La Nation Bénin...
Nouvelles
La préservation de notre planète est une oeuvre commune[/caption]Le réchauffement climatique constitue une menace pour toute la planète. Il se retrouve au cœur des préoccupations au plan international. Au Bénin comme dans beaucoup de pays, plusieurs initiatives sont prises pour lutter contre le phénomène. Elles sont à encourager en vue de la préservation et de la protection de l’environnement.
La lutte contre le réchauffement climatique passe par l’intensification des mesures de protection de l’environnement. Ce dernier subit des perturbations liées aux actes de pollution tous azimuts. L’émission de gaz à effet de serre, les rejets de déchets solides ménagers dans les zones humides, l’exubérance des ordures au niveau des terres pleins centraux, des caniveaux … créant des désagréments à la nature constituent autant de menaces à l’environnement pour lesquels il faut réguler les pratiques ou faire changer les comportements des populations. Selon les spécialistes, ces actes intensifient le réchauffement climatique dont les effets se font ressentir. Le décalage des saisons, l’abondance de pluie, l’inondation en cascade, l’érosion des cultures, l’intensification de la chaleur ; même les Océans absorbent la chaleur plus qu’il n’en faut, à en croire certains océanographes… Le changement climatique est là, c’est une évidence et chaque pays cherche des mesures résilientes, pour s’adapter. Une adaptation qui passe par la mise en œuvre de projets et une politique claire qui régit les activités ou les actions des citoyens.
La loi n°2018-18 du 06 août 2018 sur les changements climatiques votée par le parlement fixe le rôle de l’Etat en termes d’actions résilientes aux changements climatiques. L’article 6 précise : « L’Etat, en tant que garant du droit des populations à un environnement sain, assure dans toutes les initiatives portant sur les changements climatiques le respect des principes ci-après : préserver le système climatique contre les changements climatiques et leurs effets et conséquences négatifs dans tous les secteurs économiques et sociaux fragiles et vulnérables ; prendre des mesures de précaution pour prévoir, prévenir ou atténuer les causes des changements climatiques et en limiter les effets et conséquences négatifs ; prendre toutes les dispositions pour s’adapter au nouveau contexte climatique ; œuvrer pour un développement durable en intégrant dans les programmes et projets nationaux de développement des mesures destinées à faire face aux changements climatiques ; rendre responsables, directement ou indirectement l’auteur ou les auteurs de tout acte ou activité susceptible d’entraîner des perturbations du climat avec des effets et conséquences négatifs ». L’article 9 de la même loi invite l’Etat et les collectivités territoriales à veiller à l’intégration, dans les politiques, stratégies, budgets et plans de développement communal, des mesures d’adaptation aux changements climatiques et à leurs effets et conséquences négatifs ou visant à atténuer lesdits effets.
Dans ce cadre, le gouvernement à travers le ministère du Cadre de vie et du Développement durable ainsi que certaines organisations non gouvernementales qui travaillent sur les thématiques liées à l’environnement ne manquent pas d’ingéniosité. A la direction générale de l’environnement et du climat (Dgec), l’expérience du Bénin dans la construction des fours améliorés Thiaroye dont des modèles sont déjà construits et utilisés par des fumeuses dans les localités d’Avrankou, Adja-Ouèrè, Sèmè-Podji fait école. Une possibilité de partenariat entre l’Ong Jeunes volontaires pour l’environnement (Jve) et la Dgec est envisagée sur les avantages des fours améliorés et les risques sanitaires, tant pour les fumeuses que pour le consommateur, liés à la pratique traditionnelle de l’activité de fumage. Le projet de renforcement de l’autonomisation des femmes fumeuses de poissons sur le littoral au Bénin piloté par Jve vise, entre autres objectifs, la réduction des émissions de CO2 issues de l’activité de fumage. Il est axé tant sur la santé des fumeuses et la protection de l’environnement que sur la qualité du produit fini. Il a aussi l’avantage de réduire l’émission des gaz à effet de serre dans les zones de fumage. Intensifier ces initiatives sera donc d’une grande portée pour le pays.

