La Nation Bénin...
Nouvelles

Le président Patrice Talon continue, conformément à son engagement contre la corruption, de mener ce qu’il convient d’appeler une campagne de salubrité sans ménagement pour les prévaricateurs de deniers publics. Le Conseil des ministres de ce mercredi 24 octobre en est encore un exemple palpable.
Suite au rapport sur des malversations financières relevées au Projet d’Appui à la Préservation et au Développement des Forêts Galeries et production de cartographie de base numérique (PAPDFGC) et à la Direction de la Promotion de l’Ecocitoyenneté (DPE), le Conseil des ministres a pris les mesures idoines qui s’imposent en la matière. Les mis en cause, des cadres et autres complicités internes à ces structures, dont des opérateurs économiques, doivent non seulement rembourser les fonds détournés, mais aussi devoir s’expliquer devant la justice pour répondre de leurs forfaits.
Quid ?
S’agissant des forfaits, les mis en cause avaient instauré un système d’extorsion de fonds à certaines banques de la place. Leur procédé se résumait à émettre des bons de commandes fictifs sur la base desquels leurs complices, des responsables d’entreprises privées, obtenaient des crédits bancaires d’avance. Il est question, au niveau de Projet d’Appui à la Préservation et au Développement des Forêts Galeries et production de cartographie de base numérique (PAPDFGC) du ministère du Cadre de vie, d’une bagatelle de 682.886.284 FCFA. Les détails concernant la Direction de la Promotion de l’Ecocitoyenneté sont aussi saisissants ! Non seulement les agents en cause faisaient des commandes qui n’ont rien à voir avec la structure, mais aussi ont-ils signé en quelques semaines d’intervalle (août-septembre 2016), des bons de commande portant sur le même objet à savoir : « fournitures de plants au profit du ministère », le tout pour un montant de 92.607.200 FCFA. En soi, un fractionnement de commande, répréhensible en plus d’autres irrégularités notées.
Il s’agit, entre autres, de 12 bons de commande et contrats de prestation de service passés entre 2016 et 2017 à hauteur de 252.650.000 FCFA, de 11 bons de commande non approuvés par les responsables habilités, à savoir le directeur de l’Administration et des Finances et le délégué du Contrôle financier. A cela s’ajoute que ces marchés incriminés ne sont pas inscrits dans le Plan de passation des marchés du ministère du Cadre de vie et qu’aucune commission de réception des commandes n’existe alors même que des noms fictifs de réceptionnaires sont mentionnés sur les bordereaux de livraison. Et des signatures imitées. En somme, un réseau de faussaires dont le sort est désormais scellé, avec en première ligne le Colonel Fatoké Pierre Alle, coordonnateur du projet « Forêts-Galeries » qui est d’ailleurs passé aux aveux, reconnaissant les faits, les opérations frauduleuses.
Il s’avère que décidément, les modes opératoires, face à la détermination affichée par le président Talon contre la corruption, changent sur le front de la corruption. Il est de plus en plus difficile de disposer des ressources publiques à des fins corruptives, aussi, entêtés certains agents de l’Etat décuplent-ils d’inventivité pour pouvoir continuer à jouir de gains faciles. Mal leur en a pris toutefois.
Talon et les femmes[/caption]Au nombre des décisions prises au cours du Conseil des ministres de ce mercredi, l’adoption du projet de Plan national de Développement (PND). Il s’agit d’une boussole pour le bien-être social des Béninois.
Le Plan national de Développement esquisse les points d’ancrage pour un développement résilient au Bénin. L’intérêt de cette boussole, préconisée par le gouvernement du Nouveau départ, réside en ce qu’elle s’inscrit dans la vision programmatique du Plan Bénin 2025 Alafia et colle aux axes stratégiques déjà définis par le Programme d’action du gouvernement. Aussi, il porte par excellence l’Homme au cœur de ses perspectives, à savoir le capital humain dont l’épanouissement préoccupe. Car il est admis que sans la prise en compte des préoccupations du facteur humain, de l’épanouissement du capital humain, point de développement durable. Les choix stratégiques majeurs de développement faits à travers le PND portent sur la valorisation des principaux potentiels économiques du Bénin, à savoir l’agriculture, les services et le tourisme, pour atteindre une croissance forte, inclusive et durable à deux chiffres en 2025, dans un cadre de gouvernance nationale et locale plus efficace. Il s’agit d’un document stratégique adopté hier en Conseil des ministres qui a d’ores et déjà instruit les membres du gouvernement de veiller à sa mise en œuvre et à son suivi-évaluation.
De par le diagnostic établi et les solutions envisagées, le PAG et le PND ainsi que le programme Bénin 2025 Alafia regardent dans la même direction et misent tous sur la diversification de la production agricole incluant les infrastructures rurales, la logistique, les innovations et les biotechnologies. A ces facteurs, il faut ajouter la transformation agro-industrielle, l’exportation des connaissances à travers les innovations et les biotechnologies, les services, le tourisme, etc.
