La Nation Bénin...
Nouvelles

Le changement de nom de l’équipe nationale de football du Bénin refait surface. Se basant sur les critiques essuyées par rapport à ce surnom attribué à la sélection nationale depuis plusieurs décennies, la Fédération béninoise de Football (Fbf) a lancé une étude relative au changement de nom de l’équipe nationale. Le sondage est ouvert en ligne et permet au public de proposer un surnom ou de porter un jugement de valeur sur l’ancien surnom.
D’après le communiqué de la Fbf, le nom « Ecureuils » porté par l’équipe nationale de football du Bénin n’est pas toujours du goût de tous les acteurs. C’est pourquoi il a envisagé cette étude afin qu’un nom évocateur dans la conscience globale des populations, et fédérateur des ambitions du monde sportif soit retenu dans les prochains jours.
Voilà qui relance les débats autour du nom « Ecureuils » comme en 2002 sous le ministre de la Jeunesse, des Sports et des Loisirs de l’époque,
Valentin Aditi Houdé et en 2007 avec le ministre Galiou Soglo. Aucun d’eux n’a réussi à changer ce nom parce qu’ayant été vite découragé dans leur démarche.
Faut-il le rappeler, le surnom « Ecureuils » est porté par toutes les équipes nationales. C’est pourquoi son changement ne saurait être du ressort de la Fédération béninoise de Football seule-. Comme quoi, le sujet apparaît plus qu’un enjeu national qu’un projet du comité exécutif de la Fbf.
Ch. H.
Sports 11 oct. 2018
LE conseil communal posant avec quelques écoliers après la remise [/caption]Sous l’égide du maire Georges Bada, le conseil communal d’Abomey-Calavi a procédé, hier mercredi 10 octobre, à la distribution de kits scolaires au profit des enfants déshérités des arrondissements de Togba, Ouèdo et Hêvié. A l’occasion, le maire a sensibilisé pour le paiement régulier des taxes et impôts.
A chaque enfant, un sac marqué au logo de la mairie, du tissu kaki, des cahiers et stylos et des vrais dessinateurs. Ce sont les kits scolaires dont la commune d’Abomey-Calavi a gratifié les enfants en situation difficile des arrondissements de Togba, Ouèdo et Hêvié. Ils les ont reçus dans la liesse avec la ferme instruction de travailler à devenir de bons citoyens. « C’est tout le conseil communal d’Abomey-Calavi qui a décidé de vous venir en aide. Tous les enfants doivent aller à l’école et avoir des fournitures scolaires. C’est pourquoi le conseil communal a pris la décision d’en donner à tous les enfants qui n’en ont pas », a expliqué le maire Georges Bada. Rappelant la source de financement de ces kits, notamment les dividendes des taxes et impôts payés par les parents, le maire a insisté sur la nécessité pour chaque parent d’accomplir ce devoir civique. Il a fait des enfants bénéficiaires des ambassadeurs auprès de leurs parents pour qu’ils continuent à payer leurs impôts. « C’est une partie des cotisations que vos parents ont payées qui nous a permis de vous donner ces kits. Si tous les parents paient leurs impôts, vous aurez des enseignants, vous aurez des salles de classe et vous aurez des kits, vous aurez des routes, et vous aurez même la gratuité des frais de scolarité que l’État s’engage à vous assurer », a-t-il dit aux enfants.
Société 11 oct. 2018

Le rapport de vérification de la gestion de l’ex-receveur des Finances du Zou et des Collines a été rendu public ce mercredi lors du Conseil des ministres. Babatundé D. Adéléké Eustache Médard Alogou, selon ce rapport, a constitué, au cours de la période du 25 août 2014 au 19 juillet 2016, des dépôts à terme sans autorisation préalable du ministre chargé des Finances.
Ces dépôts faits sur trois comptes ouverts à Diamond Bank sont estimés à vingt milliards cent millions (20.100.000.000) CFA. Le rapport révèle que cette somme a été prélevée sur les fonds transférés par le Trésor public pour le paiement de dépenses publiques et que le placement desdits fonds a généré, sur la période du 20 octobre 2014 au 30 septembre 2016, des intérêts nets d’impôts d’un montant de cent trente millions quatre cent quarante et un mille sept cent quatre-vingt-cinq (130.441.785) F CFA dont cent vingt-cinq millions cent soixante-trois mille cinq cent quatre-vingt-huit mille (125.163.588) F CFA ont été retirés par l’ex receveur. Ce dernier, selon le Conseil des ministres, pour dissimuler les différentes opérations illégales de constitution de ce dépôt à terme, a notamment procédé à la falsification des relevés des comptes bancaires et à l’établissement d’états de rapprochement maquillés.
Face à la gravité des actes, le Conseil a instruit le ministre de la Justice et de la Législation à l’effet de suivre la procédure judiciaire en cours.
