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Nouvelles

Signature d’accord de siège: L’Ong Médecins du monde Suisse pour impacter davantage les populations

L’Ong Médecins du monde Suisse pose davantage ses bases au Bénin. L’organisation a bénéficié de la signature de son accord de siège ce jeudi 18 octobre. Les documents officialisant l’acte ont été signés par la responsable des programmes internationaux, Morgane Rousseau et le secrétaire général du ministère des Affaires étrangères, Hervé Djokpé, dans les locaux du ministère.

L’Ong Médecins du monde consolide ses actions au Bénin. C’est à travers la signature de son accord de siège. Par cet acte, elle entend davantage œuvrer en faveur des populations béninoises. Elle s’investit au Bénin depuis plusieurs décennies à travers une large gamme de services au profit des populations démunies. Ses actions portent sur la promotion de la santé dans plusieurs dimensions et de l’éducation à travers la construction et l’équipement d'infrastructures. « Convaincue que chaque personne doit avoir accès aux soins, sans obstacles financiers, culturels ou géographiques, Médecins du monde Suisse soigne depuis 25 ans pour fournir un accès durable à la santé aux personnes en situation de vulnérabilité », explique la responsable des programmes internationaux, Morgane Rousseau.
Les problématiques de la santé sexuelle, reproductive et de la santé de l’enfant sont également au cœur de ses actions. « Selon Human Right Watch, environ
912 000 personnes parmi lesquelles 214 000 enfants ont besoin de soins palliatifs en Afrique francophone. Soigner et accompagner les patients lorsque la guérison n’est plus possible est indispensable dans un contexte de croissance des maladies chroniques. Nous luttons pour l’accès à une prise en charge palliative et à une meilleure gestion de la douleur pour les enfants ».
« A l’échelle mondiale, près de 450 millions de personnes sont concernées par un besoin de soins en santé mentale. Souvent reléguée, la santé mentale et psychosociale est une composante essentielle des soins de santé. Nous accompagnons les personnes les plus fragilisées », précise-t-elle.

Un partenaire essentiel

Autant d’actions qui lui confèrent une bonne réputation au Bénin. « Le programme Bénin est devenu le programme phare de Médecins du monde Suisse », se réjouit Morgane Rousseau. « Entre 2009 et 2016, nous avons appuyé la décentralisation de la prise en charge de la drépanocytose par l’appui à la mise en place d’antennes au sein des centres hospitaliers départements d’Abomey et de Parakou ». Elle poursuit : « Depuis 2014, nous travaillons avec l’Institut des Filles de Marie Auxiliatrice pour améliorer la santé des enfants de 0 à 5 ans dans les communautés des quartiers Djidjè, Hindé, Toyoyomè à Cotonou ».
Médecins du monde Suisse, c’est également d’importantes réalisations dans le secteur de l’éducation. « Médecins du monde a construit et équipé dans ces trois quartiers des modules de classes maternelles au sein des écoles publiques. Chaque année, 400 enfants y sont accueillis et sont affiliés à une mutuelle de santé gérée au niveau communautaire», révèle-t-elle.
L’Ong est également très présente aux côtés des victimes de violences. Ses interventions dans ce domaine sont spécifiques. « Nous appuyons depuis 2015 avec l’Institut des Filles de Marie Auxiliatrice, la prévention et la prise en charge des grossesses précoces issues de violences avec le centre pilote de la Maison du soleil. Plus de 100 mères adolescentes ont été déjà accueillies, prise en charge de manière globale et réintégrées socialement». Cotonou n’est pas la seule ville impactée. « Depuis 2016, nous facilitons et améliorons la prise en charge des survivantes de violences basées sur le genre dans le département du Littoral, du Zou, du Borgou et de l’Alibori. Trois autres centres intégrés de prise en charge des victimes bénéficient de son appui technique et financier ».
Pour le secrétaire général du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération, Médecins du monde est un partenaire essentiel du gouvernement dans ses efforts pour le bien-être des populations béninoises. « La signature de son accord de siège a été prise suite à une évaluation satisfaisante des actions de l’Ong. Vos actions contribuent à la réalisation des ambitions de développement du Programme d’actions du gouvernement », souligne-t-il. Les facilités que le gouvernement lui accorde à travers les exonérations fiscales et douanières l’aideront à intensifier ses actions en faveur des couches vulnérables.

Société 19 oct. 2018


Des droits et devoirs en matière de perquisition: Les conseils avisés de Me Charlos Agossou
[caption id="attachment_31133" align="alignnone" width="1024"]Me Komlan Charlos Agossou[/caption]

Vous êtes paisiblement à votre domicile ou à votre lieu de travail, quand vous recevez la visite soudaine d’officiers qui demandent à fouiller les lieux pour des besoins d’enquête. Que faire ? Que devez-vous exiger de vos visiteurs ? Quels comportements éviter ? Me Komlan Charlos Agossou, avocat au barreau de Cotonou, apporte la lumière sur la perquisition, son ancrage légal, les modalités de sa mise en œuvre, les droits et devoirs relevant de cette pratique.

La Nation : En quoi consiste la perquisition et quelle est sa fonction ?

Me Komlan Charlos Agossou: Je voudrais au prime abord saluer l’initiative de votre organe qui, à mon avis, aura un triple intérêt. Elle vous permettra de bien jouer votre rôle d’information du lecteur, elle permettra à nous, Ordre des avocats, de jouer notre rôle de sensibilisation puis à nos concitoyens de bénéficier de la juste information. Et pour répondre à votre question, la perquisition est le fait pour des personnes chargées d’une enquête en vue de la recherche ou de la vérification des preuves d’une infraction de se porter aux endroits où lesdites preuves sont supposées être pour les retrouver. Les preuves peuvent être les moyens ayant servi à la commission des faits poursuivis ou le fruit qui en résulte, et les endroits peuvent être un domicile ou un lieu de travail, c’est-à-dire un lieu à accès plus ou moins limité. Le but de la perquisition est donc de rechercher les éléments matériels pouvant établir la commission d’une infraction par une personne mise en cause.

Quel est l’ancrage juridique de la perquisition au Bénin ?

