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Certains établissements d’enseignement privés imposent des dépenses supplémentaires aux parents à travers l’achat de fournitures scolaires autres que celles prévues sur la liste officielle. Le ministre de l’Enseignement secondaire, technique et de la Formation professionnelle, Mahougnon Kakpo, entend désormais encadrer la pratique. Une note circulaire en date du 24 septembre vient mettre de l’ordre dans le secteur.
Etre pauvre et fréquenter une école privée aujourd’hui au Bénin, ce n’est pas donné à tout le monde. Et pour cause ! Outre les frais de scolarité déjà élevés dans la plupart des établissements à Cotonou et environs, les parents doivent faire face à d’autres dépenses liées à l’achat de documents.
Souvent compartimentées en deux listes, les fournitures font partie des grandes dépenses qu’effectuent les parents d’élèves à chaque rentrée des classes. Ce phénomène propre aux établissements privés oblige les parents à acheter la deuxième partie des manuels scolaires au niveau des secrétariats desdites écoles.
En plus des ouvrages officiels, celles-ci prescrivent d’autres aux élèves, sous prétexte que les manuels au programme ne sont pas suffisants ou sont peu fournis. La situation oblige les parents à débourser plus d’argent.
La pratique varie d’un établissement à un autre. Si l’on peut compter au nombre des fournitures scolaires du Cm2, d’autres ouvrages tels que ‘’l’école et développement’’ ou encore ‘’mes activités de renforcement et évaluation au Cm2’’, dans un collège privé de Cotonou par exemple, la pratique n’est pas uniforme partout. Dans une autre école privée à Calavi, ce sont plutôt les fascicules, ‘’jour des premiers’’, la collection ‘’la lumière’’ou encore la ‘’collection Gado’’ qui sont plutôt exigés.
A en croire Moussibayo Adissa, directeur d’un établissement privé à Cotonou, chaque école élabore la liste des fournitures en fonction de ses motivations. « Nous ajoutons certains manuels à la liste officielle de fournitures scolaires afin de renforcer le niveau des apprenants », explique-t-il. « Le plus que nous recherchons pour les enfants, c’est la connaissance. Dans ces manuels, il y a toutes les notions dont les apprenants ont besoin pour acquérir des connaissances, même lorsqu’ils sont seuls », argumente-t-il.
Toutefois, ces mesures d’accompagnement ne sont pas appréciées par tous les parents. Pour Souleymane Aboudou, parent d’élève, la pratique impose aux parents de dépenser beaucoup d’argent pour l’achat des manuels. Il estime que les livres officiels ne sont pas moins riches pour combler les besoins en apprentissage des apprenants.
Michèle Mama a aussi la dent dure contre certains établissements privés. Selon elle, ces écoles se livrent plutôt au commerce en faisant obligation aux parents d’acheter une panoplie de manuels didactiques, chaque année. Elle déplore le fait que ces manuels ne sont utilisés qu’une seule année scolaire.
Eviter les déviances pédagogiques
Le cri du cœur de ces parents d’élèves semble recevoir un écho favorable auprès des autorités en charge de l’éducation.
Le ministre de l’Enseignement secondaire, technique et de la Formation professionnelle, Mahougnon Kakpo, siffle la fin de la récréation. A travers la note circulaireN°11/MESTFP/DC/SGM/DIPIQ/DESG/DETFP/SA, en date du 24 septembre, portant interdiction de l’usage des cahiers d’activités dans les établissements secondaire, technique et de la formation professionnelle du Bénin, il met fin à la vente et à l’utilisation des cahiers d’activités et autres documents non autorisés, afin d’éviter les déviances pédagogiques dans les collèges et lycées.
« Il m’est revenu que des enseignants, sous le prétexte du recours aux méthodes actives à privilégier dans la mise en œuvre d’un programme d’études et de formation écrit selon l’Approche par compétences, se dérobent à leur obligation de préparation des classes et imposent aux apprenants l’achat et l’usage de cahiers et autres documents non autorisés au titre des supports didactiques », renseigne la note.
Selon le ministre, le phénomène crée plus de problèmes qu’il n’en résout. « Cette pratique constitue, assurément, une des causes de l’échec scolaire enregistré à l’enseignement du second degré », poursuit la note.