Le gouvernement vient une fois encore à travers cette affaire témoigner de son engagement sans faille à lutter contre les actes de corruption. Résolu qu’il est à démanteler les nids de corruption dans l’administration publique et à mettre fin à ses diverses pratiques délictueuses.
Actualités 11 oct. 2018
Le présidium à l'ouverture du 2ème session Ordinaire du CNDS [/caption]Le Conseil national du dialogue social (Cnds) a ouvert, lundi 8 octobre dernier, sa deuxième session ordinaire au titre de l’année en cours.
Selon Guillaume Attigbé, la tâche qui attend les conseillers au cours de cette session demande de faire violence sur soi-même pour participer pleinement aux travaux. Plusieurs dossiers liés à la consolidation et la bonne marche de l’organe sont programmés au cours de cette session ordinaire. Elle est consacrée, entre autres, à la tenue de l’atelier de renforcement des capacités des membres titulaires et suppléants du Cnds.
Guillaume Attigbé indique que les commissions techniques du Conseil se réuniront en vue de proposer des thèmes à étudier. Les conclusions retenues à la deuxième session extraordinaire relatives au cadre national du dialogue social seront mûries et insérées dans le règlement intérieur. De même, il a été inscrit à l’ordre du jour la vulgarisation des textes fondamentaux du Cnds dans huit départements sans oublier diverses communications.
Guillaume Attigbé, parlant du Cnds, affirme que c’est un creuset de dialogue tripartite, qui se pratique au haut niveau pour contribuer à la formulation et à l’adoption de politiques sociales ou économiques et de politiques du travail, et s’applique à tous les processus décisionnels ayant une incidence sur les lieux de travail ou les intérêts des employeurs et des travailleurs.
Guillaume Attigbé a renouvelé sa reconnaissance aux conseillers pour les efforts déployés afin d’asseoir les bases de l’institution dont le rôle dans la création et le maintien de la paix sociale n’est plus à démontrer.
Le préfet de l’Ouémé, Joachim Apithy[/caption]Le préfet de l’Ouémé, Joachim Apithy, a tenu ce mercredi 10 octobre, la deuxième session ordinaire du Conseil départemental de concertation et de coordination (Cdcc) au titre de l’année 2018. Il a dénoncé, à l’ouverture des travaux, le bilan de la mandature actuelle de la décentralisation au niveau des communes de son département et invité les maires à une prise de conscience afin de sauver ce qui peut l’être pour le reste de leur mandat.
La deuxième session ordinaire du Conseil départemental de concertation et de coordination (Cdcc) de l’Ouémé au titre de l’année 2018 s’est tenue, ce mercredi 10 octobre, conformément à la loi sur la décentralisation. Elle a réuni surtout les maires des communes de l’Ouémé et leurs adjoints, des représentants de l’Union départementale des producteurs de l’Ouémé, de la Chambre consulaire départementale de l’Ouémé, de la Fédération départementale des parents d’élèves de l’Ouémé sans oublier les chefs de service de la préfecture de Porto-Novo et quelques directeurs départementaux.
Ouvrant les travaux, le préfet de l’Ouémé n’est pas allé par quatre chemins pour dénoncer le bilan des conseils communaux après presque trois ans et demi d’exercice du pouvoir local pour le compte de la troisième mandature de l’ère de la décentralisation.
Selon Joachim Apithy, il n’y a pas d’actions concrètes de développement en faveur des contribuables pour leur donner des raisons d’espérer. L’autorité de tutelle en veut pour preuve les statistiques des résultats des différents audits diligentés pour apprécier la gestion des finances publiques au niveau des communes de son département. Ces audits, à en croire Joachim Apithy, ont conclu « une gouvernance locale approximative » malgré le dispositif annuel d’assistance-conseil mis en œuvre. Ce qui a obligé les autorités centrales en charge de la Décentralisation à instaurer une lettre de cadrage en vue de sauver encore ce qui peut l’être pour le reste du temps de la mandature. « Au lieu de travailler pour sortir les braves populations de nos communes, de la misère et de la paupérisation, certains conseils communaux ont passé tout le temps à se livrer à des intrigues de toute nature et de tout genre, ignorant ainsi la noble mission à eux confiée par les populations en privilégiant leurs intérêts personnels au détriment des intérêts de la communauté », dénonce le préfet de l’Ouémé. Il estime que l’heure est grave au regard des dérives observés sur le terrain. Joachim Apithy appelle tous à la responsabilité et au sens du devoir. Il invite surtout les maires à « une autopsie de conscience » et à mettre à profit le reste du temps de la mandature pour se racheter par le travail bien fait en vue de mériter la bénédiction d’un renouvellement éventuel de mandat.
