confondus dans la masse, regrette la direction départementale de la Police républicaine de l’Ouémé qui reste déterminée à mettre la main sur eux.
Par Thibaud C. NAGNONHOU, A/R Ouémé-Plateau
Société 08 nov. 2018
Joséa Dossou-Bodjrènou, directeur de Nature tropicale Ong[/caption]Joséa Dossou-Bodjrènou est directeur de l’Ong Nature tropicale spécialisée dans la sauvegarde de l’environnement. A l’occasion d’une journée portes ouvertes qu’il a organisée récemment, il a exprimé son vœu de voir s’appliquer les textes de loi sur l’environnement afin de le préserver. A travers cette interview, il est revenu sur la nécessité d’appliquer la loi pour sauvegarder les Biens publics mondiaux et le rôle de chaque acteur à cet effet.
La Nation : Pourquoi une journée portes ouvertes sur les Biens publics mondiaux ?
Joséa Dossou-Bodjrènou : La journée portes ouvertes, au profit des Organisations non gouvernementales (Ong) impliquées dans la mise en œuvre du programme Srjs dénommé Ressources partagées, solutions communes, vise à sensibiliser les divers acteurs sur la nécessité de sauvegarder l’environnement grâce aux lois. L’humanité dispose des Biens publics mondiaux (Bpm) qui sont des ressources qui appartiennent à nous tous, mais malheureusement, des gens ne prennent pas conscience que leur préservation et leur utilisation dépendent de tout le monde. Et grâce à la Coopération néerlandaise, depuis deux ans, une dizaine d’Ong ont commencé à travailler pour l’application des lois qui protègent ces ressources. Nous avons choisi cette journée pour faire découvrir au public les actions que mènent ces Ong dans la lutte par exemple contre la criminalité faunique, la criminalité de la flore, la destruction de notre environnement, c’est-à-dire les crimes environnementaux que nous commettons. Que ce soit individuellement ou collectivement, ces Ong travaillent pour que ceux qui commettent ces crimes soient sévèrement punis et que nos ressources et notre écosystème soient mieux préservés.
Sur la question de la préservation de l’environnement, n’y a-t-il pas un arsenal juridique qui réglemente les pratiques ?
Vous savez que dans notre pays, la loi cadre sur l’environnement exige que, pour tous les grands travaux initiés par l’Etat ou les privés, des études d’impact environnemental soient faites et qu’après ces études, un certificat de conformité environnementale soit décerné à l’entreprise ou à la structure de l’Etat avant l’exécution des travaux. Mais dans la réalité, ça ne se passe pas toujours ainsi. Et l’on constate que des entreprises s’installent, font des travaux et après créent des dommages à l’environnement sans être sanctionnées, ni inquiétées. Et dans notre pays, si l’on doit continuer ainsi, on risque de perdre beaucoup dans l’environnement. A notre niveau, nous avons choisi cette journée pour montrer les différentes actions que mènent les Ong au niveau local comme au niveau national, pour mieux préserver nos ressources.
Quelles sont vos perspectives ?
A travers cette initiative, on s’attend surtout à une prise de conscience de tous les participants, à un changement de mentalité. Nous avons mis l’accent sur la jeunesse. Ainsi, les élèves qui sont dans le quartier sont venus visiter les stands et le musée. S’ils prennent conscience de l’existence des lois qui préservent leur environnement, ils pourront être beaucoup plus sensibles à l’âge adulte ou quand ils deviendront des leaders demain. C’est aussi l’occasion pour l’autorité locale de voir ce que les Ong font pour accompagner les gouvernants dans la préservation de l’environnement et de nos ressources. Et, nous espérons qu’il y aura cette prise de conscience et que dès aujourd’hui, les gens comprendront que plus rien ne sera comme avant. Si on crée des dommages à l’environnement, on doit être en mesure de subir la rigueur de la loi.
Quelle sera l’implication des autorités dans la prise de sanction contre les fautifs ?
L’une des activités importantes au cours de la journée, c’est une formation au profit des Ong en ce qui concerne l’application des lois environnementales. C’est l’occasion pour les Ong de s’approprier les lois qui préservent notre environnement, les conventions au niveau des pays et le rôle des acteurs dont l’Etat, la société civile... Et quand on parle de l’Etat, ce n’est pas seulement l’Etat au niveau administration et autres, mais aussi au niveau des agents assermentés. Par exemple, si vous avez des problèmes environnementaux dans votre quartier, vous devez savoir qui vous devez appeler. L’article 27 de notre Constitution dit que nous avons droit à un environnement sain. Mais quand notre environnement est perturbé alors que cette loi dit que nous avons le droit de le défendre et que l’Etat a l’obligation de nous accompagner, si vous êtes en difficulté dans votre quartier, qui faut-il contacter pour que ces problèmes soient réglés ? Au cours de la formation, nous avons essayé d’attirer l’attention sur le rôle de chaque acteur surtout les agents assermentés : les forestiers, les agents de pêche, même la Police environnementale dans notre quartier ou la Police républicaine… Quand vous connaissez leur rôle, vous savez à qui vous adresser en cas de difficulté. Mais cela ne s’arrête pas là. Au niveau de la justice, il faut que les procédures soient respectées afin que les sanctions tombent. Nous profitons de l’occasion pour amener chacun à jouer son rôle pour que la justice puisse sévir. Quand les gens auront peur de la loi, ils pourront respecter notre environnement.
Propos recueillis par Alexis M. METON
Environnement 07 nov. 2018