Ce n’est pas la première fois que le Bénin prend une telle mesure. En 2010, le pays avait déjà pris une décision pareille pour corriger les excès dans le secteur. Mais le phénomène a toujours continué. La nouvelle note rappelle les dispositions antérieures avant l’étape de la sanction. Elle met l’accent sur trois points. Primo, elle interdit formellement l’imposition de l’achat des cahiers d’activités et documents non autorisés aux apprenants. Deuxio, la note interdit l’usage, par tout enseignant, de cahiers d’activités comme support de cours dans tout établissement. Tertio, elle interdit la vente de cahiers d’activités et de tout document non autorisés au sein de tout établissement.
La note prend effet à partir de cette rentrée scolaire 2018-2019 et prévient les contrevenants aux présentes prescriptions des sanctions auxquelles ils sont exposés. Reste aux établissements de se mettre dans cette dynamique pour soulager les parents d’élèves.

Le gouvernement a adopté en juillet dernier le plan sectoriel de l’éducation. Ce document propose une nouvelle architecture holistique et inclusive qui bouleversera le système éducatif à travers des réponses aux insuffisances notées dans la mise en œuvre du plan actuel. Il place le capital humain au cœur de la croissance économique et du développement.
Une nouvelle architecture est adoptée pour pallier les insuffisances du système éducatif au terme du processus d’élaboration du Plan sectoriel de l’éducation (Pse). Cette structure qui se veut rectangulaire, holistique et inclusive s’adapte aux valeurs culturelles nationales et vise à améliorer le lien entre formation et emploi. Elle vient en opposition à l’actuelle architecture, pyramidale, sélective et inadaptée au marché de l’emploi. Cette mutation repose sur trois axes de réformes.
Le premier axe indique que l’éducation de base est à partir de 3 ans à 15 ans. Tous les enfants, selon leurs besoins et aspirations, doivent bénéficier de l’éducation de base. Abdel-Rahamane Baba-Moussa, secrétaire technique permanant du Plan décennal de développement du secteur de l’éducation (Stp-Pddse), indique que l’éducation de base est prolongée à 12 ans avec l’intégration des alternatives éducatives et l’éducation non formelle dans une approche inclusive. L’objectif est qu’aucun jeune de moins de 16 ans ne soit exclu du système.
La composante scolaire de l’éducation de base est sanctionnée par le Brevet d’études du premier cycle (Bepc) qui donne accès au lycée. L’éducation de base alternative et l’apprentissage débouchent sur le Certificat d’études de qualification professionnelle (Cqp). Cette nouvelle architecture propose la réforme du Certificat d’études primaires (Cep) et du Certificat de qualification au Métier (Cqm) actuels qui deviendront des certifications intermédiaires. Le premier marque la fin du primaire pour l’orientation des apprenants vers le collège ou l’apprentissage dual préparant au Cqp. Le second pour des alternatives éducatives et de l’apprentissage préparant au Cqp.
Le Stp-Pddse prévient qu’à la réalisation de l’objectif de scolarisation primaire universelle, les alternatives et l’apprentissage préparant au Cqm seront supprimés pour qu’émerge un dispositif d’orientation pour assurer des passerelles entre le primaire et les centres d’apprentissage de type dual préparant au Cqp.
Formation professionnelle et renforcement des capacités valorisés
La post-éducation de base renvoie au second cycle de l’enseignement secondaire général et de la formation technique et professionnelle qui se déroule dans les lycées. Ces formations sont sanctionnées par le baccalauréat ou les certifications professionnelles débouchant sur l’emploi ou la poursuite des études.
La nouvelle architecture valorise la formation professionnelle, le renforcement des capacités et le développement des compétences. Il est proposé, informe le Stp-Pddse, un meilleur rapport entre formation et emploi en cohérence avec le contexte socio-économique. Cette option prend en compte la diversification des parcours post-éducation de base et la valorisation de la formation professionnelle.
Pour ce faire, indique Abdel-Rahamane Baba-Moussa, une meilleure intégration des activités de renforcement des capacités et de développement de compétences restées, jusque-là, déconnectées du système d’éducation et de formation, est adoptée.
L’alphabétisation et l’éducation des adultes concernent les apprenants de plus de 15 ans non scolarisés. Il s’agit d’un bilinguisme arrimé au renforcement des capacités et au développement des compétences qui favorisent l’autonomie et une meilleure participation à la vie sociale et professionnelle.
Le renforcement des capacités est une composante transversale pouvant être articulée avec l’éducation de base, l’alphabétisation et l’éducation des adultes ou l’enseignement supérieur.
