La Nation Bénin...
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L’ancien vice-Premier ministre François Abiola[/caption]Jusque-là parti du centre, le Mouvement espoir du Bénin (Mesb) de l’ancien vice-Premier ministre François Abiola se fond désormais dans la formation politique « Dynamique républicaine » en création dans le cadre des réformes du système partisan au Bénin. La décision d’adhésion a été officialisée à la faveur du troisième congrès extraordinaire du parti tenu samedi 3 novembre dernier, à Sakété.
L’ancien vice-Premier ministre François Abiola, président du Mouvement espoir du Bénin (Mesb), est autorisé à accomplir toutes les formalités nécessaires dans le cadre du processus en cours, en vue de la création du nouveau parti « Dynamique républicaine ». Il a reçu le quitus de ses militants réunis en congrès extraordinaire à Sakété, samedi 3 novembre dernier. Les grandes résolutions des assises ont été lues par le secrétaire général du Mesb, Dr Latifou Lagnika. Selon lui, le parti a pris la décision de se fondre dans le Bloc républicain après une analyse approfondie de la situation politique nationale et des différents regroupements politiques en cours ; et surtout, suite aux résultats des différentes négociations menées par le Mesb et les autres formations politiques. Mieux, cette option est en phase avec les dispositions de l’article 64 du parti stipulant que « Le Mesb peut conclure des alliances, se mettre dans un front ou fusionner avec un ou plusieurs formations politiques dont les lignes politiques et programmatiques sont conformes aux siennes », précise Dr Latifou Lagnika. Il demande à tous les mouvements, aux associations et aux personnalités membres du Mesb de faire les formalités nécessaires, afin d’acheminer au siège du parti les dossiers de membre fondateur requis à l’effet de la constitution du nouveau parti dans le cadre des réformes du système partisan au Bénin.
Pour de grands regroupements
Lesquelles réformes sont induites par l’adoption des lois sur la Charte des partis politiques et le Code électoral. Le président du Mesb salue le parcours et les victoires politiques enregistrées par le parti depuis sa création en 2009, et qui a gagné, en alliance, des sièges aux élections législatives, communales et locales. « Toutefois, nous avons pensé que nous pouvons faire mieux et nous constituer en de regroupements plus grands », souligne François Abiola. Il se dit satisfait du choix du parti « Dynamique républicaine » opéré par le congrès. « Nous aussi nous allons participer à l’écriture de la nouvelle page de l’histoire politique de notre pays, qu’un des nôtres qualifie de voyage nocturne groupé sans éclairage », ironise le président du Mesb pour montrer combien cette nouvelle aventure est parsemée aussi bien de certitudes que d’incertitudes. L’ancien vice-Premier ministre conseille surtout aux jeunes et aux femmes de militer davantage en politique. Les promotions politiques et autres se trouvent dans les partis politiques, insiste le chantre du centrisme au Bénin. François Abiola se dit, par ailleurs, fier d’avoir fait émerger au Bénin ce concept bien en vogue dans plusieurs pays développés. « Le centrisme n’est pas l’arbitre entre la Mouvance et l’Opposition », clarifie le président du Mesb pour lever une certaine équivoque entretenue sur le terrain autour de cette idéologie qui n’est pas une invention de son parti.
Bibiane Soglo, représentante des autres partis et mouvements politiques de la « Dynamique républicaine », a félicité les militants du Mesb pour ce choix et surtout le président François Abiola pour ses qualités exceptionnelles et son charismatique d’homme d’Etat. Il ne s’agit pas, selon elle, de l’enterrement du Mesb, mais plutôt de la mise en terre d’un plant pour qu’il grandisse et porte davantage de fruits. Bibiane Soglo sera ensuite appuyée par le député Nassirou Bako Arifari. « Tout le monde prie pour aller au paradis. Pour y arriver, il faut d’abord mourir. Mais personne ne veut mourir », ironise le député pour montrer le bien-fondé de la réforme du système partisan souhaitée par le chef de l’Etat. « Quoique difficile et douloureuse, la réforme du système partisan est indispensable pour le progrès du Bénin », défend Nassirou Bako Arifari. Position partagée par les autres représentants de partis et mouvements politiques tels que le Fund-Irédé du ministre des Enseignements maternel et primaire Salimane Karimou et le Prd de Me Adrien Houngbédji à travers sa section communale d’Ifangni.
