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Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Aurélien Agbénonci et l’administratrice générale de Wallonie-Bruxelles International, Pascale Delcomminette ont signé, jeudi 18 octobre dernier, à Cotonou, les documents de la 6e session de la Commission mixte entre le Bénin et les entités francophones de la Belgique. Cette cérémonie marque la fin des travaux de ces assises.
Signature de documents et échange de parapheurs. C’est par cet acte que le ministre des Affaires étrangères, Aurélien Agbénonci et l’administratrice générale de Wallonie-Bruxelles International, Pascale Delcomminette, ont conclu les travaux de la 6e session de la Commission mixte entre le Bénin et les entités francophones de la Belgique. Au cours de cette cérémonie, Pascale Delcomminette a félicité tous les cadres qui ont travaillé tout au long de cette session à élaborer les documents, fruits du consensus de la coopération entre le Bénin et les entités francophones de la Belgique. Selon elle, le climat de confiance qui a prévalu lors des travaux a permis d’aboutir à de meilleurs résultats. Ainsi, elle se réjouit que les objectifs de partenariat définis pour la coopération soient en parfaite adéquation avec les politiques nationales. «16 projets basés sur les lignes directrices du programme d’action du gouvernement avec des thématique qui nous tiennent à cœur seront élaborés afin de renforcer la coopération »,
a-t-elle déclaré. Selon elle, les axes prioritaires comme l’eau, le patrimoine culturel et touristique et le renforcement du capital humain ne seront pas occultés.
Selon le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Aurélien Agbenonci, cette sixième session de la Commission mixte entre le Bénin et les entités francophones de la Belgique est le symbole de la vitalité de la coopération entre le Royaume de la Belgique et le Bénin. « Nous pouvons encore tirer beaucoup de cette coopération », a-t-il martelé. Il a salué les efforts des cadres qui ont élaboré les documents qui tiennent compte, non seulement des axes clés du programme d’action du gouvernement béninois mais aussi des aspirations du partenaire. « Tous les domaines prioritaires ont été pris en compte pour le bonheur de nos populations », a-t-il ajouté. C’est pourquoi il témoigne sa reconnaissance à ses hôtes. « Le fait de vous avoir à nos côtés nous rassure. Je m’évertuerai à ce que les engagements soient respectés », a-t-il conclu.
DAKPOGAN Marius Thomas Dieudonné Fondé-ISFOP[/caption]L'Institut supérieur de formation professionnelle (Isfop) a organisé, samedi 20 octobre dernier, une série de soutenances à l'intention de 11 élèves professeurs et élèves professeurs adjoints. Après une formation universitaire soutenue, assurée en partenariat avec l'Ecole normale supérieure (Ens) et l'Université d'Abomey-Calavi (Uac), ces impétrants ont défendu leurs travaux de recherche devant des jurys composés d'experts.
En fin de cycle à l'Institut supérieur de formation professionnelle (Isfop), sept élèves professeurs et quatre élèves professeurs adjoints ont respectivement soutenu pour l'obtention du Capes et du Bapes, dans quatre disciplines notamment l'Anglais, le Français, l'Histoire-Géographie et les Sciences de la vie et de la terre (Svt).
"L'enseignement de la communication orale par l'image au premier cycle du Ceg Suru-Léré, analyse et approche de solutions", c'est le thème du travail de recherche de Francine Eurydis Dakpogan, seule femme ayant soutenu. Soutenance qu'elle a d'ailleurs conclue avec la mention "Très bien" sous l'appréciation d'un jury intransigeant composé du chef du département des Lettres modernes de la Fllac à l'Université d'Abomey-Calavi Pascal Okri Tossou au titre de président du jury, des professeurs Jean-Marc Aurel Afoutou de l'Université d'Abomey-Calavi et Jules Gandagbé de l'Ecole normale supérieure en qualité de membres du jury. Pour l'impétrante, les apports de qualité de ce jury vont contribuer à améliorer son mémoire. "Je suis vraiment satisfaite de cette soutenance qui intervient après une formation de qualité. Mon ambition, c'est de me présenter pour le Capes d'ici deux ans toujours à l'Isfop, car l'Isfop est une école de rigueur à l'image de son fondateur qui est un professeur rigoureux", a affirmé Francine Dakpogan. C'est la même appréciation que partage l'impétrant Codjo Steeve Alex Dossou qui a soutenu en Sciences de la vie et de la terre et a obtenu la mention "Bien" devant un jury tout aussi rigoureux. "Les candidats qui soutiennent aujourd'hui ont suivi toutes les étapes de la formation, puis le stage et l'inspection. C'est au terme de l'inspection que nous avons organisé leurs soutenances. A la fin de ces soutenances, la direction des études fera le rapport et le transmettra à l'Ecole normale supérieure. Dès que ce rapport sera validé par l'Ens et l'Uac, les candidats auront leurs diplômes de Bapes ou de Capes selon les cas. Les soutenances de ce jour constituent donc la phase finale de leurs formations", a expliqué le fondateur de l'Isfop, le professeur de lettres Marius Dieudonné Dakpogan.
