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Le Collège catholique Père Aupiais [/caption]Le Collège catholique Père Aupiais (Ccpa) célèbre cette année 70 ans d’existence. Hier lundi 8 octobre lors de la matinale cérémonie des couleurs, le directeur, le père Crépin Bossou Acakpovi, a procédé au lancement officiel du Jubilé des 70 ans de cet établissement qui a formé des milliers de Béninois.
« Ne pas se souvenir, c’est oublier. Se souvenir et agir, c’est perpétuer l’histoire afin que les générations nouvelles ne l’oublient et se l’approprient. Créé en octobre 1948, notre collège a aujourd’hui 70 ans ! Que de paix et de joie, joie aux motifs divers…», a déclaré le directeur du Collège catholique Père Aupiais (Ccpa) le père Crépin Bossou Acakpovi lors de la cérémonie des couleurs. Une cérémonie solennelle agrémentée par la fanfare de l’armée de terre des Forces armées béninoises et qui a connu la participation des anciens élèves, anciens formateurs et anciens directeurs du collège, de toute l’équipe administrative en fonction, de parents d’élèves et de divers invités…
Ladite cérémonie s’est ouverte par une communication concise du lieutenant Michaël Thaï sur le drapeau national et sa portée, l’importance des couleurs nationales et les valeurs citoyennes. Cette communication qui va dans le sens de la formation civique et de l’éducation aux valeurs républicaines s’inscrit bien dans la mission du collège Père Aupiais, celle d’une éducation au service du développement, celle d’assurer une formation de qualité et un enseignement spirituel renforcé par une éducation civique et morale. «Ora et labora» (Prie et travaille) est la devise du Ccpa. Pour le directeur du Ccpa, le père Crépin Bossou Acakpovi, le Collège catholique Père Aupiais est un label de formation dont la qualité de l’enseignement est hautement appréciée en dépit des différences religieuses. Il a rappelé que le partage et l’acceptation de l’autre sont des valeurs sacrées pour l’Eglise catholique romaine et par ricochet pour le collège.
Un hommage mérité a été rendu au père Francis Aupiais qui a œuvré à la création de plusieurs écoles et à qui le collège est dédié. « Il était un serviteur infatigable de Dieu. Elxcensior semper elxcensior (Meilleur, toujours meilleur) était son leitmotiv… », a laissé entendre le père Crépin Bossou. Il a également rendu hommage à tous ceux qui ont contribué à hisser ce label. « Ce sont eux qui ont bâti l’édifice au prix de sacrifices… Foi, conviction et persévérance sont des valeurs sûres dont ils ont fait preuve… Et, malgré les hauts et les bas, notre collège continue de faire son petit bonhomme de chemin devenant ce septuagénaire qui mérite respect… », a-t-il précisé. Il est alors attendu des bâtisseurs d’aujourd’hui, d’apporter leur pierre au rayonnement de cette école qui a formé de nombreux cadres.
La messe marquant le lancement officiel du jubilé des 70 ans d’existence du collège catholique Père Aupiais a été dite dans la soirée d’hier. Les manifestations vont s’étendre sur toute l’année. Le 14 décembre, sera commémoré le 71e anniversaire de décès du père Francis Aupiais. Un colloque sera organisé à l’occasion. Au titre des activités prévues, une marche le long de la Route des esclaves, la tenue de colloques, de journées culturelles… L’année jubilaire sera clôturée en août 2019.
Les participants à la formation sur les bonnes pratiques de valorisation des brisures de riz en aliments dérivés tels que le couscous et le «ablo» de riz[/caption]Une trentaine de représentantes de groupements de femmes transformatrices du riz membres des Plateformes d’innovation au niveau des bassins rizicoles de Glazoué, Bantè et Malanville ont pris part du 2 au 4 octobre 2018 à Bohicon à une session de formation sur les bonnes pratiques de valorisation des brisures de riz en aliments dérivés tels que le couscous et le gâteau local «ablo» de riz, à l’initiative du Projet de coopération Sud-Sud GCP/RAF/489/VEN «Partenariat pour le développement de systèmes rizicoles durables en Afrique subsaharienne» en cours d’exécution par l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) dans dix pays africains (Bénin, Côte d’Ivoire, Sénégal, Guinée, Nigeria, Mali, Cameroun, Kenya, Tanzanie et Ouganda). Cette formation fait suite à celle organisée par la FAO du 25 au 27 septembre 2018 dans l’unité d’étuvage de Agouagon dans la commune de Glazoué sur les bonnes pratiques d’hygiène et de production de riz étuvé et de gestion d’une unité d’étuvage, dans le cadre du même projet.
