La Nation Bénin...
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Face à l’insécurité alimentaire chronique qui menace la planète, la Banque mondiale, l’Onu, la Croix-Rouge international et autres organisations lancent un partenariat novateur pour mieux lutter contre la famine. Dénommé Famine action mechanism (Fam), ce partenariat vise à prévenir la faim dans le monde.
Le Mécanisme de lutte contre la famine (Fam), initiative de la Banque mondiale, de l’Organisation des Nations unies (Onu) et de la Croix-Rouge internationale est soutenue par les géants du numérique à savoir Microsoft Corp, Google et Amazon Web Services (Aws). Il s’agit d’une démarche préventive qui combine la haute technologie, un financement rapide et une collaboration étroite sur le terrain. Il va déployer toutes les ressources pour protéger les plus pauvres et les plus vulnérables, en recentrant l’attention collective sur les millions de personnes qui vivent en situation d’insécurité alimentaire chronique. Ainsi se résume la vision qui sous-tend la création de ce partenariat mondial sans précédent pour prévenir les famines.
La riposte à ces fléaux, qui intervient souvent lorsque de nombreuses vies ont déjà été perdues, est en effet trop tardive et fort onéreuse, soutiennent les initiateurs. Le nouveau dispositif entend y remédier en s’attachant à anticiper les famines, à s’y préparer et à intervenir rapidement, soit autant de mesures qui peuvent sauver davantage de vies et réduire les coûts humanitaires de près de 30 %. L’initiative utilisera le pouvoir prédictif des données pour débloquer des fonds, grâce à des instruments de financement appropriés.
« Le fait que des millions de personnes, dont de nombreux enfants, souffrent encore de malnutrition sévère et de la faim au XXIe siècle est une tragédie mondiale », a déclaré le président du Groupe de la Banque mondiale, Jim Yong Kim. Il a affirmé par ailleurs : « Nous créons une coalition mondiale sans précédent pour dire "plus jamais ça" ». A en croire ses géniteurs, le Fam soutiendra des investissements qui s’attaquent aux causes profondes d’une famine dès les premiers signes avant-coureurs. Il aidera à développer des moyens de subsistance, des filets de sécurité et des mécanismes d’adaptation pour les plus vulnérables. La Banque mondiale, qui a investi près de 3 milliards de dollars par an dans des initiatives en faveur de la sécurité alimentaire au cours de la dernière décennie, va s’employer à rechercher de nouveaux moyens d’accroître ces investissements dans le cadre de ses futurs projets et programmes, renseigne-t-on.
Les données de la Banque mondiale révèlent qu’en 2017, plus de 20 millions de personnes dans le Nord-est du Nigeria, en Somalie, au Soudan du Sud et au Yémen ont été confrontées à la famine ou à une situation proche de la famine sous l’effet conjugué des conflits, de la pauvreté, du changement climatique ainsi que du prix des denrées alimentaires. Ces facteurs persistent dans de nombreuses régions du monde, et risquent d’anéantir les acquis du développement durement obtenus dans les pays en situation de pauvreté chronique. Aujourd’hui, 124 millions de personnes sont confrontées à une insécurité alimentaire critique et ne pourront survivre sans une aide humanitaire d’urgence. Plus de la moitié d’entre elles vivent dans des zones de conflit, selon la même source. « Le Mécanisme de lutte contre la famine (Fam) est un nouvel outil important qui aidera à prédire et donc à prévenir l’insécurité alimentaire et la famine avant qu’elles n’aient une chance de s’installer. La prévention des crises sauve des vies. Avec ce dispositif, nous renouvelons notre engagement à éradiquer la famine et l’insécurité alimentaire aiguë », a déclaré le secrétaire général de l’ONU, António Guterres?

Le Collège d'enseignement général de Lalo, dans le Couffo, a servi de cadre hier, mardi 16 octobre, à la célébration de la trente-huitième Journée mondiale de l'alimentation et au lancement de la vingt-deuxième édition de telefood. C’était sous la houlette du ministre Gaston Dossouhoui en charge de l’Agriculture et de Jean Adanguidi, représentant la Fao, et en présence du préfet du département, Christophe Mègbédji et de plusieurs maires.
