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Pour permettre aux pays membres de l’Uemoa de disposer de données statistiques fiables et comparables entre eux, la commission de l’Uemoa a initié avec l’appui de la Banque mondiale le programme d’harmonisation et de modernisation des enquêtes sur les conditions de vie des ménages. Le directeur de cabinet du ministre d’Etat, en charge du Plan et du Développement, Rufino d’Almeida, a lancé, vendredi 12 octobre dernier, à Cotonou, les opérations de ces enquêtes.
« Les bonnes statistiques sont un input important pour le développement », a souligné le représentant de la représentante résidente de la Banque mondiale au Bénin, Félicien Donat Edgar Towènan Accrombessy, lors du lancement des opérations d’enquêtes harmonisées sur les conditions de vie des ménages des pays membres de l’Uemoa. Ces pays ont de réelles difficultés à conduire et à disposer des données statistiques comparables et fiables.
Pour corriger les difficultés des pays à mobiliser les ressources financières importantes qu’exigent les enquêtes sur les conditions de vie des ménages, et consciente de la nécessité pour la convergence réelle dans l’union de disposer de statistiques comparables, fiables et à jour sur les conditions de vie des ménages, la commission de l’Union économique ouest-africaine (Uemoa) a élaboré le programme d’harmonisation et de modernisation des enquêtes sur les conditions de vie des ménages avec les appuis technique et financier de la Banque mondiale sur cinq ans.
Lesdites enquêtes, selon le représentant résident de l’Uemoa au Bénin, Komlan Agbo, visent d’une part, à renforcer les capacités des instituts nationaux de statistiques de l’Union dans la conduite des enquêtes sur les conditions de vie des ménages notamment à travers l’utilisation des Tics pour l’économie de temps et l’amélioration de la qualité des données, et d’autre part, à garantir la comparabilité spatiale et temporelle des données qui fait souvent défaut à travers l’harmonisation des outils de collecte.
Ce projet, a expliqué le directeur général de l’Institut national de la Statistique et de l’Analyse économique (Insae), Laurent M. Hounsa, va couvrir l’ensemble du territoire national avec un échantillon représentatif de 8040 ménages répartis dans 670 grappes. Sa première partie, qui se tient en 2018, porte sur la moitié de l’échantillon, et l’autre moitié le premier semestre de 2019. Les résultats finaux des deux passages sont attendus pour la fin de l’année 2019. Il a rassuré l’ensemble des acteurs des dispositions techniques prises pour garantir la fiabilité et la comparabilité des données dans le temps et entre les pays de l’Uemoa. L’aboutissement de ce projet, ajoute-t-il, permettra de rendre comparables les chiffres de pauvreté et beaucoup d’autres statistiques sur les conditions de vie des ménages pour tous les Etats de la sous-région pour l’indice harmonisé des prix à la consommation.
Réduire la pauvreté d’ici 2030
La nécessité de ces enquêtes se justifie, selon le représentant de la représentante résidente de la Banque mondiale au Bénin, Félicien Donat Edgar Towènan Accrombessy, quand on sait que la demande en matière de données statistiques de bonne qualité est forte. D’une part, poursuit-il, les pays de la sous-région sont tous engagés dans des politiques de développement et de lutte contre la pauvreté. D’autre part, les engagements internationaux notamment, les objectifs de développement durable dont le premier est l’éradication de l’extrême pauvreté à l’horizon 2030 et auquel la Banque mondiale attache particulièrement du prix. Le suivi et évaluation de ces projets nécessite des statistiques pertinentes, fiables, produites régulièrement et en temps opportun. En plus, les opérations et les travaux d’analyse sur les questions de pauvreté souffrent encore de certaines faiblesses notamment l’irrégularité des financements qui compromet la pertinence des statistiques et les changements de méthodes rendent difficilement comparables ces statistiques dans le temps et entre les pays de la sous-région. L’objectif de ce projet est de renforcer la capacité des instituts nationaux de la statistique afin de leur permettre de produire de façon régulière des données pertinentes, fiables et comparables dans le temps et entre pays sur les conditions de vie des ménages et la pauvreté. A la fin de tout le processus, les résultats du Programme d’harmonisation et de modernisation des enquêtes sur les conditions de vie des ménages aideront l’ensemble des acteurs du développement à prendre des décisions éclairées, car basées sur des faits réels pour améliorer le bien-être des populations de l’Union.
Société 15 oct. 2018

La direction générale des Eaux, Forêts et Chasse a un nouveau directeur, en la personne du général Aristide Fortuné Adjadémè, nommé à la faveur du Conseil des ministres du mercredi 10 octobre dernier en remplacement du colonel Sévérin N’Sia. La prise de commandement a eu lieu, vendredi 12 octobre dernier, en présence du ministre du Cadre de Vie et du Développement durable, dans les locaux de ladite direction.