A l'Isfop, une formation similaire à celle de l'Ens et de l'Uac
L'Isfop est un institut qui forme les élèves professeurs et les élèves professeurs adjoints en vue du Bapes et du Capes. Le Bapes correspond au grade de professeur adjoint tandis que le Capes correspond au grade de professeur certifié. Après avoir soutenu en Sciences de la vie et de la terre, Clément Dègbégnon apprécie la méthodologie de formation à l'Isfop. "C'est une formation de qualité qui tient compte des enseignants que nous sommes et qui s'adaptent à nos contraintes horaires. Les cours et les évaluations sont organisés à des jours et heures qui favorisent la présence de tous les élèves. Nous recevons ici à l'Isfop la même formation que ceux qui sont à l'Ecole normale supérieure de Porto-Novo", s'en réjouit l'élève professeur Clément Dègbégnon. Le fondateur de l'Isfop Marius Dakpogan confirme : "Pour la qualité de la formation, nous avons un partenariat d'étroite collaboration avec l'Ecole normale supérieure et l'Université d'Abomey-Calavi. Les étudiants que nous tenons ici sont également tenus de s'inscrire à l'Ens, c'est-a-dire à l'Université d'Abomey-Calavi ; ce qui leur donne les mêmes avantages que ceux qui sont inscrits à l'Ens et l'Uac. La formation est dispensée par les enseignants de l'Ens et d'Abomey-Calavi de telle façon que nos étudiants n'ont rien à envier à ceux qui sont à l'Ens. Au terme de leur formation, les élèves de l'Isfop obtiennent le Bapes et le Capes signés par le directeur de l'Ens et le recteur de l'Université d'Abomey-Calavi. Celui qui s'inscrit ici a un diplôme d'État en bonne et due forme", fait-il savoir. Le Bapes et le Capes dont bénéficient les élèves de l'Isfop sont donc des diplômes d'État comme ceux délivrés à l'Ens et à l'Uac.
Société 22 oct. 2018
pesage de coton[/caption]Les acteurs de la filière coton étant désormais fixés sur les prix auxquels, ils vont céder leurs productions, les marchés autogérés peuvent s’animer à nouveau. C’est la cérémonie de lancement de la campagne de commercialisation du coton graine 2018-2019 organisée, jeudi 18 octobre dernier, dans le village d’Angaradébou 1, à Kandi, qui a consacré leur ouverture.
Après Sèkèrè, à Sinendé, en 2017, c’est à Angaradébou, dans la commune de Kandi, que le lancement officiel de la campagne de commercialisation du coton graine 2018-2019 a été procédé, jeudi 18 octobre dernier. C’est à la faveur d’une cérémonie organisée par l’Association interprofessionnelle du coton (Aic). Annoncés à l’occasion, les prix d’achat par kilogramme du coton paraissent une nouvelle fois les plus avantageux dans la sous-région.
En effet, pour la présente campagne de commercialisation, le prix d’achat du coton graine 1er choix est fixé à 265 francs Cfa/Kg et celui du coton graine 2e choix, à 215 francs Cfa/Kg. Lors de la précédente campagne, ces prix étaient respectivement de 260 francs Cfa et 210 francs Cfa. Cette hausse vise à encourager davantage les cotonculteurs, pour les efforts qu’ils ne cessent de consentir.