Formation des élites
Le troisième axe repose sur l’enseignement supérieur et la recherche scientifique. Il se veut moderne garantissant des formations orientées vers l’innovation et la professionnalisation avec comme cible principale, les titulaires du baccalauréat.
La création de formations courtes mieux arrimées aux secteurs porteurs d’emploi, une meilleure orientation et une meilleure régulation des flux en sont les buts. Enfin, le renforcement de la recherche scientifique et de l’innovation, qui intègrent les savoirs endogènes, comme pilier de l’accroissement des richesses et du développement est le dernier axe du levier pour le développement de l’ensemble du système éducatif.
Le nouveau plan sectoriel de l’éducation post 2015 est aussi en cohérence avec les orientations du Plan national de développement (Pnd) et du Programme d’action du gouvernement 2016-2021. La réussite de sa mise en œuvre, souligne le Stp-Pddse, « exige une forte implication de l’État et des décideurs politiques afin que soient prises les décisions politiques et mises en œuvre des réformes nécessaires à l’opérationnalisation de la nouvelle architecture du système éducatif et à l’instauration de la bonne gouvernance du secteur ».
En lien avec la lettre de politique éducative, la réforme actuelle de l’architecture du système éducatif au Bénin impose un cadre pédagogique nouveau. Selon les acteurs du secteur, l’un des enjeux de la réforme est d’assurer la formation de personnes imprégnées de leur culture et capables de participer au développement de la nation.

Le guide pratique des Nations unies relatif à la protection du consommateur est au centre d’un atelier de formation des représentants des associations des consommateurs depuis ce mardi 9 octobre, à Cotonou. Initié par le programme Système qualité de l’Afrique de l’Ouest, ce rendez-vous de deux jours vise à renforcer les capacités desdites associations et autres structures en charge de la protection des consommateurs.
Après Lomé les 11 et 12 avril derniers, les deux représentants du Bénin à l’atelier régional sur le guide pratique des Nations unies relatif à la protection du consommateur font la restitution à Cotonou. Cette restitution des acquis de la rencontre de Lomé s’inscrit dans le cadre d’un atelier de sensibilisation de 25 représentants des associations de consommateurs et autres structures en charge de la protection du consommateur au Bénin. Il a pour objectif de renforcer les capacités desdites associations et structures nationales et vise également à leur permettre de mener leurs activités de façon efficace.
A l’ouverture des travaux, le coordonnateur technique national du programme Système qualité de l’Afrique de l’Ouest, Youssouf Mama Sika, a présenté le programme avant de rappeler les objectifs de la rencontre. Pour lui, le programme Système qualité de l’Afrique de l’Ouest est un programme qui appuie la mise en œuvre de la politique régionale de la qualité de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao).
Le programme vise à établir un cadre pour le développement et l’exploitation d’infrastructures qualité appropriées, pertinentes, efficaces et efficientes pour faciliter le commerce intra régional et international. Puis protéger le consommateur et l’environnement, et promouvoir le développement économique durable. Et c’est à ce titre qu’il appuie le renforcement des capacités des associations de consommateurs et des structures en charge des consommateurs pour une meilleure protection de ces derniers.
L’atelier est animé par deux conférenciers qui ont été les représentants du Bénin à la rencontre régionale de Lomé. Il s’agit du directeur général du Commerce, Jean Bernard Favi et du président de Bénin Santé et Survie des consommateurs, Ernest Gbaguidi.
Hier déjà, le directeur général du Commerce a présenté le guide pratique des Nations unies relatif à la protection du consommateur. Ce guide, rappelle-t-il, a pour objectif d’aider les pays à maintenir une protection adéquate de leurs citoyens en tant que consommateurs. Il vise à faciliter les modes de production et de distribution adaptés aux besoins et aux souhaits des consommateurs ; encourager les personnes qui s’occupent de la production de biens et services et de leur distribution aux consommateurs à adopter des normes de conduite strictes.
Le guide envisage aussi d’aider les pays à lutter aux niveaux national et international contre toutes les pratiques commerciales abusives des entreprises qui sont préjudiciables aux consommateurs, puis promouvoir des modes de consommation durable.
Les représentants des associations des consommateurs et autres structures auront également à suivre des communications sur les recommandations des directives de l’Onu pour la protection des consommateurs avant d’élaborer un projet de programme de travail national pour la mise en œuvre du guide.