Le colonel Sévérin N’Sia précédemment directeur général des Eaux, Forêts et Chasse (Dgefc) part après deux ans et quatre mois de service. Il cède son poste à son successeur, le général Aristide Fortuné Adjadémè, satisfait d’avoir contribué à l’essor et au rayonnement de cette entité stratégique de l’Etat avec passion et abnégation, à travers la mise en œuvre des réformes du gouvernement pour ce secteur. Lors de la passation de commandement, vendredi dernier, il a levé un coin de voile sur les actions qu’il a entreprises, sous l’impulsion du ministre José Tonato. Lesquelles n’ont été possibles que grâce à l’implication de ses collaborateurs. Entre autres réalisations, le colonel Sévérin N’Sia évoque le reversement qui a conduit au port de nouveaux galons et au paiement à l’indice réel de ses collègues, parce que transférés du ministère des Finances vers le ministère de la Défense nationale. Les réformes organisationnelles et institutionnelles engagées pour rapprocher l’administration de l’administré ; les Inspections forestières dédoublées et des réformes de réorganisation qui ont permis de créer sept inspections, sept cantonnements et de revitaliser des services techniques d’aménagement ; l’acquisition de 23 véhicules, 84 motos gros calibres pour mettre en route le fonctionnement des unités ; l’élaboration des documents sécurisés ; la création de la brigade mobile pour éviter les fraudes et l’évasion fiscale ; le reboisement intensif ; la signature de convention et des partenariats … sont évoqués par le directeur général sortant. Tout en rappelant que sur les 45 projets phares du Pag, le ministère du Cadre de vie a 22 à exécuter, le colonel invite les agents à travailler avec rigueur et abnégation pour atteindre les résultats escomptés. Son successeur compte sur la collaboration de chaque agent pour redorer le blason de leur maison commune et gagner le pari de l’accompagnement sans faille du chef de l’Etat.
« Une nouvelle saison s’ouvre pour la maison des Eaux, Forêts, Chasse que je voudrais placer sous le signe de la continuité, mais aussi et surtout de la consolidation des acquis par le renforcement des réformes », a souligné José Tonato, ministre du Cadre de Vie et du Développement durable.
L’entrant, le conservateur des Eaux et Forêts, Aristide fortuné Adjadémè, est appelé à nouer la nouvelle corde au bout de l’ancienne pour consolider les acquis mais surtout pour ouvrir de nouveaux chantiers, un front sur lequel la confiance a été placée en lui.

Le Rassemblement national pour la démocratie (Rnd) a organisé un meeting politique, samedi 13 octobre dernier, à Kétou, en présence des militants venus des autres communes du Plateau en l’occurrence Sakété, Pobè, Ifangni et Adja-Ouèrè. Occasion pour le président du parti, Jean-Michel Abimbola, de porter en triomphe les actions et réformes du chef de l’Etat, Patrice Talon et de mettre sa troupe en ordre de bataille pour une victoire aux législatives 2019, sous la bannière d’un grand parti politique unifié.
« Nous sommes réunis ici ce jour à cette place historique Oyinguin du centenaire de la renaissance du Royaume de Kétou pour réaffirmer notre soutien aux actions du président Patrice Talon d’une part, et vous expliquer pourquoi nous devrions tous accompagner ses actions d’autre part ». Telle est la double raison qui motive la tenue du meeting politique du Rassemblement national pour la démocratie (Rnd).
Pour le président Jean-Michel Abimbola, le chef de l’Etat, Patrice Talon, est une chance historique pour le Bénin et notamment pour sa jeunesse de s’assurer un lendemain meilleur. Raison pour laquelle, le Rnd a décidé de suivre depuis le chantre du Nouveau départ et de l’encourager dans ses réformes. « En dépit des critiques et des attaques dont la gouvernance actuelle fait l’objet, je suis personnellement ravi qu’une certaine jeunesse éclairée continue de lui faire confiance. Je veux parler de cette jeunesse béninoise qui n’a personne au sommet comme on le prétend, cette jeunesse issue de milieux défavorisés et qui a toujours été marginalisée par les politiques publiques, cette jeunesse qui peut passer désormais les concours d’entrée à la Fonction publique sans crainte d’être recalée à cause de la fraude et des considérations ethniques ou partisanes», apprécie Jean-Michel Abimbola. Pour le président du Rnd, les dispositions de la loi, entre autres, sur l’embauche ; de la loi sur l’utilisation des collaborateurs extérieurs sont autant de textes susceptibles de rendre plus épanouie la jeunesse parce qu’elles promeuvent l’emploi.
Espoir permis
En plus de ces deux textes à impact social, le président Jean-Michel Abimbola cite les nombreuses autres actions concrètes déjà réalisées ou en cours de réalisation par le gouvernement dans les secteurs de la santé, de l’adduction d’eau potable, de l’autonomie énergétique, de l’éducation et des routes pour améliorer les conditions de vie de la population. Il insiste surtout sur la baisse sensible de l’insécurité ; la valorisation des filières coton et cajou pour le bonheur des populations cultivatrices ; l’inscription bientôt à titre dérogatoire à l’état civil de plus de 2,5 millions de citoyens sans acte de naissance et qui se verront délivrer gratuitement le précieux sésame ; l’effectivité des cantines scolaires pour les écoliers et le démarrage imminent de la phase visible du projet Assurance pour le renforcement du capital humain (Arch) et la construction d’un stade omnisports à Kétou. Même si tout n’est pas rose, le président du Rnd note que l’espoir est permis et est palpable aujourd’hui. Il invite les populations de Kétou et du Plateau à soutenir sans réserve les actions de Patrice Talon. Il met l’accent surtout sur la réforme du système partisan qui oblige aujourd’hui le Rnd à s’allier à d’autres forces politiques telles que l’alliance Abt, le Prd, le Fard Alafia, l’Udbn, la Coalition Bénin en route, l’alliance Und, l’And, et autres pour devenir un grand parti unifié. Jean-Michel Abimbola annonce à cet effet l’organisation d’un congrès extraordinaire pour le 27 octobre prochain, afin de faire les formalités préalables à l’adhésion du Rnd à ce bloc politique. Le congrès constitutif de ce nouveau parti qui pourrait être baptisé « Les Républicains» aura lieu, samedi 3 novembre prochain, informe-t-il. « Il devient alors urgent pour nous tous ici présents que, dès aujourd’hui, nous restions grandement mobilisés pour jouer notre partition comme à l’accoutumée, car nous irons aux élections législatives, municipales, communales et locales prochaines sous la bannière du nouveau parti, les Républicains à qui nous devrons assurer une victoire historique », invite Jean-Michel Abimbola?