Avec le soutien de la Fao, partenaire technique et financier du Système des Nations unies, le Bénin a célébré, hier, la trente-huitième Journée mondiale de l'alimentation portant sur le thème « Agissons pour la faim zéro ». Autour de ce thème évocateur de l’urgence d’entreprendre des actions collectives et simultanées, de par le monde, en vue d’améliorer l’existence des populations vulnérables, la célébration a été marquée, à Lalo, par la remise de lots d’équipements à douze coopératives agricoles constituées des femmes spécialisées dans la production et la transformation de divers produits de terre. Les organisations professionnelles lauréates sont les meilleures en termes de production dans chacun des douze départements du pays. Outillées suivant les spécificités de leurs activités respectives, les femmes agricoles sont retournées chez elles les bras chargés des lots composés, entre autres, de presse manioc, d’étuveuse de riz, de concasseuse de karité, de sacs d’engrais et de pulvérisateurs ainsi que de batteuses-vanneuses et de bassines. Le don des équipements a été possible grâce aux financements des partenaires techniques et financiers du Bénin notamment la Fao préoccupée par l’éradication de la faim dans le monde.
En vue de faire contribuer tous les acteurs à l’atteinte de l’objectif, la fin de la faim au Bénin, l’occasion de la présente célébration a été également saisie pour procéder au lancement de la vingt-deuxième édition de telefood pour le compte de tout le Bénin. Aux dires du ministre Gaston Dossouhoui qui a donné le top de cette campagne destinée à collecter des fonds, l’initiative permet de financer l’équipement d’autres organisations paysannes. La collecte de fonds effectuée sur place s’élève à plus de six-cent mille francs Cfa. Les personnes désireuses de participer à la campagne peuvent directement verser leurs dons dans le compte N° 90 103 765 001 000/97 logé à la Bibe Jéricho/Cotonou, à en croire le ministre en charge de l’Agriculture.
Rappelant les efforts du gouvernement, le ministre Gaston Dossouhoui soutient qu’en organisant les présentes manifestations, le Bénin souscrit dans la dignité à son engagement, en tant que pays membre de la Fao, d’œuvrer aux côtés de cette institution pour combattre la faim et éradiquer la pauvreté dans le monde. Selon l’analyse globale de la vulnérabilité et de la sécurité alimentaire réalisée en 2017, 47,5% de la population béninoise jouissaient d’une sécurité alimentaire et 42,9% avaient une consommation alimentaire adéquate, mais sont à risque de basculer en insécurité alimentaire en cas de chocs sévères ou fréquents.
A son tour, le chargé de programme à la Fao, Jean Adanguidi, représentant du représentant intérimaire de l’institution, soutient qu’à l’instar des pays comme le Brésil, le Bénin peut et doit vaincre la faim et améliorer la nutrition de son peuple. De toutes les façons, il s’agit d’une dynamique mondiale dans laquelle le pays doit s’insérer au risque d'être à la traine. « La Journée mondiale de l’alimentation, célébrée ce jour, vise à rappeler à la communauté internationale son engagement consistant à éradiquer toutes les formes de malnutrition et à sensibiliser le public sur le fait qu’atteindre l’objectif faim zéro d’ici 2030, soit en 12 ans, est toujours possible », souligne Jean Adanguidi.
Du reste, il faut rappeler que les lauréats d’un concours épistolaire organisé dans le cadre de la célébration ont été, eux-aussi, distingués hier à Lalo.

La consommation des fonds affectés et non affectés alloués dans le cadre du Fonds d’appui au développement des communes (Fadec) est, à nouveau, autorisée à Houéyogbé dans le département du Mono. L’information a été portée hier, lundi 15 octobre, à travers un message radio lu au conseil communal réuni en session à l’hôtel de ville.
