La Nation Bénin...
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Comme tout organe du corps humain, la prostate connaît dans son fonctionnement quelques difficultés. On parle dans ce cas de troubles de la prostate. Il est tout à fait normal qu’à partir de 50 ans, un homme présente des troubles de la prostate. Mais des solutions sont disponibles au Bénin et permettent d’y faire face. C’est ce que nous explique le Dr Fouad Soumanou, urologue chirurgien.
La Nation : Dr Soumanou, quel est le rôle de la prostate ?
Dr Fouad Soumanou : La prostate est un organe masculin qui est situé au-dessous de la vessie. Elle repose sur le planché périnéal et est située en avant du rectum et en arrière du pubis. La prostate, comme dit dans la définition, est un organe uro-génital qui intervient principalement dans la reproduction humaine. C’est un organe traversé par l’urètre d’où son rôle d’organe urinaire.
Quels sont les troubles qui peuvent, à un moment donné, compromettre le bon fonctionnement de la prostate ?
Les troubles de la prostate peuvent être schématisés comme suit: les maladies tumorales de la prostate dans lesquelles nous avons l’hypertrophie bénigne de la prostate et le cancer de la prostate. Nous avons les maladies infectieuses de la prostate au nombre desquelles nous avons la prostatite aiguë et la prostatite chronique. Nous pouvons avoir les maladies lithiasiques de la prostate parce qu’une lithiase (formation de calculs) peut s’enclaver dans la prostate, on parlera de calculs prostatiques. Les maladies liées à la prostate sont donc regroupées en trois groupes que sont: les pathologies tumorales, les pathologies infectieuses et enfin les pathologies lithiasiques.
Quelles sont les causes des troubles de la prostate et comment les reconnaitre ?
Quand nous considérons le groupe des pathologies tumorales, l’hypertrophie bénigne de la prostate et le cancer de la prostate partagent, à une similitude près, les mêmes causes. La principale cause est la sécrétion de la testostérone par l’homme. C’est cette hormone génitale masculine qui est sécrétée par la prostate et qui permet à cette dernière de se développer. C’est une cause principale du développement des cellules prostatiques. Une autre des causes est liée à l’âge ; plus on prend de l’âge plus notre prostate aussi grandit dans notre corps, c’est-à-dire qu’elle pèse plus lorsqu’on prend de l’âge. D’autres facteurs non moindres tels que l’alimentation, la race africaine, les antécédents familiaux de prostate sont à citer. Les régimes riches en graisse favoriseraient le cancer de tout organe selon plusieurs études. En somme, l’âge et la sécrétion de la testostérone sont les principales causes qu’on retrouve dans les deux pathologies tumorales que sont l’hypertrophie bénigne de la prostate et le cancer de la prostate.
Pour ce qui concerne des maladies infectieuses de la prostate, il s’agit d’une infection urinaire que le patient aurait contractée et qui remonte maintenant par le canal de l’urètre jusque dans la prostate où elle se localise pour entrainer un remaniement inflammatoire de cette prostate d’où une prostatite.
Cette dernière se manifeste chez le patient par des douleurs périnéales, il sent la fièvre, il vomit, il a des frissons. Au toucher rectal, on remarque chez le patient des douleurs au niveau de la prostate. On peut donc diagnostiquer chez ce patient qu’il fait une prostatite aiguë qui, mal traitée, peut se transformer en prostatite chronique qui devient difficilement traitable.
Quant à la pathologie lithiasique, c’est-à-dire la présence des calculs dans la prostate, il peut s’agir des calculs qui sont formés dans la vessie et qui vont se déplacer plus tard dans la prostate. Ce sont de petites pierres qui sont dues à une accumulation d’urine et qui vont former par petites pièces une masse qu’on va appeler plus tard les calculs. Ces calculs, à la longue, peuvent aller se localiser dans la prostate et entraîner des douleurs périnéales, le malade sentira des douleurs. Ce diagnostic sera porté par l’échographie et si possible, la radiographie qui va retrouver une image radio opaque. Là, on portera le diagnostic de calculs prostatiques. Des bilans infectieux seront demandés et le traitement sera dirigé pour soulager le patient.
Qu’en est-il du cancer de la prostate ?