Politique 15 oct. 2018

Après la première manche de leur double confrontation, vendredi 12 octobre dernier au stade Mustapha Tchaker de Blida, remportée (2-0) par les Fennecs de l’Algérie, les Ecureuils du Bénin ont l’occasion de prendre leur revanche demain, mardi 16 octobre, à Cotonou. Pour peu de ne pas compromettre leur qualification, Stéphane Sességnon et ses coéquipiers sont condamnés à réaliser l’exploit, celui de vaincre le signe indien qui dure depuis 35 ans face à leurs adversaires du jour.
Battus(2-0), vendredi 12 octobre dernier à Blida, par les Fennecs de l’Algérie avec lesquels ils étaient aux commandes du groupe D, les Ecureuils du Bénin ont l’occasion de recoller au classement. Quatre jours après la première manche de leur double confrontation, les deux sélections se retrouvent à nouveau demain, mardi 16 octobre au stade Général Mathieu Kérékou à Cotonou. Ce sera dans le cadre de la 4e journée des éliminatoires de la Can Total, Cameroun 2019.
Pour chacune des deux équipes, les données sont suffisamment claires. Les poulains de Djamel Belmadi arriveront à Cotonou avec la ferme intention de confirmer. Ayant souvent retrouvé leur appétit face aux Ecureuils, les Fennecs amenés aujourd’hui par Marhez, Fergouli, Brahimi, Bagdad Bounedjah et autres auront à cœur de réaliser la passe à 8. Ce qui du coup, leur permettra de prendre une sérieuse option pour la qualification. Leur 7e victoire, ils l’ont obtenue lors de leur 9e confrontation qui a eu lieu, vendredi 12 octobre dernier, grâce aux réalisations de Bensebaini et Bounedjah respectivement aux 21e et 73e mn. Quant aux Ecureuils, ils n’auront pas un autre choix que de chercher à prendre leur revanche, les deux matches nuls auxquels ils ont contraint leurs hôtes restant leurs deux exploits. De l’issue de cette confrontation très attendue par le public sportif béninois, dépendra leur chance de se qualifier pour une 4e phase finale de la Can. En concédant une défaite, les poulains de Michel Dussuyer ne seront plus maîtres de leur destin. Stéphane Sessegnon et ses coéquipiers ont donc la lourde mission, non seulement, de se rattraper, mais aussi de vaincre enfin le signe indien face aux Fennecs, un adversaire qu’ils n’ont jamais battu depuis leur première confrontation qui date de 1983.
Par rapport la défaite concédée, vendredi 12 octobre dernier, elle ne devrait plus être d’actualité. Ce qui urge, c’est le match de demain. Inutile donc de continuer à pleurer sur le lait renversé. Faisons confiance au sélectionneur national Michel Dussuyer. En homme averti, il en a tiré les grands enseignements qui s’imposent, quitte à procéder aux divers réglages. Il va certainement chercher à revoir le système de jeu et faire les réajustements tactiques indiqués. Ce qui assurera la sérénité au sein du groupe.
Après la 3e journée, c’est l’Algérie seule qui a pris la tête du groupe avec 7 points. Il est suivi du Bénin qui a 4points, la Gambie et le Togo ferment la marche avec chacun 2 points.
Après le match du vendredi 12 octobre dernier, la délégation béninoise est rentrée depuis, samedi 13 octobre dernier à Cotonou, par un vol spécial. L’objectif est de faciliter la récupération des joueurs afin d’entamer les préparatifs de la quatrième journée.