Actualités 25 oct. 2018

Le paludisme sévit surtout en période de pluie. Face aux revers de cette maladie, il urge de prendre des mesures pour réduire le taux de mortalité fœto-maternelle.
Le paludisme constitue un problème de santé publique en raison de ses nombreuses conséquences, indique Larisse Tchiakpè, gynécologue au centre de santé de Gbégamey à Cotonou. Maladie endémique au Bénin, surtout en temps de pluie elle reste l’une des raisons de fréquentation des centres de santé. Aussi bien sur la santé de la mère que sur celle de l’enfant, ses impacts sont importants et ses revers fragilisent financièrement les familles.
Multiplier les efforts et les moyens pour réduire le taux de mortalité fœto-maternelle, c’est le défi à relever.
Larisse Tchiakpè explique que l’infection due aux moustiques est à l’origine de nombreux décès des suites de paludisme. Cette situation est encore plus grave chez les femmes enceintes au regard des complications fœto-maternelles.
Une étude scientifique conduite au Bénin par des chercheurs de l’Institut de recherche pour le développement (Ird) et du Centre d’étude et de recherche sur le paludisme associé à la grossesse et à l’enfance (Cerpage, Bénin) précise que le paludisme est à l’origine de plus de 580 000 décès par an, principalement en Afrique subsaharienne.
Par ailleurs, le rapport de l’Organisation mondiale de la Santé en 2017 indique une augmentation des cas de paludisme et des décès associés de façon significative dans la région Afrique. Selon ce rapport, la région Afrique concentre toujours 90 % des cas de paludisme et des décès associés dans le monde. Il s’avère nécessaire de prendre des mesures pour prévenir les forts taux de décès.
Prévenir le drame
La lutte contre le paludisme, doit passer par la prévention. Les nombreux risques liés au paludisme pour la mère, le fœtus et le nouveau-né ajouté au fort taux de décès, requièrent une politique de supplémentassions en fer et un traitement préventif intermittent (Tpi) contre le paludisme, indique Ruffine Akododja, sage-femme à l’Hôpital de la mère et de l’enfant Lagune (Homel). Toutes les femmes enceintes devraient recevoir des supplémentassions en fer et en acide folique dans le cadre des soins anténatals systématiques. Au-delà du Tpi, l’Oms recommande l’utilisation de test de diagnostic rapide (Tdr).
Selon Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur général de l’Oms, toutes les communautés doivent accéder à des services de santé de qualité, partout et à tout moment, indépendamment de leur lieu de résidence et de leur situation financière. Un système de surveillance solide requiert des niveaux élevés d’accès aux soins et au dépistage des cas, et présuppose que les secteurs public et privé de la santé communiquent des rapports exhaustifs. « Les moustiquaires imprégnées d’insecticide de longue durée restent efficaces pour la prévention du paludisme, même dans les zones où les moustiques ont développé une résistance aux pyréthoïdes », souligne Ruffine Akododja. Les populations doivent aussi veiller constamment à la propreté de leur milieu ou cadre de vie.

Il ressort de l’évaluation 2018 de la mise en œuvre des réformes, politiques, programmes et projets de l’Uemoa que le Bénin a atteint un taux de 80,2% de réalisation.
Lamine Ami-Touré, chargé de programme Politiques sectorielles à la Cellule de suivi de l’intégration régionale au ministère de l’Economie et des Finances, a expliqué au cours d’un atelier comment le Bénin en est arrivé à cette performance.
La revue 2018 de la mise en œuvre des réformes a révélé que le Bénin a enregistré un taux moyen de 80,2%. Cette évaluation s’est effectuée suivant trois axes : la gouvernance économique et convergence, le marché commun et les réformes sectorielles.
Sur le plan de la gouvernance économique et convergence, le Bénin a atteint un taux global de 88,15%. Cet indicateur prend en compte la passation des marchés publics dont les directives sont appliquées à 88,15%. Ce taux de performance s’explique par le fait qu’une directive n’a pu être transposée. Il s’agit de « La Directive n°02/2014/Cm/Uemoa relative à la réglementation de la maîtrise d’ouvrage public déléguée, le processus d’internalisation se poursuit ». En matière de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme, le Bénin se révèle plutôt un meilleur élève en affichant un taux de 100 %. Quant à l’harmonisation du cadre juridique, comptable et statistique des finances publiques, le gouvernement s’est battu pour atteindre les 75,73%. A ce niveau, si Lamine, Anni-Touré reconnaît que toutes les directives sont transposées, cela ne l’empêche pas d’expliquer que sur les sept directives, seulement une a été entièrement mise en œuvre et les six autres partiellement, soit à un taux variant entre 50,0% et 85,0%.