Les députés n’ont pas tenu compte des questions du genre dans la désignation des membres des Commissions communales d’actualisation (Cca) de la Liste électorale permanente informatisée (Lépi). On note moins de dix femmes sur les 154 représentants du Parlement. Cette situation relance le débat de la représentativité des femmes lorsqu’on sait que, dans un passé récent, la question avait beaucoup agité l’opinion. Deux députés, l’un de la Majorité et l’autre de la Minorité parlementaires expliquent leur position sur le sujet.
Orden Alladatin, député du Bloc de la Majorité parlementaire: « La seule bonne volonté ne suffit pas pour avoir davantage de femmes »
La Nation : Pourquoi le Bloc de la Majorité parlementaire n’a pas accordé suffisamment de place aux femmes au sein des Commissions communales d’actualisation de la Lépi ?
Orden Alladatin :On n’a pas besoin d’entretenir des polémiques autour de la question. Ce ne sont pas des instances qui nomment. Chaque député désigne une personne. On fait ensuite la liste des différentes personnes désignées. Quand moi je veux désigner quelqu’un, je ne cherche pas à savoir celui ou celle que mon collègue a désigné. Si on avait dit que les partis se mettent ensemble pour désigner quinze personnes par exemple, le parti dans son dosage peut gérer au mieux cette préoccupation. Dans le cas d’espèce, la procédure de désignation est toute autre. Pour ce qui concerne la majorité, il y a 77 places pour 62 députés. Il revient à chaque député de désigner une personne. Moi par exemple, il m’est revenu de désigner une personne à Cotonou et j’ai désigné une femme.
Finalement le Bmp a désigné combien de femmes ?
Le Bmp n’a rien désigné. Chaque député a désigné une personne. C’est tout ! Il se fait que par hasard, dans mon quartier, il y a une femme capable de faire le job. En la matière, ce sont les communes qui sont partagées. S’il me faut désigner une femme à Boukoumbé et que je n’en ai pas une d’aussi représentative là-bas, comment voulez-vous que je fasse ? Chaque parti veut positionner des gens qui puissent lui drainer du monde. La question est simple. Ce n’est pas un débat du genre. C’est une question sérieuse qu’on ne saurait gérer au pifomètre.
Le camp adverse vous reproche d’avoir raté, une fois de plus, l’occasion de démonter votre bonne volonté en faveur des femmes.
Nous tergiversons trop sur les détails inutiles au Bénin. Nous avons voulu proposer un texte dans ce sens afin qu’aux prochaines élections législatives, la préoccupation ne revienne plus. Il était question de forcer la main à tous les partis pour avoir plus de femmes. Mais les gens ne nous ont pas soutenus. Maintenant, chacun commence par chercher dans des détails inutiles. La seule bonne volonté ne suffit pas pour avoir davantage de femmes. Je n’ai pas d’état d’âme sur ce type de débat quoique je milite fortement en faveur des femmes. Je n’aborde pas la préoccupation dans les petits détails.
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Guy Mitokpè, député de la Minorité parlementaire: « On peut désigner autant de femmes bien instruites et intelligentes au sein de la couche juvénile »
La Nation : Qu’est-ce qui justifie la faible représentativité des femmes au sein des Commissions communales d’actualisation de la Lépi au niveau de la Minorité parlementaire ?
Guy Mitokpè : L’argument qui avait été avancé au cours de la tentative de révision de la Constitution sur la question de la représentativité des femmes ne tenait pas véritablement à cœur aux défenseurs de cette cause. Parce qu’il y a plusieurs occasions au cours desquelles les membres de la Majorité parlementaire pouvaient quand même démontrer leur bonne foi en ce qui concerne la représentativité des femmes. Cette désignation des membres des Commissions communales d’actualisation (Cca) de la Lépi était une occasion de plus pour les défenseurs de cette cause de montrer leur sincérité. Mais une fois de plus, ils se sont pris à leur propre piège. C’est un peu comme un effet boomerang. La pierre qu’ils ont lancée s’est retournée contre eux. Et, pour moi, les questions qui touchent aux populations doivent être traitées avec beaucoup de sérieux.
Les défenseurs de cette cause expliquent que la désignation des membres des Cca n’est pas une question du genre et que si les femmes ne sont pas suffisamment représentatives dans une région, ils ne peuvent pas les désigner.