La Fédération béninoise de Pétanque organise les samedi 13 et dimanche 14 octobre au boulodrome du stade de l’Amitié Général Mathieu Kérékou de Cotonou, une compétition dénommée « Trophée des départements ». Au total, 32 triplettes venues de tous les départements sont attendues à cette compétition dont l’objectif est de maintenir en bras les six joueurs de la sélection nationale constitués en deux triplettes en prélude au master 1000 de pétanque. La ligue de l’Atlantique et du Littoral qui a fini son championnat des clubs de pétanque avec le sacre de Pétanque club de Ouidah sera présente avec 11 triplettes sélectionnées dans les deux départements. Les départements de l’Ouemé et du Plateau seront au rendez-vous avec six triplettes tandis que le Borgou et l’Alibori vont participer avec quatre triplettes. Les ligues du Zou et des Collines, du Mono et du Couffo avec trois triplettes et celle de l’Atacora-Donga avec trois triplettes seront présentes chacune avec trois tripettes. Huit prix d’un montant total de sept cent mille (700.000) F Cfa sont en jeu pour cette compétition. Selon le secrétaire général de la Fédération béninoise de Pétanque, Casmir Djossou, toutes les dispositions sont prises pour que les déplacements des sélections départementales soient assurés par la Fédération béninoise de Pétanque. Les différentes ligues sont appelées à prendre en charge l’habillement, l’hébergement et l’entretien de leurs joueurs. Toutes les délégations sont attendues la mi-journée de demain, samedi 13 octobre pour le tirage au sort du tournoi et le lancement de bouchon.
Sports 12 oct. 2018
Dr Latif Moussé[/caption]Le 28 octobre prochain, le Bénin célèbre la Journée mondiale du cœur sur le thème : «Pour mon cœur et ton cœur, prenons un engagement ». Cette célébration sera marquée par plusieurs manifestations sur toute l’étendue du territoire national. Mais avant, le secrétaire général de la Société béninoise de la cardiologie, Dr Latif Moussé aborde dans cette interview les facteurs de risques liés aux maladies cardiovasculaires.
La Nation : Quels sont les facteurs de risques liés aux maladies cardiovasculaires ?
Latif Moussé : Les maladies cardio-vasculaires représentent les pires tueuses silencieuses au-delà de toutes les autres maladies. Elles sont liées au cœur et aux vaisseaux. Les facteurs liés à ces maladies sont de trois sortes. Il s’agit de l’obésité, du tabagisme et de la pollution sonore. Pour mieux lutter contre ces maladies, il faut agir sur les facteurs de risque en évitant les centres religieux où règnent les bruits, même à des heures indues. Avec ceux-ci, l'on n’arrive pas à bien dormir. Ce qui cause des troubles de sommeil. A cela s’ajoutent les habitudes alimentaires qui désorganisent le système humain. Aussi l’obésité s’installe pour fabriquer de la graisse avec un fort taux de glycémie et son corollaire de cholestérol. Un phénomène qui rend rigides les artères. Il est scientifiquement démontré que le manque de sport ou le sédentarisme aide beaucoup à l’accumulation des risques de maladies cardiovasculaires comme le tabagisme.
C’est pourquoi le premier niveau d’engagement qui incombe, aujourd’hui, doit être de lutter contre l’obésité qui représente une préoccupation. Le second niveau consistera à sensibiliser sur le tabagisme qui commence à prendre de l’ampleur malgré les difficultés socio-économiques. En dehors de ces deux niveaux, il reste le niveau de la pollution. Au-delà du bruit, des bars, des églises et autres, il y a le bruit interne qu’on a avec les nouvelles technologies. Des études ont montré que ceux qui sont aux alentours de l’aéroport, des rails et du trafic routier connaissent une élévation de maladies cardiovasculaire dont l’hypertension artérielle avec les crises cardiaques. Le dérèglement de l’organisme humain ne se ressent pas automatiquement. A bas bruit, cela peut se ressentir sur 20 à 40 ans. Et si les études ont été menées correctement de façon claire, cela va majorer les maladies cardiovasculaires. Ceux qui habitent les zones tumultueuses doivent pouvoir les éviter.
Pourquoi l’obésité prend-elle de l’ampleur ces dernières années ?
Ce que je peux vous dire par rapport à l’obésité aujourd’hui, est révélé par une étude faite en 2015 par l’Oms et selon laquelle 10,1% des femmes sont obèses et 4,6% des hommes. Mais quand on prend l’ensemble des facteurs de risques, cette étude montre que l’obésité monte en flèche par rapport aux autres facteurs comme la tension artérielle, le cholestérol et la sédentarité comparée à ce qui a été fait en 2008. C’est dire que nous faisons moins d’activités physiques, nous mangeons peu de fruits, des aliments riches en potassium, nous n’avons pas une alimentation équilibrée et par rapport au diabète, ça augmente. Le cœur des Béninois nécessite d’être soutenu. Il est capital que nous puissions avoir de l’empathie et nous souhaitons que celle-ci soit une empathie diversifiée et généralisée allant vers les autorités pour que les plans de lutte contre les maladies chroniques non transmissibles puissent se faire avec beaucoup plus de rigueur. Il importe, pour prévenir l’obésité, de s’engager à faire un peu plus de sport ou plus précisément d’activités physiques en marchant. Même chez soi en dansant ou s’arranger pour bouger. Il faut arrêter de fumer et de boire. L’alcool ne fait pas du bien et il faut manger autrement.
En quoi les habitudes alimentaires constituent-elles des menaces pour notre santé ?