En ce qui concerne les structures nationales du Syscoa, l’on note que toutes les directives ont été transposées et entièrement appliquées hormis la Directive n°03/97/Cm/Uemoa portant création d'un Conseil national de la comptabilité dans les Etats membres de l'Uemoa (Cnc) qui enregistre un taux de 80,0%. Ce qui explique globalement un taux de mise en œuvre de 95% pour cet indicateur.
Sur le plan de la surveillance multilatérale, les réformes ont été appliquées à 82,5%. Cet état de choses est dû au non-respect de trois critères au niveau du Pacte de convergence (40%). Il s’agit du solde global au titre des critères de premier rang; du ratio de la masse salariale/ recette fiscale et la pression fiscale au titre des critères de second rang.
Au niveau du marché commun, Lamine Anni-Touré note que les directives sont appliquées à 69,10%. Cette performance moyenne s’explique par le fait que le Bénin a des difficultés sur la mise en œuvre de certaines directives telles que celles concernant la concurrence 9,38%, la liberté de circulation (36,11%). A ce titre, il faut souligner que les quatre directives relatives à la libre circulation et à l’établissement des docteurs vétérinaires, des médecins, pharmaciens, chirurgiens-dentistes ne sont pas transposées. « Des lois nationales existantes fondées sur la réciprocité sont en cours de révision pour les rendre conformes aux textes communautaires », retient Lamine Anni- Touré pour signifier que l’espoir toujours est permis.
Sur le plan des réformes sectorielles portant sur 53 textes, la performance du Bénin est à un taux de 83,30%. Elles concernent les secteurs transports et facilitation des transports; les télécommunications; l’agriculture, l’environnement et les mines; le développement humain et social; l’artisanat et qualité.
Aurélie I. Adam Soulé Zoumarou, ministre de l’Economie numérique et de la Communication[/caption]A Erevan en Arménie, le 10 octobre dernier, le Bénin tout en hébergeant le Secrétariat, a pris la présidence du Réseau francophone des ministres en charge de l’Economie numérique nouvellement né. Le Bénin s’honore de cette de cette confiance à travers Aurélie I. Adam Soulé Zoumarou, ministre de l’Economie numérique et de la Communication. Ceci est indubitablement le fruit des efforts consentis par le gouvernement du Nouveau départ en la matière.
Face à la pénétration du numérique dans tous les secteurs de la vie en société et aux dynamiques, quelles sont les capacités d’initiatives possibles et quelle croissance partagée pour les acteurs des pays francophones, notamment du Sud ?
C’est en réponse à cette problématique, que les chefs d’Etat et de gouvernement de la Francophonie ont estimé que la Francophonie devrait s’engager en faveur d’une société de l’information inclusive, transparente et démocratique qui favorise la diversité culturelle et linguistique ainsi que le développement d’une économie numérique au service des populations et des économies francophones. Dans cette perspective, ils ont confié à l’OIF la mission d’accompagner les pays membres à travers l’adoption d’une stratégie de la Francophonie numérique à l’horizon 2020. Cette dynamique s’est exprimée lors du XIVe Sommet de la Francophonie à Kinshasa en octobre 2012. Sur la base du mandat des chefs d’Etat et de gouvernement, l’OIF a mis en place des programmations quadriennales (2015-2018 et 2019-2022) pour essayer de répondre aux défis de la transformation numérique. L’enjeu, dont la création dudit réseau est une consécration au 17e sommet de l’OIF, c’est de pouvoir utiliser le numérique comme un levier de transformation structurelle des économies des pays francophones pour contribuer à un progrès social pour tous.
Portée du réseautage
Par la création de ce réseau, la Francophonie numérique veut répondre au potentiel du numérique comme levier de croissance économique et catalyseur d’une société de l’information démocratique, inclusive et transparente favorisant la diversité culturelle et linguistique. Le réseau est pensé comme un creuset d’échange et de partage, un espace d’apprentissage mutuel. Il a pour mandat de contribuer, sous le leadership d’Aurélie I. Adam Soulé Zoumarou, ministre de l’Economie numérique et de la Communication du Bénin, à la mutualisation des efforts afin d’accroître les performances du secteur de l’économie numérique dans l’espace francophone, mais aussi de permettre aux acteurs francophones de peser d’un poids certain dans la mise en place des régulations internationales de l’économie numérique.
Au nombre de ses objectifs, le réseau doit mobiliser des ressources et l’expertise de haut niveau en matière de politiques publiques de développement de l’économie numérique; favoriser la concertation et le plaidoyer des ministres chargés de l’économie numérique sur les enjeux majeurs concernant les nouvelles régulations internationales et l’insertion harmonieuse dans l’économie numérique mondiale ; échanger les bonnes pratiques de politiques publiques en matière de numérique, etc. Le Bénin, qui a porté cette initiative, abrite naturellement le secrétariat administratif du réseau. Et, sa présidence, tournante, est également assurée par le Bénin à travers le ministre de l’Economie numérique et de la Communication.