Tout heureux, le maire Cyriaque Domingo explique que cette mesure de levée de suspension fait suite à deux différentes séances de travail animées au sujet de la situation par le secrétaire permanent de la Commission nationale des Finances locales (Conafil) créée par le décret n° 2008-274 du 29 mai 2008. C'est le bras opérationnel dans la bonne gouvernance du Fadec. Aux dires du maire et de Jacques Agbodji, conseiller communal, les deux séances ont permis de passer en revue les directives contenues dans le manuel de procédure du Fadec et de relever les fautes ayant conduit à la prise de la décision de suspension. Après avoir tourné cette page, Houéyogbé renoue donc avec les opérations engagement, mandatement et payement sur ressources Fadec. « Rien n’est perdu. A partir de maintenant, les travaux de développement vont reprendre », s’est félicité Cyriaque Domingo en remerciant le gouvernement et le ministre en charge de la Décentralisation.
Mesure conservatoire en vue d’empêcher le conseil d’engager d’autres investissements au mépris des règles encadrant la consommation des fonds Fadec, la décision de suspension est intervenue le 12 septembre dernier mais portée à la connaissance du conseil le 24 septembre 2018. Selon des sources proches du dossier, il a été reproché, notamment au maire, d’avoir engagé des financements sur le projet d’électrification d’un village à Houéyogbé. Les installations électriques auxquelles les financements incriminés ont été consacrés étant déjà en place, le maire retient que c’est un acquis qui ne saurait être démoli.
Rappelons que le Fadec est l’un des plus importants outils de financement du développement des communes béninoises. Il est réglementé par un manuel de procédures dont la version 2015, après actualisation de celle de 2008, est en cours d’application depuis le 1er janvier 2016?
Actualités 16 oct. 2018
Veiller à ce que les activités émettrices de gaz à effet de serre soient incluses dans le prochain inventaire[/caption]Sous la houlette du Secrétariat de la Convention cadre des Nations unies sur les changements climatiques (Ccnucc), le Bénin vient de procéder à l’inventaire de son système national de gestion de gaz à effet de serre. Au terme des travaux d’un atelier tenu du 8 au 12 octobre à Cotonou, des spécialistes du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec) ont salué l’effort fait par le Bénin. Toutefois, le pays est invité à formaliser son système national.
Formaliser le système national d’inventaire des gaz à effet de serre du Bénin en urgence. Telle est la conclusion à laquelle sont parvenus les participants à l’atelier sur l’assurance qualité du système national de gestion des inventaires des gaz à effet de serre et des inventaires nationaux de gaz à effet de serre du Bénin, tenu du 8 au 12 octobre à Cotonou.
L’atelier vise à faire l’examen des inventaires des gaz à effet de serre du Bénin par rapport aux principes de transparence, précision, exhaustivité, cohérence et comparabilité du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec) et à formuler au besoin des recommandations. Les experts ont exhorté le Bénin à préparer un plan national détaillé d’amélioration de la qualité des inventaires nationaux où sont identifiées toutes les ressources disponibles, des sources potentielles de ressources supplémentaires, les délais tout en prenant en compte l’analyse des catégories clés et les résultats des analyses d’incertitude. Le Bénin doit aussi estimer des émissions pour le maximum de catégorie clé en utilisant les méthodes de niveau 2 notamment dans le secteur des transports ; développer les facteurs démissions propres au Bénin; collecter les données manquantes et de les documenter dans le prochain inventaire; de veiller à ce que toutes les activités émettrices de gaz à effet de serre soient incluses dans le prochain inventaire y compris les sources confidentielles. Il doit également établir un inventaire forestier national continu couvrant éventuellement toutes les utilisations de terres pertinentes et réaliser des études spécifiques pour collecter des données pour le secteur transport qui est une catégorie clé.
Ces recommandations formulées par les participants ont reçu l’avis favorable des autorités. Elles feront l’objet d’une attention particulière de la part du ministère du Cadre de Vie et du Développement durable et des partenaires pour leur mise en œuvre, d’après Jeanne Josette Acatcha Akoha, directrice de cabinet du ministre du Cadre de Vie et du Développement durable. Aussi, seront-elles prises en compte dans le cadre de l’élaboration du document de projet national sur le cadre de transparence renforcée (Cbit) au titre de l’Accord de Paris.