Le préfet Joachim Apithy assure les conseils communaux de sa partition pour les accompagner à travers notamment de sa mission d’assistance-conseil afin de leur permettre de se mettre sur la voie de la bonne gouvernance. C’est pour cette raison qu’il a programmé et fait suivre hier aux participants plusieurs communications dont celles présentées par le président de l’Ong Alcrer, Martin Assogba qui prône la bonne gouvernance des communes de l’Ouémé à travers l’élaboration d’un budget participatif impliquant les populations d’une part ; et par les directeurs départementaux en charge de la Santé et de la Sécurité d’autre part, afin qu’à court et moyen terme les fruits puissent tenir la promesse des fleurs.

Les Béninois enregistrés sur la base de témoignage vont disposer d’un acte de naissance dans les tout prochains jours en application de la loi n°2018-26 du 03 août 2018 portant autorisation d’inscription à titre dérogatoire à l’état civil. Le gouvernement a adopté lors du Conseil des ministres tenu, ce mercredi 10 octobre, le décret définissant les modalités de leur enregistrement à l’état civil.
Sont concernés par cette décision, environ 2 500 000 citoyens béninois identifiés lors de la mise en œuvre du Recensement initial administratif à vocation d’identification de la population (Ravip). Ainsi, les personnes recensées sur témoignage lors du recensement électoral national approfondi (Rena), les Béninois recensés sur témoignage au vu de la fiche de témoignage dûment remplie et visée par l’autorité locale du Ravip accompagnée du formulaire d’enregistrement individuel administré par l’Agence nationale de traitement et populations inscrites sur la base de la carte Lepi et n’ayant pas d’acte de naissance et, ce au vu de la carte et du formulaire d’enregistrement administré par l’Agence nationale de traitement dans le cadre du Ravip pourront bénéficier de cette dérogation gratuitement. Car, d’après le relevé du Conseil des ministres, le mécanisme prévu par la loi dérogatoire dispense le citoyen d’avoir à supporter des coûts onéreux comme par le passé. C’est une décision qui vise à favoriser la delivrance à titre gratuit, aux personnes concernées de l’acte de naissance à travers le projet d’enregistrement dérogatoire à l’état civil (Pedec). L’adoption de ce decret qui définit les modalités et le fonctionnement du cadre administratif de réalisation de l’enregistrement ouvre la voie à la concrétisation de ce projet du gouvernement au profit des citoyens.
Actualités 11 oct. 2018

Les grandes réalisations du gouvernement en matière de construction de logements sociaux et de la cité administrative sont prévues pour démarrer à la fin de ce mois. Dans le cadre de la Journée mondiale de l’habitat, un coin de voile a été levé sur ce projet phare du gouvernement au profit des populations.
Plusieurs localités du Bénin recevront les premiers coups de pioche d’ici la fin du mois d’octobre pour abriter des infrastructures. Selon le chronogramme d’activités, dans le cadre du mois de l’habitat, le Bénin sera en chantier. Le gouvernement entend amorcer la construction des logements sociaux, prévus dans son programme d’action. Le ministre du Cadre de Vie et du Développement durable, José Tonato, a indiqué qu’il a été retenu la réalisation d’une première phase de 12 049 logements sociaux sur les 20 000 prévus initialement dont 10 849 à Abomey-Calavi, compte tenu du niveau de mobilisation des ressources financières. Le reste sera réparti dans les autres communes du Bénin.
Quant aux travaux de la commune d’Abomey-Calavi, c’est à Ouédo, le site prévu pour la construction. A partir du 30 octobre, les travaux de viabilisation du site des logements sociaux vont démarrer dans la commune d’Abomey-Calavi et ceux des logements avant la fin de l’année 2018. Mais avant, les travaux de construction de la Cité administrative départementale d’Allada relevant des chantiers du Programme d’action du gouvernement (PAG) seront lancés dès le 27 octobre, soit dans quelques semaines seulement et dans la commune de Djougou le 25 octobre. « Les études architecturale, urbanistique, technique et d’impact environnemental et social du programme 20 000 logements sont entièrement achevées et les dossiers d’appel d’offres sont élaborés. Les études techniques des travaux de viabilisation primaire à savoir voirie de desserte, réseau d’adduction d’eau, réseau de basse et moyenne tension et de connexion en fibre optique du site de Ouèdo sont également achevées et les entreprises devant réaliser les travaux viennent d’être sélectionnées », a rassuré José Tonato, ministre du Cadre de Vie et du développement durable au cours d’un point de presse à son cabinet. Il convient de préciser que le gouvernement a prévu le lancement des travaux d’asphaltage respectivement à Lokossa le 23 octobre et à Sèmè-Podji le 31 octobre.