Pourquoi le Bénin
Le Bénin en tant que précurseur en matière numérique, depuis 2016, recueille les fruits de son investissement dans le numérique. Parmi les 45 projets phares qui ont en effet été identifiés dans le Programme d’action du gouvernement pour relancer la croissance et améliorer les conditions de vie des populations, le numérique figure en bonne place. Et ce, par la mise en œuvre de l’administration intelligente (Smart Gouv), la généralisation de l’usage de l’e-commerce, la généralisation de l’usage du numérique par l’éducation et la formation, la promotion et le développement de contenus numériques, etc.
Le gouvernement du Bénin a donc raison de retenir les TIC (Technologie de l’Information et de Communication) comme catalyseur de dynamique économique et de modernisation du Bénin pour l’accélération de la croissance économique et l’inclusion sociale d’ici à 2021. L’enjeu étant de transformer à moyen terme le Bénin en une plateforme de services numériques pour toute l’Afrique de l’Ouest. Cette stratégie s’appuie, notamment, sur le développement massif des infrastructures et la généralisation de l’accès au haut débit en vue d’atteindre un taux de couverture de 80% ainsi que sur l’assainissement et la dynamisation du secteur. Tout ceci devant permettre de doubler la taille du marché et de créer 90 000 emplois nets directs dans les TIC.
Serge Adjovi[/caption]La Télévision numérique terrestre (Tnt) n’est désormais plus qu’une question de jours. L’Agence pour le développement du numérique (Adn) et les autres acteurs en charge du secteur veillent au grain. Fin 2018, c’est l’échéance donnée par le directeur de l’agence, Serge Adjovi pour inscrire le Bénin au rang des pays diffuseurs de la Tnt. Outre cette bonne nouvelle, il évoque les différentes réformes que mène le gouvernement au profit du développement du secteur.
La Nation : Cela fait deux ans que l’Agence pour le développement du numérique (Adn) est mise en place. Qu’est-ce qui justifie sa création ?
Serge Adjovi : L’agence a mis un peu de temps à se mettre en place. Nous avons commencé à fonctionner il y a deux ans, mais l’agence est officiellement en place depuis à peu près un an. Mais ce qui est important, c’est le chemin que nous avons parcouru. Il y a deux éléments importants qui militent en faveur de la création de l’agence. Le premier, c’est la volonté du chef de l’Etat, Patrice Talon, de faire du numérique une des priorités du développement et du Programme d’actions du gouvernement (Pag). Le second élément c'est que de manière transversale, le numérique ne se conçoit pas comme étant un secteur qui ne traite que du numérique, mais se conçoit comme un outil pour les autres secteurs pour se développer plus vite. Lorsqu’on considère la volonté du chef de l’Etat et les besoins de travailler à travers l’ensemble des secteurs ministériels, ça donne naturellement naissance à une agence qui est sous tutelle de la présidence de la République, en ce sens qu’elle peut intervenir bien entendu au niveau du secteur de l’économie numérique et de la communication, mais aussi au niveau des autres secteurs, de l’intérieur, de la sécurité publique, de la santé, de l’éducation….
Quel bilan peut-on mettre à l’actif de l’agence après un peu plus d’un an d’activités ?
C’est vrai que dans le secteur du numérique, les bilans sont parfois un peu difficiles. Ce n’est pas comme les secteurs de l’eau, ou de l’agriculture où l’on peut quantifier très rapidement les impacts et faire un bilan. Toutefois, il y a un impact. L’Adn est une agence en charge de l’exécution des projets du numérique. Elle a la charge de contribuer à l’exécution de la partie numérique des projets qui sont dans d’autres secteurs, et aussi la charge de réformes. Dans le Pag, il y a des projets, mais également des réformes. Aujourd’hui, l’agence a participé à l’ensemble des réformes du secteur du numérique. Je vais en évoquer deux. Nous avons besoin d’opérateurs sains qui investissent dans les infrastructures, et dans les services pour les populations. De cinq opérateurs mobiles au départ, nous ne sommes qu’actuellement à deux. Nous avons jugé que les trois n’étaient pas efficaces et que nous n’avons pas réussi à trouver des solutions avec eux pour les rendre plus efficaces de manière qu’ils soient complètement dans la dynamique de la stratégie du gouvernement. La deuxième chose, c’est le Code du numérique. C’est une réforme sur laquelle nous étions acteurs et que j’ai personnellement contribué à organiser, que ce soit dans la phase d’élaboration que dans la phase de validation par les parlementaires. Le Code du numérique est un texte de plus de 600 articles et qui a été élaboré et adopté en l’espace d’un an et promulgué six mois plus tard par le président de la République après avis de la Cour constitutionnelle. C’est un texte qui est à la fois juridique et technique. Il définit des éléments qui n’existaient pas dans notre législation. Aujourd’hui, on parle beaucoup de dématérialisation. C’est un certain nombre de processus utilisant des papiers que nous voulons rendre électroniques pour plus d’efficacité dans l’action gouvernementale. Pour qu’un document dématérialisé soit acceptable dans les processus gouvernementaux et par la justice, il faut que les textes l’autorisent, en vue de la sécurité des informations électroniques. A cela s’ajoute, l’amélioration des textes existants sur la cybercriminalité ou sur les communications électroniques en général. Le Code du numérique est une pièce fondamentale du développement du secteur. Sans ça, certains projets du Pag, comme celui de l’administration intelligente où il y a de fortes composantes de dématérialisation ne pourront pas voir le jour, parce qu’il n’y aurait aucun cadre légal. Nous sommes à pied d’œuvre sur les réformes. Entre autres, la restructuration des entreprises publiques de télécommunication.