« Vous venez d’accomplir une œuvre historique d’intérêt international en offrant au Bénin l’opportunité d’améliorer la qualité de ses inventaires, voire de se doter d’un outil de développement et de décision fiable », a insisté Jeanne Josette Acatcha Akoha. Selon elle, un important effort est fait par le Bénin pour mettre en place un système national d’inventaire de gaz à effet de serre, même s’il est recommandé de prendre urgemment les dispositions idoines pour le formaliser. Elle a aussi confié que l’amélioration de la qualité des données d’activité du Bénin et l’utilisation de la méthode de niveau 2 du Giec pour les catégories clés sont impérieuses surtout pour le secteur des transports, si le pays aspire à améliorer de façon substantielle la qualité de ses inventaires de gaz à effet de serre par rapport aux principes du Giec.

L’examen national de licence et de master, une réforme phare du gouvernement, pour réorganiser le secteur des établissements privés d’enseignement supérieur est à sa 2e édition. Les candidats à l’assaut du diplôme national de licence planchent depuis ce lundi 15 octobre.
Le top de la 2e édition de l’examen national de licence et de master a été donné hier lundi. Les candidats à l’assaut des diplômes de licence et de master composent sur toute l’étendue du territoire national. Deux jours de composition dans cinquante-trois filières qui va s’échelonner sur deux semaines. Les domaines de composition sont : Agronomie, Journalisme, Hôtellerie, Tourisme et Loisirs, Bâtiment et Travaux publics; Psychologie et Science de l’éducation, Langue française, Langue anglaise, Génie électrique et énergie renouvelable, Electronique ; Administration des finances et du trésor, Administration des centres hospitaliers universitaires et intendance, Administration des impôts, Sciences juridiques, Sciences politiques, Marketing, Commerce ; Entrepreneuriat et gestion des projets, Planification et développement local, Finance comptabilité, Gestion des ressources humaines.
Selon le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, il y a eu cette année, plus de 100% de participation contrairement à l’année dernière. Au total, 5.656 candidats composent cette année, contre 2 174 l’année dernière. « Ce qui montre qu’il y a beaucoup plus d’établissements privés qui ont présenté des candidats cette année. J’encourage les candidats à bien travailler », a indiqué Marie Odile Attanasso, au lancement des épreuves hier matin au collège d’enseignement général Sainte Rita à Cotonou, où les candidats composent. Ils sont aussi répartis au Ceg du Lac, à Porto-Novo avec 366 candidats, à Abomey avec 98 candidats et à Parakou qui enregistre 103 candidats. Au regard des remous que cette composition a connus dans le rang des promoteurs d’établissements privés, il y a un an, on peut affirmer que c’est un pari gagné pour le gouvernement de la Rupture. De plus en plus, tout le monde est conscient de l’utilité de cet examen, selon Marie Odile Attanasso, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique. Elle a souligné que c’est pour le développement du Bénin et de la jeune génération.
La lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme est désormais l'affaire de tous[/caption]Le Réseau des organisations de la société civile pour la lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme (Roscilb-Cft) a été officiellement lancé, vendredi 12 octobre dernier, à Cotonou. C'est une fédération des forces de la société civile décidée à prendre résolument sa part active dans la lutte contre ces phénomènes.
Porté sur les fonds baptismaux, le Roscilb-Cft entend lutter, de façon participative, durable et efficace, aux côtés des institutions nationales et internationales contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme à travers l'information, l'écoute et la communication (Iec). Le Réseau des organisations de la société civile pour la lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme (Roscilb-Cft) se donne pour valeurs, le professionnalisme et le réseautage, et pour vision d'être d'ici 2025, la première plateforme de sécurisation contre ces phénomènes par l'Iec et à travers des relais communautaires professionnels. C'est en présence de représentants de l'Union européenne, de l'ambassade de Chine, du ministère de la Justice, de la préfecture du Littoral, de differents corps et organisations de la société civile (Osc), que le réseau a été lancé.
