La Nation Bénin...
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Ci-dessous, un extrait du discours prononcé par le ministre de l’Economie numérique et de la Communication (MENC), Aurélie I. Adam Soulé Zoumarou, à Erevan en Arménie, le 10 octobre dernier lors du lancement du Réseau francophone des ministres en charge de l’Economie numérique. Ce discours, édifiant à plus d’un titre, situe surtout le contexte de création dudit réseau et de ses dynamiques.
... C’est un plaisir et un privilège pour moi de prendre la parole au nom de mon pays, le Bénin, en cette solennelle et historique occasion du lancement du Réseau Francophone des ministres en charge de l’Economie numérique.
Notre réseau prend corps dans un contexte international où le monde est en proie à de multiples clivages et à des défis multiformes qui font de plus en plus ressentir à nos peuples la nécessité de vivre ensemble dans la paix, la solidarité et le partage des valeurs humanistes, tout en veillant au respect de la diversité.
En plaçant le 17e sommet de la Francophonie sous ce signe de concorde, les chefs d’Etat et de gouvernement ont certainement voulu donner un signal fort sur le rôle déterminant de la Francophonie qui, comme l’a souligné récemment madame la secrétaire générale de l’OIF, « est un véritable laboratoire, où nous pouvons témoigner de l’état du monde, où nous générons des solutions adaptées, cohérentes, concertées que nous mettons en commun ».
Dans cette perspective, le numérique se révèle comme un puissant vecteur non seulement de rapprochement et d’épanouissement des peuples mais surtout de développements économique et scientifique.
C’est dire combien l’initiative de la création de notre Réseau mérite d’être applaudie et mon pays réitère sa fierté de l’avoir soutenue et de continuer à œuvrer efficacement à son rayonnement.
Mesdames et messieurs,
Qu’il vous souvienne que depuis 2010 à Montreux, nos chefs d’Etat et de gouvernement avaient déjà exprimé leur souhait de créer une synergie dans l’espace francophone. Cette volonté s’est concrétisée en 2012 à Kinshasa, avec l’adoption d’une stratégie centrée sur quatre (04) axes:
1. Accompagner l'innovation numérique pour l’intégration des PED (Pays en Voie de Développement) dans l’économie numérique mondiale ;
2. Edifier des sociétés de l'information ouvertes, transparentes et démocratiques ;
3. Développer l’intelligence numérique au service de la diversité et du partage;
4. Produire, diffuser et protéger les biens communs numériques francophones.
La mise en œuvre de cette stratégie à laquelle le Benin adhère pleinement, exige de nous tous, une synergie d’action et une coordination des efforts. Ainsi, le cadre institutionnel que représentera notre Réseau sera un catalyseur de nos actions et un accélérateur de réussite collective.
De plus, au-delà d’être un levier de mise en œuvre de cette stratégie, le Réseau sera une plateforme de coopération et d’échange pour les pays de l’espace communautaire francophone, afin de leur donner l’opportunité de partager leurs connaissances et leurs expériences et de trouver des solutions innovantes aux nombreux défis posés par la gouvernance et le développement numériques.
Aujourd’hui, il n’est de doute pour personne que les technologies numériques ont pleinement contribué ces dernières années à la transformation qualitative de nos sociétés, parce que comme l’a affirmé le président Patrice Talon « au 21e siècle,
les vrais ponts reliant les hommes et les sociétés entre eux sont davantage technologiques ». Ces technologies ont en effet généré des impacts remarquables sur le plan de la santé, de l’éducation, de la finance, de l’agriculture. C’est donc à juste titre qu’en Juillet dernier, l’édition 2018 du Forum politique de haut niveau des Nations Unies sur le développement durable a reconnu que 65% des ODD ont une corrélation positive avec l’accès numérique.
Mesdames et messieurs,
La République du Bénin, sous le leadership du président Patrice Talon, est en train de se révéler au monde. Au Bénin, l’économie numérique fait partie des trois secteurs prioritaires identifiés pour le dynamisme économique (les deux autres secteurs étant l’agriculture et le tourisme).
L’engagement politique fort autour du développement de ce secteur représente un levier majeur dans la mise en œuvre des projets numériques relatifs à l’administration électronique, au développement de l’écosystème et des contenus numériques et à la généralisation de l’usage du numérique par l’éducation et la formation.