En ce qui concerne l’alimentation, surtout dans les pays sous-développés, la facilité avec laquelle les populations consomment certains produits bon marché, par mimétisme ou modernisme, pose de réels problèmes aux enfants et même aux adultes. La malbouffe jusqu’aujourd’hui est une préoccupation dans le monde. Elle s’accroît énormément et singulièrement au Bénin. En 2015, le nombre de personnes obèses est en majoration de façon à devenir une pandémie. Même dans nos écoles, on enregistre des enfants qui ont un surpoids. Tout ce qu’on met dans ces aliments comme les bouillons ne sont pas de nature à favoriser une bonne santé. Alors, il est important de revenir à nos basiques alimentaires. La première des choses, c’est de favoriser la sensibilisation de la grande population en démontrant que la nécessité de manger moderne avec des produits organiques, polluants multiples, est nuisible à notre santé. Une mauvaise alimentation entraîne un dérèglement des glandes importantes qui régissent l’équilibre humain dont la thyroïde. Ce qui pose un grand problème.
Si le législateur devrait se pencher sur la question, quelles pourraient être ses recommandations ?
Il y a trois types d’engagement. Il y a, d’abord, l’engagement individuel, ensuite l’engagement de santé pour la population, enfin l’engagement vers les autorités. Et envers ces dernières, c’est évident que le législateur doit prendre vraiment des mesures en se rapprochant des spécialistes de nutrition, de santé, pour toucher du doigt les dommages que créent les maladies cardiovasculaires. On ne peut pas dormir et regarder les choses nous glisser dessus. D’ici 2025, ce qui se passera dans les pays sous-développés sera plus cruel comparé à ce qui se passera dans les pays développés qui ont déjà pris des dispositions pour prévenir le danger pour en avoir tiré des leçons. Il importe pour les pays en développement comme le nôtre de profiter aussi des leçons. Il est alors important qu’on puisse faire quelque chose. Nos aliments de base sont des aliments biens et, l’essentiel, est de les équilibrer.
Que dites-vous du cholestérol et qu’est-ce qu’il entraîne ?
Le cholestérol est une matière grasse dont on a besoin. On en a besoin au-delà de tout ce qu’on peut divulguer sur les réseaux sociaux avec des faisceaux d'arguments qui ne tiennent pas toujours. Le cholestérol, c'est vrai, il y en a de bon comme il y en a de mauvais. Même dans le bon, il y en a encore de mauvais si l’on ne se protège pas. Il ne faut pas s'affoler en disant que le cholestérol est élevé. Il n'y a pas urgence sauf dans quelques cas qu'il faut courir pour traiter vraiment un taux de cholestérol élevé. La première démarche, c'est l'alimentation. L'essentiel, c'est la qualité de l’huile que nous utilisons. L'huile devrait être mise au dernier moment après la cuisson. Car, lorsque l'huile est brûlée plusieurs fois, elle devient toxique. C'est pourquoi on dit qu'il faut faire en sorte qu’elle soit poly insaturée avec beaucoup de radicaux. A partir de 20 ans, l'homme a déjà quelques plaques de cholestérol dans le sang. C'est un produit qui va s'installer dans le temps. Elle est fabriquée à des degrés donnés selon l'organisme de l'individu. Les individus obèses, hypertendus ou ayant plusieurs facteurs de risque en fabriquent plus. Ainsi, pour un même taux de cholestérol chez un individu donné ou chez un autre, on n’aura pas la même attitude. Mais il faut savoir qu'un taux de cholestérol élevé, sauf cas spécial, n'est pas une urgence de traitement.
La plus fréquente affection cardiaque dont les Béninois souffrent le plus est l'hypertension artérielle qui peut attaquer à partir de 35 ans. Et deux Béninois sur trois sont hypertendus au-delà de 50 ans. Donc nous devons vraiment en tenir compte pour savoir comment bien gérer l'organisme au-delà de 50 ans. Mais globalement, à partir de 35 ans, nous avons beaucoup plus d'hypertension artérielle comparé à d’autres pays.
Il faut une visite préscolaire pour tous les enfants. Au-delà de 35 ans, il faut voir un cardiologue au moins une fois l’an. Parce qu’on peut être surpris de se découvrir avoir une glycémie qui monte un tout petit peu. Donc, il est important, à partir de 35 à 40 ans, de consulter un cardiologue.
Il faut aussi que l’Etat nous aide. Il faut également que nous équilibrions notre alimentation, menions une activité physique régulière de 30 à 40 minutes par jour ou tous les 10 jours. Ça nous permettra de vivre moins en compression. Ceux qui ont une longévité, c’est ceux qui ont une activité physique?

La publicité sur les professions médicales, les activités médicales, les médicaments et autres produits médicinaux, est interdite par la loi. Pourtant, des organes de presse continuent d’en faire une large diffusion. Le ministre de la Santé, Benjamin Hounkpatin, a averti les patrons de presse, ce jeudi 11 octobre à Cotonou, de l’application sans faille du décret relatif à cette interdiction.
Les chaînes de télévision et de radiodiffusion et certains organes de presse violent allègrement le décret 2018-262 du 28 juin 2018 portant interdiction de la publicité sur les professions médicales, les activités médicinales, les médicaments et autres produits médicinaux. Tel est le rappel fait par le ministre de la Santé, Benjamin Hounkpatin, hier jeudi 11 octobre, au cours d’un échange avec les partons de presse de la place. «Nul n’étant censé ignorer la loi, la loi s’appliquera avec la dernière rigueur», a-t-il martelé en présence du directeur de la communication de la présidence de la République, Wilfried Houngbédji.