«Les transformatrices du riz au Bénin sont généralement confrontées au cours du décorticage du riz paddy à la question des brisures qui représentent environ 20% de la quantité décortiquée. Or, le riz long grain est plus compétitif sur les différents marchés que le riz brisé. C’est pour cela qu’afin d’accroître leurs revenus, nous conseillons aux femmes transformatrices la valorisation des brisures de riz en aliments dérivés tels que le couscous et le gâteau local dénommé ablo, très appréciés dans notre pays et qui se vendent bien dans les différentes régions du pays», a expliqué le principal communicateur lors de cette session de formation, Dr Paul Houssou, chercheur agronome, spécialiste de la transformation des céréales et Responsable du Programme Technologies agricoles et alimentaires (PTAA) de l’Institut national des recherches agricoles du Bénin (INRAB). Se basant sur des manuels de formation édités par la FAO et l’INRAB dans le cadre de ce projet, il a entretenu les femmes transformatrices du riz sur les bonnes pratiques d’hygiène et de production du «ablo» à partir de la farine de riz; de fabrication du couscous de riz avec les brisures de riz, et la gestion financière de l’activité de production du «ablo» et du couscous à base des brisures de riz. Ces différentes connaissances théoriques ont été par la suite mises en application au cours de modules pratiques qu’il a animés avec l’assistance de la Responsable du Sous-Programme Recherche Rizicole à l’INRAB et coordonnatrice nationale du projet GCP/RAF/489/VEN, Mme Iliyath Bello Tidjani, l’assistant de recherche Valère Dansou et la technicienne au PTAA, Hermine Djivoh. Au cours des séances de démonstration culinaires qui ont marqué cette phase pratique de la formation, l’accent a été mis sur les mauvaises pratiques que ces femmes transformatrices du riz doivent éviter ainsi que les bonnes pratiques qui affectent la qualité des aliments. «Des manuels de formation spécifiques sur les bonnes pratiques de valorisation des brisures de riz en couscous et ablo de riz ont été édités et mis à la disposition de l’ensemble des participants afin de capitaliser et vulgariser les pratiques acquises au cours de cette formation», a indiqué la coordonnatrice nationale du projet GCP/RAF/489/VEN «Partenariat pour le développement de systèmes rizicoles durables en Afrique subsaharienne». Ce projet exécuté depuis 2017 par la FAO dans dix pays africains (Bénin, Côte d’Ivoire, Sénégal, Guinée, Nigeria, Mali, Cameroun, Kenya, Tanzanie et Ouganda) ambitionne de contribuer à l’intensification durable de la production du riz local et l’accroissement de sa compétitivité par rapport au riz importé, à travers l’actualisation des acquis, savoirs et connaissances en matière de production et de transformation du riz, entre autres. «Le projet de Coopération Sud-Sud GCP/RAF/489/VEN intitulé "Partenariat pour le développement de systèmes rizicoles durables en Afrique subsaharienne" vise le développement de la filière riz par le biais de partage d’expériences entre pays du Sud (Afrique, Asie et Amérique latine). Au niveau régional, le projet a identifié des thématiques clés d’accompagnement des dix pays bénéficiaires dont le Bénin. Il s’agit de la production de semences de qualité; la mécanisation ; les pertes post-récoltes et la transformation. Des ateliers de formation et des visites d’échanges ont été organisés et le Bénin a pris part à ces rendez-vous en envoyant ses participants pour améliorer leurs connaissances. Dans cette même veine, une visite d’échanges en Ouganda sera organisée pour les producteurs de riz du Bénin pour découvrir les avancées notées dans ce pays au niveau de ce maillon de la filière», a souligné dans son discours d’ouverture de la session de formation, l’Adjoint au Programme à la FAO-Bénin, Sanni Bio Yérima.