Le Bénin a hérité de la France un système pénal proche de la procédure inquisitoire de recherche des preuves des infractions. Cette recherche est confiée à des fonctionnaires investis de certains pouvoirs dont celui de la perquisition. Dans notre pays, la perquisition est d’abord possible parce que non contraire en soi, ni à notre Constitution, ni à la Charte africaine des droits de l’Homme et des peuples, ainsi qu’aux principes universellement admis en matière de droits de la défense. Par exemple, l’article 17 de notre Constitution rend la chose envisageable lorsqu’elle dispose que la culpabilité d’une personne accusée d’un acte délictuel doit être légalement établie, c’est-à-dire par des moyens prévus par la loi. De même, l’article 8 de la Charte africaine des droits de l’Homme et des peuples n’exclut pas les mesures de contrainte visant à restreindre la manifestation des libertés (ici le droit à la vie privée) à cause de l’ordre public. Le législateur béninois a donc organisé la perquisition à travers notamment les articles 50 et suivants, 77 et suivants et 97 et suivants de notre Code de procédure pénale.

Quelles sont les conditions pour qu’il y ait une perquisition ?

La définition de la perquisition permet de subodorer déjà les conditions qui peuvent la rendre envisageable dans une situation donnée : le souci d’établir la preuve d’une infraction. L’article 50 du code de procédure pénale en vigueur au Bénin précise qu’il peut être recouru à la perquisition si la nature de l’infraction est telle que sa preuve puisse être acquise par la saisie de papiers, de documents, ou autres objets en la possession des personnes qui paraissent y avoir participé ou détenir les pièces ou objets relatifs aux faits incriminés. Il faut donc qu’il soit suspecté que les objets ayant permis de commettre ou résultant d’une infraction soient détenus, conservés ou dissimulés en un lieu pour justifier une perquisition à cet endroit.

Qui effectue la perquisition ?

Ce sont les fonctionnaires habilités à cet effet par la loi. Il s’agit d’une part des officiers et agents de police judiciaire habilités, d’autre part du procureur de la République et de ses substituts enfin des juges d’instruction.

Qu’est-ce qui donne légalité à la perquisition en d’autres termes, de quoi doit se munir un enquêteur lors d’une perquisition ?

Il peut être recouru à la perquisition à trois étapes de la procédure pénale; d’abord au cours de l’enquête de délit ou de crime flagrant, ensuite au cours de l’enquête préliminaire, enfin en cours d’instruction. La perquisition en cours d’enquête de flagrance et d’enquête préliminaire est conduite par les policiers habilités sous la direction du procureur de la République ou de ses substituts. L’enquête de flagrance est celle qui est diligentée lorsque quelqu’un est interpellé pour une infraction en cours ou qui vient de se commettre ou dans un temps voisin des faits, lorsqu’il est poursuivi par la clameur publique ou est en possession d’objets et lorsqu’il présente des traces ou indices laissant penser qu’il y a participé. L’infraction est flagrante, lorsqu’il y a une certaine évidence. La perquisition permet alors aux enquêteurs de confirmer des indices visibles en réunissant d’autres éléments de preuve. Au cours de l’enquête de flagrance, les Officiers de police judiciaire (Opj) peuvent procéder à une perquisition en un lieu avec ou sans le consentement de l’occupant des lieux après en avoir informé le procureur de la République de leur ressort. Ils n’ont besoin d’autre titre que la preuve de leur qualité d’agents enquêteurs. Par contre, au cours de l’enquête préliminaire, c’est-à-dire celle qui est ouverte alors qu’on n’est pas dans un cas d’infraction flagrante, la loi dit que les perquisitions « ne peuvent être effectuées sans l’assentiment express de la personne chez qui l’opération a lieu et la mention de cet assentiment doit être portée au procès-verbal d’enquête». Une enquête dite préliminaire est conduite pour des faits relativement anciens généralement révélés par une plainte ou dénonciation. Les personnes mises en cause, le plus souvent convoquées, comparaissent libres et ne sont pas conduites de force, c’est-à-dire n’ont pas été appréhendées. Dans ce cas de figure, en plus de leur qualité, les agents enquêteurs ne peuvent procéder à une perquisition en un lieu sans l’assentiment de ses occupants.
Enfin, lorsqu’on se trouve à la phase d’instruction, les perquisitions sont ordonnées et/ou conduites par le juge d’instruction lui-même ou des Opj désignés par des commissions rogatoires qui constituent des titres qui leur confient la mission d’y procéder. Le procureur n’intervient à cette étape que pour prêter main-forte à l’ordre du Juge d’instruction qui a prescrit la perquisition et qui sera exécuté avec ou sans l’assentiment des occupants des lieux. C’est véritablement dans le cas du juge d’instruction que l’on parlera de mandat de perquisition.

Le citoyen peut-il légitimement s’opposer à une perquisition sans mandat ?

Oui et non. Oui, lorsqu’il se trouve dans des circonstances où la loi subordonne la perquisition à son consentement: c’est le cas de l’enquête préliminaire. Non, lorsqu’il se retrouve dans le cadre d’une enquête d’infractions flagrantes. On peut même entrevoir le cas où l’on pourrait s’opposer à une perquisition effectuée sur mandat du juge d’instruction lorsque le mandat est manifestement exécuté en dehors de son cadre.

Que doit faire un citoyen lésé et arbitrairement perquisitionné ?