En effet, dira le ministre, les émissions à caractère informatif ou publicitaire sur les médicaments ont des conséquences néfastes sur la population. Lorsque les informations d’une part, les médicaments ou les prestations ne sont pas crédibles d’autre part, ils causent un désastre en termes de santé publique aux populations majoritairement analphabètes. Ces dernières ont beaucoup plus foi en ces informations mensongères, argumente-t-il, avant de dire combien de fois le gouvernement veillera de façon stricte à l’application dudit décret.
« Il ne s’agit pas d’une menace aux patrons de presse. Mais plutôt de rappeler aux médias leurs obligations », a complété le directeur de la communication de la présidence de la République, Wilfried Houngbédji. Il s’agit, poursuit-il, de mettre l’accent sur leur responsabilité qui peut être engagée à l’occasion du dommage que cette pratique publicitaire pourrait engendrer aux populations. Car, la publicité mensongère sur toutes ses formes est interdite. Cette publicité consiste à présenter certains produits comme traitant tous les maux. Or si un consommateur démontre qu’un produit publié au cours d’une émission a eu des ennuis pour sa santé, la responsabilité du patron de presse comme celle du promoteur du produit sera engagée. Pour étayer ses propos, Wilfried Houngbédji a rappelé les articles 1382 et suivants du code civil qui stipulent : Tout fait quelconque de l'homme, qui cause à autrui un dommage, oblige celui par la faute duquel il est arrivé à le réparer. Il a aussi souligné que ce genre d’information est également réglementé par la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (Haac). «Votre responsabilité peut être d’ordre civil comme d’ordre pénal. Les responsables de ces organes ou leurs agents qui se seront prêtés à cet exercice peuvent répondre de ce qui adviendrait», a-t-il ajouté.
Au-delà de ces explications, les journalistes ont poussé leur curiosité plus loin en cherchant à savoir si la kinésithérapie ou le traitement par la main est aussi frappé par ce décret, et ce qui se fait à l’endroit des vendeurs dans les bus.
Selon le ministre, toute émission de nature à orienter les populations vers telle ou telle autre clinique est interdite. Ensuite, cette pratique n’est pas basée sur une évidence scientifique. D’ailleurs, dit-il, un médecin, même un paramédical n’a pas le droit de faire de la publicité. Ce qui est interdit par le code de déontologie médicale, a-t-il confié. Quant à la vente des produits dans les bus, le ministre a rassuré qu’une disposition réglemente la pratique de la médecine traditionnelle tout en définissant les endroits où elle peut s'exercer?

Une femme devrait être à la tête de l’Organisation internationale de la Francophonie, au terme de l’élection du secrétaire général de l’organisation qui aura lieu ce vendredi à Erevan (Arménie) où se tient le 17e sommet de l’institution. Les féministes n’auraient pas de raison de se plaindre, car le patron de l’OIF serait, quoi qu’il advienne, une patronne. La question d’une femme à la tête de l’organisation étant réglée, il est tout de même amusant de noter qu’aucun garçon ne se soit mêlé à cette élection restée depuis des mois un combat de…poules.
Tant mieux, dirait-on, car qui s’y mêlait y laisserait des plumes. D’autant que, se trouvaient dans l’arène, deux fortes personnalités, pas du tout des poules mouillées, à savoir la Rwandaise Louise Mushikiwabo et Michäelle Jean la Canadienne et patronne sortante de l’OIF.
Emasculés les coqs de la basse-cour ? Il n’en est rien, car comme dirait François Mitterrand, une élection répond toujours à une dynamique irrationnelle. Ce fut le cas il y a quelques années avec Michäelle Jean dont le destin n’est pas sans rappeler celui de Barack Obama, de par la fulgurance de sa carrière, d’élue locale propulsée sur la scène internationale sans coup férir. Il en sera de même pour Louise Mushikiwabo sur qui, quand bien même elle aura dirigé la diplomatie rwandaise, personne n’aurait misé le moindre sou, il y a encore quelques semaines, au challenge de ce poste. Toujours est-il que le combat âpre que se sont livré ces deux dames jusqu’au bout, n’est pas sans rappeler Shakespeare ou Corneille. Avec la variante que chez ces deux dramaturges, classiques littéraires, ce n’est pas souvent que deux dames sont mises en relief, héroïnes appelées à s’étriper en vis-à-vis. Ce manquement vient d’être corrigé à Erevan, quelques siècles après, mais toujours sous les mêmes coutures shakespearienne et cornélienne.
Les femmes, on le sait, savent se crêper les chignons, même pour des broutilles, mais telles deux lionnes déchaînées dans l’arène, Louise Mushikiwabo et Michäelle Jean n’ayant rien lâché jusqu’au bout pour le secrétariat général de l’Oif, sont impressionnantes ! L’une, la Canadienne s’accrochant à son poste, en dépit d’un soutien des pays réduits à peau de chagrin, et l’autre, tenace contre vents et marées, résistant à toutes les critiques relatives au désintérêt dont a fait montre le Rwanda à l’endroit de la francophonie, le français ayant été remplacé dans le pays par l’anglais qui a pris le pas sur la langue de Molière. Ambiance électrique, décrit-on, depuis que ce sommet s’est ouvert ce jeudi !