Engagement des participantes à partager au sein de leurs groupements les bonnes pratiques de valorisation des brisures de riz
Tout en se réjouissant d’avoir amélioré leurs connaissances en matière de préparation du couscous et du gâteau «ablo» à base du riz, les participantes ont exprimé au terme de la session de formation leur détermination à vulgariser dans leurs localités respectives, auprès des autres membres des groupements auxquels elles appartiennent, les notions théoriques et pratiques acquises pour la valorisation des brisures de riz en aliments dérivés, en vue du développement de leur activité de transformation du riz local. «A Malanville où je vends du ablo avec d’autres femmes du groupement Nonvitcha, je suis convaincue que l’application des bonnes pratiques assimilées au cours de ces trois jours de formation va nous permettre de préparer une plus grande quantité de riz et d’accroître les recettes. Moi seule, je prépare par jour du ablo pour 25 kg de farine de riz et arrive à écouler mes gâteaux. J’ai compris qu’avec les brisures de riz, on obtient une plus grande quantité de farine de riz en dépensant moins par rapport au riz long grain. C’est cela, en plus d’autres pratiques de cuisson, que je compte partager avec les autres membres du groupement», a confié Mme Margerite Sossou, une des participantes. Mme Garba Sakira, vendeuse de riz à Malanville, compte quant à elle proposer dorénavant à sa clientèle du couscous à base des brisures de riz et partager autour d’elle les notions de préparation de ce mets. «Le couscous de riz préparé avec de la carotte râpée et d’autres légumes m’a personnellement intéressée et je suis sûre qu’il plaira aussi à mes clients», a-t-elle témoigné. Cette formation a aussi permis de diffuser le cuiseur de «ablo» à six (06) niveaux mis au point par le PTAA de l’INRAB pour permettre la préparation d’un grand nombre de «ablo» en un temps réduit?
Source : FAO
Marie Odile Attanasso, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique[/caption]Dans le cadre des préparatifs de la rentrée académique prochaine, le gouvernement annonce le statut quo pour les inscriptions et frais de formation dans les universités nationales.
« Le gouvernement a décidé de maintenir le statu quo sur les droits d’inscription et de formation dans les universités nationales ». C’est la principale annonce faite ce dimanche, par Marie Odile Atanasso, le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique. Par cette décision, le gouvernement met fin à la rumeur qui fait croire au retour des frais d’inscription, et de l'augmentation des frais de formation dans les universités nationales dès la rentrée de lundi prochain.
Le ministre rassure que les subventions seront accordées aux universités nationales dans les mêmes conditions que l’année dernière, avec une possibilité d’augmentation, si les demandes exprimées par les rectorats sont justifiées. Cette mise au point à la veille de la rentrée universitaire 2018-2019 prévue pour le 15 octobre vient calmer les esprits pour une rentrée annoncée par beaucoup agitée.
Cette démarche, informe le ministre, vise à tenir compte des réalités et du contexte social national. Pour le ministre, la situation restera ainsi jusqu’à ce que la réflexion prospective sur l’avenir des universités et leur gouvernance n’aboutisse. Aussi, a-t-elle informé que le gouvernement a retenu de maintenir et de soutenir les efforts d’investissements de l’État pour améliorer le cadre de vie et d’études des apprenants dans lesdites universités. Cette décision, dit-elle, est intervenue bien que les responsables des universités publiques aient demandé la réinstauration des frais d’inscription, voire leurs augmentations.
En rappel, elle évoqué les conditions dans lesquelles la suspension des frais d’inscriptions est intervenue en 2008, en l’absence de toute étude prospective visant à garantir l’équilibre financier des budgets des universités. Elle déplore que cette suspension est intervenue alors qu’ « aucune mesure d’accompagnement n’a été prise pour compenser le déficit occasionné par cette décision », ajoutant que cette situation occasionne chaque année un déficit de financement évalué en moyenne à 2 milliards de francs Cfa.
Les officiels saluant les joueurs lors du lancement du match inaugural[/caption]Le tournoi de football dénommé « Copa Catolica » a été lancé, ce samedi 6 octobre au collège Père Aupiais de Cotonou. En match d’ouverture, l’équipe du vicariat forain de Zogbo a battu sur le score de un but à zéro la formation du vicariat forain de Godomey. En effet, les jeunes de Godomey ont été cueillis à froid dès la 3e minute de jeu par le but de Frank Danhoun suite à une faute de main du gardien de but de Godomey.