C’est un argument qui ne tient pas. Quand ils présentaient leurs projets, ils savaient qu’il y avait des questions en amont qu’il fallait régler concernant la formation et l’éducation d’un bon nombre de femmes. Donc, ils avaient avancé ce projet comme un appât sur lequel ils voulaient se montrer bien aux yeux de la gent féminine qui est quand même très importante dans notre pays. On peut désigner autant de femmes bien instruites et bien intelligentes au sein de la couche juvénile.
On ne peut pas faire le procès du Bmp seul. Le constat est le même au niveau de la Minorité parlementaire à laquelle vous appartenez. Votre regroupement aussi n’a pas désigné beaucoup de femmes au sein des Cca.
Ce n’est pas un sujet tabou au sein de la Minorité parlementaire. Il faut aborder les questions de la République avec beaucoup de sérieux et de sincérité. La question n’est peut-être pas à l’ordre du jour au niveau de la Minorité, c’est une sincérité que de le dire. Maintenant, s’il faut l’aborder, il faut le faire avec beaucoup de sincérité, d’intelligence et de franchise.
La Minorité parlementaire n’est donc pas prête pour soutenir les initiatives visant la représentativité des femmes ?
Non ! La question ne se pose pas en ces termes. Ce n’est pas que nous ne portons pas ce combat. On ne peut pas prendre les femmes comme un moyen de chantage. L’implication des femmes en politique et leur représentativité au plus haut niveau sont deux concepts différents. Nous estimons que notre concept est le plus efficient pour éviter de continuer à prendre les femmes comme un argument de campagne. Il faut éviter de le faire pour la seule raison que c’est une exigence des partenaires techniques. Il faut le faire en fonction de notre réalité, de notre contexte. Il faut le faire parce que c’est une demande nationale. Nous devons être assez intelligents et indépendants pour concevoir des politiques qui vont dans le sens de la promotion des femmes. Pour moi, il n’y a aucune confusion à ce niveau.
Actualités 10 oct. 2018

Présenté à nouveau au tribunal de première instance de Cotonou, ce mardi 9 octobre, le député Atao Mohamed Hinnouho retourne encore en prison pour cause de renvoi de l’audience par le tribunal. L’audience va se poursuivre le 23 octobre prochain.
Le député Atao Mohamed Hinnouho, présumé coupable dans une affaire de faux médicaments a comparu, hier mardi 9 octobre, au tribunal de première instance de première classe de Cotonou. Mais l’audience a été reportée au 23 octobre prochain.
En l’absence du juge Rodolphe Azo en charge du dossier à l’audience, un autre juge a prononcé le renvoi du dossier. Le procès n’a donc pas eu lieu comme le souhaite le collège d’avocats du député dont l’immunité parlementaire a été levée courant juillet 2018 à la suite de la demande de la justice qui souhaite l’écouter dans l’affaire de trafic de faux médicaments. Comparant dans un fauteuil roulant comme lors des précédentes audiences, le tribunal a prononcé le renvoi des deux dossiers dans lesquels le député Mohamed Hinnouho serait impliqué, au 23 octobre prochain. Le député est poursuivi pour fraude douanière et violences et voies de fait sur agents publics lors de la perquisition de l’un de ses domiciles.
Selon Me Aboubakar Baparapé, tout devrait se mettre en œuvre pour un procès équitable. « Ce qui est souhaitable, c’est que le procès soit équitable et qu’il connaisse une célérité », a-t-il martelé à sa sortie de la salle d’audience. Pour rappel, une affaire de trafic de faux médicaments dans laquelle le député Mohamed AtaoHinnouho est cité a surgi depuis quelques mois. A la suite de son audition, le député a été évacué au service d’urgence du Centre national hospitalier universitaire (Cnhu-Hkm) pour avoir été violenté, selon ses déclarations, par des agents de sécurité dans les locaux du tribunal. Sur instruction du procureur, le député a été évacué pour des soins au Cnhu. Il a été mis par la suite sous mandat de dépôt et est toujours dans les liens de la détention en attendant l’aboutissement de son procès. Et c’est le 23 octobre qu’il sera situé sur son sort.

Le ministère des Enseignements maternel et primaire (Memp) a organisé ce mardi 9 octobre, la revue trimestrielle d’exécution de son Plan de travail annuel (Pta) au titre du troisième trimestre de 2018. Occasion pour le ministre Salimane Karimou de féliciter les cadres surtout les gestionnaires de crédit de son ministère pour les résultats obtenus au cours du trimestre écoulé et de les inviter à la persévérance.