Stade Mathieu Kérékou[/caption]Les travaux de rénovation du stade Général Mathieu Kérékou, notamment l’espace olympique et le palais des sports, sont prévus pour démarrer à la fin du premier trimestre de l’année prochaine.
C’est ce qui ressort des décisions du Conseil des ministres en date du mercredi 31 octobre. Le gouvernement, à l’occasion de cette session, s’est en effet préoccupé du financement de ce vaste chantier qui, outre la réhabilitation et la construction d’infrastructures sportives dont la piscine olympique, comptera l’érection d’un complexe Mall-Galerie commerciale dans l’emprise du stade.
Pour la mise en œuvre de ces projets dont l’objectif est de renforcer la disponibilité dans le pays d’infrastructures majeures aux normes, le Conseil autorise le recours au partenariat public-privé et instruit les ministres concernés, à procéder à la sélection des partenaires privés intéressés.
Ainsi, pour le financement de la construction et l’exploitation du complexe Mall-Galerie commerciale-piscine, des promoteurs privés sont appelés à se manifester. Le recours au secteur privé comme apport alternatif supplémentaire pour combler le manque de financement vise à lever les contraintes des ressources publiques. Ceci en vue d’une meilleure efficacité opérationnelle.
Le complexe Mall-Galerie commerciale dont les travaux sont très attendus du public est destiné, selon le Conseil des ministres, à recevoir le commerce noble de textiles, bijoux, cosmétiques et accessoires, actuellement exercé au marché Dantokpa. Il importe, à travers cette infrastructure d’envergure, d'offrir aux commerçantes qui s’adonnent à ces activités haut de gamme et à leur clientèle un meilleur cadre pour leurs transactions.
Les karatékas ont honoré le Bénin[/caption]Neuf karatékas béninois ont participé, du 26 au 28 octobre dernier, à la 5è édition d’un tournoi international de karaté dénommé Open Zeinab Saley à Lagos. Au terme de la compétition, ils ont remporté 13 médailles dont 3 en or, 3 en argent et 7 en bronze.
Présents à la 5è édition de l’Open de karaté Zeinab Saley au Nigeria, 9 athlètes béninois sont rentrés avec 13 médailles dont 3 en or, 3 en argent et 7 en bronze. La compétition s’est déroulée en kata et en kumité dans les catégories poussin, minime, benjamin, cadet, junior et espoir et sénior. A l’issue du tournoi, chez les séniors, en individuel kumité - 61 kg et -50kg, Marie-Stella Odoulami et Chestine Kodo ont remporté chacune une médaille d’or. Quant à Fridole Tobossou, elle a été la meilleure athlète de la compétition pour avoir gagné une médaille en argent dans la catégorie -55Kg sénior dame et une autre en équipe kumité sénior dame. Dans la catégorie senior, Chestine Kodo a enlevé en kata une médaille de bronze. Chez les cadets, Marie-Pascale Dothonou a gagné la médaille d’argent en kata et la médaille de bronze en kumité tandis qu’Eugedielle Kohoumè a enlevé la médaille de bronze en kumité.
Chez les moins de 12 ans marrons à noires, Giovanna Aditi a remporté la médaille d’or en kata et la médaille de bronze en kumité, tandis que chez les moins 12 ans verte à bleue, Gracia Aboudou et Joressine Kpadonou ont enlevé respectivement la médaille de bronze en kata et en kumité. Selon Martinien Aditi, sélectionneur national, ces performances témoignent du niveau du karaté béninois. Pour lui, les athlètes ont honoré le Bénin dans les catégories espoir et senior en défiant les athlètes nigérians plus expérimentés. Ce qui fait dire au président de la Fédération béninoise de Karaté, Rock Quenum, que le Benin compte des talents dans toutes les catégories. Selon lui, la Fédération béninoise de Karaté, dans le souci de préparer la relève, est décidée à être présente sur toutes les compétitions de catégories d’âge.