C’est le tournant de cette partie au cours de laquelle le Vicariat de Godomey va courir en vain derrière le score. Ce succès permet à l’équipe de Zogbo de prendre provisoirement la tête du groupe A devant les vicariats de Godomey, de Notre Dame et de Sacré-Cœur. Le deuxième match de ce groupe est prévu pour le samedi 13 octobre prochain entre l’équipe du vicariat de Sacré-Cœur et celle de Notre Dame. L’équipe de Godomey est attendue le samedi 20 octobre pour sa deuxième sortie tandis que la formation du vicariat de Zogbo devra attendre jusqu’au 27 octobre prochain pour confirmer son hégémonie dans cette poule.
Cette compétition dotée du trophée « Jeunes disciples » est organisée par l’Aumônerie de la jeunesse du diocèse de Cotonou en partenariat avec le mouvement Fondacio. Présent lors de la rencontre inaugurale, Jérôme Tozé, membre de Fondacio, a invité les joueurs au fair-play et au sens de responsabilité tout au long du tournoi. Le Père Francis Adimou, l’aumônier de la jeunesse, a souhaité que la joie et la convivialité puissent prévaloir tout au long de la compétition. Signalons qu’avant le match de football, l’équipe de génie biblique du vicariat de Zogbo s’est imposée face à l’équipe du vicariat de Zinvié pour le compte de la « Copa Genius ».
Les informaticiens du MEF[/caption]Les informaticiens du ministère de l’Economie et des Finances ont revu leur statut en tant qu’experts et spécialistes des systèmes d’information pour impulser et accompagner la transformation digitale de leur ministère, lors d’une retraite, à Cotonou, les 4 et 5 octobre derniers.
« Les équipes qui gagnent sont celles qui savent prendre du recul au moins une fois par an ensemble pour clarifier le projet et prendre plaisir à travailler ensemble». Cette déclaration du secrétaire général du ministère de l’Economie et des Finances, Joël Zodjihoué, est bien partagée par les informaticiens dudit ministère. En conclave à Cotonou dans le cadre d’une retraite, ils s’engagent à accompagner le gouvernement en prenant leur responsabilité pour gagner la bataille mondiale de la transformation digitale.
A l’ouverture des travaux de la retraite, le secrétaire général du ministère de l’Economie et des Finances a rappelé que la transformation numérique est l’un des principaux leviers de transformation de l’économie béninoise que le chef de l’Etat a retenus dans son programme d’actions du gouvernement. Et, en tant qu’experts du numérique et spécialistes des systèmes d’informations, les informaticiens du ministère, selon lui, ont la mission d’impulser et d’accompagner la transformation digitale de leur département.
En effet, souligne Joël Zodjihoué, la révolution numérique en cours actuellement est sans aucun doute la 4e grande révolution technologique après celles de l’imprimerie à la fin du 15e siècle, la machine à vapeur à la fin du 18e siècle et l’électricité à la fin du 19e siècle. Pour lui, investir dans le numérique est devenu une priorité. C’est pourquoi il a salué les efforts du gouvernement à travers l’un des projets phares du programme d’actions qui est de faire de l’administration publique béninoise une administration intelligente. « Nous sommes bien placés au ministère de l’Economie et des Finances pour apprécier les avancées de ce projet », indique-t-il, car, les informaticiens de ce ministère ont la chance d’exploiter un Datacenter qui héberge actuellement tous les projets publics en cours dans le numérique.
Pour le secrétaire général du ministère de l’Economie et des Finances, c’est par ce Datacenter que tous les visiteurs du Bénin et du monde entier se connectent sur l’application E-visa pour obtenir leurs visas. Ayant la chance d’avoir été les pionniers du numérique au Bénin et celle de constituer plus de la moitié des effectifs d’informaticiens de l’administration béninoise, Joël Zodjihoué se réjouit qu’ils soient ensemble pour relever le défi de la performance opérationnelle.