Le coût global des 12 049 logements sociaux de la première phase est estimé à 322 milliards de francs Cfa environ. La Boad finance 3035 logements à Ouèdo et la Bid, quant à elle, finance 2819 logements à Ouèdo. L’entreprise Poly International construit pour sa part 450 logements dans douze villes du Bénin. La Cnss construit 3175 dont 2425 à Ouèdo, 250 à Porto-Novo et 500 à Parakou et d’autres promoteurs immobiliers réaliseront 2570 logements à Ouèdo. Ces différents travaux au profit des populations vont les soulager.

Dans le cadre de la 16e Journée mondiale contre la peine de mort, ce mercredi 10 octobre, l'Ambassade de France au Bénin et Amnesty International Bénin ont organisé, une table ronde sur «vindicte populaire au Bénin» à l'Institut français du Bénin. C’est l’occasion pour les participants de faire leur plaidoyer contre ce phénomène.
Amnesty International Bénin et l’Ambassade de France au Bénin ont réuni à l'Institut français du Bénin, les leaders religieux et traditionnels, les autorités politico-administratives ainsi que les organisations de la société civile autour du thème « Vindicte populaire au Bénin ».
Au cours de cette table ronde, Glory Cyriaque Hossou, coordonnateur de la Commission peine de mort et actions urgentes, à Amnesty Bénin se réjouit que le Bénin soit partie prenante de la lutte contre la vindicte populaire à travers plusieurs dispositions prises par le gouvernement béninois. Selon lui, la présence des leaders religieux et traditionnels ainsi que de la société civile témoigne de leur contribution à enrayer ce mal. A cet effet, il les invite à travailler davantage afin que ce phénomène soit banni du Bénin.Pour lui, il s’agit de mener un plaidoyer efficace non seulement pour l’abolition intégrale de la peine de mort mais surtout pour la défense des droits humains. « Nous devons nous indigner contre la négation des droits humains » a-t-il martelé.
Le directeur d’Amnesty International Bénin, Fidèle Kikan, félicite le gouvernement béninois pour avoir joué sa partition dans ce combat contre la vindicte populaire. Selon lui, à travers le Conseil des ministres du 26 juin 2016, le gouvernement du président Patrice Talon a pris ses responsabilités suite à la mort de plus d’une dizaine de citoyens suite au phénomène de la vindicte populaire entre avril et juin 2016. Pour lui, cette démarche a favorisé la réduction de ses actes de vandalisme sur toute l’étendue du territoire national. Il invite les leaders religieux, les organisations de la société civile et les autorités à divers niveaux à travailler à la sensibilisation des populations contre la vindicte populaire.
Sandra Adjaho, réalisatrice et secrétaire chargée de la promotion du genre à la Fédération nationale du cinéma et de l’audiovisuel du Bénin, pense que le cinéma peut être utilisé pour montrer les dangers de ce phénomène qui fait perdre la vie à des millions d’individus dans le monde. « Le cinéma constitue l’un des moyens de communication porteurs d’information de sensibilisation contre ce fléau», a-t-elle déclaré. A sa suite, le film de la réalisatrice béninoise, Fidèle Kossou, intitulé « La mort au coin de rue » sur la vindicte populaire, a été diffusé à l’assistance.
Bernard Klein, attaché de coopération à l’Ambassade de France au Bénin a réitéré le soutien de l’ambassade dans le cadre de cette lutte contre la peine de mort et la vindicte populaire. « C’est un combat commun. Nous sommes disposés à accompagner les organisations de la société civile dans la défense des droits fondamentaux », a-t-il promis. Les différents panels animés par les leaders religieux et les organisations de la société civile ont permis d’aboutir à des recommandations visant l’éradication de ce phénomène. A l’unanimité, les participants plaident la mise en application des décisions du Conseil des ministres du 26 juin 2016, le vote d’une loi contre ce fléau, le rétablissement de l’Etat de droit, le renforcement de l’enseignement des droits humains à l’école et la sensibilisation à la sacralisation de la vie humaine.

Le Conseil des ministres s'est réuni ce mercredi 10 octobre 2018 sous la présidence de monsieur Patrice Talon, président de la République, chef de l'Etat, chef du gouvernement.
Les décisions ci-après ont été prises
I. Mesures normatives
I-1. Cadre administratif de réalisation de l'enregistrement à titre dérogatoire sur le registre de naissance.
La mise en œuvre du Recensement initial administratif à Vocation d'identification de la Population (RAVIP) a permis d'identifier environ 2.500.000 de nos compatriotes qui se sont fait recenser sur la base du témoignage.
En vue de leur permettre de disposer d'un acte de naissance, l'Assemblée nationale a voté la loi n° 2018-26 du 03 août 2018 portant autorisation d'inscription à titre dérogatoire à l'état civil.