Force est de constater que la prévision de cette campagne est estimée à environ 700 000 tonnes contre 550 000, en 2017-2018. Encore une production record qui témoigne de la bonne santé de la filière et du dynamisme dont font preuve ses différents acteurs, depuis ces trois dernières années.
La campagne qui s’achève, explique le ministre en charge de l’Agriculture, Gaston Cossi Dossouhoui, a été marquée par une pluviométrie acceptable et bien répartie, sans grandes poches de sécheresse, sur le bassin cotonnier. Il a invité les différents acteurs à observer les règles édictées pour la gestion des flux physiques et financiers, conformément au mécanisme de l’Aic, en ce qui concerne l’approvisionnement des usines, le règlement des factures de livraison, la récupération du crédit intrant et du paiement des fonds coton au profit des producteurs. Au regard des résultats encourageants qui se profilent pour cette campagne, il a, au nom du chef de l’Etat, félicité les différents acteurs impliqués.
Selon le président de l’Aic, Mathieu Adjovi, cette campagne a connu un engouement marqué par des emblavures plus importantes, soit 660.000 ha contre 530.148 ha, lors de la précédente. « Cette situation traduit la volonté manifeste des producteurs à produire davantage du fait de la gestion professionnelle des deux dernières campagnes, à travers la mise en place à temps des intrants en quantité suffisante, le paiement à temps des fonds coton et l’attribution des prix aux meilleurs producteurs », a-t-il fait observer. L’Aic en relation avec les ministères et structures concernés, a-t-il assuré, a pris toutes les dispositions pour rendre effectives les opérations de réfection des pistes, la préparation des marchés et l’élaboration du premier plan d’évacuation. Rappelant aux membres des Coopératives villageoises de producteurs de coton (Cvpc) leurs obligations, il les a exhortés à récolter leur coton à temps et de façon échelonnée, à assurer leur évacuation afin d’éviter les risques de perte de poids, les cas d’incendie et de mouille, puis à ne pas accuser de retard dans leur commercialisation.
Pour sa part, le ministre de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat, Serge Ahissou, a rassuré les producteurs de la fiabilité des balances mises à leur disposition pour les opérations de pesée. Il a appelé les Cvpc qui n’ont pas encore assuré le convoyage des bascules aux lieux de regroupement à le faire sans plus tarder.
« L’Aic a procédé à la sélection de prestataires agréés. Ils sont déjà avec vous pour la révision de ces instruments afin de les mettre aux normes pour des transactions, dans un esprit de transparence et de fiabilité », a-t-il poursuivi. Le ministre a alors procédé au lancement de la campagne.

Le terrain des sports de l’Epp Tadocomey, dans le département du Mono, a servi de cadre, le vendredi 19 octobre dernier, au ministre Jean-Claude Houssou en charge de l’Energie, pour lancer les travaux d’extension du réseau électrique d’Atchannou, un arrondissement d’Athiémé.
Atchannou est l’un des cinq arrondissements d’Athiémé, dans le département du Mono. Le projet d’extension du réseau électrique qui y est lancé vise à faciliter notamment le raccordement des populations de Tadocomey, un village estimé à mille habitants environ. Pour ce faire, il est prévu au bout des quatre mois que vont durer les travaux, l’érection d’un poste de transformation et l’installation de dix lampadaires à titre d’éclairage public de la localité. Le raccordement, quant à lui, sera motivé à travers une campagne de promotion des abonnements, à en croire Francis Tchekpo, directeur général de l’Agence béninoise d’électrification rurale et de maîtrise d’énergie (Aberme). « Au terme des travaux, un branchement promotionnel des ménages au réseau électrique à un coût forfaitaire de 90 000 francs Cfa, au lieu de 180 000 francs Cfa conventionnellement payés à la Sbee, est prévu par le gouvernement », détaille Francis Tchèkpo.