Durant les deux jours de retraite, les informaticiens du ministère de l’Economie et des Finances ont, non seulement suivi la présentation sur « la transformation digitale de l’administration béninoise », mais ils ont aussi identifié les freins et contraintes majeurs pour réussir la transformation ; identifié les freins et leviers majeurs avant de chercher à les lever.
Au terme des travaux, le directeur des Systèmes d’information du ministère de l’Economie et des Finances, Alain Ahounou, déclare être satisfait des résultats, car, les différentes équipes, dit-il, sont désormais soudées. La transformation numérique, selon lui, est importante. Mais ce sont les hommes qui la conduisent.
Pour le directeur des Systèmes d’information, les activités vont continuer, d’être renforcées pour que les équipes qui sont dans le secteur du numérique puissent continuer à accompagner la volonté du gouvernement.
Les ministres Mahougnon Kakpo et Salimane Karimou lors de la célébration officielle[/caption]Réunis à Natitingou, les acteurs du secteur de l’éducation ont célébré, vendredi 5 octobre dernier, en présence des ministres Salimane Karimou, des Enseignements maternel et primaire et Mahougnon Kakpo du secondaire, la 25e journée mondiale des enseignants sous le sous-thème, « la professionnalisation du métier d’enseignant».
« La professionnalisation du métier d’enseignant ». Voilà le thème qui focalise les attentions des acteurs de ce secteur à l’occasion de la 25e journée mondiale des enseignants célébrée vendredi 5 octobre dernier à Natitingou.
« Chacun de nous est interpellé sur la nécessité de tout mettre en œuvre pour faire du métier d’enseignant, un sacerdoce exaltant, une profession aux arcanes maîtrisés, tant sur le plan pédagogique que sur le plan docimologique », a confié Salimane Karimou, ministre des Enseignements maternel et primaire. C’est pourquoi, a-t-il rassuré, le gouvernement s’emploie à offrir aux enseignants des trois ordres d’enseignement les meilleures conditions possibles de travail. En témoignent, soutient-il, les programmes en cours de réalisation dans le domaine des infrastructures scolaires, le recrutement d’enseignants qualifiés et l’adoption de nouveaux textes régissant le secteur.
Il a rendu hommage aux hommes et femmes de bonne volonté qui ont choisi la noble et exaltante profession d’enseignant. « C’est vous qui vous attelez quotidiennement et sans relâche à la délicate tâche de modelage de l’intelligence et de l’esprit de vos apprenants », relève-t-il.
Le droit à l’éducation induit également le droit à un personnel enseignant qualifié, partage Salimane Karimou. Il déplore cependant que dans nombre de pays, l’extrémisme violent et l’ingérence politique, non seulement mettent en danger la vie des enseignants, mais constituent également des entraves à cette professionnalisation voulue du métier. Ce qui signifie que l’enseignant soit outillé pour facilement transmettre le savoir, car justifie-t-il : « Un enseignant bien formé laisse dans la tête de ses apprenants des connaissances justes qui serviront pour toujours. ».
Pour Orou Barei Chabi, premier adjoint au maire de la commune de Natitingou, l’enseignant mérite tous les honneurs. C’est pourquoi, il a rassuré tous les acteurs du système éducatif national de l’engagement sans réserve du conseil communal à faciliter au monde enseignant l’exercice de ce noble métier afin de contribuer à son plein épanouissement.
Un engagement que partage Abdoulaye Affo, secrétaire général du département de l’Atacora. « L’avenir d’une nation dépend de l’éducation et de la formation de ses citoyens », a reconnu le secrétaire général qui a salué les efforts du gouvernement relatifs à la réduction progressive des peines des enseignants en régularisant leur situation administrative et financière.
Cependant, Erick Roméo Pétos,représentant des organisations des syndicats du système éducatif ne partage pas cet avis. Car pour lui, la célébration se déroule dans un contexte peu reluisant de la condition de l’enseignant. Pour preuve, soutient-il, plus de 1700 enseignants de la maternelle et du primaire restent encore sans salaire depuis 10 ans. Erick Roméo Pétos a plaidé pour la professionnalisation du métier d’enseignant, la défense de la liberté académique à tous les niveaux et surtout l’amélioration de leurs conditions de vie et de travail.