Par ailleurs, parce que nous avons compris que l’intégration du numérique dans les pratiques quotidiennes ne saurait se limiter à de simples ajustements de façade, nous nous sommes engagés dans de profondes réformes sans lesquelles le peuple béninois ne pourrait tirer le plein bénéfice des opportunités offertes par le numérique. L’un des succès de ces reformes s’est matérialisé en avril 2018, avec la promulgation du code du numérique qui a doté le Bénin d’un cadre législatif complet de nature à rassurer les investisseurs potentiels et à renforcer la confiance numérique.
C’est d’ailleurs le lieu de reconnaître le partenariat fructueux engagé avec l’OIF autour de nos projets et réformes, au nombre desquels l’organisation d’un séminaire parlementaire qui a permis l’appropriation du projet de code par les députés béninois et a facilité son adoption.
Le Bénin, en tant qu’acteur privilégié des premières heures de la Francophonie, demeure attaché au rayonnement de notre institution commune, et singulièrement à celui du Réseau francophone des ministres en charge de l’Economie numérique qui voit le jour grâce au soutien de plusieurs Etats membres que je voudrais ici remercier. Ce projet porté par le Bénin et l’Arménie, avec l’appui technique de l’OIF, vient ainsi renforcer la coopération multilatérale numérique si chère à la Francophonie.
Mettre en place ce réseau, c’est permettre aux pays de l’espace communautaire francophone, d’œuvrer activement ensemble, et de peser dans la mise en place des politiques publiques et régulations internationales en matière d’économie numérique. La mobilisation d’expertises, la concertation, l’échange de bonnes pratiques sont autant d’outils que nous aurons à notre service collectif pour aborder ensemble les enjeux et défis actuels tels que les nouveaux usages numériques, les mégadonnées, l’Internet des objets, l’intelligence artificielle, pour ne citer que ceux-là.
C’est pour cela qu’il est primordial que le Secrétariat Permanent du réseau soit animé par des compétences éprouvées, et guidé par les principes de solidarité, de partage, tout en maintenant le pluralisme qui fait la force de l’espace communautaire francophone.
Mesdames et messieurs,
En ce moment où l’on procède à la mise en place du réseau francophone des ministres chargés de l’Economie numérique, dont nous avons porté l’initiative avec engagement et conviction au plus haut niveau politique, le Bénin propose si vous en convenez, d’en assurer la présidence et à travers ma modeste personne, d’œuvrer au développement des activités du réseau et à son succès. Dans mon rôle de ministre de l’Economie numérique du Bénin, je serais honorée de mettre au service du réseau mes compétences en tant que professionnelle du secteur numérique.
Par ailleurs, comme l’a indiqué madame la secrétaire générale de l’OIF dans son allocution au cours du Conseil ministériel de la Francophonie, je voudrais confirmer la mise à disposition par le Benin de locaux pouvant abriter le secrétariat permanent. Cette mise à disposition s’accompagne bien entendu de toutes les facilités usuelles pour le personnel.
S’agissant du secrétaire permanent, la suggestion du Bénin est que ce dernier soit recruté sur la base d’un appel à candidatures ouvert à l’ensemble des Etats membres, compte tenu du caractère hautement technique de cette fonction d’une part et de la nécessité d’impliquer tous les Etats membres d’autre part.
Par ailleurs, nous proposons que ce Secrétariat permanent soit sous l’autorité d’un bureau comprenant les ministres représentant les diverses régions de notre espace communautaire.
Je vous remercie pour votre aimable attention.

Les présidents béninois et nigérian ont procédé, mardi 23 octobre, à la mise en service du poste de contrôle juxtaposé de Sèmè-Kraké. L’infrastructure permettra d’accroître la compétitivité et l’efficacité sur ce corridor. Il a été réalisé avec la contribution de l’Union européenne et suscite déjà un grand intérêt de part et d’autre de la frontière des deux pays.