Sports 02 nov. 2018
Les athlètes béninois font forte impression en Egypte[/caption]Le Bénin a terminé premier des courses sur piste au championnat d’Afrique de roller sports qui se déroule en Egypte depuis le 25 octobre dernier. Ils ont remporté 17 médailles dont 7 en or, 6 en argent et 4 en bronze devant le Kenya (6 en or, 3 en argent et 2 en bronze) et l’Egypte, pays hôte (5 en or, 9 en argent et 8 en bronze).
En individuel, dans la catégorie junior homme, Donan Henresth Houngbo a remporté deux médailles d’or et une médaille de bronze alors que Nephtali Eustache Fafoumi a gagné une médaille d’argent et une médaille de bronze. Issoufou Bachirou, quant à lui, a remporté une médaille d’argent. Championne en titre dans la catégorie junior dame, Rawdath Demba Diallo a confirmé tout le bien qu’on pense d’elle en remportant à elle seule 4 médailles d’or pour le Bénin. Dans la catégorie senior homme, Abraham Amoussou a remporté une médaille d’argent et 3 médailles de bronze tandis que Hermione Ahouissou, dans la catégorie senior dame a terminé la course sur piste avec une médaille d’argent.
En équipe, le trio Donan Henresth Houngbo, Nephtali Eustache Fafoumi et Issoufou Bachirou a remporté une médaille d’or pour le Bénin dans la catégorie junior homme tandis qu’Abraham Amoussou, Raymond Ahoudji et Jude
Noukpokinnou ont gagné la médaille d’argent pour le Bénin dans la catégorie senior homme. Le Bénin pourrait gagner d’autres médailles dans la compétition avec les courses sur route qui ont débuté depuis ce jeudi.
Sports 02 nov. 2018

Faut-il introduire des cours sur la sexualité et la santé de la reproduction dans les programmes scolaires? Si le clergé catholique désapprouve l’option, les acteurs à divers niveaux soutiennent une approche visant à mieux outiller les apprenants.
L’introduction des cours d’éducation sexuelle et de la santé de la reproduction dans les programmes scolaires ne fait pas l’unanimité dans les rangs des acteurs à divers niveaux au Bénin. Si la problématique suscite des réserves et des craintes au sein des religieux, les initiateurs soutiennent plutôt une démarche visant à épargner aux apprenants des pièges et dérives sexuels.
La Conférence épiscopale du Bénin (Ceb) « s’inquiète de l’introduction progressive dans le système éducatif béninois, des droits sexuels et reproductifs qui risquent d’encourager la permissivité sexuelle, la mentalité contraceptive et la diffusion de l’homosexualité ».
Les acteurs se justifient : «L’idée est partie du fait que nos enfants passent beaucoup de temps à l’école qu’à la maison. Il était important d’assainir l’environnement dans lequel ils passent plus de temps et aussi de renforcer les capacités des enseignants qui ont la charge de leur éducation, afin de leur permettre d’avoir un comportement adéquat face aux questions de sexualité », défend Christelle Assogba Maillard, présidente de l’Association pour l’éducation, la sexualité et la santé en Afrique (Apessa).
L’idée de l’introduction des cours d’éducation sexuelle dans les programmes scolaires au Bénin ne date pas d’aujourd’hui. Pendant longtemps, les Ongs et activistes des droits des enfants et des adolescents avaient milité en faveur d’une telle démarche. En tenant compte notamment des phénomènes récurrents des grossesses précoces en milieu scolaire.