Ce que je conseille généralement aux gens, outre la bonne information, c’est d’avoir toujours en contact un avocat parce qu’il n’est pas évident pour un citoyen de savoir précisément adopter la bonne attitude en son temps. Quand l’appareil judiciaire se met en branle, les choses vont souvent à une vitesse vertigineuse et il y a de quoi être dérouté. Or la loi fait obligation aux fonctionnaires chargés des perquisitions de respecter les droits de la défense, notamment celui de se faire assister à cette occasion par son avocat. Au regard du caractère généralement urgent des opérations de perquisition, les mis en cause se voient souvent imparti un délai pour contacter leur avocat s’ils souhaitent les voir y assister. Il est plus simple et plus efficace de solliciter un avocat avec qui vous étiez en contact que de vous mettre à en chercher un en ce moment, ce n’est pas évident. En cas de perquisition abusive ou arbitraire, la victime peut saisir le procureur général, qui délivre les habilitations des officiers de police judiciaire d’une plainte aux fins de sanctions administratives contre les auteurs d’une telle perquisition. La responsabilité professionnelle, civile et/ou même pénale des auteurs desdits abus, selon leurs gravités, peut également être mise en jeu. Les procès-verbaux d’une perquisition abusive ou arbitraire pourront être déclarés nuls, c’est-à-dire inexploitables contre les mis en cause. Il suffit d’en formuler la demande en temps opportun. Vous conviendrez que tout le monde ne peut connaitre les subtilités procédurales qui se rattachent à l’exercice de ces actions, d’où le recours à un avocat sera des plus utiles en de pareilles circonstances.

Un dernier mot à propos ?

C’est dès maintenant qu’il faut prendre ses dispositions pour ne pas être victime d’une perquisition abusive ou arbitraire en se rapprochant de son avocat pour plus de précisions à propos. Même si l’on ne peut empêcher en soi une perquisition, on peut en minimiser le plus possible les désagréments grâce à la présence de son avocat?

Société 18 oct. 2018


Audience à la Cour constitutionnelle: 4 délégations au cabinet de Joseph Djogbénou
[caption id="attachment_31132" align="alignnone" width="1024"]Constantin AMOUSSOU reçu par Joseph DHOGBENOU [/caption]

Le président de la Cour constitutionnelle Joseph Djogbénou a reçu en audience, hier mercredi 17 octobre, quatre délégations. Au nombre des associations et organisations reçues, le gouvernement des jeunes, l'Ong Wildaf-Bénin, la Coalition des défenseurs des droits de l'Homme Bénin et l'association des artisans du Zou.

Il y a deux ans, le gouvernement des jeunes est né sous le parrainage du professeur Joseph Djogbénou. Après deux ans de "fonction", le président en exercice du gouvernement des jeunes, Constantin Amoussou, a cru nécessaire de faire le point de leurs activités à leur parrain, le président de la Cour constitutionnelle, le professeur Joseph Djogbénou qui a reçu en audience une délégation dudit gouvernement. Au sortir d'audience, son président Constantin Amoussou a expliqué qu'il était de bon ton de faire le bilan de leurs activités auprès de leur parrain après deux ans. A l'en croire, la délégation a également abordé avec l'autorité l'actualité sociopolitique. Au terme de leurs échanges, Constantin Amoussou dit avoir encouragé le président de la Haute juridiction tout en l'exhortant à des décisions favorisant la paix et la cohésion sociales ainsi que l'intérêt général. 

Avec la deuxième délégation, conduite par la coordonnatrice sortante de l'Ong Wildaf-Bénin, Me Huguette Bokpè, il a été question de plaidoyers pour les droits de la femme et des enfants. "Nous avons sollicité un appui du président de la Cour constitutionnelle afin qu'il nous accompagne dans un autre plaidoyer pour que soient publiés au journal officiel, des instruments juridiques qui sont pour nous, des outils de lutte en ce qui concerne les pratiques traditionnelles néfastes à l'encontre des femmes et des enfants", a expliqué Me Huguette Bokpè. Au titre de ces instruments juridiques, elle a cité la Convention des Nations unies sur l'élimination de toutes les formes de discriminations faites aux femmes, le Protocole de Maputo et la Charte africaine des droits et du bien-être des enfants. "Nous avons la mission de lutter contre les pratiques néfastes, le mariage précoce et la mutilation génitale qui persistent dans certaines communes, en l'occurrence du Nord du Bénin", a ajouté Me Huguette Bokpè. Il était opportun, selon elle, de solliciter l'appui du président de la Haute juridiction pour la publication de ces textes, car c'est une formalité nécessaire à leur opposabilité devant les citoyens. Cette délégation faite de femmes leaders a également partagé avec le président Joseph Djogbénou quelques réflexions pour la prise en compte du principe constitutionnel de l'égalité des sexes dans les instruments juridiques dont la Cour est amenée à vérifier la conformité.
Conduite par son président Serge Prince Agbodjan, une délégation de la Coalition des défenseurs des droits humains Bénin a aussi échangé avec le professeur Joseph Djogbénou. Le bilan de leurs activités notamment les démarches entreprises pour l'adoption d'une loi portant protection et promotion des défenseurs des droits humains au Bénin, sont les sujets abordés. Le président de la Cour constitutionnelle a également reçu en audience une délégation des artisans du Zou, conduite par Cyprien Agossounon, venue présenter quelques doléances au président de l'institution.

Actualités 18 oct. 2018


Meeting politique: Les cadres de l'Und affûtent leurs armes
[caption id="attachment_31130" align="alignnone" width="1024"]Discours du Président de UND AUGUSTE VIDEGLA [/caption]

Les cadres de la coalition Union nationale démocrate (Und) se sont retrouvés, hier mercredi 17 octobre, à Cotonou pour faire le point des activités de la Coalition, s'entendre sur les nouvelles orientations et aiguiser leurs stratégies. La rencontre a eu lieu sous l'égide du facilitateur national de l'Und, le professeur Auguste Vidégla.

Après la Convention nationale de Ouidah qui s'est tenue le 18 août dernier et qui a consacré la naissance de l'Union nationale démocrate (Und), il était temps que la coalition rassemble ses cadres pour évaluer les acquis et se projeter sur l'avenir. Convoqués pour un meeting stratégique, de nombreux représentants des mouvements et partis politiques membres de l'Und ont répondu à l'appel. Cette rencontre a été essentiellement faite de communications et d'échanges. Les communications ont trait au bilan des démarches entreprises puis des résolutions prises. Les participants ont ensuite échangé autour du programme d'actions de la coalition.