Un outil au service de l’intégration des populations béninoises et nigérianes. C’est ainsi qu’on pourrait qualifier tout simplement le poste de contrôle juxtaposé de Sèmè-
Kraké officiellement mis en service par les présidents Muhammadu Buhari et Patrice Talon. La ferveur des populations des deux pays, la forte mobilisation des acteurs du commerce, des cadres et la présence massive d’officiels témoignent de l’importance de cet ouvrage dont l’objectif principal est d’assurer une meilleure facilitation du commerce grâce à la combinaison des activités de dédouanement au même endroit en vue de réaliser des économies d’échelle. Ces postes de contrôle juxtaposés permettront aussi de simplifier les procédures douanières, d’accroître la coopération et la coordination des contrôles, d’encourager le partage de données et de renseignements. Leur mise en service aura aussi pour gain de renforcer la lutte contre la fraude.
C’est donc un outil attendu, gage d’une libre circulation des personnes et des biens. Kassi Jean-Claude Brou, président de la Commission de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) dont la structure aura été la cheville ouvrière de l’érection de l’infrastructure n’en est pas moins heureux. Ce poste permettra « de traiter dans un lieu unique, conjointement, les opérations de transport de passagers, de transit, de manutention de fret et d’inspection de bétail », annonce-t-il. Il devrait permettre, poursuit-il, de réduire les délais de dédouanement et contribuera à accentuer la coopération et le partage d’informations. Autre élément majeur mis en exergue par lui, l’impact sur les recettes douanières des Etats. Pour coordonner les activités, il est prévu la création d’une commission mixte qui bénéficiera des conseils et appui technique nécessaires de la Commission de la Cedeao. L’ouvrage, d’un coût d’environ 18 ,286 ,622.92 €, soit 60 milliards de francs CFA, est construit sur financement de l’Union européenne sur le corridor de trafic le plus dense de l’Afrique de l’Ouest et est installé sur un espace de 17 hectares avec plusieurs buildings entièrement construits ou réhabilités.
Il s’agit d’une frontière moderne construite selon les normes internationales pour répondre aux attentes des peuples de la Cedeao. Un bel exemple de bien public régional qui comporte de nombreux avantages. Sur le plan économique par exemple, il contribuera à la réduction du temps de transit des personnes, des biens et des services, de même qu’à la réduction des coûts de transport et de transaction. Sur le plan social, il est vu comme un élément contributeur à une meilleure compréhension et à une sensibilisation des usagers de la frontière et du corridor sur la lutte contre le harcèlement, l’extorsion de fonds et les pratiques répréhensibles le long des corridors.
Autant d’atouts que considère le président de la République, Patrice Talon, en notant qu’il s’agit « d’une étape importante dans le processus de construction d’un espace de libre circulation », non seulement au service du Bénin et du Nigeria, mais également de toute la sous-région. Muhammadu Buhari n’est pas d’avis contraire. Le président de la République fédérale du Nigeria note lui aussi qu’à travers ces postes, les économies des deux pays se porteront mieux. Mais c’est surtout leur apport à la libre circulation des personnes et des biens et à la lutte contre le rançonnement des voyageurs qui fascine davantage le président nigérian.
La Marina[/caption]En visite au Bénin, le président nigérian a inscrit à son agenda, entre autres, l’inauguration, avec son hôte le président Patrice Talon, ce mardi 23 octobre, du poste de contrôle juxtaposé de Sèmè-Kraké.
Infrastructure entrant dans le cadre du Programme régional de facilitation des transports et transit routier, le poste de contrôle juxtaposé de Sémè-Kraké sis à la frontière entre le Nigeria et le Bénin, est l’un des trois du genre financés par la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) avec l’appui de l’Union européenne. Ouvrage par excellence d’intégration régionale lancé le 24 octobre 2014, et ayant coûté 60 milliards de F CFA, ce poste a pour vocation de faciliter les formalités aux frontières. Outre Sèmè-Kraké, il y a également un poste de contrôle juxtaposé à Malanville en lisière de la frontière bénino-nigérienne, puis un autre à Noèpé à la frontière togolo-ghanéenne.
Actualités 23 oct. 2018

Le journaliste-écrivain Romuald Binazon vient de publier "Les histoires drôles de Binaro". Paru aux éditions Onip, c’est un recueil de 38 anecdotes amusantes qui portent sur des faits divers, le quotidien et les réalités sociales qui l’accompagnent.