La remise des plaquettes sur les réformes dans le secteur, la remise des titres de félicitations aux agents admis à la retraite et la reconnaissance des mérites des enseignants et établissements ayant obtenu les meilleurs résultats aux différents examens nationaux en 2018 ont marqué les festivités.
Benjamin Hounkpatin, ministre de la Santé[/caption]En marge de la table ronde de Cotonou pour la relance et le financement de la vaccination, le ministre de la Santé, Benjamin Hounkpatin, a donné un point de presse, vendredi 5 octobre dernier. Il a été question pour lui de faire le point des efforts du Bénin dans le cadre de la mise en œuvre du Programme élargi de vaccination et des écarts à combler.
Le ministre de la Santé, Benjamin Hounkpatin, a, au cours du point de presse, présenté l’état des lieux en matière de couverture vaccinale au Bénin, et a apprécié les différentes conclusions des assises. La rencontre de Cotonou ouvre de nouveaux horizons au Bénin.
« A partir de maintenant, le Bénin dispose d’un document synthèse de l’état des lieux du Programme élargi de vaccination (Pev), une feuille de route définissant les grandes orientations du Pev-Bénin pour la période quinquennale 2019-2023, et d’une déclaration commune engageant les parties prenantes quant à la relance et le financement de la vaccination », se réjouit le ministre de la Santé.
Selon lui, la vaccination est un outil indispensable en matière de soins de santé. « Le Programme élargi de vaccination est une pièce-maîtresse de la prévention sanitaire et qui a servi à partir de 1987 de pilier central des soins de santé primaires. Les initiatives mondiales et les campagnes de vaccination ont permis au Bénin d’interrompre la transmission du poliovirus sauvage autochtone, d’éliminer le tétanos maternel et néonatal et de réduire significativement la morbidité et la mortalité liées à la rougeole », renseigne-t-il.
Evoquant les efforts faits par le Bénin ces dernières années, il indique que « les enquêtes démographiques et de santé révèlent une évolution de la proportion d’enfants ayant reçu la troisième dose du vaccin pentavalent, passant de 67% en 2006 à 73% en 2017 ».
La tendance reste inchangée en ce qui concerne la vaccination contre la rougeole. Quant à la proportion d’enfants « complètement vaccinés avant leur premier anniversaire, elle est passée de 40,2 en 2006 à 57% en 2017 », poursuit-il.
Malgré ces efforts, le ministre de la Santé reconnaît que des écarts restent à combler. « Selon la dernière revue externe, à peine une commune sur trois parvenait en 2014 à vacciner au moins 80% de ses enfants au penta 3 et selon les évaluations conjointes de l’Oms et de l’Unicef, ce sont plus de 63 000 enfants âgés de moins d’un an qui, chaque année, ne reçoivent pas la troisième dose du vaccin pentavalent contre le tétanos, la diphtérie, les méningites et infections respiratoires dues à la bactérie haemophilus influenzae B », relève-t-il.
La situation se répercute négativement sur les ménages. «Cette année, au moins treize communes du Bénin ont déjà connu des foyers épidémiques de rougeole », se désole le ministre.
Outre ces contre-performances, il évoque « la faible qualité de la coordination à tous les niveaux de la pyramide sanitaire, la difficulté à porter à l’échelle les bonnes initiatives en cours, la qualité de la redevabilité à tous les niveaux de la chaîne des acteurs du Pev …».
Le rendez-vous de Cotonou se veut un tournant déterminant au profit du Pev.
« L’un des succès tangibles de la table ronde est de réussir à fédérer divers vœux en un évènement unique d’ampleur nationale qui repositionne à un niveau élevé la vaccination dans l’agenda du pays tout en suscitant des acteurs locaux pour la relance et le financement du Pev ».
Le gouvernement du Bénin s’engage à préserver les acquis de la rencontre de Cotonou.
Le Masd veut faire profiter à Avrankou[/caption]Le Mouvement d’actions et de soutien pour le développement (Masd) a été porté sur les fonts baptismaux, samedi 6 octobre, à Avrankou. Apolitique, il se veut un puissant instrument de rayonnement de cette commune. Les initiateurs du creuset ont matérialisé les premiers pas de leurs engagements en récompensant les meilleurs élèves au Cep, Bepc et au Bac 2018.