Le cancer de la prostate est un développement anarchique des tissus prostatiques qui vont se transformer plus tard en des cellules malignes de la prostate. On parle du cancer de la prostate quand le patient vient en consultation avec des signes tels qu’il n’urine pas bien la nuit, n’arrive pas à garder l’urine ou on retrouve du sang dans les urines. Dans ce cas, on lui fera faire un bilan. D’abord, il passera chez l’urologue qui lui fera faire un examen clinique dont surtout le toucher rectal qui indiquera clairement la forme de la prostate qui est souvent rugueuse, irrégulière, qui a la forme d’une pièce dure au toucher. Un Psa total sera demandé à ce patient. Le Psa total est une enzyme sécrétée par les cellules prostatiques et qui rend compte uniquement de l’activité de la prostate. Il est souvent élevé, on peut le retrouver à plus de 100 ou de 50 ng/ml chez certains patients, il est un indicatif. En plus, on lui demandera une échographie et bien d’autres examens surtout la biopsie prostatique. Ce n’est qu’après ces examens qu’on pourra parler chez ce patient, d’un cancer de la prostate. Il faut dire qu’une prostatite aiguë mal traitée passe en sa forme chronique. La prostatite chronique peut être un facteur de risque du cancer de la prostate.
Quels sont les solutions possibles ou les traitements disponibles au Bénin pour faire face aux troubles de la prostate ?
Lorsqu’un patient ressent ces signes urinaires, sa première réaction, c’est d’abord d’aller voir un médecin généraliste qui va l’orienter ensuite vers un urologue. Dans ce cadre, il y a bel et bien des traitements disponibles au Bénin. Je prends d’abord le groupe des pathologies tumorales, là nous avons d’abord l’hypertrophie bénigne de la prostate dont le traitement peut être d’abord un traitement hygiéno-diététique, c’est-à-dire que le patient doit éviter l’alcool, le piment qui ne sont que des excitants et uriner dès que le besoin se fait sentir. Après toutes ces mesures hygiéno-diététiques, on va passer au traitement médicamenteux qui comprend plusieurs groupes de médicaments qui peuvent être des extraits de plantes donc une phytothérapie ; ça peut être des médicaments qui permettent la relaxation des muscles lisses de la prostate. Ensuite, lorsque tous ces traitements sont mis en branle et que le patient ressent toujours les mêmes symptômes, malgré ces traitements bien conduits, on peut passer au traitement chirurgical. Le traitement chirurgical au Bénin, à part la chirurgie ouverte que tout le monde connait, on a l’endoscopie. On pratique de plus en plus la résection endoscopique de la prostate au Bénin. Elle est la chirurgie par les appareils et consiste juste à introduire un appareil dans le méat urinaire pour remonter jusque dans la vessie. Cela nous permet de voir clairement la prostate et nous permet de mieux la réséquer comme un menuisier qui rabote son bois. Donc il y a la chirurgie endoscopique désormais au Bénin. On n’a pas toujours besoin de l’ouvrir pour aller faire une adénectomie.
Ensuite, il y a d’autres méthodes qu’on n’a pas encore au Bénin comme la photo vaporisation au laser qui se fait dans d’autres pays. Il y a aussi une autre méthode qui est le lift. Il s’agit de faire des implants dans chaque lobe prostatique afin de pouvoir élargir le canal urinaire, afin de permettre au patient de mieux uriner, de ne plus pousser pour uriner. Il y a encore d’autres méthodes qui ne sont pas encore développées sous nos cieux. Il y a l’embolisation des artères prostatiques qui n’est pas encore développée dans notre pays. Il s’agit juste de localiser ces artères prostatiques à travers toujours un appareil et d’aller les boucher pour que la prostate n’ait plus d’éléments pour pouvoir croître. On parle d’embolisation des artères prostatiques. Cela contribue, à la longue, à la réduction du volume de la prostate. Le traitement se fait au cas par cas indépendamment aussi de l’âge du patient.
Comment prévenir les troubles de la prostate ?
Prévenir les troubles de la prostate serait vraiment difficile car à 60 ans, au moins 40% à 45% des hommes font la maladie de la prostate. Donc à 60 ans, on est sûr de trouver un type histologique de la maladie bénigne de la prostate ou du cancer de la prostate chez tout homme. Donc prévenir cette maladie serait vraiment difficile parce que tout homme qui grandit doit vieillir. La prostate, lorsqu’on est jeune, a un volume donné et qui est compris entre 15 et 25g mais lorsqu’on vieillit, elle prend du poids et peut aller jusqu’à 200 ou 500g. Entre 40 ans et 50 ans, l’homme a un pic de testostérone. Donc à cet âge, la prostate du patient peut dégénérer rapidement en un cancer. C’est pourquoi on demande à tous les patients de venir consulter un urologue pour qu’on leur fasse un bilan pour savoir en même temps qui est prédisposé à un cancer de la prostate et qui ne l’est pas. A cet âge surtout, le cancer de la prostate est foudroyant et peut entraîner une mort subite du patient. Le traitement du cancer de la prostate aussi est un traitement au cas par cas. On devra adapter un traitement qui dépend du stade de la maladie, de son état, de son âge, de l’espérance de vie afin de lui administrer un traitement radical ou un traitement hormonal médicamenteux ou une castration chirurgicale ; si la personne est âgée de plus de 70 ans, on ne lui fait pas un traitement radical mais on essaye de l’aider à supporter ses douleurs ou on essaye de l’observer et quand il a mal, on lui prescrit des médicaments jusqu’au jour où les symptômes se déclarent et puis là, on le traite.