Présentant l'initiative, le secrétaire général du Roscilb-Cf, Abdoul Boukari, a rappelé que les problèmes de blanchiment de capitaux et de financement du terrorisme impactent la vie économique et sociale des Etats. A travers le Roscilb-Cft, c'est la société civile qui prend alors sa part active dans la lutte contre ces maux. Ce faisant, le réseau s'inscrit dans la vision du gouvernement concrétisée par la création de la Cellule nationale de traitement des informations financières (Centif) et de la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet). «Il s'agit pour le réseau de susciter une coopération, une synergie d'actions pour une lutte efficace...», a précisé le secrétaire général du Roscilb-Cft. Pour le secrétaire général de la préfecture, Wilfried Gbaguidi, la mise en place d'une synergie d'actions s'avère justement indispensable pour éradiquer les phénomènes préoccupants de blanchiment de capitaux et de financement du terrorisme. «Si nous, Organisations non gouvernementales, nous avons accepté de former ce réseau, c'est parce que nous sommes concernées. Ce sont les Ongs qui reçoivent le plus de financement. Personne ne sait d'où vient l'argent ou même qui nous en donne. Il y a même au Bénin, des gens qui détournent de l'argent et les placent dans les Ongs» , fait savoir le président du Roscilb-Cft, Paul Adahou, pour montrer les motivations de ce nouveau réseau.
Très engagé dans la lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme, le parrain de la cérémonie de lancement, Bruno Kangni, a exhorté les initiateurs à une pratique vertueuse, à une bonne coopération avec tous les acteurs, au maintien de l'équité et de l'égalité, au courage et à la résistance.

La Commission électorale nationale autonome (Cena) organise depuis ce lundi 15 octobre à Agoué, une formation des facilitateurs Bridge à l’intention de ses membres. Ceci dans l’optique de renforcer davantage leurs compétences aux fins d’une bonne performance de l’institution et de son professionnalisme. Cette session de formation qui prend fin le 23 octobre prochain a été ouverte officiellement par Geneviève Boko Nadjo, vice-présidente de l’institution.
La présente formation des facilitateurs Bridge est la seconde, après celle organisée à Cotonou du 20 au 24 août 2018 et qui a permis, selon la vice-présidente de la Commission électorale nationale autonome (Cena), Geneviève Boko Nadjo, d’obtenir des acquis qui ont facilité l’organisation de la deuxième phase d’enseignement relative à la formation des facilitateurs.
Précisant les objectifs de cette formation qui durera dix jours, Geneviève Boko Nadjo affirme qu’elle permettra de former pendant dix jours les participants sélectionnés à la méthodologie du projet Bridge, au contenu existant ainsi qu’au développement de nouveaux contenus ; de leur donner une expérience encadrée de la conduite du projet Bridge et la possibilité de modifier les supports pédagogiques Bridge existants et d’en développer de nouveaux. La formation permettra également d’offrir aux participants un mécanisme d’évaluation de leur aptitude à faciliter le projet Bridge au niveau requis.
Cette formation, à ses yeux, vient combler un besoin : celui du renforcement de capacités d’une équipe soucieuse de professionnalisme et de performance.
Elle a exhorté les participants à suivre avec une totale assiduité cette session, mais aussi et surtout à y participer activement afin qu’à l’issue du processus, le Bénin puisse se prévaloir d’une masse critique de facilitateurs Bridge à même de mettre leur savoir-faire et leurs compétences à améliorer les pratiques de gestion électorale dans le monde, à l’instar des enseignants-formateurs Alexandra Hovelacque et Théo Dowetin.
Elle a salué l’engagement et la disponibilité des uns et des autres et remercié, au nom de l’institution Osiwa qui n’a ménagé aucun effort pour apporter le financement nécessaire à la formation.
La formation Bridge facilite la mise en place d’une administration électorale solide et durable. Le Bridge est reconnu comme le cours le plus complet en matière électorale, mais également une solution pour asseoir un processus électoral inclusif, intègre et transparent. Elle permet de former des compétences électorales, des formateurs semi-accrédités et accrédités aux concepts, principes de gestion et de monitoring des processus électoraux et les accompagner à élaborer un plan d’action de réutilisation des connaissances acquises.

La quatrième édition du Bénin Dns forum a rassemblé, samedi 13 octobre dernier, à Cotonou, des jeunes autour de l’usage du système des noms de domaines dans les administrations publique et privée. Les participants ont été entretenus pour mieux connaître le Dns et ses enjeux avant d’être invités à s’engager dans la dynamique de gouvernance technologique en cours.