Parlant des réformes, où en est-on avec le développement des infrastructures haut débit et de la Télévision numérique terrestre (Tnt) ?
A côté des réformes, il y a les projets. Le projet concernant la Tnt a commencé avant avril 2016. Il s’est accéléré après avril 2016. Nous avons changé un peu la gouvernance des structures. Pour la Tnt, nous sommes tenus par les engagements internationaux. Aujourd’hui, le réseau Tnt est en place. Il en train d’être testé et finalisé. Nous prévoyons avant la fin de l’année que la Tnt soit diffusée sur au moins la partie méridionale du pays et très rapidement sur le reste du pays.
Quelles sont les dispositions mises en place pour respecter cette nouvelle échéance qui est dans moins de trois mois ?
Le réseau est en place. Nous procédons aux tests. Nous disposons déjà des autorisations de la Haac en ce qui concerne les chaînes. Ce qui manque aujourd’hui, c’est la mise en place des structures de gouvernance de la Tnt. Nous allons installer une société de patrimoine pour les infrastructures de radiodiffusion. Nous sommes également en train de mettre en place une société d’économie mixte qui sera créée pour être le diffuseur de programmes sur la Tnt. D’ici un mois et demi, cette société sera une réalité. Ce n’est pas si simple, mais nous faisons tout pour respecter nos engagements. Nous ne sommes pas en avance, mais nous sommes proches d’y arriver. Nous serons parmi les quelques pays qui auront déployé la Tnt en 2018 et auront commencé sa diffusion. La complexité, les modèles économiques et les éléments stratégiques de la Tnt avaient été sous-estimés.
Le Bénin aspire à être la plateforme des services numériques de l’Afrique de l’Ouest. Mais il est confronté à plusieurs défis sur le plan national. Comment comptez-vous vous y prendre?
L’Adn travaille avec l’ensemble de l’écosystème et autour du ministère de l’Economie numérique et de la Communication qui est le dépositaire de la feuille de route gouvernementale. Elle collabore avec l’agence des systèmes d’informations qui a à charge l’exécution des projets phares. Nous travaillons sur la Tnt, les infrastructures haut débit et très haut débit, sur la connectivité dans les domaines de l’éducation et dans d’autres domaines. L’agence pour les services et systèmes d’information travaille sur les services, la dématérialisation des processus du gouvernement pour la fourniture de E.service vers les populations et contribue à l’avènement d’une administration intelligente. L’Agence des services et systèmes d’information (Assi) contribue à l’exécution de certains projets du gouvernement, notamment la mise en place de l’administration intelligente. Pour ce qui concerne l’Adn, il y a plusieurs projets concernant l’installation d’infrastructures de haut débit et de très haut débit. La réhabilitation de 2000 km de fibre et la mise en place de services au niveau de la technologie 4 G fixe. Ce projet qu’on appelle le PD2T est en train d’être terminé. Nous sommes dans une phase de réception avec le prestataire. Nous avons mis en place de la technologie haut débit principalement pour l’utilisation par les opérateurs mobiles et les opérateurs fournisseurs d’accès à internet qui vont pouvoir utiliser ces infrastructures de fibres optiques mises en place pour livrer à leur tour des services de haut débit à leurs clients.
Dans le même temps, nous avons également lancé deux projets dont un de densification du haut débit. Le second nous permet de fournir de la bande passante dans des pays enclavés. Pour pouvoir respecter nos engagements avec la qualité des services, nous allons développer un autre projet de plus de 1000 km de fibres optiques le long de la frontière du Togo et qui sera connecté avec l’ensemble des communes du Bénin.
Lorsqu’on sait que le Bénin a besoin d’arrimer ses ambitions aux coûts sans occulter la question des équipements, comment apprécier alors la récente augmentation des taxes sur l’utilisation de l’internet?