Le Conseil des ministres s'est réuni ce mardi 6 novembre 2018, sous la présidence de monsieur Patrice Talon, président de la République, chef de l'Etat, chef du Gouvernement.
Les décisions ci-après ont été prises.
I- Mesures normatives
Le Conseil a adopté le décret définissant le cadre institutionnel de mise en œuvre du projet «Assurance pour le Renforcement du Capital humain (ARCH)».
II- Communications
II-1. Production de cartes d'identité biométriques de la phase pilote, au profit des populations pauvres du projet d'Assurance pour le Renforcement du Capital humain (ARCH).
La mise en œuvre du projet ARCH, avec ses quatre composantes que sont l'assurance-maladie, la formation, le crédit et la retraite, nécessite une identification biométrique préalable et fiable des populations bénéficiaires.
Dans ce cadre, 350.000 personnes éligibles sont déjà ciblées pour bénéficier de la phase pilote dès le 1er janvier 2019.
En vue de faciliter leur identification pour leur permettre d'accéder au paquet de services sociaux prévus à leur profit, le Conseil a autorisé la production, à la charge de l'Etat, de cartes d'identité biométriques issues de la base de données du Recensement initial administratif à vocation d'identification de la population (RAVIP).
II- 2. Création d'une société de droit public et négociations avec des prestataires, pour la mise en œuvre du projet de modernisation de la gestion des déchets solides ménagers du Grand Nokoué.
En exécution des instructions du Conseil des ministres en date du 21 mars 2018, le ministre du Cadre de vie et du Développement durable a engagé des démarches en vue d'identifier des opérateurs crédibles, pour une bonne prise en charge de la gestion des déchets solides ménagers dans le Grand Nokoué (Porto-Novo, Sèmè-Kpodji, Cotonou, Abomey-Calavi et Ouidah).
Les négociations menées ont été sanctionnées par des offres techniques et financières. L'analyse de celles-ci a conduit à redéfinir les contours du projet. Ainsi, il consistera, pour le moment, à en exécuter la composante «collecte », en différant le volet «déploiement des unités de traitement et de valorisation».
Le nouveau dispositif opérationnel proposé prévoit la création d'une société de droit public pour porter les investissements prévus. Cette option permet de garantir la qualité des prestations dans un partenariat bien structuré.
La société de gestion des déchets et de la salubrité du Grand Nokoué sera, en outre, chargée de :
- contractualiser avec les opérateurs identifiés;
- assurer le suivi, le contrôle et le paiement des prestations réalisées;
- collecter les ressources afin d'assurer la pérennité du projet.
Pour ce faire, elle se basera notamment sur un partenaire technique de référence, qui en sera la structure opérationnelle, recruté dans le cadre d'un contrat d'assistance technique; et sur les opérateurs chargés de la collecte, du traitement et du transfert des déchets vers les lieux d'enfouissement sanitaire.
En vue de rendre opérationnel le dispositif ainsi conçu dès le mois de décembre 2018, avec pour exigene d'atteindre un taux de collecte des déchets de 80 à 90%, base d'efficacité pour la salubrité urbaine, et l'assainissement du cadre de vie des populations, le Conseil a :
i- approuvé le principe de la création de la société de droit public dédiée au projet ;
ii- autorisé la conclusion des négociations avec les opérateurs présélectionnés.
II-3. Compte rendu de la session du Conseil consultatif national de l'Enseignement Supérieur du 10 octobre 2018.
Le Conseil consultatif national de l'Enseignement supérieur a été mis en place par le décret n°2008-818 du 31 décembre 2008 fixant les conditions générales de création et les régimes de fonctionnement des établissements privés de l'enseignement supérieur.