« J’en appelle une fois encore à votre sens élevé de responsabilité et de reddition de compte pour qu’au 31 décembre 2018, notre ministère réalise un taux d’exécution de 99 % à défaut des 100% aussi bien en termes d’engagement qu’en termes d’ordonnancement». C’est le défi que lance le ministre des Enseignements maternel et primaire à l’endroit des cadres à divers niveaux surtout aux gestionnaires de crédits de son ministère pour le dernier trimestre de l’année 2018. Salimane Karimou a fait cette exhortation ce mardi 9 octobre, à Porto-Novo, à l’occasion de la cérémonie de lancement de la revue trimestrielle d’exécution du Plan de travail annuel (Pta) au titre du troisième trimestre de l’année 2018. Les assises ont été l’occasion pour les participants de passer en revue les activités effectuées et inscrites au Pta du ministère. Il a été également question d’examiner le niveau de mise en œuvre des recommandations faites au cours de la dernière revue et d’évaluer les performances de chaque acteur de la chaîne des dépenses par rapport à la mission et aux objectifs définis. Aussi, cette rencontre a-t-elle été l’occasion pour les cadres et autres gestionnaires de crédits du Memp d’échanger et de définir d’autres stratégies pouvant les aider à surmonter les écueils et améliorer considérablement les résultats à la fin de l’année 2018.
Le ministre se dit satisfait des résultats enregistrés à la fin du deuxième trimestre de cette année 2018. Il constate qu’il y a eu d’amélioration sur tous les plans. En effet, le taux d’exécution physique est estimé à 76,37% comparativement à 2017 où il était de 58,9% à la même période. Le ministre en veut pour preuve les performances financières enregistrées et qui sont encourageantes comparativement à 2017 à la même période. Il relève que le taux d’exécution financière base engagement est de 74,78% pour un montant de 79, 375 170 milliards F Cfa et un taux d’exécution financière base ordonnancement de 73,75% pour un montant de 78,069 970 milliards Francs Cfa. « Bien que nos résultats soient rassurants, nous ne devons pas baisser la garde. Nous avons l’impérieuse obligation de faire de l’éducation un réel levier de développement sur lequel notre pays peut compter », exhorte l’autorité ministérielle. Pour cela, il a invité tous les participants à faire de l’évaluation leur bréviaire pour aider à améliorer davantage les performances du sous-secteur de l’enseignement maternel et primaire. Le ministre Salimane Karimou conseille à tous ces acteurs de la chaîne des dépenses de son ministère de s’entourer de dispositifs adéquats pour éviter en fin d’année l’accumulation des ardoises de dettes qui pourraient plomber le budget 2019. « Les conclusions qui seront issues des présentes assises devront donc permettre de prendre de bonnes décisions pour aider à atteindre les objectifs que nous nous sommes fixés pour espérer amorcer convenablement le budget 2019 », précise le ministre des Enseignements maternel et primaire qui a lancé officiellement les travaux?

Après le Conseil des ministres de ce jour au palais de la Marina, le chef de l’Etat béninois, le président Patrice Talon, se rendra, à Erevan en Arménie, pour prendre part au 17e sommet des chefs d’Etat et de gouvernement de la Francophonie prévu pour les 11 et 12 octobre 2018.
Les travaux seront consacrés notamment à l’adoption des rapports de la secrétaire générale de l’Oif et du président de la conférence ministérielle. Ils porteront aussi sur un débat général sur le thème du sommet : « Vivre ensemble dans la solidarité, le partage des valeurs humanistes et le respect de la diversité : source de paix et de prospérité pour l’espace francophone ».
Au nombre des grandes décisions de ce sommet des pays ayant en partage la langue française, il est attendu la désignation du nouveau secrétaire général de l’organisation.

Les océans sont soumis à une grande pollution dont les effets sur les ressources halieutiques ne sont pas négligeables. Il est temps, selon des experts, que les hommes changent leurs habitudes vis-à-vis de l’océan et de l’environnement, pour que le changement climatique ne s’aggrave pas.
« Les océans globalement se portent mal et les prévisions pour les années à venir ne sont pas positives ». C’est l’alerte donnée par Marina Lévy, directrice adjointe du département Océans, Climat et Ressources de l’Institut de recherche pour le développement (Ird), lors d’un colloque international dénommé Taccovar tenu à l’amphi de l’Institut des sciences biomédicales appliquées (Isba) à Cotonou.