Aux dires du ministre Jean-Claude Houssou, l’exécution du présent projet entre dans le cadre de la mise en œuvre du volet facilitation de l’accès à l’énergie électrique du Programme d’action du gouvernement (Pag). « Nous sommes ici dans la concrétisation du Pag. A travers ce projet qui aura des retombées dans quelques mois, c’est le Pag qui avance et quand celui-ci avance, c’est le Bénin qui avance », renchérit le ministre. A ces dires, la population sortie nombreuse pour ne pas se faire conter n’a trouvé d’autre forme d’expression de gratitude que des applaudissements. Emu, l’ancien ministre Lucien Kokou, natif d’Atchannou, explique le sens que revêt ce projet pour leur localité. « Nous avons utilisé de lampions pour étudier dans ce village, mais le président Talon vous offre l’opportunité de vous servir, à présent, de l’électricité afin de briller davantage », a-t-il tenu à faire savoir.
A sa suite, d’autres cadres, jeunes et sages ont exprimé, eux aussi, leur satisfaction de voir le Programme d’action du gouvernement (Pag) impacter leur village. Le maire d’Athiémé, Joseph Anani Amavi, ne dit pas le contraire. Il retient que «La construction des ouvrages électriques témoigne de la volonté politique du président de la République de traduire en action concrète sur le terrain, sa ferme détermination à accélérer le processus d’amélioration des conditions de vie de ses concitoyens ».

Reporté pour le samedi 27 octobre prochain, plus rien n’empêchera désormais le démarrage du championnat national de football. En multipliant les rencontres de préparation, les différents clubs concernés mettent à profit les derniers jours, pour procéder aux ajustements qui s’imposent.
Passés les matches des Ecureuils du Bénin contre les Eperviers du Togo et les Fennecs de l’Algérie, dans le cadre des éliminatoires de la Can, Cameroun 2019, le championnat national de football peut enfin démarrer. Annoncé pour la fin du mois dernier, il a été reporté à la date du 27 octobre prochain. Le rendez-vous est donc pris pour le stade municipal de Parakou, toujours avec le match d’ouverture qui mettra aux prises les Buffles du Borgou et la formation de l’Aspac. Ainsi, à quelques jours du coup d’envoi, les différentes équipes engagées ont entamé la dernière ligne droite de leur préparation, en multipliant les matches amicaux. Elles procèdent à la revue de leurs effectifs.
C’est le cas de nombreux clubs. Il s’agit de l’As Tonnerre de Bohicon, de Eternel FC du président Firmin Akplogan, des Buffles du Borgou, de Zazira FC de Parakou, des Panthères de Djougou, des Cavaliers FC de Nikki, de l’Asvo, de Espoirs de Savalou, de l’ Upib Omn, de l’As Cotonou, du Réal Sports de Parakou, des Dragons de l’Ouémé, des Requins de l’Atlantique, des Caïmans du Zou, du Dynamo d’Abomey, des Taneka FC de Natitingou, l’US Kraké. Mettant les derniers jours à profit, ils ne cessent d’enchaîner les matches tests, pour les derniers réglages.
Pour jauger la forme actuelle de ses joueurs, les Panthères de Djougou ont entrepris depuis mercredi 17 octobre dernier, un périple dans le département du Borgou. Après avoir été contraints au nul (1-1) à Nikki par les Cavaliers FC de la localité entraînés par Serges Fassinou, ils étaient à Gogounou hier, jeudi 18 octobre, pour un autre match. Le Taneka FC sera leurs hôtes, dimanche 21 octobre prochain au stade Atchoukouma de Djougou. Comme les Panthères, d’autres équipes livreront aussi des matches de préparation ce week-end.
Pendant ce temps, la Fédération béninoise de Football du président Mathurin de Chacus continue de prendre les dernières dispositions. Outre les commissions, les formalités administratives liées à l’établissement des licences, elle doit publier les différents calendriers et régler les derniers litiges en instance par rapport à certains clubs.

Les fédérations sportives hésitant à s’investir dans l’encadrement de la relève depuis la base, le gouvernement de la Rupture a pris ses responsabilités, en optant pour les classes sportives. Accueillie favorablement à Djougou, l’initiative connait déjà sa phase active.
A Djougou, les classes sportives sont désormais opérationnelles. Et ce, depuis mercredi 17 octobre dernier. C’est grâce à la disponibilité du responsable ayant à charge sa mise en œuvre dans la commune, Emmanuel Adadja.
Entré en possession de son matériel didactique, il s’est aussitôt mis au travail. Il n’entend pas perdre du temps. Dans la foulée, il a reçu les apprenants des collèges de la ville et les a repartis dans les différentes catégories de travail.