Santé 06 nov. 2018

(Plus de 270 milliards de F Cfa pour l’électrification de quatre pays)
Dans le cadre d’un projet d’interconnexion dorsale Nord, le Groupe de la Banque mondiale vient d’approuver un financement de 465,5 millions de dollars de l’Association internationale de développement (Ida), composé d’un prêt (275,6 millions de dollars) et d’un don (189,9 millions de dollars). Ce financement destiné à quatre pays ouest-africains dont le Bénin, a été approuvé le mercredi 31 octobre dernier selon un communiqué de la Banque mondiale.
Le Benin, le Burkina, le Niger et le Nigeria sont les quatre pays de l’Afrique de l’Ouest qui bénéficient d’un projet d’interconnexion dorsale de la Banque mondiale. Ce financement d’un montant global de 465,5 millions de dollars, soit plus de 270 milliards de francs Cfa, permettra à ces pays de progresser dans la mise en place d’un approvisionnement électrique fiable et économique grâce à des échanges d’énergie plus efficients, selon un communiqué de la Banque mondiale.
Dans le cadre de ce nouveau projet d’interconnexion dorsale Nord, une ligne régionale de transport à haute tension de 330 kv raccordera les quatre pays concernés et dont les capacités institutionnelles seront renforcées afin qu’ils puissent participer pleinement au marché régional de l’électricité, indique le communiqué. Pour le chef de division au Pôle mondial d’expertise en énergie à la Banque mondiale, Charles Joseph Cormier, cité par le communiqué, «la promotion des interconnexions régionales permet, non seulement d’accroître le volume total d’électricité fournie à un coût moyen inférieur, mais aussi de renforcer la fiabilité du système et la stabilité du réseau, et, partant, de développer encore la part des énergies renouvelables».
Les quatre pays échangent déjà l’énergie entre eux ou avec d’autres pays de la région. Seulement, le volume total de ces échanges est faible comparé au potentiel régional, note l’institution de Bretton Woods qui estime que la demande d’électricité devrait augmenter fortement dans ces pays sur les prochaines décennies ; c’est-à-dire entre 2015 et 2030. Cette demande, selon le communiqué, devrait être multipliée par plus de deux, et passer d’environ 12 200 Mw à 37 490 Mw.
Le projet d’interconnexion dorsale Nord améliorera l’efficience des échanges d’électricité dans cette sous-région, favorisera la conclusion d’accords commerciaux efficaces et étendra l’accès à l’électricité pour les populations vivant le long des lignes de transport, projette la Banque mondiale.
La Banque mondiale indique à travers le communiqué que les bénéficiaires directs de ce nouveau projet sont les entreprises nationales d’électricité. Il s’agit de la Transmission Company of Nigeria (Tcn), la Société nigérienne d’électricité (Nigelec), la Communauté électrique du Bénin (Ceb) et la Société nationale d’électricité du Burkina Faso (Sonabel). Le projet améliorera leurs résultats financiers, et leur interconnexion avec le marché régional, renforcera la stabilité des systèmes nationaux, poursuit le communiqué.
Il permettra aussi d’optimiser la production d’électricité au niveau national en augmentant la part des énergies renouvelables, et en particulier du solaire. L’accroissement de l’offre d’électricité à un coût abordable aura pour effet de renforcer la fiabilité de l’accès des ménages à l’énergie. Enfin, la baisse des coûts et une plus grande fiabilité de l’approvisionnement multiplieront les opportunités économiques dans les pays participants, la compétitivité des entreprises s’en trouvera renforcée, de même que la création d’emplois et la croissance.
Les participant à la sortie officielle du 2FJEP[/caption]Les militantes et militants du Front des femmes et des jeunes engagés pour le progrès (2Fjep) ont fait, samedi 3 novembre dernier à Cotonou, la première sortie officielle de leur mouvement politique. A la faveur d’une déclaration rendue publique, ils lancent un appel au peuple béninois à soutenir les actions du président de la République pour la réussite de la mission qui lui a été confiée depuis avril 2016.