Cette situation, selon ses propos, n’épargne personne et aura des répercussions sur les pays du Golfe de Guinée soumis déjà aux aléas du changement climatique. Ce dernier se manifeste par la montée des eaux et l’érosion côtière. Lors de son passage à Cotonou, Marina Lévy a pu voir en particulier le complexe lagunaire formé par le lac Nokoué, la lagune de Porto-Novo et le chenal de Cotonou, tous soumis à des problèmes de pollution, d’eutrophisation, d’envasement, de perte de biodiversité et qui font aujourd’hui des objets d’études prioritaires. Elle indique avoir vu aussi la région littorale, entre Cotonou et Grand-Popo, soumise à une forte érosion côtière qui fragilise considérablement le cordon sableux bloqué entre l’océan et la lagune côtière, et qui est un site d’étude important.
Le Bénin n’est pas mieux loti dans cette perspective. Et déjà, des voix s’élèvent pour dénoncer les comportements des hommes vis-à-vis des ressources naturelles à préserver normalement. La conséquence de la pollution des eaux lagunaires est la contamination des ressources halieutiques. Car la pollution des eaux et leur contamination par les déchets; la pollution urbaine, le rejet des déchets en mer ou sur les zones lagunaires, estuarienne… créent des dommages à l’environnement, compliquant ainsi l’existence aux poissons. Ces derniers, selon les experts de l’Institut de recherche et du développement, ne peuvent que migrer vers le Nord à cause des effets néfastes sur la biodiversité. Il va se poser le problème d’extinction de quelques espèces dans les pays du Golfe de Guinée.
Les différentes alertes et les sensibilisations sur l’impact des actions de l’homme sur son environnement ne parviennent pas encore à amener à un changement de comportement. « Il faut agir vite, en diminuant les émissions des gaz à effet de serre comme cela a été décidé lors de la Cop 21 », a suggéré Marina Lévy.
Pour inverser la tendance, les hommes ont un grand rôle à jouer pour protéger l’écosystème. La limitation du rejet de déchets dans les plans d’eau constitue le défi à relever. Cet effort est l’une des solutions importantes préconisées et les autorités doivent s’impliquer dans cette lutte implacable. Aussi, est-il nécessaire que les populations évitent de transformer les zones humides en des dépotoirs d’ordures. En effet, les ordures déposées dans les zones humides se retrouvent dans la mer. Il y a le problème de la pollution et du réchauffement climatique. Dans l’écosystème, l’océan joue un rôle important à savoir : absorber les radiations du soleil et les emmagasiner sous forme de chaleur, constituant ainsi un immense réservoir thermique, plus de mille fois plus important que celui de l’atmosphère dangereusement polluée. L’océan joue donc un grand rôle pour l’homme. De ce fait, il a une place majeure dans la régulation du climat mondial.
sac de maïs[/caption]Le gouvernement du Bénin encourage l’exportation du maïs dont la production dépasse les besoins de la population. À travers un communiqué conjoint, les ministres de l’Agriculture et du Commerce invitent les forces de sécurité, les agents des douanes et tout autre corps de contrôle à faciliter la sortie du maïs au niveau des frontières.
« Les producteurs ont assez de maïs sur les bras, après avoir été encouragés par le gouvernement, lors de la campagne agricole 2017-2018 ». C’est en ces termes que le ministre du Commerce et de l’Industrie, Serge Ahissou, a informé de la production abondante de viviers, notamment le maïs. La quantité disponible devrait, à en croire Serge Ahissou, dépasser les besoins nationaux. « Le maïs est disponible et en surabondance même », poursuit-il.
Gaston Cossi Dossouhoui, ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, confirme par un constat d’excédent de stock sur le marché intérieur. Cette situation anormale de non écoulement de produits vivriers agricoles, affirme-t-il, est la conséquence de l’accroissement de la production de céréales au Bénin, due à la disponibilité des intrants de production. La production nationale est passée de 1,2 million tonnes de maïs à 1,6 million tonnes.
En conséquence, le sac de maïs sur les marchés primaires de collecte varie entre 10 000 francs Cfa et 11 000, alors que d’habitude, en ces périodes, le prix avoisine déjà 20 000 francs, a laissé entendre Gaston Dossouhoui. Il informe que cette situation de prix est due à une disponibilité qui ne coule pas dans la sous-région.