Selon Emmanuel Adadja, le gouvernement ne s’est pas trompé en choisissant Djougou, un vivier de football. Un peu de moyens, insiste-t-il, suffit pour faire révéler les jeunes talents dont regorge la localité. Il est convaincu que dans quelques années, l’opération des classes sportives initiées par le gouvernement portera ses fruits pour le bonheur du football béninois.
Photo de famille des membres des différents comités de veille installés[/caption]Dans le cadre d’un dialogue public-privé pour la promotion des filières agricoles au Bénin, il a été installé ce jeudi 18 octobre, au ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, trois comités de veille stratégique pour l’anacarde, le karité et le riz. Cette installation qui s’inscrit dans la mise en œuvre du Programme de relance du secteur agricole au Bénin a reçu un appui de la Giz.
Pourquoi la mise en place des comités de veille stratégique pour le dialogue public-privé dans le cadre de la promotion des filières anacarde, karité et riz au Bénin ? Le conseiller technique aux Organisations paysannes et à l’Entrepreneuriat agricole, Bernardin Gléhouénou, président des trois comités installés, ce jeudi, n’a pas hésité avant de répondre. Pour lui, c’est pour la mise en œuvre des engagements pris par le secteur public et le secteur privé pour la promotion des filières en question.
Le président de la Plateforme nationale des organisations paysannes et des producteurs agricoles (Pnoppa), Léopold Lokossou, se dit heureux de l’installation de ces comités. Il est important, à son avis, que les acteurs des différentes filières arrivent à identifier les problèmes et solutions afin d’assurer effectivement la promotion desdites filières.
« Nous sommes à un niveau où on constate qu’après les engagements, il n’y a plus de suivi», fait remarquer le président de la Pnoppa qui salue la mise en place de ces comités de veille stratégique. L’objectif principal, selon lui, est de veiller à la mise en œuvre des engagements pris de part et d’autre et de lever les goulots d’étranglements.
Léopold Lokossou, tout en reconnaissant à la Giz son appui à la mise en place de ces comités, a souligné que, c’est un creuset de partage où chacun s’engage pour la promotion de ces trois filières.
« Nous avons à conduire ensemble la promotion des filières et à assurer l’alimentation des populations», a déclaré le secrétaire général adjoint du ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, Innocent Togla. « Si vous êtes ensemble et que vous ne savez pas dialoguer, vous ne pouvez pas savoir quels sont les problèmes et comment les régler», souligne-t-il.
Améliorer le cadre d’échanges
La cérémonie d’installation des comités de veille stratégique pour le dialogue public-privé pour la promotion des filières, selon le secrétaire général adjoint du ministère en charge de l’Agriculture, participe à l’amélioration du cadre d’échanges. Mieux, pour suivre la mise en œuvre des engagements et amener chacun à jouer son rôle afin d’aller effectivement à la promotion des filières.
Innocent Togla estime que l’agriculture est le secteur où d'investissements massifs sont faits, un secteur sur lequel repose la croissance économique du Bénin. L’objectif de la mise en place desdits comités, insiste-t-il, est d’accompagner le suivi des engagements pris par le secteur public et le secteur privé.
Avant leur installation officielle, les membres des différents comités ont suivi la présentation par le directeur de la Programmation et de la Prospective du ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, Justin Edah, du contexte et les principaux engagements de dialogue public-privé. Dans sa communication il a indiqué que le processus a démarré depuis 2013 dans le cadre du programme de relance du secteur agricole au Bénin. Un programme, repris par le Programme d’action du gouvernement (Pag), qui s’appuie sur la réalisation d’investissements massifs dans le secteur agricole porté à 56% par le secteur privé. Ceci nécessite un dialogue permanent entre les structures publiques et le secteur privé autour des politiques publiques. C’est dans cet esprit qu’un espace de dialogue a été initié sous l’impulsion des acteurs des filières.

Le processus devant conduire à l’actualisation de la Liste électorale permanente informatisée se poursuit. À quelques jours de la fin dudit processus, les populations peinent toujours à se rendre dans les bureaux de vote pour vérifier leurs données.