Amère, car lâchée par ceux qui l’avaient portée il y a quelques années, la Canadienne s’est fendue d’un discours sans ménagement, dénonçant les « petits arrangements entre Etats », pourfendant une «organisation moribonde qui ruse avec ses valeurs et ses principes». C’est pourtant bien grâce aux mêmes « arrangements » qu’elle dénonce aujourd’hui que dame Michäelle Jean avait été élue avant d’être priée de descendre du secrétariat général sur lequel elle perchait ! Les filles font, en politique, elles aussi preuve d’une telle mauvaise foi !, on le voit, au même titre que les garçons. La vertu n’a pas de sexe. Ses avatars non plus !
Au risque d’écorner le féminisme tout-va, on gagnerait à le savoir, à surtout savoir que comme les garçons les filles peuvent servir de joker pour évincer leur congénère, que comme les garçons, elles sont capables de coups bas, que comme les garçons elles sont susceptibles contrairement à une idée répandue de mauvaise gestionnaire, de se rendre coupables de prévarication de deniers publics, etc. Et le dire, n’est pas de la misogynie?

L’Association Marie-Mère de la foi audacieuse (Cmmfa) offre un espace digne pour les filles et femmes en quête de repère. Education, sensibilisation, conscientisation, école de vie et cours d’éveil spirituel y sont offerts aux membres de la communauté et aux victimes d’abus de toutes sortes afin de leur permettre de faire face tant bien que mal aux périphéries de la vie. Une touche singulière au combat en faveur du genre au Bénin.
Raïssa Aho, étudiante en année de licence, dégage une énergie qui force l’admiration. Enthousiaste et souriante, elle l’est. Pour celle qui regarde l’avenir avec assurance, sérénité et foi, la vie a repris du sens et du goût. Une nouvelle vie qui n’était pas gagnée d’avance pour elle. Son passé n’a pas été un long fleuve tranquille. Raïssa a connu des moments difficiles de vie de jeune fille. Mais aujourd’hui, ces pages sombres se sont définitivement fermées. Elle doit son bonheur à une actrice de l’ombre qui travaille sans relâche pour améliorer le quotidien des jeune fille: Adeline Eliel, à travers l’Association Marie-Mère de la foi audacieuse (Cmmfa).
« Depuis deux ans que j’ai intégré la communauté, j’ai l’impression que j’ai croisé enfin un amour dans ma vie qui ne me juge pas, parce que j’avais fait beaucoup d’erreurs par le passé », confie Raïssa, l’air serein.
L’Association Marie-Mère de la foi audacieuse travaille à briser le mur du silence qui empêche les filles de dénoncer leurs bourreaux, de s’affirmer et de se révéler. En son sein, convivialité et harmonie riment pour redonner de la confiance à la relève. Les filles sont éduquées aux valeurs de la vie. Celles, victimes de blessures psychologiques et morales, retrouvent le chemin de l’espérance. Ici, les filles désabusées et désespérées, voire celles abandonnées à la merci de violeurs et agresseurs sont récupérées et entretenues dans un espace assez naturel.
La vice-présidente de la Cmmfa et membre experte de l’Institut pour le plaidoyer en Afrique sur les questions de promotion et de défense des droits des jeunes filles, Adeline Eliel, que les filles appellent affectueusement ‘’maman’’ a fondé une famille idéale avec son époux ‘’papa’’ ainsi que les membres de la communauté. Tout est parti des séances de sensibilisation au profit des femmes pour l’harmonie au sein des foyers. Plus tard, elle réalise que le mal est très profond à la racine. D’où les cours d’éveil et de conscientisation au profit des filles.
‘‘Talithakoumi’’ pour sauver les filles
L’initiative porte un sceau spirituel : « Talithakoumi », qui signifie ‘’jeune fille, lève-toi’’. Elle vise à rendre les filles indépendantes.
Aujourd’hui, elle apporte assistance, écoute et soulagement à des gens de tous horizons.
L’initiative s’inscrit dans une dynamique mondiale. « Nous voulons répondre à l’appel des Nations unies, qui en adoptant le 19 décembre 2011, la Journée internationale de la fille à travers la résolution 66/170, nous invitent à prendre conscience des difficultés réelles que vivent les jeunes filles », explique Adeline Eliel.
Elle fonde également ses motivations sur des fondements juridiques. « Il est important aujourd’hui d’éduquer les jeunes filles à la connaissance des lois qui les protègent afin qu’elles puissent participer aux décisions relatives à leur bien-être », soulève-t-elle.
Le dispositif d’accueil, d’écoute et d’orientation des filles de l’association renseigne bien sur ses aspirations. « Nous avons constaté que les filles ont besoin d’être écoutées, d’être entendues et accompagnées. Nous leur offrons un cadre pour les aider à mieux s’épanouir et à devenir des mères parce que la jeune fille est l’avenir de l’humanité », développe-t-elle.
Le travail de sensibilisation au profit des jeunes filles repose sur l’éducation dans toutes ses dimensions. « Nous intervenons dans plusieurs collèges catholiques ou non. Nous avons donc affaire à plusieurs religions. Le plus important n’est pas de brandir la religion, mais de prendre plutôt soin de l’être humain en lui montrant sa part de responsabilité dans sa propre éducation, et dans le développement de la nation », nuance-t-elle.