Avant de partager le bilan des activités de l'Und, le facilitateur national Auguste Vidégla a rappelé le parcours depuis l'avènement du gouvernement de la Rupture, le contexte dans lequel est née la coalition et a réaffirmé l'engagement sans faille de l'Und aux côtés du président Patrice Talon. A l'en croire la reforme du système partisan est avenue au regard de la configuration politique du Bénin où des alliances se font et se défont à l'aune des joutes électorales. L'heure est, selon lui, aujourd'hui à des blocs solides. Et pour Auguste Vidégla, l'Und est en route vers de grandes victoires. Il a donc mobilisé les militants à rester engagés et pleins d'espoir.
Rappelons que l'Union nationale démocrate se veut progressiste, une coalition de forces politiques nationales pour le Nouveau départ qui a l'ambition d'être le plus grand et le parti le plus représentatif des jeunes. Entre autres objectifs, l'Und entend rafler beaucoup de voix pour les législatives à venir puis contribuer à la réélection du président Patrice Talon, si celui-ci le veut bien.

Actualités 18 oct. 2018


Conseil des ministres: Nomination des membres du comité technique de supervision de la réalisation du cadastre national

Le Conseil des ministres s’est réuni ce mercredi 17 octobre 2018 sous la présidence de monsieur Patrice Talon, président de la République, chef de l’Etat, chef du gouvernement.
Les décisions ci-après ont été prises.

I. Au titre des Mesures normatives.

Le Conseil a adopté les décrets portant :
- transmission à l’Assemblée nationale, pour autorisation de ratification, de la charte amendée de l’Organisation de la Coopération islamique, adoptée à Dakar, le 14 mars 2008 ;
- transmission à l’Assemblée nationale, du projet de loi de règlement définitif du budget de l’Etat, gestion 2017 ;
- approbation des statuts de l’Agence nationale d’Aménagement du Territoire (ANAT) ;
- nomination des membres du Comité technique de supervision de la réalisation du cadastre national.

II- Au titre des Communications.

Recours au partenariat public-privé pour le financement, la viabilisation, la construction et la concession d’une Cité ministérielle à Cotonou et pour le financement, la construction et la mise en exploitation de 2570 logements à Ouèdo (Abomey-Calavi).
De tout temps, notre Etat a consacré d’énormes ressources aux baux administratifs dont la gestion a révélé de nombreux abus. C’est pour remédier à cette situation, tout en offrant un cadre de travail adéquat aux agents de l’administration publique, que le gouvernement a initié les projets de construction d’une Cité ministérielle à Cotonou et de Cités administratives départementales pour lesquelles les remises de sites ont été déjà effectuées.
En ce qui concerne la Cité ministérielle de Cotonou, sa réalisation favorisera l’émergence d’une véritable zone de concentration des cabinets ministériels, et l’amélioration de leur fonctionnalité.
Quant au projet de construction de 20.000 logements, il vise à faciliter d’ici à 2021, l’accès d’un grand nombre de Béninois à un habitat décent.
Sur les 10849 à réaliser sur le site de Ouèdo, dans la Commune d’Abomey- Calavi, plusieurs partenaires se sont déjà manifestés pour une première tranche de 8279. L’attribution du présent lot de 2570 logements consacre le bouclage du quota prévu sur ce site.
Afin de mener à bien l’exécution des travaux de la Cité ministérielle et des 2570 logements, le Conseil a autorisé le recours au partenariat public-privé et instruit les ministres concernés de conduire diligemment les procédures administratives appropriées.

III- Au titre des rencontres et manifestations internationales.

Le Conseil a autorisé :
- l’organisation, à Cotonou, du IXème congrès de la Société africaine de Parasitologie (SoAP), du 5 au 7 décembre 2018 ;
- la participation du Bénin au Congrès de la Fédération internationale de Gynécologie et d’Obstétrique (FIGO), à Rio de Janeiro au Brésil, du 10 au 24 octobre 2018 ;
- la participation du Bénin à la réunion du Conseil de l’administration mondiale de la Route, les 24 et 25 octobre 2018 à Yokohama, au Japon ;
- la participation du Bénin à la conférence de haut niveau sur l’Economie bleue durable, à Nairobi au Kenya, du 26 au 28 novembre 2018;
- la participation du Bénin à la troisième session du Comité technique spécialisé (CTS) n°8 de l’Union africaine sur la Fonction publique, les Collectivités locales, le Développement urbain et la Décentralisation à Addis-Abeba, en Ethiopie, du 5 au 7 décembre 2018.

III- Au titre des mesures individuelles.

Sur proposition du ministre de l’Economie et des Finances, la nomination suivante a été prononcée :

Directeur général de la Caisse autonome d’Amortissement : Monsieur Arsène Mahougnon Dansou.

Fait à Cotonou, le 17 octobre 2018.

Le secrétaire général du gouvernement,

Edouard Ouin-Ouro

Actualités 18 oct. 2018


Construction de cités administratives et de logements sociaux: Le gouvernement donne un coup d’accélérateur au projet

Les projets inscrits au Programme d’action du gouvernement se concrétisent au fur et à mesure. Des résolutions prises en Conseil des ministres hier encore confortent une telle perspective.

Mettre un terme définitif aux baux pour loger les services de l’Etat. Telle est l’option du gouvernement Talon. A cette résolution comme d’autres, il s’attelle à la mise en œuvre. D’où, au nombre des décisions prises par le Conseil des ministres de ce mercredi 17 Octobre 2018, figure l’autorisation du recours au partenariat public-privé pour l’exécution des travaux de viabilisation, de construction de la Cité ministérielle à Cotonou. 

En finir avec cette pratique qui recèle abus, favoritisme et corruption, c’est faire œuvre de salubrité publique. Mais aussi, permettre aux agents de l’administration publique, de travailler à l’avenir dans des conditions adéquates, plutôt que de pérenniser ce système de squat de résidences privées qui ne permettait pas non plus aux usagers de repérer facilement ces services ici et là disséminés. Une aberration que tend à corriger le régime de la Rupture par la construction d’une Cité ministérielle à Cotonou et de Cités administratives départementales pour lesquelles les remises de sites ont été déjà effectuées. En décidant de recourir au partenariat public-privé, c’est un coup d’accélération que le gouvernement donne à sa vision déclinée à travers son Programme d’action dont la concrétisation, sans tambour, s’opère.
Le Bénin a beaucoup à gagner, en disposant d’une cité administrative où sont concentrés des cabinets ministériels et autres. Outre l’amélioration de la fonctionnalité desdits services et cabinets, les usagers gagneront en célérité dans le traitement de leurs dossiers au sein de ces administrations.