Nous travaillons sur la viabilité du secteur. Les ambitions et les investissements sont grands. Il faut que les acteurs soient à la hauteur des ambitions pour relever les défis. Si nous avons des opérateurs qui ne peuvent pas survivre du fait des prix pratiqués, un problème se pose. Le trafic de données augmente, par conséquent de nouveaux investissements sont nécessaires sur les réseaux Gsm. Il faut qu’ils aient les moyens de ces investissements pour garantir une bonne qualité de services. Les prix pratiqués concernant la Data ont été divisés par quatre en l’espace d’un an et ceux concernant la voix ont été également divisés par deux ou trois. Ce qui a plombé significativement les marges des opérateurs qui ne pouvaient plus investir. Les opérateurs sont des contributeurs importants au niveau du Trésor public. Il faut continuer à donner les tarifs le plus bas possible aux utilisateurs et préserver en même temps, la santé financière des opérateurs. Même si le décret relatif à l’augmentation des taxes sur l’utilisation de l’internet a été annulé, il nous faut trouver des solutions avec les opérateurs, les associations de consommateurs, afin de disposer d’un écosystème actif.
Le Bénin assure, depuis quelques jours, la présidence du Réseau francophone des ministres en charge de l’Economie numérique. Comment compte-t-il marquer son mandat ?
C’est une actualité importante. Nous voulons être aux premières loges de ce qui se fait dans le domaine de l’économie numérique. Nous voulons que notre pays soit reconnu comme l’un des pays en avant-garde des innovations et du développement du numérique. C’est une victoire politique pour le Bénin d’assurer la présidence du Réseau francophone des ministres en charge de l’Economie numérique. Nous allons soutenir notre ministre pour que le Bénin réussisse sa mission. On ne peut pas faire de l’économie numérique au Bénin en ignorant les pays voisins et le monde. Les problèmes dans le secteur sont presqu’identiques à tous les pays.
Que pourriez-vous dire en guise de conclusion à cet entretien?
En tant que directeur de l’Adn, je suis complètement investi de la mission du développement du numérique. C’est louable de m’aider à démystifier le numérique. Le numérique, c’est l’affaire de tous. Des jeunes l’utilisent parfois mieux que nous. Et cela doit continuer et s’amplifier. C’est à travers cette nouvelle génération que nous, acteurs de décision du secteur, allons sentir la pression d’offrir les infrastructures et les services nécessaires pour le développement du secteur?
Société 24 oct. 2018
De la gauche vers la droite, le directeur général de l’Oapi, Denis Bohoussou et le ministre de l'Industrie et du Commerce, Serge Ahissou, lors de la conférence de presse[/caption]Après Lomé, Libreville, Bissau et Bamako, Cotonou accueille la 7e édition du Salon africain de l’invention, de l’innovation technologique, du 24 au 27 octobre. En prélude à cet évènement, le ministre de l’Industrie et du Commerce, Serge Ahissou, et le Directeur général de l’Organisation africaine de la propriété intellectuelle, Denis Bohoussou, ont co-animé une conférence de presse ce mardi 23 octobre 2018 à Cotonou.
Cotonou sera la capitale de l’invention du 24 au 27 octobre. Elle accueille le 7e Salon de l’invention et de l’innovation technologique. Il a pour thème : « Invention, moteur du développement industriel ».
Le Salon de l’invention et de l’innovation technologique, créé en 1997, se tient tous les deux ans dans l’un des états membres de l’Organisation africaine de la propriété intellectuelle (Oapi). Il vise à réunir les inventeurs, les entreprises et institutions de financement dans un cadre approprié et valorisant, à évaluer le niveau de créativité en Afrique, puis à offrir un lieu d’échange de technologies entre inventeurs, chercheurs et opérateurs économiques à la recherche de créneaux porteurs.
L’intérêt de ce salon est de faire connaître les inventions et procédés de fabrication, les activités et services, et de favoriser des transferts de technologies par les contrats de licence, de saisir des opportunités d’affaires, puis de nouer des contacts avec des fabricants, des distributeurs, promoteurs, financiers, ainsi que des responsables d’organismes industriels et commerciaux privés, nationaux et internationaux.
Selon le ministre de l’Industrie et du Commerce, Serge Ahissou, en acceptant de co-organiser le 7e Salon de l’invention et de l’innovation technologique, le Bénin, voudrait montrer sa volonté d’accompagner l’Oapi. L’édition qui se tient à Cotonou doit être, souligne-t-il, celle de relance et d’un défi que le Bénin doit relever.
« L’Afrique doit inventer pour aller de l’avant. Il est de notre devoir de créer l’émulation au sein des chercheurs », précise Serge Ahissou, qui rappelle qu’à Cotonou, il y aura plus de cinquante inventeurs venus de 17 pays africains.
Le 7e Salon de l’invention et de l’innovation technologique sera, selon Serge Ahissou, une occasion de montrer le génie des inventeurs africains, à travers leur savoir-faire. Parmi les pays ayant manifesté leur désir d’organiser cette édition, seul le Bénin a pu satisfaire aux critères liés à la sécurité dans tous les domaines, aux infrastructures hôtelières et à l’accessibilité, fait-il savoir. Les candidatures sont présentées au conseil d’administration de l’Oapi qui les étudie et sélectionne le meilleur dossier, précise le ministre Serge Ahissou.