Il a procédé, à travers sa Commission des agréments et des autorisations, à l'étude des agréments à donner aux établissements privés d'enseignement supérieur (EPES). Cette étape est préalable à la publication, à la diligence du ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, des listes annuelles des EPES pour le compte de l'année académique 2018- 2019.
Du rapport présenté au Conseil des ministres par le ministre chargé de l'Enseignement supérieur, il ressort des dossiers soumis à l'examen de la Commission, les conclusions ci-après :
-les établissements qui ont reçu l'avis favorable pour l'agrément sollicité sont provisoirement autorisés à poursuivre leurs activités ;
- d'autres sont proposés à la fermeture, en application de l'article 21 du décret 2008-818 du 31 décembre 2008, en raison notamment de l'absence de preuve relative à leur fonctionnement ou non, dûment constaté,
- d'autres encore sont suspendus et ne peuvent recruter en première année, au titre de la rentrée universitaire 2018-2019 ;
- enfin, les établissements qui n'ont pas cru devoir présenter leurs dossiers de demande d'agrément alors même que les textes l'exigent, ne peuvent plus y postuler.
Prenant acte de ce rapport, le Conseil a instruit les ministres concernés par la mise en œuvre de ses conclusions, d'y veiller scrupuleusement.
III - Rencontres et manifestations internationales
Le Conseil a autorisé :
- la visite de travail du chef de l'Etat à Oslo, en Norvège, du 7 au 9 novembre 2018 ;
- la participation du Bénin à la 20e conférence des ministres des plénipotentiaires de l'Union internationale des Télécommunications (UIT) à Dubaï, Emirats arabes unis, du 29 octobre au 16 novembre 2018;
- l'organisation, au Bénin, de la 3e conférence des ministres de la CEDEAO en charge de l'innovation, du 5 au 10 novembre 2018 ; et
- l'organisation, au Bénin, de la 11e session de la conférence des ministres de l'Observatoire des Fonctions publiques africaines, du 14 au 18 novembre 2018.
Fait à Cotonou, le 6 novembre 2018.
Le secrétaire général du
Gouvernement,
Edouard Ouin-Ouro

Le Conseil des ministres du mardi 6 novembre s’est penché sur la mise en œuvre du projet Assurance pour le renforcement du capital humain (Arch) et a décidé de facilités à offrir à une frange de la population ciblée pour le compte de la phase pilote dudit projet.
Réuni en Conseil des ministres, hier, le gouvernement a adopté le cadre institutionnel de mise en œuvre du projet Assurance pour le renforcement du capital humain (Arch) dont les quatre composantes sont l’assurance-maladie, la formation, le crédit et la retraite. Cette mise en œuvre nécessite une identification préalable et fiable des populations bénéficiaires. « Dans ce cadre, 350.000 personnes éligibles sont ciblées pour bénéficier de la phase pilote dès le 1er janvier 2019 », a indiqué le ministre en charge de la Culture, Oswald Homeky, présentant le compte rendu du Conseil des ministres. En vue de faciliter leur identification et pour leur permettre d’accéder au paquet de services sociaux prévus à leur profit, poursuit-il, le Conseil des ministres a autorisé la production, à la charge de l’Etat, de cartes d’identité biométriques issues de la base de données du Recensement initial administratif à vocation d’identification de la population (Ravip).
Cette mesure prise par le gouvernement permettra de donner un coup d’accélérateur au projet qui entre ainsi dans une phase importante de sa concrétisation. Il faut rappeler que l’Arch est un projet de protection sociale prévu dans le programme d’actions du gouvernement (Pag) pour sortir le Bénin de la précarité. Il est essentiellement destiné aux couches les plus démunies des secteurs de l’agriculture, du commerce, du transport, de l’artisanat, de l’art et de la culture ainsi qu’aux personnes démunies sans activité. L’assurance maladie en est le volet principal.

Les promoteurs d’établissements privés d’enseignement supérieur sont fixés sur leur sort suite au Conseil des ministres du mardi 6 novembre. Chacun d’eux connait le sort qui lui est désormais réservé et devra s’y conformer.