Acte social majeur

Pour ce qui est du dossier de construction de 2570 logements, à Ouèdo dans la commune d’Abomey-Calavi ainsi que de leur exploitation, le gouvernement, hier au cours de son conclave, a également opté pour le partenariat public-privé. Il intègre le projet global de construction de 20.000 logements d’ici à 2021, en vue de faciliter l’accès d’un grand nombre de Béninois à un habitat décent. Acte social majeur, quand on sait combien les Béninois tiennent à un tel acquis comme à leur prunelle. Des 10 849 logements prévus à Ouèdo à Abomey-Calavi, 8279 avaient d’ores et déjà été pris en compte par des partenaires qui ont manifesté leur intérêt à cet effet. L’attribution faite donc du lot de 2 570 logements consacre le bouclage du quota destiné au site de Ouèdo. Il faut saluer cette initiative, car, contrairement aux bicoques construites autrefois, le plan architectural retenu cette fois-ci dénote d’une qualité fort appréciable, preuve que le concept de ‘’Cadre de vie’’ n’est pas un vain mot sous la Rupture?

Actualités 18 oct. 2018


Fifamè Fidèle Houssou: Pasteure et féministe, elle veut imposer le respect de la femme
[caption id="attachment_31126" align="alignnone" width="1024"]Fifamè Fidèle Houssou[/caption]

Féministe convaincue, c’est avec fierté et un engagement sans faille que Dr Fifamè Fidèle Houssou assume son parti pris pour les femmes, aussi bien dans la communauté qu’au sein de l’église.

Titulaire d’un Doctorat en théologie, option Ethique féministe, Fifamè Fidèle Houssou est aussi révérende pasteure de l’église protestante méthodiste du Bénin. Pas étonnant donc que les sollicitations pour les cours, les conférences et les enseignements bibliques aux quatre coins du monde abondent sur elles. A qui veut bien l’écouter, elle répond avec son plus large sourire que «la féministe n’est pas un défenseur aveugle de la femme. Mais un artisan de la lutte pour une considération de la femme en tant qu'être humain ». Ce côté féministe, Dr Houssou l’assume, munie de la Bible et grâce à la lutte pour que cesse la chosification de la femme. «Même au plan juridique, le statut de la femme africaine a évolué mais force est de constater que dans la vie quotidienne, cette égalité n’est pas encore acquise», se désole-t-elle. S’il est vrai que tous les pays en Afrique de l’Ouest reconnaissent que les femmes sont autant des citoyennes de droit que les hommes, « une analyse plus systématique des textes de loi met à jour des différences », analyse la révérende. Au Bénin, quand survient un divorce sous fond d’adultère par exemple, illustre-t-elle, «alors que la femme doit surprendre son mari en plein acte, il suffit que le mari ait des soupçons pour que l’adultère soit déclaré ». Un exemple « frappant » qui traduit de son avis, l’idéologie dominante de l’homme sur la femme. « La vie quotidienne continue d’encourager et de perpétuer les stéréotypes sexistes et patriarcaux. Malgré les discours officiels, les textes juridiques adoptés, promulgués et ratifiés, la situation aliénante de la femme perdure et gagne du terrain. Elle est caractérisée par l’ignorance des textes par la grande majorité des femmes et la non application des dispositions légales par les gardiens de la loi », fait-elle observer sur la même question. « Il y a tout simplement des écarts de vie dans les relations homme et femme et cela interpelle non seulement la société civile mais aussi les églises », pense-t-elle.

Le vrai chrétien est d’abord féministe

Dr Fifamè Fidèle Houssou épouse Gandonou est féministe résolue. L’engagement sans faille dont elle fait montre et le combat qu’elle se décide de porter malgré les difficultés, prouvent à satiété que cette femme de Dieu est prête à tout pour aller au bout de sa lutte. Du qu’en-dira-t-on, des critiques et des autres formes de pression, elle n’en a que cure. « Mon engagement féministe est né du questionnement sur le traitement inégal et injuste dans le rapport homme et femme », révèle-t-elle.
Dès son enfance, a-t-elle confié, elle était déjà révoltée par «cette éducation et cette culture» qui pèsent sur la femme. « Je pensais que l’église serait un refuge pour alléger cette charge à la femme mais c’est tout le contraire », reprend-elle.
Que faire alors ? « J’ai commencé par faire des recherches pour comprendre et relire les textes bibliques et j’ai été convaincue que le vrai chrétien est d’abord féministe...». Dans une communication récemment présentée sur le mouvement féministe au sein de l’église, elle soutient en effet que « bien que les femmes soient plus nombreuses que les hommes dans les églises d’Afrique de l’Ouest, ces dernières se trouvent, à majorité, dirigées par les hommes. En général dans les églises, les femmes sont plus impliquées dans la diaconie, le service et l’entretien des lieux que dans la gestion et direction des affaires des églises et institutions religieuses. Il y a quelques exceptions mais la règle générale est que les femmes sont moins représentées dans les instances de décision de la vie de l’Eglise». Loin d’être un refuge pour leur épanouissement, dénonce-t-elle, « les églises sont encore des lieux où les femmes sont réduites au mutisme, à une soumission aveugle et à la violence sous toutes ses formes ». Face à ce constat, le féminisme, vu comme le mouvement de réaction contre la discrimination dont sont victimes les femmes, a toute sa raison d’être, tranche Dr Fifamè Fidèle Houssou.
Pour elle, cette perception du féminisme signale une incompréhension du mouvement et est liée à la mauvaise interprétation du discours féministe et de ses actions. « Elle est non seulement remarquée chez les hommes mais aussi chez les femmes qui ne réalisent pas le bien-fondé du féminisme dans notre société », fait-elle observer.
En dépit de cette d’incompréhension du féminisme, il y a pourtant, bémolise-t-elle, des associations et des personnes qui ne cessent de se battre pour donner à la femme une situation épanouie lui permettant de participer activement au développement du pays. Et pour cette vague à laquelle elle dit appartenir, « le féminisme est perçu et vécu à la fois comme un engagement éthique et concret de la lutte contre la condition inférieure, aliénante et parfois avilissante de la femme dans tous ses aspects, et comme un effort de changement de cette condition dans le but de retrouver l’harmonie et l’épanouissement de toute l’humanité ».