Au cours de la conférence publique, il y a eu des présentations autour du Système des noms de domaine (Dns), l’extension .bj, les menaces auxquelles s’exposent les utilisateurs d’internet et à l’usage des noms de domaine. Les participants ont été aussi entretenus sur comment se protéger au travers du choix de son identité numérique en ligne.
Parlant des risques et menaces auxquels les utilisateurs sont exposés, Ramanou Biaou, coordonnateur du Bénin Dns forums, informe que l’accès aux services en ligne se fait au travers d’une adresse. Pour avoir accès à la bonne information de cette adresse, indique-t-il, il y a une série d’opérations qui se déroule, appelée résolution Dns. C’est au cours de cette résolution, affirme-t-il, qu’il est possible d’être exposé à des vulnérabilités qui peuvent orienter vers un mauvais serveur.
L’intérêt de ce forum pour la jeunesse, informe Ramanou Biaou, c’est de l’aider à comprendre comment l'Internet fonctionne du point de vue gouvernance et technique. Il a été expliqué aux participants comment ils peuvent s’engager pour construire l’internet du futur et le développement des technologies de demain, adaptées aux besoins de l’Afrique.
Franck Kouyami, président du Forum pour la gouvernance de l’Internet au Bénin, l’une des cinq associations qui ont organisé le forum, indique qu’il s’agit de consolider et de renforcer la compréhension du système des noms de domaine. Il informe en outre qu’il existe un déficit de représentativité de la qualité des participations, du nombre de participants aux différentes instances de gouvernance d’Internet dans le monde.
Régler ce problème de représentativité est aussi l’objectif de Bénin Dns forum. Ce qui permettra à terme, a-t-il soutenu, de consolider et de renforcer la présence du Bénin dans l’espace numérique international qui est en train de se construire.
Barkatou Sabi, représentante du ministre de l’Économie numérique, a assuré la jeunesse de l’engagement de son ministère à accompagner la dynamique du Bénin Dns forum. Elle a salué l’effort de combler le retard numérique avant d’inviter la jeunesse à être active à ce forum.

Le médiateur de la République est en fin de mandat après cinq années d’exercice non renouvelable. Joseph Houessou Gnonlonfoun devra passer le témoin à son successeur qui sera nommé par le chef de l’Etat, Patrice Talon.
La succession du médiateur de la République est désormais ouverte. Nommé par décret n°2013-395 du 7 octobre 2013, Joseph Houessou Gnonlonfoun qui a été installé dans ses fonctions le 14 octobre 2013 après prestation de serment devant le président de la République qui l’a promu, a achevé son mandat de cinq ans non renouvelable. L’homme qui a succédé au professeur Albert Tévoèdjrè devra lui-même passer le témoin. Du coup, les regards sont désormais tournés depuis le samedi 13 octobre dernier, vers le chef de l’Etat, Patrice Talon, pour pourvoir à la nomination du nouveau médiateur de la République. Comme il est de coutume en de pareilles circonstances, plusieurs noms circulent dans les couloirs de l’institution à Porto-Novo. Cette nomination ne va certainement pas tarder. Peut-être qu’elle sera connue lors du Conseil des ministres de demain mercredi 17 octobre. Pour l’instant, le magistrat à la retraite est encore en poste en attendant de connaître son successeur. Celui-ci doit être choisi, conformément à l’article 3 de la loi n°2009-22 du 11 août 2009 instituant le médiateur de la République, « en raison de sa grande expérience de la vie et des affaires publiques, de ses compétences professionnelles éprouvées, de sa bonne moralité et de son attachement à la concorde et à la paix sociales». Cette personnalité est attendue pour poursuivre la mission du médiateur de la République chargé de recevoir les griefs des administrés relatifs au fonctionnement des administrations centrales de l’Etat, des collectivités décentralisées, des établissements publics et les étudier afin d’y apporter des solutions équitables. Le médiateur de la République a également pour mission de suggérer au chef de l’Etat des propositions tendant au fonctionnement normal et à l’efficience des services publics. Il contribue de façon générale à l’amélioration de l’Etat de droit et de la gouvernance administrative.