Le directeur général de l’Organisation africaine de la propriété industrielle, Denis Bohoussou, rappelle que l’institution qu'il dirige est une organisation intergouvernementale créée en 1962. Elle a pour principales missions de délivrer des titres de propriété intellectuelle et de participer au développement économique des Etats membres. Sa création se justifie par la volonté des Etats membres de protéger les inventions sur leurs territoires. A l’en croire, les premiers bénéficiaires du salon sont les populations qui doivent d’abord comprendre ce que c’est que l’invention. Selon lui, le Bénin fait partie des pays les plus déposants en Afrique. Se référant au thème du 7e salon, il explique qu’il a été choisi au regard du rôle que doit jouer l’invention dans le processus de développement industriel des pays membres.
A l’issue du salon, divers prix seront distribués aux meilleures œuvres exposées, sur la base des critères tels que le caractère innovant, l’achèvement et la fonctionnalité, les perspectives de développement et la potentialité commerciale et surtout la présentation du dossier.
Le salon sera fait d’expositions des meilleures inventions et innovations, d'ateliers et conférences, de compétitions inter-universitaires?
Les prix
Les prix attribués sont : le prix de l’Organisation mondiale de la propriété industrielle de la meilleure invention et innovation technologique du salon. Les prix de l’Organisation africaine de la propriété industrielle, notamment le prix spécial du jury, le prix de la meilleure invention de la pharmacopée africaine, le prix spécial de la meilleure invention dans le domaine de l’énergie, le prix de la meilleure femme inventrice, le prix spécial de la meilleure invention dans le domaine de l’environnement et le grand prix du salon pour la meilleure invention.
Société 24 oct. 2018

La Journée des Nations Unies marque l’anniversaire de notre Charte fondatrice, texte historique qui incarne les espoirs, les rêves et les aspirations des « peuples des Nations unies ».
Chaque jour, les femmes et les hommes qui servent l’Organisation s’attachent à donner à la Charte un sens concret.
Malgré les difficultés et les obstacles, jamais nous ne baissons les bras.
L’extrême pauvreté recule, mais nous voyons croître les inégalités.
Pourtant, nous ne baissons pas les bras, car nous savons qu’en réduisant les inégalités, nous redonnons espoir, nous ouvrons de nouvelles perspectives et nous renforçons la paix partout dans le monde.
Les changements climatiques vont plus vite que nous, mais nous ne baissons pas les bras,car nous savons que l’action climatique est la seule voie possible.
Les droits de l’homme sont bafoués en bien des lieux. Mais nous ne baissons pas les bras,car nous savons que le respect des droits fondamentaux et de la dignité humaine est une condition indispensable à la paix.
Les conflits se multiplient ; les gens souffrent. Mais nous ne baissons pas les bras car, nous savons que chaque homme, chaque femme, chaque enfant mérite de vivre en paix.
En cette Journée des Nations unies, réaffirmons notre engagement.
À rétablir la confiance.
À sauver notre planète.
À ne laisser personne de côté.
À défendre la dignité de chacun et de tous, en tant que nations unies.

Dans le cadre des activités inscrites au programme des journées d’échanges qu’elle organise cette semaine à Cotonou, l’Autorité de régulation de l’électricité (Are) a conduit, hier mardi 23 octobre, une délégation de la Commission de régulation de l’énergie de la France et autres acteurs sur le site de construction de 120 Mw à Maria Gléta 2 dans la commune d’Abomey-Calavi.
La politique d’augmentation de la production nationale de l’énergie au Bénin est une expérience suivie au-delà des frontières nationales. Pour faire vivre cette expérience à la Commission de régulation de l’énergie de la France et autres acteurs du secteur, l’Autorité de régulation de l’électricité (Are) du Bénin a organisé une descente sur le site de construction de 120 Mw à Maria Gléta 2.
Selon Emeric Tokoudagba, coordonnateur du projet de construction des 120 Mw, après 306 jours de travaux, le chantier est exécuté à 65% sans accident. Cela est dû au respect des normes en matière de santé, sécurité et environnement, justifie Roudi Akiki, directeur adjoint du chantier.
Le consultant André Houssou aidé du coordonnateur a présenté à la délégation française le niveau d’exécution dans chaque section du chantier. Ainsi, du bâtiment d’électricité au bâtiment de traitement du combustible liquide en passant par la salle de commande, la salle de reliages, la pose des transformateurs et le hall des moteurs, tout a été passé en revue.