Mal vue à l’église et dans la société

Les prises de position de la révérende Fifamè Houssou sont-elles appréciées au sein de sa communauté chrétienne? Même si elle trouve drôle la question, elle n’hésite pas à reconnaître qu’elle est « mal » vue. Mais elle se reprend sur une note d’espoir, assurée qu’elle est, que le temps finira par lui donner raison. « Je ne travaille pas pour me faire accepter mais pour amener au changement et cela prend du temps. Je ne suis pas pressée, apaise-t-elle. A l’en croire, beaucoup la comprennent mais le mutisme et la culture font obstacle. Selon ses explications, «la féministe est vue comme une rebelle, une femme insoumise». Une vue très réductrice des choses, pense la révérende qui voudrait aussi travailler à faire comprendre que le féminisme a sa raison d’être dans l’église aujourd'hui.
Dr Fifamè Fidèle Houssou n’est pas qu’engagée. Elle est surtout révoltée parce que « les femmes sont survivantes d’abus, de harcèlements, des violences, d’exploitations et d’injonctions récurrentes au silence. Mon problème, c’est comment continuer au quotidien malgré tout cela, à recevoir ce que la vie offre et nous donne gratuitement et l’évangile me le permet car Jésus remplit nos cœurs pour que jaillisse sa parole ».
Une pasteure a-t-elle vocation à œuvrer plus en faveur de la femme que de l'homme ? A cette interrogation, elle répond : « Je suis pasteure et je suis féministe dans le sens où je défends les droits des femmes et le respect de la dignité féminine. La femme dans la société n’est pas vue comme elle est créée et comme Dieu l’a voulue aux côtés de l’homme. Dieu a béni l’homme et la femme, et leur a confié la charge de la gestion de la création comme des vis-à-vis. Mais la réalité est là que la femme est manipulée et chosifiée dans la société et même dans l’église, elle vit sous la terreur des lectures sexistes de la Bible. Et cette réalité est contraire à l’évangile qui libère», opine furieuse, la révérende. A la question de savoir si la Bible n’a pas dit que la femme doit se soumettre à son mari, sa réponse ne se fait pas prier: «je défends autant les hommes que les femmes mais dans la perspective féministe, c’est la cause des femmes qui est mise en jeu», nuance-t-elle. «Les femmes font l’objet de stéréotypes alors que Jésus a libéré de tout ce qui enchaîne», note-t-elle; et d’ajouter : « je suis féministe au nom de l’évangile de liberté de justice que je proclame. La soumission n’est pas l’esclavage et elle est prescrite à tous. Le texte biblique concernant la soumission commence par « soumettez-vous les uns aux autres. Femmes soumettez- vous à vos maris et maris aimez vos femmes comme Christ a aimé l’église en donnant sa vie». Le débat féministe veut que le texte soit lu au complet et dans son contexte.
Autrement dit, la femme se soumet au mari qui est prêt à mourir pour elle et donner sa vie pour elle. Et la soumission et l’amour s’expérimentent seulement en Christ. Prenant l’exemple du Bénin et surtout des expériences vécues dans quelques pays de l’Afrique de l’Ouest, elle dit noter « une discordance dans la perception qui est faite du féminisme, qu’en même temps qu’il y a des mouvements et des actions qui militent en faveur de la promotion de la femme et du respect de ses droits comme une citoyenne à part entière, il y a aussi un contre mouvement qui s’exprime par le refoulement du féminisme ».

Société 17 oct. 2018


Projet emploi des jeunes: La Banque mondiale satisfaite des premiers bénéficiaires de l’Ouémé

Une délégation de la Banque mondiale a visité dans l’Ouémé, ce mardi 16 octobre, les réalisations de certains bénéficiaires de la première vague du Projet emploi des jeunes (Pej) financé par l’institution financière onusienne et visant à sortir la jeunesse de la précarité. Au terme de la visite, elle s’est dite satisfaite du projet au regard de ses impacts sur les activités et la vie des bénéficiaires.

Le Projet emploi des jeunes (Pej) mis en œuvre par le gouvernement avec l’appui de la Banque mondiale est en train de faire des merveilles sur le terrain. Le constat a été fait ce mardi 16 octobre, à Adjohoun, Dangbo et Akpro-Missérété par une délégation conjointe de la Banque mondiale et de l’Unité de coordination du Pej. Plusieurs sites des jeunes subventionnés par le projet ont été visités. La première étape de la visite a été le site de transformation de manioc en farine à
Sokpètikon dans l’arrondissement d’Akpadanou à Adjohoun. Ici, la promotrice Viviane Vlavonou a confié avec fierté à la délégation que la subvention de 200 000 F Cfa octroyée par le Pej lui a été très bénéfique. Elle a pu dynamiser ses activités aujourd’hui grâce à ce fonds de démarrage qui lui a été donné, après une série de formation en amont, notamment sur la création et la gestion d’une micro-entreprise. Cette formation appuyée de la subvention lui a permis de gérer mieux que par le passé sa micro-entreprise. Grâce à ce petit financement, elle a réussi à acquérir certains matériels indispensables dans la transformation de manioc en gari tels que les grandes marmites et le presse. Viviane Vlavonou dit également avoir construit une petite cabane pour se mettre à l’abri en cas de pluie. Ce qui lui permet aujourd’hui d’exercer son activité dans des conditions meilleures et d’améliorer son rendement.

Œuvre utile !