La patience est un chemin d’or. Mais pour les militantes et militants du Front des femmes et des jeunes engagés pour le progrès (2Fjep), patienter, ce n’est pas croiser les bras, ni se plaindre ou critiquer le gouvernement. Patienter, selon eux, c’est prendre des décisions aujourd’hui afin que l’avenir de la jeunesse béninoise ne soit pas compromis de manière irréversible. Ils l’ont affirmé samedi dernier à l’occasion de la sortie officielle de leur mouvement politique.
En effet, le Front des femmes et des jeunes engagés pour le progrès est un mouvement politique qui regroupe, selon son coordonnateur, Afanou Jean Joseph Korblah, 14 mouvements et associations des 7 arrondissements de la 16e circonscription électorale. Selon les militantes et militants de ce front, la seule leçon à retenir est que l’homme et surtout le Béninois ne tire pas leçon de l’histoire. Le Béninois, selon la déclaration lue par le coordonnateur du 2Fjep, a toujours désiré une rupture avec les mauvaises habitudes du passé. Afanou Jean Joseph Korblah déplore cependnant des maux qui n’ont cessé de diviser, de nuire et d’arriérer. Des maux qui ont noms : la négligence, l’orgueil, la culture de la médisance, le développement de la politique en lieu et place de la politique de développement. Face à ces mauvais comportements, Afanou Jean Joseph Korblah et ses camarades se demandent jusqu’à quand faut-il continuer à culpabiliser les autres de ses propres erreurs et difficultés.
Pour les militantes et militants du 2Fjep, il est temps de se rendre à l’évidence. Le Bénin, estiment-ils, a entamé un réel processus de développement équilibré. C’est pourquoi, il faut reconnaître, selon eux, l’audace, le courage et la détermination du président de la République et de son gouvernement à améliorer les conditions de vie des Béninois et des générations à venir.
Le coordonnateur du 2Fjep et ses camarades, après avoir fait le point des réalisations et des réformes en cours, estiment qu’il est temps de travailler ensemble et conjuguer les efforts dans la tolérance et l’inter culturalité. Il est temps, ajoutent-ils, pour chacun de faire des sacrifices, des concessions pour un avenir radieux et prospère. Aussi à l’unanimité, décident-ils de soutenir et de travailler aux côtés du chef de l’Etat. Car, le peuple béninois gagnerait à travailler aux côtés de ce dernier pour l’accompagner dans sa noble mission de faire du Bénin un pays phare, un pays bien gouverné, uni et de paix et à économie prospère et compétitive, de rayonnement culturel et de bien-être social.

Les matchs en retard de la première journée du championnat national de football de Ligue1 se sont déroulés ce week-end. Ayema, Esae et Jeunesse athlétique de Cotonou, ont pu tirer leur épingle du jeu, en réussissant leur première sortie dans la compétition.
A la faveur des matchs avancés de la première journée du championnat d’élite du Bénin, la Jeunesse athlétique de Cotonou (Jac), Ayema et Esae ont signé leur première victoire de la saison, en se débarrassant respectivement de Dynamo d’Abomey, l’Association sportive de la Police nationale (As Police) et Tonnerre Football club de Bohicon.
Au stade René Pleven de Cotonou2, vendredi 2 novembre dernier, la Jac s’est imposée (1-0) face à Dynamo d’Abomey. L’unique but de la partie a été inscrit à la 64è minute par Roland Beakou. En déplacement à Missérété, l’Association sportive de la Police nationale (As Police) a été battue (1-0), samedi 3 novembre dernier par Ayema.
Le deuxième duel nord-sud du tournoi s’est encore soldé par un nul (1-1) entre l’Association sportive de la vallée Omnisports (Asvo) et Béké de Bembèrèkè au stade municipal d’Adjohoun. Fortune identique pour le club de l’Université polytechnique internationale Obiang N’guéma Mbasogo (Upi-Onm) et Energie Football club de la Société béninoise d’énergie électrique. Vice-champions en titre, les ‘’électriciens’’ ont été contraints au nul (1-1) au stade René Pleven de Cotonou 2 par les protégés de Valère Glèlè.
Au stade Paulin Tomananga de Bohicon, Tonnerre a été surpris (1-2) par l’équipe de l’Ecole supérieure d’administration, d’économie, du journalisme et des métiers de l’audiovisuel (Esae).