Sont concernées :
- les personnes recensées sur témoignage lors du recensement électoral national approfondi (RENA) ;
- les personnes recensées sur témoignage au vu de la fiche de témoignage dûment remplie et visée par l'autorité locale lors du Recensement initial administratif à Vocation d'identification de la Population (RAVIP), accompagnée du formulaire d'enregistrement individuel administré par l'Agence nationale de Traitement ;
- les personnes recensées sur la base de « la carte LEPI » et n'ayant pas d'acte de naissance et ce, au vu de « la carte LEPI » et du formulaire d'enregistrement individuel administré par l'Agence nationale de Traitement dans le cadre du RAVIP.
A cet effet, le mécanisme prévu par la loi dérogatoire dispense le citoyen d'avoir à supporter des coûts onéreux comme par le passé. Il vise plutôt à favoriser la délivrance, à titre gratuit, aux personnes concernées, de l'acte de naissance à travers le projet d'enregistrement dérogatoire à l'état civil (PEDEC).
C'est à cette fin que le présent décret définissant les modalités et le fonctionnement du cadre administratif de réalisation dudit enregistrement a été adopté.
Au titre d'autres mesures normatives, le Conseil a également adopté les décrets portant :
- transmission à l'Assemblée nationale, pour autorisation de ratification, de la convention des Nations unies sur la transparence dans l'arbitrage international entre investisseurs et Etats, fondé sur des traités, signée à Port-Louis (Ile Maurice), le 17 mars 2015 ;
- transmission à l'Assemblée nationale, pour autorisation de ratification, du protocole à la charte africaine des droits de l'homme et des peuples, relatifs aux droits des personnes âgées, adopté à Addis-Abeba, le 31 janvier 2016 ;
-transmission à l'Assemblée nationale, pour autorisation de ratification, de la convention des Nations unies sur le contrat de transport international de marchandises, effectué entièrement ou partiellement par mer, adopté par l'Assemblée Générale des Nations Unies à New-York, le 11 septembre 2008 ;
- affectation de domaines au Royaume de Belgique, à la République de Turquie et à la Fédération de Russie, pour la construction de leurs représentations diplomatiques au Bénin ;
- approbation des statuts de l'Office béninois de Recherches géologiques et minières (OBRGM) ;
- agrément au régime « A » du Code des Investissements, de la société JL AUTO PARTS LLC SARL, pour son projet d'installation d'une usine de production d'huiles à moteur dans la zone industrielle de Sèmè-Podji ;
- agrément au régime « A » du Code des Investissements, de la société DONGA TREASURE S.A., pour son projet de construction et d'exploitation d'une usine de transformation de noix de cajou à Soubroukou, dans la commune de Djougou ;
- agrément au régime « B » du Code des Investissements, de la société FERME AGRO-PASTORALE DE LA VALLEE SARL, pour son projet d'installation d'une unité industrielle de fabrication de provende, de production d'alevins et de poissons à Hozin dans la commune de Dangbo ;
- agrément au régime « C » du Code des Investissements, de la société AFRICA AGRITECH S.A., pour son projet d'implantation d'un complexe agroalimentaire pour la transformation de la tomate, du piment et de l'arachide respectivement en purée, en poudre et en huile végétale à Odo Yéa (Ouoghi), dans la commune de Savè ;
- agrément au régime « C » du Code des Investissements, de la société WEST AFRICA FATS AND OIL INDUSTRY SARL, pour son projet d'installation d'une unité de production d'huile de palme raffinée et ses emballages à Xwlacodji-Kpodji, dans la municipalité de Cotonou ;
- agrément au régime « C » du Code des Investissements, de la société LES MOULINS D'OR AFRIQUE (MOA) SARL, pour son projet d'installation d'une minoterie moderne pour la fabrication de farine de blé dans la zone industrielle de Sèmè-Podji ;
- agrément au régime « C » du Code des Investissements, de la société ECO CABLES SARL, pour son projet de construction et d'exploitation d'une usine de fabrication de câbles électriques basse et moyenne tension dans la zone industrielle de Sèmè-Podji ;
- nomination des membres des groupes techniques de travail de mise en œuvre des réformes «Doing Business au Bénin»;
- mise en place d'une Commission opérationnelle chargée du contrôle des structures de prestation de soins de santé en République du Bénin ;
- Conditions de délivrance de titres fonciers aux titulaires de permis d'habiter sur les immeubles appartenant préalablement à l'Etat.
II- Communications.
II-1. Sélection d'entreprises pour le contrôle et la surveillance des travaux d'urgence d'entretien des routes revêtues, campagne 2018.
Le Conseil des ministres avait approuvé, le 16 mai 2018, le programme des travaux d'urgence d'entretien des routes revêtues, au titre de l'année 2018.