La commission des agréments et des autorisations du Conseil consultatif national de l’enseignement supérieur a statué sur l’étude des agréments des Etablissements privés d’enseignement supérieur (Epes) au cours de sa dernière session. Le compte rendu de ladite session a été fait au gouvernement au cours du Conseil des ministres de ce mardi 6 novembre. Du rapport présenté au Conseil des ministres par la ministre en charge de l’Enseignement supérieur, il ressort que plusieurs conclusions résultent de l’examen par la commission des dossiers à elle soumis.
La première, c’est que « les établissements qui ont reçu l’avis favorable pour l’agrément sollicité sont provisoirement autorisés à poursuivre leurs activités ». Ensuite, certains établissements « sont proposés à la fermeture, en application de l’article 21 du décret 2008-818 du 31 décembre 2008, en raison de l’absence de preuve relative à leur fonctionnement ou non, dûment constaté». D’autres « sont suspendus et ne peuvent recruter en première année au titre de la rentrée universitaire 2018-2019», a révélé le ministre Oswald Homeky, présentant le compte rendu du Conseil des ministres. Enfin, le gouvernement a retenu que « les établissements qui n’ont pas cru devoir présenter leurs dossiers de demande d’agrément alors même que les textes l’exigent, ne peuvent plus y postuler ». Prenant acte de ce rapport, le Conseil des ministres a invité les ministres concernés par la mise en œuvre desdites mesures à y veiller scrupuleusement.
Il faut noter que le Conseil consultatif national de l’enseignement supérieur a été mis en place par le décret N°2008-818 du 31 décembre 2008 fixant les conditions générales de création et les régimes de fonctionnement des établissements privés de l’enseignement supérieur. Il procède à travers sa commission des agréments et des autorisations à l’étude des agréments à donner aux établissements privés d’enseignement supérieur (Epes). Cette étape est préalable à la publication, à la diligence de la ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, des listes annuelles des Epes pour le compte de l’année académique 2018-2019.

Le tribunal correctionnel de flagrant délit a rendu son verdict dans les deux dossiers de fraude douanière, violence et voies de fait pour lesquels le député Mohamed Atao Hinnouho est en détention depuis mai 2018. C’est à l’issue d’une audience au tribunal de première instance de première classe de Cotonou, ce mardi 6 novembre, en présence des avocats, parents et amis du député.
Le député Mohamed Atao Hinnouho est désormais fixé sur son sort dans les affaires de fraude douanière, violence et voies de fait pour lesquelles il est poursuivi. Il écope de soixante mois d’emprisonnement ferme, soit cinq ans dans le dossier fraude douanière. Un an de prison ferme pour acte de rébellion puis relaxe pure et simple pour violence et voies de fait sur agent dans l’exercice de ses fonctions. Concernant les dommages et intérêts, le député doit payer à l’Etat un milliard de francs Cfa et deux milliards à la Douane béninoise, soit un total de trois milliards contrairement à la demande de la partie civile qui a réclamé 32 milliards de dommages et intérêts lors de la précédente audience, à raison de 22 milliards pour la douane et 10 milliards pour l’Etat.C’est en substance le verdict rendu par le juge du flagrant délit, Rodolphe Azo.
Maître Aboubakar Baparapé, l’un des avocats du député, indique avoir dénoncé au prétoire tout l’arbitraire organisé dans ce dossier. « C’est un procès politico-judiciaire », a-t-il dit à sa sortie de l’audience. A en croire cet avocat militant des droits de l’Homme, le député Atao Mohamed Hinnouho a été condamné à tort au regard des arguments développés par les avocats. Il souligne qu’il fera appel après cet arrêt du juge.