Démarrée depuis le 4 octobre dernier, l’opération de correction et d’actualisation de la Liste électorale permanente informatisée prend fin le 24 octobre prochain sur toute l’étendue du territoire national. Dans la plupart des centres de vote, il n’y a pas d’affluence. Les populations sortent à compte-goutte pour relever les erreurs, demander le transfert de leurs noms dans un centre de vote de leur choix ou signaler des cas de décès. Au centre de Cadjèhounn Gare, le faible degré de mobilisation des citoyens est ostensible. On peut facilement dénombrer le nombre de personnes venues consulter la liste. Pour Urbain Hounkpatin, chef quartier Cadjèhoun Détinsa, les populations s’intéressent très peu à la consultation de ces listes. « Ceux qui viennent repartent aussitôt parce qu’ils pensent que c’est le Ravip qui va remplacer la Lépi », ajoute-t-il. On note également la destruction de certaines listes par des personnes non identifiées. Il fait néanmoins savoir que les copies des listes détruites sont disponibles à leur niveau et peuvent être consultées en cas de correction ou de transfert. Même constat au Collège d’enseignement général l’Océan situé au quartier Cadjèhoun. La liste affichée n’est plus au complet. Certaines feuilles se retrouvent par terre. Selon Justin Samba, gardien dudit collège, les feuilles disparaissent d’elles-mêmes, soit parce qu’elles sont mal collées, soit à cause des pluies diluviennes. « De ce fait, les quelques rares personnes qui viennent ne retrouvent plus leurs noms. Elles sont parfois obligées de faire recours au chef quartier pour vérifier leurs données sur des registres supplémentaires qui leur sont remis par le Cos-Lépi », informe Justin Samba. Il est opportun, selon lui, que les populations, qui par défaut d’information, peinent à sortir, puissent se mobiliser pour la réussite de cette opération d’actualisation du fichier électoral. A l’en croire, cela ne fera que confirmer la vitalité de la démocratie.
Société 19 oct. 2018

L’affichage du fichier électoral national est effectif depuis quelques jours dans les villes de Bohicon et d’Abomey. Cependant, cette opération d’affichage de la Liste électorale informatisée a suscité visiblement très peu d’intérêt de la part des populations concernées.
Dans le cadre de son actualisation pour le compte des prochaines élections législatives, le Fichier électoral national (Fen) est rendu public et affiché dans tous les centres de vote depuis le 4 octobre sur toute l’étendue du territoire national. A Abomey comme à Bohicon, les lieux publics servant habituellement de centres de vote ont reçu les listes Lépi qui y sont bel et bien affichées. Les élus locaux et les chefs de village ou de quartier de ville ont reçu chacun leurs enveloppes sous plis fermés et contenant la liste des personnes en âge de voter dans les bureaux de vote installés sur leurs territoires de compétence. La liste des électeurs de chaque quartier est ainsi mise à la disposition des chefs de village ou de quartier de ville, sous la houlette des maires et chefs d’arrondissement pour être rendue publique afin que les réclamations nécessaires soient recueillies. Puis, ce sont ces chefs de quartier ou chefs de village qui sont commis pour l’enregistrement des réclamations exprimées en vue de la correction du fichier.
Les populations en âge de voter étaient conviées, au cours de cette opération, à « vérifier si leurs noms et autres informations les concernant sont bien écrits ; vérifier si son centre de vote lui est convenable pour demander un transfert ou non; informer des personnes décédées pour leur radiation du fichier électoral ».
A Abomey, au quartier Hounli et à Bohicon au quartier Zakpo jusqu’à mercredi 17 octobre, il était aisé de retrouver les listes affichées. Mais aucun citoyen autour pour consultation. C’est un désintérêt total. Situation identique dans les quartiers Vidolé à Abomey et Adamè-Ahito à Bohicon. Aucun visiteur n’a fait le déplacement pour la consultation des listes pendant trente minutes d’horloge.
Pourtant, le président du Cos-Lépi, Janvier Yahouédéhou, invitait il y a quelques jours les populations en âge de voter à aller consulter le Fichier électoral national (Fen) dans les centres de vote pour pouvoir faire des réclamations en vue de correction éventuelle.
Face à ce désintérêt affiché pour les listes, une prorogation du délai de l’opération et une sensibilisation plus accrue ne sont pas à exclure.