« Profitant des faveurs de la nuit, le jeune Djagouda et son acolyte Nouvonon ont entrepris de voler un cochon appartenant au vieux Goudalon. Avec discrétion, tact et ruse, Djagouda a bâillonné l’animal, l’a chargé au dos et l’a recouvert comme un bébé indisposé pendant que Nouvonon faisait le guet. Sur le chemin de retour, alors que tout semblait parfait, le duo se heurta au contrôle inopiné de la brigade de sécurité du quartier. Malgré les simulacres de Djagouda, la taille de l’enfant parut suspecte et attira l’attention des agents. Une vérification mit fin au montage et les aigrefins durent avouer. Après une copieuse bastonnade, les deux filous furent conduits au commissariat central ». C’est le compendium de la première anecdote qui ouvre les lignes du recueil "Les histoires drôles de Binaro" écrit par le journaliste-écrivain Romuald Binazon. Un recueil de 38 petites histoires qui s’étendent sur une centaine de pages et sont narrées avec simplicité dans un style accessible tendant parfois au burlesque. Des histoires tirées du réel et de l’imagination combien féconde de l’auteur. Tradition, infidélité, sorcellerie, prostitution, l’envie et bien d’indélicatesses… sont abordées dans cette œuvre."La fille de joie du quartier", "Le coup bas de l’épouse", "Albinos ou femme blanche", "Le père Noël dévalisé par les braqueurs", "La folle et le mendiant", "La menace discrète du coiffeur", "De l’amour au trépas dans le conteneur"… des histoires qui, à la lecture, forcent l’imagination et plongent dans la réalité. L’auteur, de temps en autre, finit ses histoires sur une note de conseil ou de mise en garde comme pour dire au lecteur : « Attention à ne pas connaître le même sort. Un homme averti en vaut deux ! ».
C’est sur une note de persévérance et d’espérance que s’achèvent les lignes de l’œuvre facétieuse du journaliste-écrivain Romuald Binazon. «Nous ne devons jamais nous décourager dans la vie qui est un combat. Car, la nature nous réserve toujours de belles surprises après les épreuves », écrit-il à la conclusion du dernier titre "Le pauvre et le Nouvel an"?

Le président de l’Union africaine, le Tchadien Moussa F. Mahamat, à la tête d’une délégation, a rencontré des membres du gouvernement, au ministère des Affaires étrangères et de la Coopération, ce lundi 22 octobre, à Cotonou. Cette rencontre qui s’inscrit dans le cadre des préparatifs d’un sommet extraordinaire de l’union en novembre prochain, a été une occasion pour faire une consultation sur les points à l’ordre du jour de ce sommet.
La zone de libre échange en cours de création à l’Union africaine, la création d’un marché unique en matière de transport aérien, puis la situation de la paix et de la sécurité en Afrique. Ce sont les trois chantiers en cours au niveau de l’Union africaine qui seront débattus lors d’un sommet extraordinaire de la Conférence des chefs d’Etat et de gouvernements de l’union qui se tiendra en novembre prochain. En prélude à ce sommet, le président de la Commission de l’Union africaine, Moussa F. Mahamat, à la tête d’une délégation, est venu faire des consultations au Bénin afin de recueillir les appréciations des autorités béninoises. Après un tête-à-tête avec le chef de l’Etat dans la matinée d’hier, la délégation a rencontré une délégation gouvernementale composée des trois ministres concernés par les trois domaines et conduite par le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Aurélien Agbénonci. Il s’agit du ministre en charge de l’Intérieur, Sacca Lafia, du ministre en charge des Transports, Alassane
Séidou, et du ministre en charge du Commerce, Serge Ahissou.
Au cours la rencontre, le chef de la diplomatie béninoise a fait le point des réformes en cours au Bénin dans les trois domaines visés, avant d’affirmer que son pays est pro-Union africaine.
En effet, au niveau de la zone de libre échange en création, le ministre béninois des Affaires étrangères a déclaré que si le Bénin n’a pas encore signé la Convention de création, il a signé la déclaration avec les autres pays. Et concernant le commerce, il annonce que le Bénin est en train de prendre des dispositions avec le Nigeria pour des accords devant favoriser les échanges entre les deux pays. Pour ce qui est du marché unique en matière de transport aérien, des réformes, explique-t-il, ont été engagées dans ce sens.