Plus de 4400 recours traités
Aux termes de l’article 9 de la loi citée supra, « le médiateur de la République peut, à la demande du président de la République ou du gouvernement, des membres de toute autre institution de la République, participer à toute activité de conciliation entre l’administration publique et les forces sociales et/ou professionnelles. Il peut également être sollicité par le président de la République pour des missions particulières relatives aux questions de réconciliation et de paix aux niveaux national, régional et international ».
Toutefois, le médiateur de la République est limité dans son champ de compétence et d’intervention. Ainsi, les différends notamment qui peuvent s’élever entre les personnes physiques ou morales privées et les procédures engagées devant la justice ou la dénonciation d’une décision judiciaire ne relèvent pas de la compétence du médiateur de la République. Lorsqu’il est saisi d’un recours relatif à l’un des domaines ci-dessus cités, la loi lui fait obligation d’adresser au réclamant une suite lui indiquant une démarche alternative. Seulement, la mission et le champ de compétence du médiateur de la République restent encore peu compris du grand public. Certains estiment à tort ou à raison que c’est une institution budgétivore. Là-dessus, les responsables de l’organe s’en défendent. « Le médiateur de la République est une institution utile. Il faut déjà avoir un problème administratif pour se rapprocher de lui pour voir les diligences qui sont faites dans le dénouement de tel ou tel dossier », contre-attaque Bienvenu Padonou, directeur des Recours du médiateur de la République. Selon lui, l’institution a reçu et traité plus de 4400 réclamations des citoyens sur les cinq ans dont 385 déjà en 2018. Plus de la moitié des recours ont prospéré et sont sanctionnés par des succès, note-t-il.«Tout le monde se plaint de notre administration et dans le même temps on ne veut pas qu’il y ait quelqu’un qui travaille à régler les dysfonctionnements de l’administration. C’est comme si on veut une chose et son contraire », observe le directeur des Recours du médiateur de la République.
Au nombre des cas de médiation réussie suite à l’intervention du médiateur de la République, Bienvenu Padonou cite le dossier des étudiants béninois inscrits en stomatologie et en odontologie et dont le Bénin n’a pas le matériel technique requis pouvant permettre à ces derniers de faire une spécialisation correcte. Ils ont vu leur situation réglée par le Conseil des ministres qui leur a trouvé de bourses d’études à l’étranger afin qu’ils poursuivent leur formation. Cette situation a été réglée grâce à l’intervention du médiateur de la République saisi par les étudiants et qui a intercédé pour eux auprès du ministère chargé de l’Enseignement supérieur.
Institution utile ?
Un autre cas symptomatique, poursuit Bienvenu Padonou, est celui d’un enseignant en service dans la commune de Klouékanmè dans le Couffo admis au concours d’entrée dans la Fonction publique, mais en même temps en situation de reversement en agent contractuel d’Etat. Son contrat de reversement est signé par lui mais l’administration n’a pas apposé sa signature. L’acte est finalement paru, rappelle le directeur des Recours du médiateur de la République, pendant qu’il a abandonné ce contrat pour aller en formation à l’Ecole nationale des instituteurs. Mais entre-temps des agents de la Recette-Perception de Klouékanmé ont intercepté le contrat signé et ont perçu ses salaires en ses lieu et place pendant trente mois. La supercherie a été découverte lorsque le pauvre agent a demandé l’établissement de sa fiche de paie pour le concours d’agent contractuel de l’Etat pour lequel il est admis. L’administration des Finances lui a opposé une fin du non-recevoir. Il lui a été servi que son nom se trouve dans la base de données des agents titulaires de fiche de paie et qu’il a régulièrement touché ses salaires. L’instituteur a tenté de se justifier qu’il n’a jamais touché de salaire depuis trente mois mais en vain. C’est ainsi qu’il a saisi le médiateur de la République qui s’est impliqué dans le dossier. De fil en aiguille, il a été révélé que l’agent a raison. Ses trente mois de salaires évalués à quatre millions ont été perçus par des agents de la Recette-Perception de Klouékanmè, tous aujourd’hui en prison. Le réseau de fraudeurs a été démasqué. «Le médiateur de la République a fait non seulement, dans ce dossier, œuvre utile pour l’enseignant, mais aussi pour l’administration publique », se réjouit Bienvenu Padonou. Le directeur des Recours du médiateur de la République n’oublie pas non plus le cas de l’épouse de l’ex-préfet de Boukombé, Pamphile Hessou, qui pendant très longtemps n’a pu obtenir la pension de veuvage de son mari décédé. Par l’intervention du médiateur de la République, informe Bienvenu Padonou, les services du Trésor public lui ont donné satisfaction en faisant fi de l’acte de décès de son mari que l’administration des Finances lui réclamait avant de lui délivrer cette pension de veuvage. Elle est en possession de l’acte depuis 2016 suite à l’intervention du médiateur de la République. « Après le domaine du foncier, la gestion de carrière des agents de l’Etat est le deuxième secteur dans lequel le médiateur est le plus saisi », relève le directeur des Recours du médiateur de la République. Il reviendra au successeur du magistrat à la retraite d’imprimer à l’institution sa marque afin de gagner définitivement la confiance des administrés?