Résultats des matchs
02/11/2018
Jac # Dynamo 1-0
03/11/2018
Ayema # As Police 1-0
Asvo # Béké 1-1
Upi Onm # Energie Fc 1-1
Tonnerre Fc# Esae 1-2

Pour prouver à la population de Bohicon-Abomey et aux autorités à divers niveaux sa promptitude et son ferme engagement à secourir les sinistrés et à sauver des vies, la Compagnie départementale des sapeurs-pompiers du Zou et des Collines a organisé, vendredi 2 novembre dernier, des exercices de simulation de secourisme et sauvetage en présence du préfet du Zou, Firmin Aimé Kouton et d’autres autorités politico-administratives.
Vendredi dernier, aux environs de 10 heures, un détachement des sapeurs-pompiers de Bohicon a lancé son premier exercice sur la voie bitumée située à environ 50 mètres du carrefour Soglogon en direction de la Cour d’appel d’Abomey, sous le regard attentif de la population et des autorités préfectorales, communales et locales.
Il est question d’un exercice de simulation de secours concernant un cas d’accident de la circulation dit majeur entre un véhicule et un motocycliste. Bilan : deux morts, six blessés graves et deux blessés légers. Les secouristes alertés n’ont pas tardé à se porter sur les lieux du drame avec leur véhicule à jets d’eau, leur ambulance de réanimation ainsi que d’autres véhicules et équipements de secours pour l’évacuation des victimes. Cela, avec l’aide de la Police républicaine dépêchée sur les lieux pour sécuriser la circulation et la Croix-rouge pour administrer les premiers soins aux victimes. Le tout se déroulant sous le contrôle du Lieutenant Sosthène Babalola en qualité de commandant de la Compagnie départementale des sapeurs-pompiers Zou-Collines.
Le second exercice de simulation de sauvetage concerne un cas de noyade. Démarré vers 10h17 minutes, l’exercice s’est déroulé au sein de la Compagnie départementale en présence des mêmes autorités. Et cette fois-ci avec une foule moins nombreuse. Sur les lieux, l’on peut entendre les cris de détresse d’une victime tombée dans un puits d’environ 10 mètres de profondeur. Les sauveteurs aussitôt sur les lieux ont sorti la victime du puits après une quinzaine de minutes pour le transporter à l’hôpital.
Après chaque exercice de simulation, un rapport est présenté au préfet qui exprime sa gratitude aux sapeurs-pompiers sans oublier les services connexes qui accompagnent ces derniers dans l’accomplissement de leur tâche avec un mot d’assurance à la population en ces termes : «Nous ne souhaitons pas les cas d’accident de la circulation, mais au cas où cela arriverait, avec ce que j’ai vu ce matin, la population n’a pas à s’inquiéter. Car l’Etat béninois veille à leur bien-être et à leur sécurité ». Le commandant de compagnie, Sosthène
Babalola n’a pas oublié de remercier la population qui leur fait toujours confiance et l’invite cette fois-ci à plus de collaboration.
Le SG de la CSTB et son Adjointe lors de la conférence publique[/caption]La Confédération syndicale des travailleurs du Bénin (Cstb) a animé une conférence publique, vendredi 2 novembre dernier, pour sensibiliser sur les conditions d’enseignement.
Les conditions d’exercice des activités pédagogiques dans les écoles ont mobilisé la Confédération syndicale des travailleurs du Bénin (Cstb). Vendredi 2 novembre dernier, elle a sensibilisé les acteurs du secteur éducatif sur l’écosystème.
À la faveur d’une conférence publique, animée par le secrétaire général confédéral, Nagnini Kassa Mampo, le syndicat appelle à résoudre les problèmes de l’école.
Après un mois et demi d’activités pédagogiques, le constat, selon le secrétaire général confédéral de la Cstb, est que l’école béninoise se trouve en difficulté. Il étaye son allégation par le manque d’enseignants, d’infrastructures et de matériel didactique. Une situation relevée, a-t-il souligné, autant au primaire qu’au secondaire.
Selon des statistiques citées par la Cstb, le niveau secondaire de l’École béninoise présente une moyenne 34,2% en couverture d’enseignants. La différence, poursuit Nagnini Kassa Mampo, est comblée par "des enseignants honoraires". Déplorant la situation précaire de ces enseignants occasionnels, il a souligné que la situation est pareille dans les enseignements maternel et primaire.
Mauvaise qualité de l’enseignement
A cette situation, poursuit la Cstb, s’ajoutent les conditions d’enseignement. Selon le secrétaire général confédéral, le manque d’infrastructures est caractérisé par l’insuffisance de salles de classe et de mobilier. Il précise qu’à l’école primaire, il n’y a pas de matériel de travail comme les cahiers d’activité, les manuels, les guides, etc. Toutes choses, regrette-t-il, qui compliquent la préparation des fiches et le déroulement des cours.