Dans le domaine de la paix et de la sécurité, Aurélien
Agbénonci souligne que le Bénin a autorisé l’entrée sur son territoire sans visa des ressortissants de certains pays africains. Depuis lors, aucun criminel n’est encore enregistré, se réjouit-il. Mais, le Bénin, selon lui, a pris des dispositions législatives pour éviter certaines dérives.
Le Bénin, un pays modèle
« Quand on parle de libre circulation des personnes et des biens, le Bénin est à citer en exemple depuis des décennies », déclare le président de la Commission de l’Union africaine, Moussa F. Mahamat, qui rappelle que c’est depuis 1982 qu’il connaît le pays en la matière pour y avoir vécu. L’Ua a lancé plusieurs chantiers en 2018 dont celui de la création de la zone de libre échange. 47 pays, explique-t-il, ont déjà signé la convention. « C’est un processus qui est en cours et qui va de l’avant », dit-il, avant de souligner que la libre circulation des personnes et des biens est une volonté des peuples africains.
Pour ce qui concerne le marché unique en matière de transport aérien, le projet suit son cours. Mais au-delà de ce chantier, le président de la Commission de l’Union africaine annonce que compte tenu de l’évolution de la population africaine, il est prévu des projets de construction et d’aménagement de routes et de chemins de fer pour faciliter le déplacement des populations d’un pays à un autre.
Le troisième chantier est celui de la paix et de la sécurité en Afrique. Ici, Moussa F. Mahamat a fait le point de la situation et des actions menées par l’union et du niveau du Mali, de la Lybie et du Sahel ; puis dans la région du Soudan du Sud. En la matière, estime-t-il, l’Afrique doit prendre en charge sa sécurité.
« Les trois chantiers marquent un début de l’intégration africaine », a dit le président de la Commission de l’Ua qui se réjouit de l’engagement du président de la République Patrice Talon qui lui a donné des conseils à cet effet. Et le sommet extraordinaire abordera ces questions qui sont cruciales pour l’Afrique et son peuple ?
Discours de MARTIN ASSOGBA VIHOUTOU[/caption]Les deux organisations de mise en œuvre du programme de Participation citoyenne aux politiques publiques au Bénin (PartiCiP), Alcrer et Social Watch, ont procédé vendredi 19 octobre dernier au siège de l’Ong Alcrer à Cotonou, à la remise de matériel informatique aux coordinations départementales et aux Cellules de participation citoyenne (Cpc). Cette initiative soutenue par les Pays-Bas s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de la phase 2 dudit programme.
« Une mission, des hommes et des moyens ». C’est dans cette logique que s’inscrit la remise de don aux coordinations départementales et aux Cellules de participation citoyenne (Cpc) dans le cadre du programme PartiCiP, piloté par Social Watch Bénin et Alcrer, à travers le soutien des Pays-Bas.D’un montant global de quinze millions de francs Cfa, le don est constitué essentiellement d’ordinateurs Desktop et portatifs, de clés de connexion internet, d’onduleurs et de régulateurs. Il vise à renforcer les structures de base du programme PartiCiP2 en vue de leur permettre de relever convenablement les défis à elles assignés.
« Soucieuses de la performance des Cpc et des coordinations départementales, Alcrer et Social Watch Bénin ont sollicité et obtenu de l’Ambassade des Pays-Bas le soutien financier nécessaire pour renforcer les capacités d’intervention des treize nouvelles Cpc installées dans l’Atacora-Donga à l’instar des quarante-neuf anciennes Cpc de PartiCiP 1 qui ont bénéficié, le 15 juillet 2014, de matériels similaires devant les aider à assumer pleinement leur mission de veille citoyenne en vue de l’enracinement des pratiques de bonne gouvernance au sein des collectivités locales », explique le président du comité de pilotage et de suivi du programme PartiCiP 2, Martin Vihoutou Assogba.
Selon lui, la remise de don est un pas important dans la consolidation et la pérennisation des activités des Cpc dans les communes. « Elle est le témoignage éloquent de la bonne santé des relations de coopération entre le Bénin et les Pays-Bas et surtout l’expression du soutien constant de ce pays à l’endroit de la société civile béninoise dans ses initiatives pour l’enracinement de la bonne gouvernance au Bénin», se réjouit-il.