Pour rappel, le député Mohamed Atao Hinnouho visé par une convocation du tribunal a été mis sous mandat de dépôt depuis le 3 mai 2018 après sa comparution au tribunal de première instance pour répondre des accusations portées à son encontre. Le député serait impliqué dans une affaire de faux médicaments. Le vendredi 27 avril 2018, il a été écouté au tribunal de première instance de première classe de Cotonou. A l’issue de l’audience, le juge des libertés et de la détention, Éric Marcel Ahéhéhinnou, a pris l’ordonnance de refus d’arrestation de député en exercice pour défaut d’autorisation préalable de l’Assemblée nationale ou de son bureau. Si cette décision devrait réjouir ses avocats, le député ne pouvait pas retourner chez lui, parce qu’il aurait été roué de coups par des agents en tenue civile dans le couloir du procureur de la République, selon ses déclarations. Ce dernier a fait appel au Samu pour l’évacuer en urgence au Centre national hospitalier universitaire Hubert Koutoukou Maga (Cnhu-Hkm). Son transfert du Cnhu en prison est intervenu le 13 mai dernier. Un transfert effectué dans les règles de l’art selon les explications du procureur au moment des faits. La poursuite du député Atao Hinnouho sera conditionnée par la levée de son immunité. Ce qui a été fait le 24 juillet 2018. Après plusieurs audiences au tribunal, il est condamné à six ans de prison plus une amende de trois milliards.

Les enjeux et défis de la formation et de l’emploi au Bénin constituent une question d’actualité. Le sujet a été, hier mardi 6 novembre, au cœur de la 22e édition des conférences périodiques de la Direction générale des Affaires économiques (Dgae). Les travaux ont été lancés par le directeur de cabinet du ministre de l’Economie et des Finances (Mef), Servais Adjovi.
Comment arrimer les offres de formation aux besoins réels du marché? C’est la problématique abordée par les participants à la 22e édition des conférences périodiques de la Direction générale des Affaires économiques (Dgae).
Pour le directeur général des Affaires économiques, Aristide Médénou, le choix de ce thème se justifie par l’ampleur que prend le phénomène du chômage et du sous-emploi au Bénin. «Selon les chiffres de l’Insae en 2015, 40 ? des jeunes en activité sont en situation de sous-emploi», a-t-il rappelé tout en insistant sur la nécessité de promouvoir l’esprit d’entrepreneuriat chez les demandeurs d’emploi.
La problématique de l’emploi est, selon le directeur de cabinet du ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique
(Mesrs), Bienvenu Koudjo, une préoccupation majeure au Mesrs. « L’adéquation de la formation aux besoins est un souci permanent. Autrefois, les choix et offres de formation étaient faits de façon aléatoire si bien que la formation n’était pas du tout axée sur les besoins. Depuis l’avènement du gouvernement de Patrice Talon, l’adéquation des offres de formation aux besoins est devenue un défi », fait-il savoir. Le directeur de cabinet du Mesrs ajoute que la priorité est donnée aujourd’hui aux formations techniques et scientifiques au détriment des formations généralistes. C’est dans ce cadre que sont ouvertes des universités thématiques comme l’Université nationale d’agriculture, l’Université des sciences techniques et mathématiques. A en croire le directeur de cabinet du ministre de l’Economie et des Finances (Mef), Servais Adjovi, le gouvernement est dans la dynamique de la transformation structurelle de l’économie béninoise et l’économie du savoir est l’un des axes de développement choisis par le gouvernement de Patrice Talon. Le gouvernement met l’accent sur l’employabilité des jeunes en insistant sur les filières techniques, notamment les métiers du bois, de la mécanique auto, du tourisme et de l’agriculture pour des formations de courte durée (deux ans). « Relever le défi du développement, c’est aussi relever le défi d’une éducation de qualité... Le système éducatif doit contribuer à la formation intégrale de l’homme », a-t-il déclaré avant d’émettre le vœu que les échanges débouchent sur des recommandations pour le renouveau du système éducatif.