Quoiqu’opérant dans la discrétion, son combat laisse des empreintes. En deux ans d’activités, Adéline Eliel a enfanté deux mille enfants. Un chiffre record qui montre l’ampleur des plaies à panser dans le rang des jeunes filles. Tant les phénomènes du harcèlement sexuel, des mariages forcés et précoces, des discriminations polluent leur vécu !
Maman Adéline est mieux placée pour épiloguer sur la question. « Le harcèlement sexuel provoque des blessures intérieures ; les victimes sont renfermées et étouffées, car elles sont violées et subissent encore le silence». Pire, dénonce-t-elle, les violeurs sont souvent présents dans le cadre de vie des victimes. « J’ai recensé des cas où les filles sont violées par leurs propres pères ; deux filles sur cinq sont victimes du harcèlement sexuel », dénonce-t-elle.
Le second problème auquel elle s’attaque, c’est l’irresponsabilité des parents. « Comment comprendre que des géniteurs refusent de payer la scolarité de leurs enfants ? », s’interroge-t-elle. « Les parents doivent prendre conscience de leur rôle. Une parole proférée sur un enfant est une semence, et la semence appelle toujours la moisson », indique-t-elle. Elle pointe d’un doigt accusateur ceux qui délaissent complètement leurs enfants.
Heureusement, l’Association Marie-Mère de la foi audacieuse aide à dénouer des nœuds !
« Aujourd’hui, je peux affirmer haut et fort que je suis à l’abri de certains pièges qui guettent les jeunes filles », sourit Raïssa Aho. « C’est une grâce pour moi de rencontrer cette communauté, sinon j’aurai pu commettre encore des erreurs plus graves », confie-t-elle. Sa sœur, Elodie Amoulé, n’en dit pas moins. C’est grâce à la Cmmfa qu’elle aussi a retrouvé ses marques.
Diverses compétences à l’oeuvre
Les efforts de l’Association ne sont pas négligeables. Plusieurs compétences sont mises à contribution pour soigner les filles. Juristes, hommes spirituels, éducateurs, tous collaborent en faveur de leur bien-être. « Il faut saisir les juridictions pour soulager les victimes et punir les auteurs des abus ». Sauf que l’Association doit davantage s’armer de courage pour briser tous les cercles vicieux, tant ses efforts mettent à mal les intérêts des ‘’loups déguisés en sages’’.
«Les gens détestent la lumière, car elle vient mettre à nu tout ce qui se passe dans l’ombre », explique la vice-présidente de l’association. Elle poursuit : « Nous avons constaté la réticence de certains responsables d’établissements parce que les filles que nous éduquons ont pris conscience de ce qu’elles sont et ont commencé par fermer les portes à leurs bourreaux», apprécie-t-elle, convaincue que le chantier de l’émancipation des filles et des femmes est un pari gagné d’avance pour son association.
Le bonheur pour le couple Eliel et l’association, c’est d’avoir réussir à mettre en place une pépinière de jeunes filles capables de prendre la relève. Ayant pris conscience de leur chance, les filles n’hésitent pas, à leur tour, à prendre des initiatives afin d’impacter leurs milieux.
« Après que je me suis remise de ma situation, j’ai réalisé que beaucoup de filles sont aussi exposées. J’ai décidé de créer un blog afin de sensibiliser aussi mes sœurs et leur redonner confiance », souligne Raïssa Aho. Pour sa part, Elodie Amoulé, étudiante en banque, finance et assurance, mise sur la sensibilisation des jeunes filles afin de les outiller aux valeurs de la vie.
En perspective, la maman chérie des filles, Adéline Eliel, compte intégrer la gestion des menstruations dans les cours d’éducation sexuelle au profit des filles. Toutes choses qui concourent à la santé sexuelle et reproductive des adolescentes et jeunes.

Le changement de nom de l’équipe nationale de football du Bénin refait surface. Se basant sur les critiques essuyées par rapport à ce surnom attribué à la sélection nationale depuis plusieurs décennies, la Fédération béninoise de Football (Fbf) a lancé une étude relative au changement de nom de l’équipe nationale. Le sondage est ouvert en ligne et permet au public de proposer un surnom ou de porter un jugement de valeur sur l’ancien surnom.
D’après le communiqué de la Fbf, le nom « Ecureuils » porté par l’équipe nationale de football du Bénin n’est pas toujours du goût de tous les acteurs. C’est pourquoi il a envisagé cette étude afin qu’un nom évocateur dans la conscience globale des populations, et fédérateur des ambitions du monde sportif soit retenu dans les prochains jours.
Voilà qui relance les débats autour du nom « Ecureuils » comme en 2002 sous le ministre de la Jeunesse, des Sports et des Loisirs de l’époque,
Valentin Aditi Houdé et en 2007 avec le ministre Galiou Soglo. Aucun d’eux n’a réussi à changer ce nom parce qu’ayant été vite découragé dans leur démarche.
Faut-il le rappeler, le surnom « Ecureuils » est porté par toutes les équipes nationales. C’est pourquoi son changement ne saurait être du ressort de la Fédération béninoise de Football seule-. Comme quoi, le sujet apparaît plus qu’un enjeu national qu’un projet du comité exécutif de la Fbf.
Ch. H.
Sports 11 oct. 2018