Les axes concernés par ces travaux sont :
-Lot 1 : Sortie Natitingou-Carrefour RN7-Tanguiéta-Porga-Frontière Burkina Faso ; Kota carrefour-Natitingou et Djougou-Affon-N'Dali ;
-Lot 2 : Limite Département-Kétou; Pobè-Kétou et Porto-Novo-Avrankou- Igolo;
-Lot 3 : Covè-Bohicon et Dogbo-Azovè-Abomey (jonction contournement SOGON) ;
-Lot 4 : Bohicon-Dassa.
Les entreprises devant les exécuter sont déjà retenues et le démarrage des travaux est imminent. Il ne restait que la sélection des cabinets devant assurer le contrôle et la surveillance des travaux.
A l'issue des consultations qui ont été effectuées, les cabinets HAS ENGINEERING/HERIS AFRIQUE, HORSE SARL, PERS BTP/CEREC BTP et BECI-BTP SARL ont été sélectionnés.
Le Conseil a instruit les ministres concernés de procéder à la signature des contrats relatifs aux prestations confiées à ces cabinets, aux fins de permettre le démarrage des chantiers.
II-2. Programme d'urgence de réfection des pistes rurales et des routes intercommunales, campagne 2018-2019
Cette campagne porte sur un total de 7.419 km de pistes rurales pour des travaux de reprofilage et d'aménagement de fossés sur toute l'étendue du territoire national. L'objectif visé est d'améliorer l'accès aux zones de production agricole, l'accès aux marchés, le tout pour faciliter les échanges inter arrondissements et intercommunaux.
II-3. Contractualisation d'un marché de maîtrise d'œuvre complète pour la construction et l'équipement du Centre hospitalier universitaire de référence d'Abomey-Calavi.
Au cours des négociations avec le Groupe Bouygues Bâtiment International (BBI), suite au Conseil des ministres du 14 mars 2018, la partie béninoise a souhaité que la maîtrise d'œuvre complète de l'ouvrage soit confiée à une structure autre que le Groupe BBI. Ainsi, celui-ci ne s'occupera que des volets construction et équipement. Le cabinet d'architecture Michel Beauvais Associes (MBA),
spécialisé en matière de conception d'établissements hospitaliers a été identifié à cette fin. Cette formule vise à optimiser le coût et les conditions de réalisation de l'infrastructure.
Aussi les parties (BBI, MBA et ministère de la Santé, appuyé par APHP) ont-elles convenu de la nécessité d'amender le protocole initialement signé entre le Bénin et BBI, puis de le formaliser.
Le Conseil a, en conséquence, instruit le Ministre de la Santé et le Ministre de l'Economie et des Finances, de signer avec le groupe BBI et le cabinet MBA, le nouveau protocole qui encadre les obligations de chaque partie, et de lui rendre régulièrement compte de l'évolution du dossier.
II-4. Feuille de route pour améliorer la disponibilité des produits de santé à la Centrale d'Achat des Médicaments Essentiels (CAME).
Cette feuille de route, conçue pour garantir la disponibilité et la qualité des produits pharmaceutiques dans le contexte actuel, autorise la direction de la Came à recourir à des laboratoires pré-qualifiés de l'Organisation Mondiale de la Santé, disposant d'une certification dans les espaces de l'Union européenne, des Etats-Unis ou du Canada. Les produits les plus urgents attendus desdits laboratoires seront livrés par fret aérien plutôt que par la voie maritime habituellement plus longue.
La procédure exceptionnelle ainsi autorisée doit veiller à minimiser l'augmentation des coûts unitaires. Aussi, pour favoriser la disponibilité des produits à des coûts de revient à la portée des populations, le Gouvernement a-t- il décidé de subventionner les frais logistiques liés à la livraison par fret aérien.
Dans ce cadre, l'agrément de la Came, exceptionnellement rétabli, sera maintenu pour l'année 2019.
II-5. Réactivation des grandes Commissions mixtes de coopération avec les pays du voisinage.
En vue d'apporter des solutions aux difficultés liées aux transactions économiques que connaissent leurs ressortissants, le Bénin, le Nigeria et le Niger ont convenu d'une rencontre à Abuja, au Nigeria. Celle-ci sera notamment consacrée à la réactivation des grandes commissions mixtes entre les différents pays, avec pour finalité l'élaboration d'un plan d'actions assorti d'une feuille de route.
Notre pays saisira cette occasion pour, entre autres :
- échanger sur les préoccupations majeures récurrentes afin de lever les entraves d'ordre économique et améliorer les relations de coopération avec ses voisins concernés ;
- actualiser la liste des produits prohibés de part et d'autre ;
- aborder des questions de coopération frontalière avec le Nigeria.
II- 6. Lancement de la deuxième campagne de candidature en vue des inscriptions dans le fichier national d'admission et de nomination de cadres aux emplois de la chaîne des dépenses publiques.