François-Xavier Adjovi en deuxième position de la droite vers la gauche[/caption]Les scrabbleurs béninois Julien Affaton et François-Xavier Adjovi ont réussi à remporter deux médailles d’or et deux médailles d’argent au 35e festival international de scrabble d’Aix-les-Bains, au Centre des congrès de la cité thermale.
Ce festival a réuni plus de 2000 meilleurs scrabbleurs francophones. Présents sur quatre podiums, les Béninois ont remporté le Grand Chelem et la coupe Paul Vielly avant de décrocher la médaille d’argent à la Coupe classique du Lac Bourget et lors de la Coupe classique Open du Mont Revard.
Sports 06 nov. 2018
Kodjo Sena Houngbèmè[/caption]Le patron de « Nouvelle donne musique » devenu, il y a peu, le promoteur de la chaine musicale panafricaine « Digital black music » n’est pas encore satisfait de la musique de son pays. Il faut faire davantage d’efforts pour l’exporter et la porter sur l’échiquier international, soutient-il.
Kodjo Sèna Houngbèmè, promoteur de la chaîne de télévision « Digital black music » et de la structure de production « Nouvelle donne musique » fait partie de la longue liste des producteurs déçus par des artistes béninois. Cette phase de sa carrière de professionnel du show-business, il en parle avec amertume. Inutile de mentionner ici les artistes de la musique urbaine à la base de la frustration de ce promoteur qui cumule plus de vingt ans de métier au service de la promotion musicale au Bénin, dans la sous-région, en France, aux Etats-Unis…
Malgré cette note salée, le promoteur continue de se battre pour offrir à la musique de son pays une image de marque sur le plan international. Grâce à lui, de nombreux artistes béninois sont positionnés et promus à travers des spectacles, mais beaucoup plus pour une diffusion sur les chaînes thématiques à l’international. Cette promotion s’est accrue depuis que l’homme s’est lancé lui-même dans l’aventure d’une chaîne de télévision, « Digital black music » plus connue sous le nom de « Dbm ». Mais ce n’est pas pour autant que Kodjo Sèna Houngbèmè est satisfait. L’état de la musique de son pays le laisse quelque peu perplexe. « En général, je ne vois rien de novateur, rien de sexy. Je ne vois pas d’avancée. C’est difficile d’avoir des contenus de qualité qui puissent rivaliser avec l’international», se plaint-il.
Comment expliquer alors la flopée d’artistes, notamment ceux de la musique urbaine sur les chaînes de télévision internationales ? « C’est parce que moi je suis d’ici. Je connais le terrain. Certes je n’en fais pas une cause personnelle mais j’apporte ma contribution », explique-t-il. Parlant de contribution, on peut sans risque de se tromper avouer que ce « boss » du showbiz en a apporté et pas des moindres. D’abord, de par sa position de décideur puis de représentant de la chaîne thématique Trace Africa et depuis peu, en tant que promoteur de « Dbm ».
Encore du travail à faire
Malgré ce début de satisfaction, il estime qu’il y a encore du travail à faire. « Pour réussir, il faut mettre en place un système participatif avec les acteurs », propose-t-il. « Il faut faire des états généraux du secteur avec les acteurs d’ici et ceux qui sont à l’extérieur, qu’ils viennent s’exprimer, apporter leurs visions », suggère-t-il ensuite.
Kodjo Sèna Houngbèmè pense que les talents ne sont vraiment pas soutenus pour aller encore plus loin et s’exporter. « Si le Bénin n’a pas des stars, cela ne peut pas susciter des vocations. Le Bénin devrait être fier d’avoir des gens comme nous à la tête d’un projet comme Dbm Tv qui ne court pas les rues », lance-t-il fièrement. Juste le temps de se reprendre, pour laisser entendre qu’au pays, depuis qu’il a lancé ce projet, il n’a reçu aucun soutien politique. « De mon expérience personnelle, les autorités béninoises ne soutiennent pas les projets. Et ce n’est pas normal parce que nous sommes des exemples, une fierté pour l’Afrique. Toute société normale crée ses références pour susciter des vocations », dira-t-il aussi, sans que cela constitue un motif de découragement. « Nous faisons ce que nous pouvons à notre niveau. Pour ma part, pour une culture qui va s’exposer je ferai tout », assure-t-il. Une assurance qu’il partage avec les jeunes Béninois à qui il demande de continuer à rêver. « Quand on ne rêve plus, c’est qu’on est déjà mort », sourit-il.

La Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) soutient les filles des familles démunies. C’est à travers la remise de bourses d’excellence aux meilleurs apprenants des lycées, vendredi 2 novembre dernier à Cotonou. L’initiative répond au programme d’appui à la promotion des filles dans le secteur de la formation spécialisée technique et professionnelle. Elle a été couplée avec l’installation des membres de l’équipe-pays du projet «50 millions de femmes ont la parole ».
Elles sont 35 élèves filles de l’enseignement technique et et de la formation professionnelle à bénéficier des bourses d’excellence de la Cédéao. C’est une initiative régionale visant à promouvoir l’éducation, l’excellence dans le rang des filles et l’autonomisation des femmes. L’objectif est de soutenir la gent féminine afin qu’elle puisse contribuer à l’émergence des Etats.
Cette initiative a commencé depuis six ans et couvre les frais de scolarité et les frais généraux. «Ces bourses sont attribuées non pas pour accompagner le financement des besoins des familles concernées, mais sont destinées aux frais de scolarité et aux exigences immédiates y afférentes, à savoir le transport, les uniformes, les fournitures scolaires et l’alimentation sans occulter les soins sanitaires », précise le ministre des Affaires sociales, Bintou Chabi Adam Taro.
La remise de bourses aux filles revêt un cachet spécial au regard des disparités liées au genre qui s’observent dans le secteur. Les statistiques de filles dans l’enseignement technique au Bénin renseignent des réformes à opérer pour augmenter le nombre de filles.
« Au cours de l’année scolaire 2016-2017, il y a eu 2906 apprenants dans l’enseignement technique avec 337 filles et 2469 garçons alors qu’on enregistre 449 apprenants dans la formation professionnelle dont 132 filles et 317 garçons ; soit un total de 3255 apprenants se retrouvant dans les enseignements techniques et à la formation professionnelles contre 84141 apprenants dont 75 063 garçons et 9078 filles dans le cours général, soit 26 fois l’effectif d’inscrits dans les formations techniques et professionnelles», révèle-t-elle. D’où la motivation et l’encouragement des filles.
Pour le ministre des Affaires sociales, les bénéficiaires sont des modèles d’émulation à ceux qui hésitent à opter pour l’enseignement technique et professionnel. « Vous êtes désormais des ambassadeurs de la Cédéao auprès de vos communautés afin qu’à jamais soit banni le préjugé selon lequel, il est difficile d’accéder à l’enseignement technique et à la foramtion professionnelle et difficile d’y réussir sans soutien», soutient-elle.
Le directeur du bureau national de la Cédéao, Armand Sounton, plaide pour l’accompagnement de l’institution en vue de l’accroissement du nombre de filles leaders dans les pays membres.
50 millions de femmes ont la parole
La remise de chèque aux bénéficiaires des bourses d’excellence de la Cédéao a été couplée avec l’installation des membres de l’équipe-pays du Bénin dans le cadre du projet « plateforme 50 millions de femmes ont la parole». L’équipe pays assurera la dynamisation de la plateforme en vue de faciliter les échanges entre femmes entrepreneures, les associations de femmes dans le domaine des activités génératrices de revenus. Ce programme représente une grande opportunité pour le Bénin.
« Il vient renforcer les actions d’autonomisation économique des femmes et promotion du genre à travers lequel le Bénin détient désormais trois documents de facilitation de la production, l’amélioration de la productivité et la promotion des produits sur toute l’étendue du territoire national », se réjouit le ministre des Affaires sociales.