Selon le ministre du Commerce, la population béninoise ne peut pas consommer toutes les quantités qui existent actuellement. C’est pour cette raison que les deux ministres encouragent la sortie de ces produits vivriers notamment le maïs au-delà des frontières béninoises. Car « la quantité qui existe dépasse même les normes et nous devons encourager la sortie de ce maïs par toutes les frontières », a déclaré le ministre du Commerce. Les ministres lancent un appel aux forces de sécurité et à la douane pour ne pas faire obstacle à la libre circulation des produits vivriers vers les pays voisins.
La décision d’encourager l’exportation vise non seulement à écouler les excédents de production, mais à inciter les producteurs à accroître davantage la production du maïs. Dès ce moment, affirme le ministre du Commerce, il ne devrait pas y avoir d’obstacle à l’exportation des vivriers, notamment le maïs vers les pays voisins.
Le Collège catholique Père Aupiais [/caption]Le Collège catholique Père Aupiais (Ccpa) célèbre cette année 70 ans d’existence. Hier lundi 8 octobre lors de la matinale cérémonie des couleurs, le directeur, le père Crépin Bossou Acakpovi, a procédé au lancement officiel du Jubilé des 70 ans de cet établissement qui a formé des milliers de Béninois.
« Ne pas se souvenir, c’est oublier. Se souvenir et agir, c’est perpétuer l’histoire afin que les générations nouvelles ne l’oublient et se l’approprient. Créé en octobre 1948, notre collège a aujourd’hui 70 ans ! Que de paix et de joie, joie aux motifs divers…», a déclaré le directeur du Collège catholique Père Aupiais (Ccpa) le père Crépin Bossou Acakpovi lors de la cérémonie des couleurs. Une cérémonie solennelle agrémentée par la fanfare de l’armée de terre des Forces armées béninoises et qui a connu la participation des anciens élèves, anciens formateurs et anciens directeurs du collège, de toute l’équipe administrative en fonction, de parents d’élèves et de divers invités…
Ladite cérémonie s’est ouverte par une communication concise du lieutenant Michaël Thaï sur le drapeau national et sa portée, l’importance des couleurs nationales et les valeurs citoyennes. Cette communication qui va dans le sens de la formation civique et de l’éducation aux valeurs républicaines s’inscrit bien dans la mission du collège Père Aupiais, celle d’une éducation au service du développement, celle d’assurer une formation de qualité et un enseignement spirituel renforcé par une éducation civique et morale. «Ora et labora» (Prie et travaille) est la devise du Ccpa. Pour le directeur du Ccpa, le père Crépin Bossou Acakpovi, le Collège catholique Père Aupiais est un label de formation dont la qualité de l’enseignement est hautement appréciée en dépit des différences religieuses. Il a rappelé que le partage et l’acceptation de l’autre sont des valeurs sacrées pour l’Eglise catholique romaine et par ricochet pour le collège.
Un hommage mérité a été rendu au père Francis Aupiais qui a œuvré à la création de plusieurs écoles et à qui le collège est dédié. « Il était un serviteur infatigable de Dieu. Elxcensior semper elxcensior (Meilleur, toujours meilleur) était son leitmotiv… », a laissé entendre le père Crépin Bossou. Il a également rendu hommage à tous ceux qui ont contribué à hisser ce label. « Ce sont eux qui ont bâti l’édifice au prix de sacrifices… Foi, conviction et persévérance sont des valeurs sûres dont ils ont fait preuve… Et, malgré les hauts et les bas, notre collège continue de faire son petit bonhomme de chemin devenant ce septuagénaire qui mérite respect… », a-t-il précisé. Il est alors attendu des bâtisseurs d’aujourd’hui, d’apporter leur pierre au rayonnement de cette école qui a formé de nombreux cadres.
La messe marquant le lancement officiel du jubilé des 70 ans d’existence du collège catholique Père Aupiais a été dite dans la soirée d’hier. Les manifestations vont s’étendre sur toute l’année. Le 14 décembre, sera commémoré le 71e anniversaire de décès du père Francis Aupiais. Un colloque sera organisé à l’occasion. Au titre des activités prévues, une marche le long de la Route des esclaves, la tenue de colloques, de journées culturelles… L’année jubilaire sera clôturée en août 2019.