Une première campagne s'est déroulée avec succès et a permis de retenir des candidats aux postes de Directeur de l'Administration et des Finances. La présente opération vise à recruter le personnel nécessaire pour couvrir les besoins en Personnes responsables des Marchés publics et Coordonnateurs de projet. Elle prendra également en charge le poste de Directeur des Systèmes d'information dans les ministères.
Le Conseil a instruit les ministres de contribuer au plein succès de cette nouvelle campagne.
II-7. Rapport de vérification de la gestion de l'ex receveur des finances du Zou et des Collines.
Ledit rapport révèle que l'ex receveur, monsieur Babatundé D. Adéléké Eustache Médard Alogou, a constitué, au cours de la période du 25 août 2014 au 19 juillet 2016, des dépôts à terme sans autorisation préalable du ministre chargé des Finances.
Le montant cumulé desdits dépôts, sur trois comptes ouverts dans les livres de la Diamond Bank, s'élève à vingt milliards cent millions (20.100.000.000) FCFA. Cette somme a été prélevée sur les fonds transférés par le Trésor public pour le paiement de dépenses publiques.
Le placement de ces fonds a généré, sur la période du 20 octobre 2014 au 30 septembre 2016, des intérêts nets d'impôts d’un montant de cent trente millions quatre cent quarante et un mille sept cent quatre-vingt-cinq (130.441.785) FCFA dont cent vingt-cinq millions cent soixante-trois mille cinq cent quatre-vingt-huit mille (125.163.588) FCFA ont été retirés par l'ex receveur.
Pour dissimuler les différentes opérations illégales de constitution de ce DAT, l'intéressé a notamment procédé à la falsification des relevés des comptes bancaires et à l'établissement d'états de rapprochement maquillés.
Prenant acte de ce rapport, le Conseil a instruit le ministre de la Justice et de la Législation à l'effet de suivre la procédure judiciaire en cours.
II-8. Transfert des étudiants d'odontostomatologie de la Faculté des Sciences de la Santé de L'université d'Abomey-Calavi à l'université Cheikh Anta Dîop (UCAD) du Sénégal.
Le Conseil des ministres, en sa session du 22 août 2018, avait décidé de transférer 35 étudiants en odontostomatologie de l'université d'Abomey-Calavi dans des écoles spécialisées de la sous-région.
Les prospections effectuées permettent de les inscrire à l'université Cheikh Anta Diop de Dakar au Sénégal.
La ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique a été instruite d'envoyer une mission sur place, pour s'assurer de la mise en œuvre d'un programme spécifique de renforcement des connaissances auquel ces étudiants seront soumis.
Le Conseil a retenu que les frais de formation et les bourses attribuées pour la circonstance seront entièrement à la charge de l'Etat, mais que les étudiants en perdront le bénéfice en cas de redoublement.
IlI- Rencontres et manifestations internationales.
Le Conseil a autorisé :
-la célébration, au Bénin, le 16 octobre 2018, de la 38e Journée mondiale de l'Alimentation et de la 22e édition du téléfood ;
-l'organisation, à Cotonou, du 17 au 19 octobre 2018, de la réunion du Comité technique spécialisé (CTS) n°8 de l'Union africaine sur la Fonction publique, les Collectivités locales, le Développement urbain et la Décentralisation ;
- la participation du Bénin à la 8e session de la réunion des parties à la convention sur la protection et l'utilisation des cours d'eau transfrontaliers et des lacs internationaux à Astana, au Kazakhstan, du 9 au 12 octobre 2018;
- la participation du Bénin aux Assemblées annuelles du Fonds Monétaire International et de la Banque mondiale, à Bali en Indonésie, du 10 au 15 octobre 2018 ;
- la participation du médiateur de la République à la première réunion annuelle dans le cadre de l'accord de coopération entre le médiateur de la République du Bénin et le médiateur du Faso à Ouagadougou, au Burkina Faso.
IV- Mesures individuelles.
Sur proposition du ministre du Cadre de vie et du Développement durable, la nomination suivante a été prononcée :
Directeur général des Eaux, Forêts et Chasse :
Conservateur général des Eaux, Forêts et Chasse, Aristide Fortuné ADJADEME
Fait à Cotonou, le 10 octobre 2018
Le secrétaire général du
gouvernement
Edouard Ouin-Ouro
Actualités 11 oct. 2018

Certains établissements d’enseignement privés imposent des dépenses supplémentaires aux parents à travers l’achat de fournitures scolaires autres que celles prévues sur la liste officielle. Le ministre de l’Enseignement secondaire, technique et de la Formation professionnelle, Mahougnon Kakpo, entend désormais encadrer la pratique. Une note circulaire en date du 24 septembre vient mettre de l’ordre dans le secteur.