En 2017, ce phénomène avait atteint un niveau jusque-là jamais connu au Bénin. Chaque département s’est négativement illustré avec des statistiques peu enviables. Selon le document publié par les services du ministère de l’Enseignement secondaire, technique et de la Formation professionnelle, l’année scolaire 2016-2017 a enregistré au total 2763 cas de grossesses sur 301 821 filles inscrites. Pour le compte du premier trimestre 2017-2018, le département de l’Atacora avait affiché environ 90 cas de grossesses, le Borgou 111 cas et le Couffo, 51. N’eussent été les mesures prises par le ministère de l’Enseignement secondaire pour arrêter un tant soit peu la saignée, des dizaines d’autres victimes auraient déjà gagné les rangs des filles mères en ce premier trimestre de l’année scolaire 2018-2019. Une note dudit ministère prévoit de lourdes sanctions disciplinaires contre les auteurs.
Autant de situations qui ont motivé les acteurs à opter pour l’introduction de l’éducation sexuelle dans les programmes scolaires. Avec comme boussole un guide national de conduite du dialogue parents-enfants en matière de sexualité et de santé de reproduction.
Besoin de notions adéquates
Lorsqu’on considère les dégâts sociaux qu’engendrent la sexualité précoce, la sexualité en milieu scolaire et les phénomènes des mariages et grossesses précoces, on pourrait bien apprécier la formule visant à introduire les notions d’éducation sexuelle dans les programmes scolaires. Sans oublier aussi le fait que les apprenants sont aussi assoiffés de ces notions pour éviter les comportements déviants. Les adolescents et jeunes semblent plus actifs sexuellement aujourd’hui, et de plus en plus tôt, mais ne sont pas outillés pour autant. Ils ont besoin des notions adéquates pour une sexualité sans danger. Du moins, pour les plus conscients.
« Les notions qu’on reçoit en matière de santé sexuelle et sur les méthodes de contraception ne nous permettent pas de mieux comprendre le sujet. Il serait bon que nos professeurs nous en parlent davantage », souhaite Murielle A., 16 ans élève en classe de 3e. Pour elle et ses camarades, les grossesses en milieu scolaire sont une menace pour les filles.
La plupart d'entre elles sont obligées d’abandonner les classes. Mères prématurées, elles sont vulnérables et réduites aux souffrances psychologiques, morales physiques et confrontées aux difficultés financières. D’aucuns diront qu’un enfant ne fait pas d’enfant.
Toutefois, certains ordres religieux ne sont pas de cet avis. Parler de sexualité aux adolescents et jeunes, n’est-ce pas une manière d’encourager encore le phénomène ? N’est-ce pas une manière d’attirer plus leur attention sur la sexualité précocement? Etant donné que les enfants sont aguerris sur les notions relatives à la sexualité, en s’y intéressant davantage, ne pourraient-ils pas s’adonner à des pratiques malsaines ?
Considérer les tranches d'âge
Pour certains acteurs de l’éducation, « quand on remet une arme à un enfant, il apprend à l’utiliser et risque de tirer à balle réelle». Leur point de vue conforte la réticence du prélat béninois qui s'est prononcé sur le sujet. La démarche ne les rassure pas. La Conférence épiscopale du Bénin perçoit à travers l’introduction des droits sexuels dans le programme scolaire au Bénin la «diffusion de l’homosexualité ».
Les activistes se défendent: « C’est comme si le parent se couvre avec un drap blanc transparent et voit au travers. Aujourd’hui, les enfants ont déjà l’information dans la rue. Mais le fait d’en parler va changer la qualité de l’information qu’ils ont et la source de recherche de solutions», soutient Christelle Assogba Maillard, présidente de l'Apessa.
Pour sa part, la Ceb mise surtout sur l’affection. Elle invite « tous les parents d’élèves à la vigilance et les responsables de l’enseignement catholique et de la catéchèse à mettre dans les meilleurs délais, à la disposition des familles et des structures éducatives, les manuels appropriés pour une bonne éducation affective ».
L’introduction de la sexualité et de la santé de la reproduction n’est pas une si mauvaise approche en soi, mais il ne faut pas déshabiller Pierre pour habiller Paul. S’il faut aborder les notions d’éducation sexuelle avec les enfants, la question est qu'il faut déterminer la tranche d’âge à laquelle les divulguer, afin de ne pas ouvrir la voie à la dépravation. La problématique reste entière.