Cette situation de pénurie d’enseignants et de manque d’équipements et d’infrastructures aurait des conséquences. Entre autres, il relève qu’avec la pléthore des effectifs, le suivi des apprenants devient difficile.
Pour finir, Nagnini Kassa Mampo souligne que l’école béninoise compte des enseignants sans salaire.
Vue partielle des dons [/caption]Le ministère de l’Intérieur et de la Sécurité publique a procédé, vendredi 2 novembre dernier, à Cotonou, à la remise de cinq ambulances flambant neuves au Groupement national des sapeurs-pompiers. C’est en présence du représentant du ministre, du préfet du Littoral et du chef de bataillon représentant le commandant du groupement.
D’un coût global de 285 millions de francs CFA entièrement imputé au budget national, ce matériel servira à améliorer les conditions de travail des soldats du feu, à aller à la rescousse de la population en cas d’accident. Pour Casimir Etchiha, chef de bataillon, représentant le commandant du Groupement national des sapeurs-pompiers (GNSP), ledit groupement est une structure d’urgence dont la mobilité se trouve être un facteur déterminant dans l’accomplissement de sa mission. Il indique qu’il compte près de mille deux cents femmes et hommes et est composé de dix-huit centres de secours dont un spécialisé dans les interventions subaquatiques. « Cette unité reste incontestablement le service pré-hospitalier le plus important de notre pays », précise-t-il. Les cinq véhicules de secours et d’assistance aux victimes avec les matériels de prompt secours reçus est la preuve que le gouvernement est bien conscient des difficultés que vivent les sapeurs-pompiers. C’est donc des engins qui sont suffisamment sollicités pour aller à la rescousse de la population en cas d’accidents de la circulation et de secours aux victimes.
Le préfet Modeste Toboula, prenant la parole a salué l’engagement des sapeurs-pompiers qui mettent leur vie en péril pour sauver les Béninois. « Aujourd’hui, la remise de ces équipements est un soulagement pour ces agents de feu surtout dans un contexte économique dur », ajoute-t-il.
Ouorou Baro Mora, directeur de cabinet, représentant le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, indique que ce don s’inscrit dans le cadre du programme d’action du gouvernement et tient de la volonté d’améliorer les conditions de vie des populations. Dans ce sens, le gouvernement a décidé de renforcer la sécurité intérieure et la défense du territoire national par une protection adéquate des biens et des personnes. Il fait savoir qu’un renforcement des moyens d’intervention des structures en charge du secteur est important pour atteindre les objectifs fixés. Il invite, par ailleurs, les sapeurs-pompiers à faire un bon usage de ces équipements qui contribuent à renforcer leurs actions sur le terrain.

Le tribunal a rendu son verdict, mardi 30 octobre dernier, après un procès où dirigeants du football, joueurs, encadreurs sportifs et autres ont comparu dans l’affaire dite tricherie sur les âges des joueurs U-17. Entre la volonté des accusés de dire la vérité, les débats et la décision du tribunal, des enseignements doivent être tirés afin que de tels faits ne se reproduisent plus.
« Dura lex, sed lex », la loi est dure mais c’est la loi, dit une sagesse antique. Les mis en cause dans l’affaire dite tricherie sur les âges des joueurs U-17 ont été sanctionnés suivant les lois de la République du Bénin après un procès dont le verdict a été rendu mardi 30 octobre dernier. Après la disqualification du Bénin à Niamey, le gouvernement a jugé utile de situer les responsabilités. Ainsi les personnes coupables ont-elles pu répondre de leurs actes. Mais, il apparaît essentiel de tirer des leçons de ce procès qui constitue une première dans l’histoire du sport-roi béninois. Plusieurs informations jusque-là inconnues du grand monde ont été révélées, depuis les auditions jusqu’à la décision finale. Les déclarations de certains accusés à la barre, laissent croire en effet que l’administration de la Fédération béninoise de Football souffre d’un réel problème de gestion. Certains responsables administratifs de la fédération et les membres du staff technique de l’équipe nationale U-17, se sont présentés au tribunal comme de simples exécutants. Ils ont montré ainsi les limites de l’instance, confirmant le manque de professionnalisme, la complaisance et l’amateurisme qui a caractérisé cette institution depuis plusieurs décennies.Quid des contradictions entre les propos de l’ancien président Anjorin Moucharaf , du secrétaire administratif, Zéphirin Déguénon et celui de l’ancien directeur des compétitions, Quentin Didavi, au prétoire? Pour l’un, l’IRM est nécessaire pour la compétition U-17 et pour l’autre cela n'est pas utile. Au cours du procès, l’opinion publique nationale et internationale a eu la confirmation que les dirigeants du sport-roi ont envoyé une liste de joueurs ayant de faux papiers à la Confédération africaine de Football, pour participer aux éliminatoires de la Can U-17.Plaidant tous coupables, les 12 joueurs ont reconnu les faits à eux reprochés, affirmant détenir de fausses pièces d’identité. «En 2014, j'avais 23 ans normalement mais je détenais un papier qui me donnait 12 ans comme âge de footballeur » admet l'un d'entre eux.