Le cas des personnes en âge de voter et n’ayant pas pu se faire enregistrer, pour une raison ou une autre, lors de la réalisation de la Liste électorale permanente informatisée (Lépi), inquiète des autorités locales de Porto-Novo. Elles souhaitent un repêchage spécial de ces derniers en vue de leur permettre de disposer de leur carte électorale et de participer aux législatives de 2019.
L’opération de consultation des listes du fichier électoral provisoire dans les centres et postes de vote se poursuit à Porto-Novo et dans les huit autres communes du département de l’Ouémé. Celle-ci, faut-il le rappeler, s’inscrit dans le cadre du processus d’actualisation et de mise à jour de la Liste électorale permanente informatisée (Lépi). Seulement, la situation des omis de la Lépi 2011, citoyens laissés en rade pour une raison ou une autre, suscite des inquiétudes sur le terrain à Porto-Novo au regard du nombre important des requérants qui assaillent les chefs de quartier pour ce problème. Le chef du quartier de Foun-Foun Tokpa à Porto-Novo se dit très préoccupé par cette situation. Alphonse Couton-Edibo invite le Cos-Lépi à trouver une solution à ce problème qui risque d’empêcher des milliers de ses populations en âge de voter de participer aux élections législatives de 2019. Il plaide pour l’ouverture d’un enrôlement spécial au profit de ces omis pour leur permettre d’avoir la carte électorale et d’accomplir leur devoir civique à partir des prochaines élections législatives.Bien conscient de la situation, le coordonnateur départemental de Cos-Lépi au niveau de l’Ouémé indique que la satisfaction de cette doléance ne relève pas de sa compétence. Il va en rendre compte à sa hiérarchie au Cos-Lépi. Autrement, ces personnes omises sont-elles obligées d’attendre jusqu’à la réalisation d’une nouvelle Lépi en 2021 pour voir leur situation réglée ? Pendant ce temps, le processus de consultation des listes affichées évolue bon an mal an sur le terrain. A quelques jours de la fin de l’opération, force est de noter que l’heure n’est pas encore à la grande mobilisation des populations autour de ces listes qui moisissent dans l’indifférence presque totale. Les populations ne se bousculent pas du tout dans les centres et lieux d’affichage pour vérifier si leurs noms sont bien écrits, formuler des requêtes pour demander par exemple leur transfert d’un centre de vote vers un autre ou dénoncer d’éventuels fraudeurs qui se sont infiltrés dans le fichier électoral provisoire.
8588 requêtes dans l’Ouémé
Cette faible mobilisation a été reconnue par le coordonnateur départemental du Conseil d’orientation et de supervision de la Lépi au niveau de l’Ouémé, Roger Allagbé. Selon lui, à la date du dimanche 14 octobre dernier, 8 588 requêtes ont été enregistrées dans tout le département de l’Ouémé par ses éléments. Les requêtes concernent ceux dont les noms ont été mal écrits, ceux qui souhaitent être transférés d’un centre de vote à un autre, les demandes de radiation pour cause de décès par exemple et le cas des omis qui n’avaient pas été enregistrés lors de la réalisation de la Lépi en 2011. Euloge Akpata, surveillant général du Collège d’enseignement général de Djassin à Porto-Novo, était aussi venu consulter les listes ce mercredi 17 octobre au centre de vote de l’Ecole primaire publique de Foun-Foun. Il dit s’être déplacé pour vérifier que les noms de certains parents habitués à voter dans ledit centre y figurent toujours sur les listes. Ces derniers entendent faire en réalité leur transfert de ce centre de vote vers Sakété où ils habitent actuellement. Au centre d’affichage de l’Ecole primaire publique de Ouinlinda à Porto-Novo toujours, certains élèves venus pour les travaux dirigés ont saisi l’occasion pour consulter les noms de leurs parents sur les listes affichées au mur et dont certaines étaient déchirées par endroits. Ils disent être envoyés par leurs géniteurs qui veulent s’assurer de leur présence dans la base de données du Cos-Lépi. Ils sont repartis contents d’avoir vu les noms de leurs parents qui peuvent s’assurer de participer aux élections législatives de 2019.
Société 19 oct. 2018