Fin de crise au sein des Coopératives d’aménagement rural (Car). Le gouvernement avec les acteurs concernés a opté pour un plan de sortie de crise. La mise en œuvre de ce plan permettra de redonner vie à ces coopératives pour en faire des unités de production agricole et industrielle viables.
Depuis 14 ans, les 36 Coopératives d’aménagement rural (Car) censées être des unités de production agricole et industrielle ont sombré dans une crise qui, en plus de mettre à mal leur fonctionnement, a donné lieu à des tensions avec de nombreuses conséquences dont plusieurs morts. Mais on pourrait pousser un Ouf de soulagement à la suite du Conseil des ministres du mercredi 31 octobre dernier. Au cours de son conclave hebdomadaire, le gouvernement s’est penché sur la question. « Depuis 2004, une crise institutionnelle s’est installée au sein des coopératives d’aménagement rural, empêchant le renouvellement des instances dirigeantes. Elles ont été transformées en des foyers de tension entraînant des violences, lesquelles ont occasionné la mort de plusieurs coopérateurs», a indiqué le ministre Oswald Homeky, présentant le compte rendu dudit conseil. De l’avis du gouvernement, « le manque de transparence dans la gestion est la cause principale» de cette crise qui « a compromis l’atteinte des objectifs de ces coopératives censées être de véritables unités de production agricole et industrielle ».
En vue de mettre fin à cette longue crise et relancer les activités des 36 coopératives, « le gouvernement a mis en place une commission interministérielle d’appui au processus de reprise des activités. Ainsi, des échanges ont eu lieu avec les coopérateurs et ont permis d’aboutir à un plan de sortie de crise », explique le ministre Oswald Homeky. L’antidote trouvée par le gouvernement, c’est « de constituer des comités paritaires chargés de conduire le processus d’actualisation des registres de coopérateurs et d’encadrement de gestion courante dans les Car, en tenant compte des antagonismes en présence ». Toujours pour résorber cette crise, d’autres actions seront également accomplies pour aboutir à terme à la tenue des assemblées générales électives. Le Conseil des ministres a donc approuvé le plan de sortie de crise prévu à cet effet et instruit les ministres concernés à veiller à sa mise en œuvre. Pour en arriver là, le gouvernement, selon les explications du ministre Oswald Homeky, a entrepris d’écouter tous les acteurs et a opté pour un plan de sortie de crise inclusif. «Nous sommes heureux de dire que cette crise sera résolue pour que l’ordre revienne », apprécie-t-il.
Encore une de réussie !
Le président Patrice Talon et son gouvernement ne sont pas à leur coup d’essai en matière de résolution de vieilles crises ou querelles fratricides. En juillet 2017, la réconciliation et la réunification de l’Eglise protestante méthodiste avaient été scellées sous l’égide du chef de l’Etat. Après plus d’une décennie de crise au sein de cette communauté chrétienne, il a fallu 32 jours d’échanges pour que le consensus revienne. Et quelques semaines plus tard, au mois de décembre, le président Patrice Talon réconcilie la famille du football. Sur une médiation du président de la République en personne, les acteurs du cuir rond, alors en antagonisme ont retrouvé l’unité perdue et parlent depuis lors d’une même voix, travaillant à l’essor de ce sport.
Le revoilà de nouveau au front, avec la même stratégie : travailler dans l’ombre, gagner le pari de la paix et porter la bonne nouvelle au peuple. Finie la crise au sein des Car !, dira-t-on désormais, lui reconnaissant d’avoir une fois de plus réussi là où ses prédécesseurs n’ont pas pu. « Ils ont essayé », sans y parvenir. Au président Patrice Talon, on tissera une fois encore le laurier, pour avoir mis fin à cette crise qui aura duré presque 15 ans et qui a surtout mis à mal une bonne partie du tissu économique du pays, en paralysant une grande filière agricole, notamment la culture du palmier à huile.