Le représentant de l’ambassadeur des Pays-Bas près le Bénin, David Quenum, salue l’engagement des deux structures de mise en œuvre du programme. « Votre engagement en faveur de la bonne gouvernance et du développement est sans faille, sans exigence et sans contrepartie », apprécie-t-il.
Ces équipements offerts permettront aux structures bénéficiaires de se mettre au diapason des TIC afin d’être plus efficaces sur le terrain. Ils viennent combler les attentes au niveau des coordinations départementales.
La porte-parole des bénéficiaires, Marie-Claude Agligo Kintossou, témoigne sa gratitude aux donateurs. « Vous ne faites pas économie de vos efforts pour nous soutenir depuis des années. Nous vous remercions parce que vous êtes en train de booster le développement du Bénin », se réjouit-elle.
Le président du comité de pilotage et de suivi du programme PartiCiP 2, Martin Vihoutou Assogba, exhorte les bénéficiaires à une gestion judicieuse du matériel « afin d’en garantir une durée de vie optimale et le mettre au service de l’amélioration de leurs performances dans leurs localités respectives d’intervention ».
Les structures de base du programme PartiCiP 2 en sont conscientes. « Nous ferons un bon usage des matériels qui nous sont offerts et réitérons notre engagement aux Pays-Bas et aux partenaires qui ne cessent de nous soutenir », promet la porte-parole des bénéficiaires.
La phase 2 dudit programme vise l’amélioration de la participation, de la transparence et de la reddition de comptes dans la gestion des politiques publiques au Bénin.

L’Union pour la démocratie et la solidarité nationale (Uds) a organisé son 3e Congrès ordinaire, samedi 20 octobre dernier, à Parakou. Dans la perspective de la création de grands ensembles au sein de la Majorité présidentielle, elle a réaffirmé sa volonté d’unir ses forces avec d’autres partis politiques, conformément à son credo inscrit dans ses textes fondamentaux. Ce qui confirme son mariage de raison avec Patrice Talon.
Porté sur les fonts baptismaux le 6 octobre 1990 à Nikki, le parti politique Uds n’a jamais dérogé à ses principes qui consistent à relever les défis du moment et à jeter les jalons sûrs pour bâtir l’avenir. Il a, 28 ans après sa création, puis son dernier congrès extraordinaire du 11 décembre 2004 qui avait pour but de l’amener à se conformer aux exigences des dispositions de la nouvelle charte des partis politiques, enfin décidé d’organiser son 3e Congrès ordinaire, samedi 20 octobre dernier à Parakou.
D’une importance capitale, cette rencontre revêt une double signification aux yeux du président Sacca Lafia. La première, c’est la reconquête de l’autonomie organisationnelle du parti. « Enfin, nous avons la possibilité d’organiser le congrès de notre parti, une prérogative qui nous a été retirée pendant 10 ans », a-t-il insisté. Concernant la seconde signification, il évoque l’obligation pour le parti de s’adapter aux mutations politiques devenues nécessaires et impérieuses. Selon lui, il y a des moments où, pour vivre ou survivre, s’adapter reste la seule alternative de choix. L’heure a donc sonné pour l’Uds de faire l’option courageuse d’unir ses forces avec d’autres partis politiques, pour créer un grand ensemble qui disposera des moyens de ses ambitions. Une telle décision, a rappelé Sacca Lafia, est conforme au crédo du parti inscrit dans ses textes fondamentaux. L’Uds, a rassuré son président, est un affluent à la recherche d’autres affluents pour créer un grand fleuve qui va irriguer de ses eaux l’ensemble du territoire national.
Représentant le bloc Progressiste, Christelle Houndonougbo, a précisé qu’il s’agira d’opérer avec le président de la République, les réformes utiles et nécessaires pour l’inévitable marche du pays vers un avenir plus certain. Elle a ensuite loué l’engagement et la détermination du président Sacca Lafia à construire un Bénin uni et indivisible. A sa suite, c’est le député Adam Bagoudou qui reconnaitra au nom du bloc Dynamique unitaire, que l’Uds et ses responsables ont fait le bon geste, en choisissant d’aller à la Mouvance présidentielle.