La délégation a constaté de visu toute cette évolution sur le terrain. Aujourd’hui, Viviane Vlavonou dit produire jusqu’à six sacs de farine de manioc par jour. Elle n’hésite pas à recruter l’aide de deux à trois ouvriers pour lui apporter un coup de main. Les chiffres d’affaires qu’elle réalise aujourd’hui lui permettent de subvenir à ses besoins et ceux de son ménage. Elle épargne également afin de concrétiser d’autres projets qui lui tiennent à cœur dont l’acquisition d’une rappeuse et la production de la farine améliorée au coco ou au soja pour mieux satisfaire sa clientèle.
Après Sokpètinkon, la délégation a visité la menuiserie de Pierre Amoussou, un autre bénéficiaire des 200 000 F Cfa du Pej et installé à Yénawa dans la commune de Dangbo. Comme Viviane Vlavonou, il a fait savoir tout le changement positif que cette subvention a induit sur sa vie et dans son atelier. A en croire ce jeune âgé de 22 ans, les fonds lui ont permis d’acheter des madriers et certains matériels de travail. Aujourd’hui, il se dit fier d’exercer son activité de menuiserie qu’il a héritée de son père. La délégation de la Banque mondiale et du Pej a pu toucher du doigt comment les fonds octroyés ont été utilisés. Ce jeune bénéficiaire avait exposé pour la vente plusieurs fenêtres, portes, chaises et autres qu’il a réalisés à ses soins. La délégation a poursuivi son périple à Akpro-Missérété précisément sur le site de maraîchage de Victorien Dèdji. Selon lui, grâce aux 200 000 F Cfa, il a abandonné ses activités agricoles qui devenaient de plus en plus pénibles pour se lancer dans le maraîchage avec comme spécialité la production de légumes, de laitue et de concombre. Très malin, il a associé l’élevage de pintade et de poulet au maraichage afin d’avoir plusieurs cordes à son arc. Aujourd’hui, Victorien Dèdji ne se plaint pas. Il a gagné sa vie. La délégation a visité, sous une pluie battante, le jardin et le site d’élevage pour se convaincre de la réalité.

Eradiquer la pauvreté

Mais avant Dangbo et Akpro-Missérété, la délégation a marqué un arrêt à Adjohoun, après l’étape de Sokpètikon, pour vivre l’ambiance de formation des jeunes sélectionnés dans le cadre de la deuxième vague du Pej qui prévoit d’étendre la subvention des 200 000 F CFA à 8500 autres bénéficiaires. Ils vont s’ajouter aux 8500 déjà pris en charge et dont 1000 sont encore en attente.
La délégation a fait d’une pierre deux coups en visitant la Coopérative d’appui à la filière riz de l’Ouémé/Plateau (Cafrop) sise dans l’arrondissement central d’Adjohoun. Elle a tenu à marquer cette escale compte tenu du fait que la filière riz bénéficie également d’une enveloppe financière de la Banque mondiale à travers le Programme cadre d’appui à la diversification agricole (Procad) subdivisé en deux projets à savoir le Projet de productivité agricole en Afrique de l’Ouest (Ppaao-Bénin) et le Projet d’appui à la diversification agricole (Pada), phase additionnelle. Toute la pertinence de cet appui de l’institution financière onusienne a été expliquée de long en large par le président du Cafrop, Barthélémy Bognon et président de l’Union départementale des producteurs de riz de l’Ouémé. L’intervention du Pada à travers l’aménagement des sites rizicoles a permis aujourd’hui d’améliorer la productivité et la compétitivité du riz produit dans la Vallée de l’Ouémé, se réjouit-il. L’impact de ces différentes interventions donne des motifs de satisfaction pour la Banque mondiale, laisse entendre le point focal Protection sociale de la Banque mondiale, Saint-Martin Mongan. Il a précisé le contexte de cette visite qui s’inscrit dans le cadre de la Journée internationale pour l’éradication de la pauvreté que célèbre la communauté mondiale le 17 octobre de chaque année. Le thème retenu au plan africain cette année est : « La jeunesse africaine et l’avenir du travail ».
La descente à Adjohoun, Dangbo et Akpro-Missérété vise à toucher du doigt surtout les impacts du Pej dans la réduction de la pauvreté au Bénin et surtout la lutte contre le chômage des jeunes. Saint-Martin Mongan sera soutenu par le représentant du coordonnateur de l’Unité de coordination du Pej, Wilfreed Gbessi. Les réalisations sur le terrain témoignent clairement de ce que la Banque mondiale ne s’est pas trompée en appuyant financièrement le gouvernement dans la mise en œuvre du Pej visant à mettre les jeunes sur la voie de la réussite économique, se réjouit-il aussi pour sa part.

Actualités 17 oct. 2018


Journée internationale des femmes rurales à Tanguiéta: Le réseau Wanep-Bénin et Oxfam appuient le plaidoyer de la gent féminine

Dans le cadre de la célébration de la Journée internationale de la femme 2018, le Réseau ouest-africain pour l’édification de la paix (Wanep-Bénin) appuyé financièrement par Oxfam au Bénin, a regroupé les 14 et 15 octobre, des représentants d’organisations paysannes à Tanguiéta. C’est pour faire le plaidoyer du haut du mont Kosso à Kotiakou en vue de l’effectivité du droit d’accès des femmes à la terre.