La finalité est de faire du Bénin, une destination attractive et une référence en matière de cyber business. « En parrainant le lancement de ce projet, vous marquez la mobilisation de toutes les ressources de votre pays pour mettre à disposition les données nécessaires qui feront du Bénin sur cette plateforme, le pays où le droit des femmes à l’information est respecté, où les femmes et les jeunes filles ont un accès facile aux informations nécessaires à la création et aux financements de leurs entreprises », apprécie la vice-présidente de la commission de la Cédéao, Finda Koroma.
A travers ces deux initiatives, l’institution communautaire ouvre ainsi des voies aux filles et aux femmes pour leur épanouissement et leur autonomisation.

Les manifestations commémoratives du bicentenaire du sacre du roi Guézo ne se limiteront pas aux seules festivités lancées, samedi 3 novembre dernier à Abomey. Elles se poursuivront et permettront de mettre en lumière les valeurs de ce souverain qui sont encore d’actualité à travers la gouvernance du chef de l’Etat. Le ministre en charge de la Culture, Oswald Homeky en parle !
La Nation : Que vous inspire le roi Guézo ?
Oswald Homéky : C’est avec beaucoup de fierté que je viens ici célébrer un ancêtre commun à tous les Béninois. Cela fait deux cents ans que le roi Guézo a pris les rênes de ce royaume et il a montré la voie de la prospérité par la diversification économique, par les réformes institutionnelles et constitutionnelles et aussi par la gouvernance dite de rupture. Tout le monde sait qu’à l’époque, il a opéré une certaine rupture dans la manière de conduire les affaires et cela a relevé le royaume. C’est avec beaucoup de plaisir que je viens ici célébrer ce grand homme, cet illustre ancêtre et surtout pour rappeler certains symboles qu’il nous a laissés en héritage, notamment la prospérité économique et la nécessité pour les filles et les filles d’une même patrie de se mettre ensemble et de s’unir.
Vous annonciez que le chef de l’Etat a voulu que les festivités de ce bicentenaire puissent s’étendre sur plusieurs années. Peut-on savoir pourquoi ?
Il y a un comité d’organisation composé de personnes et personnalités originaires de la région et descendants du roi. Ce comité a rencontré le chef de l’Etat et m’a également rencontré en tant que ministre en charge de la Culture. Nous avons enrichi les propositions faites par ce comité et nous avons décidé avec le soutien du président de la République et à son initiative, de célébrer le roi Guézo sur plusieurs années à savoir 2018, 2019, 2020 et pourquoi pas 2021. Nous avons déjà annoncé les couleurs à travers cette belle cérémonie qui nous a réunis à Abomey. Je veux aussi mentionner ce vernissage qui montre les étapes de sa vie, d’autres actions phares menées par ce roi. Les festivités se poursuivront dans les familles et au sein des collectivités. L’année prochaine, nous organiserons un colloque pour mettre en lumière le côté scientifique de ses actions. En 2020, ce sera l’apothéose et ce sera aussi l’occasion pour le Bénin de célébrer ses 60 ans d’indépendance.
Parlez-nous des similitudes entre le roi Guézo et le président Patrice Talon !
Il y a effectivement beaucoup de similitudes entre ce que fait le président Patrice Talon et ce que le roi Guézo avait fait à l’époque. J’ai parlé tantôt de la rupture avec les mauvaises habitudes, de l’économie, parce que n’oublions pas que le roi Guézo a introduit ou révélé la culture du coton, du palmier à huile… Mais je crois que le message le plus important, c’est qu’il a donné un bon signal et deux ans après, nous célébrons ce signal et surtout nous devrons nous en inspirer pour que deux cent ans plus tard, les gens puissent également nous célébrer. C’est la volonté du président de la République et de son gouvernement de faire en sorte que, quand nous seront en 2118 ou en 2218, ceux qui seront là puissent dire, il y a eu à une certaine époque, Patrice Talon et le Nouveau départ.
Propos recueillis par Josué
F. MEHOUENOU