Actualités 16 oct. 2018
présentation des sachets bio aux femmes du marché GANHI[/caption]L’entrée en vigueur de la loi n°2017-39 portant production, importation, commercialisation et utilisation des sachets plastiques non biodégradables implique de nouvelles dispositions quant à leur usage qui n’est pas sans conséquence sur le cadre de vie. Loin d’une lutte acharnée, le gouvernement fait l’option de la sensibilisation et de l’accompagnement des unités de production locales pour les sachets biodégradables recommandés.
Les sachets non biodégradables sont interdits d’usage au Bénin depuis le vote de la loi n° 2017-39 portant production, importation, commercialisation et utilisation des sachets plastiques non biodégradables. Depuis lors, l’option de la répression s’impose au gouvernement pour mettre fin à la commercialisation des sachets non conformes, c’est-à-dire les sachets non biodégradables qui polluent le cadre de vie. Mais il n’en est encore rien.
Le gouvernement a privilégié l’option de la sensibilisation, de l’orientation des citoyens sur la conduite à tenir ainsi que l’accompagnement des unités de production puis la facilitation de l’importation de sachets aux commerçantes. Le gouvernement, selon nos sources, a fait cette option responsable, pour réussir à extirper du marché de façon progressive les sachets non biodégradables qui se retrouvent encore sur les étalages au niveau des marchés. La récente sortie du préfet du département du Littoral en compagnie du directeur général de l’environnement et du climat et ses cadres, ce vendredi 12 octobre, s’inscrit dans le cadre de cette campagne de sensibilisation des usagers des marchés pour leur montrer la voie à suivre pour se procurer des sachets biodégradables.
Une équipe du ministère du Cadre de Vie et du Développement durable a eu à assister, il y a quelques jours, à la réception d’une importante quantité de sachets biodégradables. Environ 180 tonnes de sachets bio qui, sans doute, seront déversés sur le marché. Cette démarche du ministère est un exemple selon des personnes averties de la chose environnementale. Dans le processus, la répression n’est pas l’élément le plus important. Ce qui compte c’est que les populations puissent adopter les sachets biodégradables et changent de comportement de façon progressive, pour leur bien-être et la protection de l’environnement. Quant à l’importation des sachets, il est à noter que les formalités sont assouplies et plusieurs entreprises sont sur le point de démarrer leurs activités, ce qui va faciliter aussi la compétitivité et l’accessibilité du coût, selon les explications du directeur général de l’environnement et du climat. Le ministère se charge ainsi du contrôle de qualité de ces emballages nouvellement arrivés qui vont inonder le marché bientôt.
Un sujet sensible
Quand on parle de sachet biodégradable, les spécialistes indiquent qu’il s’agit d’un sujet sensible. De sources proches du ministère du Cadre de Vie et du Développement durable affirment que le sujet est sensible et qu’il est important de l’aborder avec délicatesse. Sensible du point de vue qualité bio ou oxo et de la capacité des unités locales à produire les sachets selon les normes sans tricher sur leur qualité. Il faut reconnaître que les sachets oxo-dégradables sont loin d’être une solution écologique, non polluante et 100% biodégradables; donc sans aucun avantage pour l’environnement, selon nos sources. Il est opportun de prendre toutes les dispositions afin de limiter la production non conforme de sachets biodégradable.
Environnement 16 oct. 2018