Respecter les âges et éviter la cupidité
Cette déclaration lors de l’audition s'est répétée et a fait réagir le juge Rodolphe Azo, appelé non seulement à dire le droit mais aussi à donner la mesure du scandale. Il a invité par conséquent les acteurs du football à cesser avec cette pratique qui consiste à engager de vieux joueurs avec de faux actes de naissance aux compétitions de catégories d’âge. Selon lui, les dirigeants du football s’exposent aux rigueurs de la loi en mettant la vie de ces jeunes sportifs en danger. Expressivement, il a invité les responsables à différents niveaux du football béninois et les acteurs à éviter de tels actes. Un conseil que les nouveaux responsables du football béninois doivent prendre à leur compte pour pallier cette situation récurrente dans le milieu du football béninois, selon la plupart des acteurs ayant comparu. D’ailleurs, Pavlek Ehoué n’a pas hésité à confirmer ce fait quand le juge lui a demandé si c’est une pratique permanente dans le milieu. «Oui, monsieur le président, c’est une pratique dans le milieu du football, certains de mes camarades sont aussi dans le cas », a-t-il reconnu. Cela pose le problème de l’inexistence des compétitions de catégories d’âge. Car, bien que pensionnaires de centres de formation sportive tous ces joueurs épinglés sont détenteurs de faux documents d'état civil. La réorganisation du secteur de la formation sportive et l’organisation régulière des compétitions de catégories d’âges s’imposent pour que le Bénin respecte les normes internationales requises.
Le nouveau comité de la Fédération béninoise de Football dirigé par Mathurin de Chacus, qui prône la transparence, doit travailler à mettre fin à des pratiques tendant à discréditer le pays. Selon Me Bastien Salami, représentant de la partie civile, c’est la recherche immodérée de gains qui a motivé les dirigeants à engager les frais de l’Etat, sachant bien, depuis Lagos, que 18 des 25 joueurs sont déclarés être inéligibles au tournoi. Ce qui fait dire au ministère public dans son réquisitoire que « les responsables en usant d’une stratégie pour légitimer le faux» ont favorisé cette honte du pays à Niamey.

Le Parti social-démocrate (Psd) adhère officiellement au Bloc progressiste. La décision a été entérinée à la faveur de son congrès extraordinaire, samedi 3 novembre dernier, à l’Université d’Abomey-Calavi.
C’est officiel, le Parti social-démocrate (Psd) fait son entrée dans la grande famille du Bloc progressiste en gestation. Il l’a fait savoir à ses militantes et militants à la faveur de son congrès extraordinaire le week-end écoulé.
«Les équipes déléguées au congrès ont, à l’unanimité et conformément à l’article 34 du parti, décidé de la fusion avec d’autres formations politiques en vue de la création du Bloc progressiste ; elles ont par la même occasion, instruit les responsables pour la mise en œuvre diligente de la présente décision », renseigne le communiqué final qui a sanctionné le congrès. Par ce choix, le Psd entre dans la dynamique de la reconfiguration du paysage politique.
« Loin de marquer la fin de notre existence, ce congrès extraordinaire nous permettra conformément au souhait et à la résolution du Conseil national extraordinaire du 30 octobre 2018, de prendre une grande et vitale décision ; celle de choisir de demeurer des pionniers d’une résurrection collective des partis de notre pays et l’éclaireur du parti du Bloc progressiste », souligne le président du comité d’organisation, Jean-Baptiste Edayé.
Cet évènement consacre de fortes émotions. « Je suis heureux et fier des organisations de jeunes et de femmes du parti dont le soutien ne me fait jamais défaut, quoique le moment fût difficile et les incompréhensions réelles, par moments, sur l’an unique qu’a couru mon mandat, avant de déboucher sur l’indispensable transformation que nous engageons officiellement ce jour », se réjouit le président du Psd, Clément Ebo.