L’entrée principale de l’ancien cimetière de Porto-Novo [/caption]L’ancien et le nouveau cimetières de Porto-Novo ont été débarassés des mauvaises herbes qui y avaient élu domicile avec des nids de serpents et autres. Les deux cimetières ont fait leurs toilettes du fait des festivités de tous les saints vivants comme morts, dénommées fête de la toussaint.
Celle-ci sera suivie ce vendredi de la fête des défunts. Les deux célébrations constituent des occasions privilégiées pour l’aménagement des cimetières. La tradition a été une fois encore respectée à Porto-Novo. Seulement les deux cimetières de Porto-Novo le doivent à l’esprit de générosité de la Fondation Claudine Talon. La fondation de la Première dame du Bénin s'est portée volontaire pour financer le nettoyage de ces deux lieux où reposent les illustres défunts à Porto-Novo débarrassées des mauvaises herbes. Le constat a été fait aussi bien à l’ancien cimetière sis à côté du Lycée Béhanzin que du côté du nouveau cimetière situé au quartier de Djègan-Daho. L’aménagement des deux sites a rendu aux parents des défunts l’accès facile aux tombes pour honorer leur mémoire. Cette action de la Fondation Claudine Talon a fait faire des économies à la mairie de Porto-Novo, informe le directeur des Services techniques (Dst), Evariste Adjagba. La municipalité a prévu, comme d’ailleurs chaque année, des ressources pour les travaux de nettoyage des deux cimetières. Mais avec l’intervention de l’organisation de la Première dame, la mairie n'a pu dépenser son argent, explique le Dst de la mairie de Porto-Novo. Evariste Adjagba remercie la fondation pour son œuvre altruiste. Les parents des défunts rencontrés sur les deux sites saluent également cette action sociale de l’organisation de la Première dame du Bénin. Si l’abondance des pluies sur la ville, ces derniers temps, a fait réapparaître les mauvaises herbes à certains endroits au niveau des deux cimetières, il est loisible de constater que cette situation a obligé certains visiteurs à donner quelques coups de houe et coupe-coupe pour mettre au propre les tombes de leurs illustres disparus. Les plus nantis en profitent pour élever et enjoliver les tombes de leurs défunts. Ce qui est rentable aux maçons, peintres, carreleurs et autres ouvriers présents sur le terrain. Ces derniers s’en tirent à bon compte tout comme aussi les vendeurs de pots de fleurs artificiels et de bougies à déposer sur les tombes en signe d’hommages aux parents défunts.
Thibaud C. NAGNONHOU, A/R Ouémé-Plateau
Société 02 nov. 2018

L'Institut de formation sociale économique et civique (Infosec) a organisé, à l'intention des chefs mécaniciens des engins à deux roues, une journée de sensibilisation sur leurs rôles et responsabilités dans la promotion de la sécurité routière au Bénin. Cette formation s'est déroulée, mercredi 31 octobre dernier, dans l'enceinte de la Base d'appui de formation pour les professionnels mécaniciens d'Abomey-Calavi.
Acteurs cruciaux de la sécurité routière, les mécaniciens d’engins à deux roues ont été aguerris sur les bons réflexes et comportements pour la sécurité routière, lors d'une formation initiée par l'Infosec avec l'accompagnement technique du Centre national de sécurité routière (Cnsr), de l'Ong Aspt, de Yamaha Cfao Motors et d'autres partenaires...
Pour le président de l'Ong Aspt, Bruno Ahouangan, la sensibilisation des mécaniciens pour la sécurité routière se justifie par les responsabilités qui leur incombent. "Les mécaniciens constituent des vecteurs de transmission des règles de sécurité routière à bon nombre de leurs clients qui passent beaucoup de temps chez eux", a-t-il indiqué. Il ajoute que le réglage des motos incombe aux mécaniciens alors que de nombreux accidents sont justement dus à de mauvais réglages.