L’Uds a également eu droit aux messages des présidents et autres émissaires des partis, présents. Ils ont également félicité son président pour son appui aux réformes et actions du chef de l’Etat Patrice Talon. Pour accompagner Sacca Lafia et son parti Uds, il y avait des anciens et actuels ministres, des députés, des maires, des élus communaux, municipaux et locaux de plusieurs communes dont Parakou, N’Dali, Tchaourou et Banikoara, des sages, notables et têtes couronnées.
les Ecureuils du Bénin[/caption]En attendant les deux dernières journées des éliminatoires de la Can, Cameroun 2019, les Ecureuils du Bénin peuvent prendre seuls la tête du groupe D. Mais, ce serait à condition que la Caf déclare recevable, la réserve portée par la Fédération gambienne de Football (GFF) contre le joueur James Olufadé également aligné par le Togo contre eux, à Lomé.
Les férus du football béninois retiennent leur souffle. Tous ont leurs regards tournés vers le siège de la Caf au Caire, en Egypte. Il suffira que l’instance suprême du football africain trouve la réserve de la GFF portée contre le joueur togolais, James Olufadé, fondée, et les Ecureuils prendront seuls le contrôle du groupe D des éliminatoires de la Can, Cameroun 2019. Ce qui leur permettra de prendre, par rapport à la qualification à leur quatrième phase finale de la Can, une avance considérable sur leurs poursuivants immédiats, les Fennecs de l’Algérie que les Scorpions de la Gambie auront rejoints entre temps.
En effet, le joueur en question ayant également été aligné contre eux à Lomé, il y a quelques semaines, leur permettra de prendre 2 points supplémentaires. Ce qui leur fera un total de 9 points. De 2 points, la Gambie passera à 7, après avoir été déclarée vainqueur sur tapis vert, lors de sa double confrontation face au Togo. Elle rejoindrait alors à la 2e place, l’Algérie qui a aussi 7 points.
Force est de constater que suite à sa défaite (0-1) contre le Togo, mardi 16 octobre dernier à Banjul, en éliminatoires de la Can, Cameroun 2019, la Gambie a déposé une plainte auprès de la Caf au sujet de l’éligibilité du joueur James Olufade. Ce dernier, selon elle, serait de nationalité nigériane, comme indiqué sur le site de la Caf, lors de son enregistrement dans une compétition en 2016, sous les couleurs de New Stars du Cameroun. Elle estime que le Togo ne s’est pas conformé aux usages indiqués, pour qu’il joue sous ses couleurs.
Evoluant actuellement au sein de l’Union sportive de Douala, James Olufade a participé au match nul (1-1) entre les Eperviers du Togo et les Scorpions de la Gambie, vendredi 12 octobre dernier à Lomé. A Banjul, 4 jours plus tard, il est resté sur le banc. En septembre dernier, il était sur l’aire de jeu contre le Bénin (0-0).
« Olufade est détenteur d’une double nationalité. Il n’a jamais joué pour le Nigeria pour que la fédération togolaise soit astreinte à demander un changement d’association au niveau de la Fifa. Donc, il est bien qualifié pour le Togo. Nous ne nous faisons pas de soucis par rapport à ça », a indiqué, vendredi 19 octobre dernier, l’attaché de presse de la fédération togolaise, Augustin Amega.
Photo de famille de certains membres de l'Association[/caption]L’Association nationale des traducteurs, interprètes et équipementiers du Bénin (Aniteb) a été portée sur les fonts baptismaux, à la faveur d’une assemblée générale constitutive à Cotonou, samedi 20 octobre dernier. Pour ses géniteurs, il sera question de faire connaître ces trois corps de métier méconnus du grand public.