L’Autorité de régulation de l’électricité a, selon Gbèdonougbo Claude Gbaguidi, président de l’Are du Bénin, pour mission de veiller à la qualité, à la continuité du service public et à l’équilibre financier du secteur. Cette centrale dont la construction prendra fin d’ici neuf mois, va se substituer à la centrale en location qui coûte trois fois, voire quatre fois plus cher. En second lieu, au-delà de la disponibilité de la production de l’énergie, le Bénin pourra assurer une fourniture de qualité. L’Are, indique-t-il, est réconfortée dans la mesure où il y aura de l’équilibre financier au niveau de la Société béninoise d’énergie électrique (Sbee).
Même sentiment de satisfaction de la part de la délégation française. « Après cette visite, notre sentiment est celui de satisfaction », a déclaré Catherine Edwige, chef de la délégation de la Commission de régulation de l’énergie de France. Pour elle, ce chantier se rapproche beaucoup des installations en cours de mise en place en France.
Tout aussi fier, le chef de Coopération à la Délégation de l’Union européenne au Bénin, Ruben Alba Agulera, avance que la centrale permettra bientôt de fournir de l’énergie à la population béninoise.

L’Organisation des Nations unies célèbre ce mercredi 24 octobre, son 73eanniversaire. A l’occasion, la famille onusienne résidant au Bénin a entretenu les médias, autour d’un petit déjeuner de presse, sur la pertinence et l’efficacité des actions de l’institution dans le pays.
Dans le cadre de son 73e anniversaire, la famille onusienne résidant au Bénin passe à la loupe l’agenda de développement 2030 et les objectifs de développement durable. Autour d’un petit déjeuner de presse, elle s’est entretenue avec les médias sur les enjeux, l’état des lieux de la réalisation de ces objectifs au Bénin et les défis à relever.
Les Odd ambitionnent de transformer les sociétés en éradiquant la pauvreté et en assurant une transition juste vers un développement durable d’ici à 2030. Universels et inclusifs, ces objectifs appellent à l’action de tous et instaurent un langage commun universel.
Pour y arriver, les acteurs s’appuient sur la démarche, ‘’Unis dans l’action afin de ne laisser personne de côté’’. Cette démarche s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du programme des Nations unies pour l’assistance au développement.
« Unis dans l’action nous permettra d’accompagner le gouvernement dans le cadre de la mise en œuvre de l’agenda de développement 2030 en lien avec les priorités nationales définies dans le Programme d’actions du gouvernement, le Plan national de développement et le Programme cadre du développement durable », souligne le coordonnateur résident du Système des Nations unies au Bénin, Siaka Coulibaly.
Les noces de fonte de l’Onu prennent également en compte les différentes réformes engagées par les Nations unies. Lesquelles visent essentiellement un repositionnement de l’institution, du cadre de développement de l’agenda 2030 et du renforcement du bureau du coordonnateur résident.
L’élément clé qui guidera ces réformes au Bénin, est le Plan cadre des Nations unies pour l’assistance au développement (Undaf) 2019-2023. Il s’affirme comme le document de référence et de participation du Système des Nations unies dans les différents pays.
Evoquant l’orientation de l’Undaf, le ministre d’Etat chargé du Plan et du Développement, Abdoulaye Bio Tchané souligne trois aspects de la démarche. Primo, son caractère innovateur et inclusif. Deuzio, le ciblage des meilleurs bénéficiaires, notamment les jeunes. Tertio, son alignement sur les priorités de développement.
Engagé pour atteindre les objectifs de développement
Il explique comment le Bénin anticipe pour répondre à l’agenda de développement : « Nous nous sommes engagés pour garantir l’accès à l’eau potable au Bénin d’ici à 2021; nous voulons atteindre cet objectif fixé à la communauté internationale, neuf ans plus tôt ». Le projet Assurance pour le renforcement du capital humain (Arch) est un autre chantier sur lequel le gouvernement s’active, souligne-t-il. « Nous voulons être sûrs que tous nos compatriotes aient une couverture médicale minimale ». L’accès à l’éducation, à l’électricité, à un emploi décent pour tous, la lutte contre les changements climatiques sont les autres pans qui focalisent l’attention du gouvernement.
Les discussions ont également porté sur les efforts du Bénin dans la réduction de la faim. La lutte engagée par le pays intègre, dans une certaine mesure, les enfants. Sur ce point, le coordonnateur résident du Système des Nations unies, Siaka Coulibaly, souligne qu’à ce jour, plus de 320 mille enfants bénéficient d’un repas chaud dans les écoles et plus de 1500 écoles sont équipées dans ce cadre.
Relativement à ce programme, détaille le ministre d’Etat chargé du Plan, le Bénin a relevé la barre à sept milliards de Cfa en 2017 et à 12 milliards en 2018 contre un milliard au départ, afin d’impacter plus d’enfants. « L’engagement du Bénin est de faire en sorte que personne ne soit affecté par la faim », développe-t-il.
La Journée des Nations unies est célébrée le 24 octobre de chaque année. Elle marque l’entrée en vigueur de la charte des Nations unies en 1945. La commémoration officielle est prévue pour ce jour au Bénin avec des actions sociales au profit des couches vulnérables.