L’objectif général du regroupement des femmes issues des organisations paysannes et de quelques hommes à Tanguiéta, les 14 et 15 octobre derniers, est de faire du plaidoyer pour l’effectivité du droit d’accès des femmes à la terre d’une part et de célébrer avec les femmes agricultrices, la Journée internationale des femmes rurales.
C’est du haut du mont Kosso dans l’arrondissement de Kotiakou dans la commune de Tanguiéta que les femmes sont allées plaider à l’endroit des autorités et décideurs locaux et nationaux pour un réel accès des femmes aux fins d’une meilleure sécurité alimentaire pour tous. Les messages lus insistent pour demander aux décideurs à tous les niveaux d’accorder la terre aux femmes rurales pour qu’elles contribuent à mieux nourrir la communauté pour la prémunir contre l’insécurité alimentaire.
Mathurin Bonzi, directeur pays d’Oxfam, a félicité les femmes pour leur détermination et réaffirmé la disponibilité de son organisation dans le combat contre les inégalités.
Le maire de la commune de Tanguiéta, Paul Sagui, suggère que les femmes soient écoutées, car reconnait-il, aux champs, les femmes tiennent la houe au même titre que leurs maris pour labourer. Au sujet des engagements, il a promis la sensibilisation dans les villages et l’Association des communes de l’Atacora-Donga pour porter loin le plaidoyer des femmes.
Embouchant presque la même trompette, Abdoulaye Affo, secrétaire général du département de l’Atacora, reconnaît que la femme est capable et qu’il suffit de lui faire confiance pour développer ses potentialités. Il s’est appesanti sur les engagements de l’Etat au plan international pour rappeler la nécessité d’assurer la promotion et l’autonomisation des femmes. Il n’a pas occulté la sensibilisation qui doit accompagner tout cela. D’ailleurs, a-t-il rappelé, cela préoccupe le chef de l’Etat qui a inscrit l’autonomisation de la femme au point 2 de l’axe 6 du Programme d’action du gouvernement. Une autonomisation qui induit le développement économique local et, partant, une économie prospère. Il a alors promis rendre compte au préfet, une femme battante qui sait la suite convenable à réserver à leur plaidoyer.
La journée du dimanche 14 octobre dernier a été meublée par une séance d’échanges en salle autour du thème "Accès des femmes à la terre et sécurité alimentaire". Lesdits échanges se sont déroulés de façon interactive et participative et se sont achevés par une soirée d’animation folklorique pour renforcer la cohésion entre les participantes.

Société 17 oct. 2018


Nouveau programme pays du Pnud 2019-2023: Pour soulager des vulnérabilités

Quel Bénin voulons-nous à l’horizon 2023 ? Le nouveau programme pays 2019-2023 du Programme des Nations unies pour le développement (Pnud) se veut un instrument au service du développement durable et prospère pour tous les Béninois, les quatre prochaines années. Il intègre la vulnérabilité et les mesures visant à soulager les populations. Un séminaire d’appropriation s’est ouvert dans ce cadre ce mardi 16 octobre à Cotonou.

Le Programme des Nations Unies pour le Développement (Pnud) trace les sillons d’un Bénin prospère pour tous à l’horizon 2023. C’est dans cette logique que s’inscrit son nouveau programme pays pour la période 2019-2023. A l’échéance fixée, le Bénin sera un pays prospère, exempt de toute discrimination, avec des institutions viables au service de tous. Ce programme intègre les défis émergents de développement au Bénin.
La réalisation de ces ambitions suppose une préparation en amont afin d’assurer l’internalisation du document pays par les cadres à divers niveaux. D’où le séminaire d’appropriation qui marque le début de l’opérationnalisation du nouveau programme pays du Pnud pour la période 2019-2023. Il servira de tremplin pour un examen et une prise en main des différents outils de programmation, de mise en œuvre et de suivi en vue du démarrage effectif du programme pays dès janvier 2019. Lequel programme intègre les défis du « changement climatique et des engagements pris à l’échelle mondiale pour y remédier ; la montée des inégalités et de leurs ramifications dans l’économie, la gouvernance et le développement humain ; l’urbanisation rapide ainsi que les défis et opportunités qui y sont associés », détaille le représentant résident du Pnud par intérim, Adama Bokar Soko. Dans tous ces domaines, le programme 2019-2023 cherche à intégrer la lutte contre les vulnérabilités, la gestion des risques et les mesures visant à donner aux femmes et aux jeunes les moyens de participer pleinement au développement, poursuit-il.
Le séminaire initié dans ce sens permettra aux participants d’échanger sur les termes programmatiques, les modalités de mise en œuvre selon les nouvelles directives de programmation du Pnud, précise le ministre du Travail et de la Fonction publique, Adidjatou Mathys, représentant le ministre d’Etat chargé du Plan et du Développement.

Deux objectifs majeurs

Le nouveau programme pays du Pnud vise deux objectifs majeurs. Le premier concerne la promotion d’une croissance durable, forte et qui profite à tous. Et le second, la consolidation de l’Etat de droit, de la démocratie et promotion de la bonne gouvernance. Relativement au premier objectif, le nouveau programme se propose d’agir en faveur des populations vulnérables en vue d’une résilience, d’ici à 2023. Des interventions qui leur permettront également de jouir d’une qualité de vie grâce à un travail décent, à la sécurité alimentaire et nutritionnelle et aux énergies propres, et grâce à la gestion durable des ressources naturelles, des effets négatifs des changements climatiques, et des crises des catastrophes.
Pour atteindre ces objectifs, le Pnud entend œuvrer en faveur d’une société résiliente caractérisée par une croissance économique durable, et partagée notamment dans les zones rurales et péri-urbaines en veillant à ne laisser personne sur le carreau.
Par rapport au second objectif, le nouveau cycle de programme 2019-2023, se focalisera sur l’accès de la population béninoise à des institutions responsables, transparentes et efficaces et à une administration plus moderne à tous les niveaux….
« Le Bénin fait partie de deux pays sur sept dont le descriptif programme pays a obtenu l’annotation de document de bonne qualité », apprécie le ministre du Travail et de la Fonction publique, représentant le ministre d’Etat chargé du Plan et du Développement. Mieux, le document du programme pays est aligné sur les priorités nationales telles qu’elles ressortent du Programme d’actions du gouvernement (Pag- 2016-2021), du Plan national de développement (2018-2025), et du programme de croissance pour le développement durable 2018-2021, développe-t-elle.
La méthodologie d’élaboration de la stratégie de coopération du système des Nations unies au Bénin est fondée sur une approche inclusive afin de ne laisser personne en rade. « Les consultations ont été menées avec les personnes vivant avec le Vih, les personnes handicapées, celles discriminées du fait de leur orientation sexuelle, les toxicomanes », précise le coordonnateur résident du Système des Nations unies, Jean-Pierre Baptiste.
Les leçons tirées des trois premières années de mise en œuvre de l’agenda 2030 présentent des éléments d’éclairage importants à capitaliser dans le cadre de la mise en œuvre du nouveau programme pays du Pnud 2019-2023.

Société 17 oct. 2018


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