Il souligne que l'excès de vitesse par les mécaniciens dans les agglomérations pendant les essais et l'inconscience des apprentis mécaniciens qui roulent à vive allure, constituent des motifs pour cibler les mécaniciens. Il s'agit donc d'appeler l'attention des chefs mécaniciens sur ces différents aspects. C'est, selon le représentant du Cnsr, Firmin Koudérin, une formation qui vient à point nommé au regard de l'ampleur des accidents générés par les engins à deux et trois roues. C'est pourquoi il a invité les participants à la prise de recommandations sérieuses.
Ouvrant officiellement la formation, la directrice adjointe de l'Infosec, Marianne Domingo, a rappelé les nombreux actes de désinvolture qui sont à la base des accidents de route. "L'Infosec entend faire des mécaniciens cyclomoteurs des acteurs de premier rang dans le combat pour la sécurité routière", a-t-elle signifié.
Lors de cette formation, les participants ont suivi trois communications. La première a mis en exergue les excès de vitesse cultivés par les mécaniciens à deux roues dans les agglomérations. La deuxième porte sur le thème « Rôle du mécanicien dans la prévention des accidents de la circulation. La troisième communication a traité des accidents de la circulation et de leurs conséquences.

Le Parti Social Démocrate (PSD) a tenu, ce mardi 30 octobre à l'hôtel de l'Amitié de Cotonou, son Conseil national. C’est sous la direction effective du président du parti, Clément Ebo, et des cadres du parti dont les députés Jocelyn Dégbey et Gérard Gbénonchi. Au terme du conclave, une résolution a été lue par Nathalie Kpochan, membre du bureau du PSD dont la teneur est ci-dessous. Il en ressort qu’à l’instar des autres formations politiques de la Mouvance présidentielle, le PSD adhère à l’idéal de regroupement des forces politiques.
K. E.
RÉSOLUTION : DE LA FUSION DU PARTI SOCIAL DÉMOCRATE AVEC D’AUTRES FORCES POLITIQUES
- Considérant la réforme du système partisan et ses multiples opportunités pour notre pays et son système politique;
- Considérant les dispositions de la loi N° 2018-23 du 26 juillet 2018 portant charte des partis politiques en République du Bénin;
- Considérant le processus de création du grand ensemble du Bloc progressiste ;
- Vu la nécessité de fusion des différentes formations politiques pour créer le parti du Bloc progressiste ;
- Vu les articles 28 et 34 des statuts du Parti social démocrate (PSD);
- Vu la résolution N°2 du Congrès extraordinaire des 10 et 11 août 2017 ;
Le Conseil national en sa session extraordinaire du 30 octobre 2018 :
- décide de la fusion du Parti social démocrate (PSD) avec d’autres partis politiques pour créer le parti du Bloc progressiste;
- mandate le président du Parti Social Démocrate (PSD) M. Houinou Ebo Clément et l’ensemble de la direction exécutive du parti à poursuivre au sein de l’Union fait la Nation les négociations devant aboutir à la tenue effective du Congrès constitutif du parti du Bloc progressiste ;
- autorise la tenue d’un congrès extraordinaire pour entériner la décision de la fusion.
Fait à Cotonou le 30 octobre 2018
Le Conseil national
Actualités 31 oct. 2018

Les députés ont pris désormais connaissance du contenu du projet de budget général de l’Etat gestion 2019 comportant plusieurs nouvelles mesures fiscales et beaucoup d’exonérations de droits, taxes de douane et de la Tva.
Les députés entrent dans le vif du sujet en ce qui concerne l’étude du projet de budget général de l’Etat pour la gestion 2019. Ils ont eu droit à cet effet, ce mardi 30 octobre, à un séminaire d’appropriation des éléments d’analyse du projet de loi de finances en question, en vue d’un vote en toute connaissance de cause du document. Cet atelier est organisé, chaque année, par le Projet d’appui au renforcement des capacités et à la modernisation de l’Assemblée nationale (Parcman), un des organes techniques du Parlement. Les travaux de ce séminaire d’appropriation annoncent le démarrage de l’étude du projet de loi de finances pour la gestion 2019, équilibré en recettes et en dépenses à la somme de 1877,543 milliards F Cfa contre 1862,918 milliards Francs Cfa en 2018, soit une hausse de 0,8 %.