Il poursuit : « Je salue et félicite les membres de l’équipe dirigeante du congrès des 10 et 11 août 2017, qui avec moi, ont le privilège d’être l’équipe sous l’égide de laquelle cette mutation s’opère pour nous rendre plus forts, dans un ensemble plus grand ».
Par son adhésion au Bloc progressiste, le Psd amorce un nouveau virage. « Vous êtes les heureux bâtisseurs de ce nouveau destin. Merci d’être des pionniers pour écrire ces nouvelles pages de notre histoire commune, sous le leadership éclairé du président de la République, Patrice Talon », s’adresse-t-il aux congressistes.
Il fait cas de la résistance du Psd aux nombreuses tumultes qui ont marqué l’histoire des partis politiques au Bénin : « Le tourbillon est passé, escorté par la poussière et le cliquetis des feuilles de tôles ; le vent a tournoyé, enseveli des partis, disloqué des formations, en a fait un tas de gravats, mais a rendu notre parti submersible ».
C’est aussi l’instant solennel de rendre témoigne au président fondateur du parti, Bruno Amoussou. « L’histoire du Psd, c’est celle d’une vision nationale portée par un homme de vision qui a voulu unifier ce peuple, fédérer notre nation autour des valeurs universelles de la social-démocratie. C’est l’histoire d’une formation politique qui a compté des députés, conseillers et élus communaux dans tout le pays », apprécie-t-il.
Il retrace la longue route qu’a parcourue le Psd depuis des décennies pour maintenir sa flamme sur l’échiquier politique national. « De 1990 à 2006, le Psd a été présent à toutes les élections avec des scores toujours en hausse, atteignant en 2006, le pic de 17% ».
« Sa moindre influence n’aura pu être le pouvoir législatif, puisque c’est précisément au Parlement que le parti, sous la direction éclairée de son président-fondateur aura décroché la vice-présidence en 1991, conquis le perchoir en 1999 avant de se voir honoré par une charge de premier plan au sein de l’exécutif, au ministère d’Etat chargé du Plan », relève-t-il encore.
Au cours de ce congrès, l’honneur est revenu au député Gérard Gbénonchi d’exposer les avantages de la réforme du système partisan aux militantes et militants fortement mobilisés.
Quelques membres du Rassemblement pour la démocratie et la république[/caption]Le Rassemblement pour la démocratie et la république (Rdr) d’Epiphane Quenum a fait son choix parmi les blocs en gestation dans le cadre de la réforme du système partisan. En congrès extraordinaire, samedi 3 novembre dernier à Cotonou, les militants du Rdr ont jeté à l’unanimité leur dévolu sur le Bloc progressiste.
Le Bloc progressiste s’agrandit avec l’accueil de partis et mouvements politiques, conformément à la vision du chef de l’Etat. Le parti Rassemblement pour la démocratie et la république (Rdr) est solidaire de la réforme du système partisan prônée par le chef de l’Etat et a opté pour le bloc progressiste, l’un des deux regroupements de la mouvance présidentielle. Samedi dernier lors du congrès extraordinaire du parti Rdr, ses militants ont unanimement adhéré au Bloc progressiste, donc prêts à disparaître au profit de celui-ci. « Il faut aller au regroupement des forces politiques pour apporter la médication qui nous sauve du naufrage collectif », a insisté Epiphane Quenum, président du Rdr. Il appelle ses militants à ne pas s’étonner du choix opéré, car les statuts du Rdr ont prévu les possibilités pour le parti de fusionner avec d’autres formations ou de prononcer sa propre dissolution. « Il est question aujourd’hui de faire un choix pour le bien-être de la société béninoise », a fait savoir Epiphane
Quenum, soutenu par les représentants des partis amis tels que le Mps-Houénoussou, le parti Table ronde des bâtisseurs du Bénin (Trb) appartenant à l’Union fait la nation (Un), la Renaissance du Bénin (Rb)… Le Rdr est Convaincu que les réformes engagées par les pouvoirs exécutif et législatif visent à porter le Bénin et ses citoyens sur le cap de bonne espérance. Ainsi, où le pays comptera désormais parmi les grandes nations sérieuses, et où la pauvreté sera conjuguée au passé, le Rdr, selon son président, n’entend pas rester en marge d’une telle dynamique.
En fondant le Rdr, informe Epiphane Quenum, « nous avions opté pour le social-libéralisme qui prône le travail créateur de richesse, une efficiente gouvernance par la promotion des valeurs citoyennes, l’affermissement de la responsabilité de l’Etat, la justice sociale, la solidarité et la promotion de l’unité nationale », rappelle-t-il.
Actualités 05 nov. 2018