Les professionnels de l’interprétation, traduction et équipementiers s’organisent pour mieux défendre leur corporation. Au cours d’une assemblée générale constitutive, ils ont porté sur les fonts baptismaux l’Association nationale des traducteurs, interprètes et équipementiers du Bénin (Aniteb). Cette association, selon ses géniteurs aura pour défis essentiels de faire connaître au public ces trois corps de métiers et travailler à redorer le blason des praticiens. Les défis sont grands dans un contexte où beaucoup ignorent l’importance de ce métier, à en croire Dr Etienne Iwinkotan, président élu à l’issue des travaux. Il préside un bureau de neuf membres, pour un mandat de deux ans renouvelable une seule fois. « Un nouveau jour se lève sur les métiers d’interprète, de traducteur et d’équipementier au Bénin. Ces corps de métiers sont, pour la plupart, des métiers qui ne sont pas connus du public. Le bureau travaillera à faire connaître les métiers d’interprète, traducteur et d’équipementier sur le plan national », a-t-il informé. Il va également insister sur la formation des membres de l’association, poursuit-il. Dans l’immédiat, le bureau de l’Aniteb entend faire un plaidoyer en direction des différentes institutions nationales et internationales installées au Bénin. L’autre sujet de préoccupation de l’association est relatif aux honoraires des interprètes, traducteurs et équipementiers souvent remis en cause par les clients. En rappelant que c’est un métier contraignant, Etienne Iwinkotan estime qu’il faut bien entretenir les traducteurs interprètes et équipementiers.
« Certains ne s’imaginent pas qu’un être humain puisse recevoir des messages et les traduire dans une autre langue instantanément et pensent lors des conférences que c’est la machine qui interprète pour eux », a argué le nouveau président de l’Aniteb. Il a annoncé que, dans les jours à venir, le bureau se réunira pour sortir un plan d’action bien détaillé à soumettre aux membres de l’association?
Société 22 oct. 2018
Géovani HOUANSOU Reçu par le Ministre Olswald HOMEKY[/caption]Le prix théâtre Rfi 2018 est revenu au dramaturge béninois, Sedjro Giovanni Houansou. Le jeune acteur culturel qui a inscrit le nom du Bénin sur la liste restreinte des gagnants de ce prix a été reçu en audience, pour le compte du gouvernement, par le ministre en charge de la Culture Oswald Homeky, vendredi 19 octobre dernier.
Le lauréat du prix théâtre Rfi 2018, avec la pièce « Les inamovibles », Sedjro Giovanni Houansou a été reçu, vendredi 19 octobre dernier, au cabinet du ministre en charge de la Culture Oswald Homeky. C’est devenu d’ailleurs presque une tradition pour lui, de recevoir et de dire les gratitudes de la République à ces rares sportifs et acteurs culturels béninois qui se distinguent par leurs prestations. Bien d’autres y sont déjà passés et Giovanni Houansou a eu lui aussi sa part de reconnaissance. « Je l’ai reçu pour lui présenter les félicitations du président de la République et du gouvernement et aussi pour lui dire ma fierté de voir un jeune acteur culturel béninois s’imposer à ce niveau », a déclaré le ministre au terme de l’audience qu’’il a accordée au jeune dramaturge. Puis, il annonce l’intention du gouvernement et tout particulièrement du ministère en charge de la Culture, de l’accompagner dans les besoins qu’il a pour ses projets. Célébrer nos talents, c’est aussi partager le modèle qu’ils représentent, explique le ministre Oswald Homeky. Et pour ce qui est de Sedjro Giovanni Houansou, son savoir-faire sera partagé avec les jeunes béninois. « J’ai proposé que nous puissions organiser une tournée nationale, au cours de laquelle il rencontrera les plus jeunes et leur expliquera qu’ils sont capables aussi que lui de réussite », a laissé entendre le ministre. Pour lui, c’est une autre manière de célébrer les talents, de les reconnaître et de les valoriser. Vœu cher, rappelle-t-il, au président de la République qui met un point d’honneur à révéler le Bénin et tout ce qui y est contenu de bien. Sedjro Giovanni Houansou note avec satisfaction que, depuis 2017, les sportifs et les jeunes acteurs culturels qui sortent du lot sont rehaussés. « Nous ne demandons pas plus que ça », sourit-il. « L’artiste se donne des ailes dès l’instant que son travail est reconnu. C’est un double honneur pour moi d’être reçu par le ministre. Il y a beaucoup de ressources dans le pays et l’environnement et sa dureté nous permettent d’être excellents ailleurs », coupe-t-il.
Société 22 oct. 2018