Les députés ont suivi une série de communications présentées par des experts du domaine pour une meilleure appropriation du contenu du volumineux document budgétaire. Les thèmes sont entre autres : « Présentation et analyse du point d’exécution au 30 juin 2018 du budget de l’Etat gestion 2018 » ; « Document de programmation budgétaire et économique pluriannuelle (Dpbep) 2019-2021 » ; « Cadrage macroéconomique et pertinence des prévisions budgétaires 2019 » et « Présentation et analyse des mesures fiscales contenues dans le projet de loi de finance pour la gestion 2019 ». Cette dernière communication présentée par Christine Eyébiyi, administrateur des impôts à la retraite et experte en administration fiscale, a surtout retenu l’attention des députés. Selon elle, le projet de budget général de l’Etat pour la gestion 2019 soumis à l’appréciation et au vote de l’Assemblée nationale repose sur une orientation de la politique économique marquée par la phase active de mise en œuvre du Programme d’actions du gouvernement (Pag), la consolidation des acquis sociaux et un cadrage macroéconomique caractérisé par l’accélération de la croissance économique (7,6% contre 6,8 % en 2018), un environnement non inflationniste et une baisse du déficit budgétaire (2,7 % contre 4,7 du Pib en 2018). Christine Eyébiyi a ensuite mis l’accent sur les mesures fiscales reconduites pour l’année 2019. Elles se rapportent, à en croire la communicatrice, à l’exonération des droits et taxes de douane et de la Tva, à l’exception du Prélèvement communautaire de solidarité (Pcs), du Prélèvement communautaire (Pc) et de la taxe statistique sur quatre catégories de biens, à savoir le matériel informatique, les logiciels, les imprimantes, leurs parties et pièces détachées, les véhicules neufs à quatre roues importés ou fabriqués et vendus à l’état neuf et destinés à la mise en place d’une flotte de taxis dans les grandes villes.
Que d’exonérations !
A cette mesure, le gouvernement ajoute l’exonération de droits et taxes de douane et de la Tva, sur les autobus, autocars et minibus de toutes catégories, importés, fabriqués et vendus à l’état neuf et destinés au transport en commun. Il en est de même pour les aéronefs, aérostats et leurs pièces de rechange ainsi que des camions neufs, les récipients pour gaz domestique, les accessoires tels que les brûleurs, tuyaux, raccords, supports marmite, réchauds à gaz sans four et robinets et détendeurs.
De nouvelles mesures ont été prises et peuvent être classées en deux catégories. Les premières sont des mesures portant modification des dispositions du Code général des impôts, et les secondes relatives aux recettes non fiscales. Par rapport à cette deuxième catégorie, la communicatrice cite l’abrogation des dispositions des lois relatives à la taxe sur les nuitées ; la reprise et la modification des dispositions de la loi de finances pour la gestion 2018 relatives à la contribution à la recherche et à la promotion agricole de 60 francs Cfa par kilogramme de produits par l’extension au soja du champ d’application de la contribution à raison de 25 francs Cfa par kg, le relèvement de la contribution de 60 francs à 70 francs par kilogramme de noix d’anacarde et la baisse de la contribution de 60 francs à 10 francs Cfa par kilogramme de toutes les autres matières premières et les produits agricoles non transformés dont la noix de palme et autres, à l’exception des fruits et légumes. Le gouvernement a pris cette mesure de prélever une contribution sur les produits agricoles afin d’inciter la transformation locale de ces produits et réduire le rythme de leur exportation, renseigne le document budgétaire. Mais cette raison semble ne pas convaincre plusieurs députés tous bords politiques confondus. Ils craignent un appauvrissement des paysans et une désorganisation du marché de la production agricole. Les députés promettent d’agir sur cette mesure contributive lors de l’examen au fond du document budgétaire avec le gouvernement pour éviter qu’on en rajoute aux difficultés des producteurs agricoles.