Etre pauvre et fréquenter une école privée aujourd’hui au Bénin, ce n’est pas donné à tout le monde. Et pour cause ! Outre les frais de scolarité déjà élevés dans la plupart des établissements à Cotonou et environs, les parents doivent faire face à d’autres dépenses liées à l’achat de documents.
Souvent compartimentées en deux listes, les fournitures font partie des grandes dépenses qu’effectuent les parents d’élèves à chaque rentrée des classes. Ce phénomène propre aux établissements privés oblige les parents à acheter la deuxième partie des manuels scolaires au niveau des secrétariats desdites écoles.
En plus des ouvrages officiels, celles-ci prescrivent d’autres aux élèves, sous prétexte que les manuels au programme ne sont pas suffisants ou sont peu fournis. La situation oblige les parents à débourser plus d’argent.
La pratique varie d’un établissement à un autre. Si l’on peut compter au nombre des fournitures scolaires du Cm2, d’autres ouvrages tels que ‘’l’école et développement’’ ou encore ‘’mes activités de renforcement et évaluation au Cm2’’, dans un collège privé de Cotonou par exemple, la pratique n’est pas uniforme partout. Dans une autre école privée à Calavi, ce sont plutôt les fascicules, ‘’jour des premiers’’, la collection ‘’la lumière’’ou encore la ‘’collection Gado’’ qui sont plutôt exigés.
A en croire Moussibayo Adissa, directeur d’un établissement privé à Cotonou, chaque école élabore la liste des fournitures en fonction de ses motivations. « Nous ajoutons certains manuels à la liste officielle de fournitures scolaires afin de renforcer le niveau des apprenants », explique-t-il. « Le plus que nous recherchons pour les enfants, c’est la connaissance. Dans ces manuels, il y a toutes les notions dont les apprenants ont besoin pour acquérir des connaissances, même lorsqu’ils sont seuls », argumente-t-il.
Toutefois, ces mesures d’accompagnement ne sont pas appréciées par tous les parents. Pour Souleymane Aboudou, parent d’élève, la pratique impose aux parents de dépenser beaucoup d’argent pour l’achat des manuels. Il estime que les livres officiels ne sont pas moins riches pour combler les besoins en apprentissage des apprenants.
Michèle Mama a aussi la dent dure contre certains établissements privés. Selon elle, ces écoles se livrent plutôt au commerce en faisant obligation aux parents d’acheter une panoplie de manuels didactiques, chaque année. Elle déplore le fait que ces manuels ne sont utilisés qu’une seule année scolaire.
Eviter les déviances pédagogiques
Le cri du cœur de ces parents d’élèves semble recevoir un écho favorable auprès des autorités en charge de l’éducation.
Le ministre de l’Enseignement secondaire, technique et de la Formation professionnelle, Mahougnon Kakpo, siffle la fin de la récréation. A travers la note circulaireN°11/MESTFP/DC/SGM/DIPIQ/DESG/DETFP/SA, en date du 24 septembre, portant interdiction de l’usage des cahiers d’activités dans les établissements secondaire, technique et de la formation professionnelle du Bénin, il met fin à la vente et à l’utilisation des cahiers d’activités et autres documents non autorisés, afin d’éviter les déviances pédagogiques dans les collèges et lycées.
« Il m’est revenu que des enseignants, sous le prétexte du recours aux méthodes actives à privilégier dans la mise en œuvre d’un programme d’études et de formation écrit selon l’Approche par compétences, se dérobent à leur obligation de préparation des classes et imposent aux apprenants l’achat et l’usage de cahiers et autres documents non autorisés au titre des supports didactiques », renseigne la note.
Selon le ministre, le phénomène crée plus de problèmes qu’il n’en résout. « Cette pratique constitue, assurément, une des causes de l’échec scolaire enregistré à l’enseignement du second degré », poursuit la note.
Ce n’est pas la première fois que le Bénin prend une telle mesure. En 2010, le pays avait déjà pris une décision pareille pour corriger les excès dans le secteur. Mais le phénomène a toujours continué. La nouvelle note rappelle les dispositions antérieures avant l’étape de la sanction. Elle met l’accent sur trois points. Primo, elle interdit formellement l’imposition de l’achat des cahiers d’activités et documents non autorisés aux apprenants. Deuxio, la note interdit l’usage, par tout enseignant, de cahiers d’activités comme support de cours dans tout établissement. Tertio, elle interdit la vente de cahiers d’activités et de tout document non autorisés au sein de tout établissement.
La note prend effet à partir de cette rentrée scolaire 2018-2019 et prévient les contrevenants aux présentes prescriptions des sanctions auxquelles ils sont exposés. Reste aux établissements de se mettre dans cette dynamique pour soulager les parents d’élèves.