Un nouveau vent d’espoir s’ouvre pour le rayonnement d’Avrankou. C’est l’ambition que nourrit le Mouvement d’actions et de soutien pour le développement (Masd) officiellement lancé samedi 6 octobre dernier, à la grande place publique de cette commune. Il s’agit d’un creuset apolitique et fondé sur la loi 1901 qui régit les associations au Bénin. Le mouvement se fixe comme défi d’œuvrer pour le développement d’Avrankou et la promotion des cadres. « Le Masd prône uniquement les actions pour le développement d’Avrankou. Nous parlons rien que de développement et jamais de politique», explique le président du mouvement, Augustin Sodjinou qui a été ferme sur les objectifs et le caractère apolitique de ce creuset. Selon lui, le Masd est venu combler un grand vide créé par les acteurs politiques d’Avrankou dont les actions et activités depuis 1960 à nos jours n’ont pas permis de développer la ville. Augustin Sodjinou fait l’amer constat que la politique a dressé le lit de la division et de la désunion entre des frères et sœurs qui ne se saluent plus et se mettent les bâtons dans les roues. Autant de choses qui ont empêché le développement d’Avrankou jusqu’ici.
C’est donc au regard de cette situation que des filles et fils d’Avrankou composés notamment d’opérateurs économiques, des cadres de l’administration publique, d’acteurs politiques et de la Société civile ont décidé de fédérer leurs énergies en créant le Masd. Il s’agira pour les membres du Masd de travailler à inverser la tendance, précise Augustin Sodjinou. Selon lui, ce mouvement ambitionne vraiment de faire renaître l’espoir à Avrankou. Il se positionne comme l’interlocuteur et l’intermédiaire pour toutes initiatives et actions de développement visant à mieux impacter Avrankou. Le président du Mas dmise sur la niche d’opportunités que constitue le Programme d’actions du gouvernement (Pag) du président Patrice Talon. Il invite tous les fils et filles d’Avrankou à se joindre au mouvement et à s’approprier le Pag afin de drainer vers la commune certains gros projets de développement inscrits dans le vaste programme. « Le Masd se veut un instrument puisant de négociation au plus haut sommet pour le décrochage des projets infrastructures et la promotion des cadres d’Avrankou qui ne sont pas tenus de passer par les politiques », insiste Augustin Sodjinou.
Le mouvement compte frapper à toutes les portes pour l’atteinte de ses objectifs. Personne ne sera de trop pour porter loin les idéaux du mouvement. Augustin Sodjinou et autres membres du bureau ont joint l’utile à l’agréable en marquant cette sortie officielle par la récompense des meilleurs élèves au Certificat d’études primaires (Cep), au Brevet d’études du premier cycle (Bepc) et au Bac afin de motiver et d’encourager ces apprenants qui, malgré le niveau de pauvreté et de précarité dans leurs familles, ont su donner le meilleur d’eux-mêmes lors de ces examens nationaux. Les nobles ambitions portées par le Masd dont été saluées par plusieurs personnes dont le représentant des sages et notables d’Avrankou, Pierre Afodégonkou.
Le préfet de l’Ouémé et le président de l’OngAlcrer[/caption]Le président du Comité de pilotage et de suivi de la phase 2 du programme de Participation citoyenne aux politiques publiques au Bénin (PartiCiP, phase 2), Martin Assogba a fait une séance de travail avec le préfet de l’Ouémé, Joachim Apithy. Celui-ci est allé solliciter du soutien de l’autorité préfectorale aux actions du Programme PartiCiP 2 mis en œuvre également dans les communes du département de l’Ouémé afin de promouvoir une bonne gouvernance de ces collectivités locales.
En fait, de façon concrète, le président Martin Assogba souhaite désormais une forte implication du préfet de l’Ouémé dans le cadre de l’expérimentation du budget participatif dans les neuf communes de l’Ouémé. L’élaboration de ce budget implique la participation de la Société civile, en l’occurrence les Cellules de participation citoyenne (Cpc), aux travaux notamment de la commission de passation des marchés en qualité d’observateur et l’implication de l’autorité préfectorale pour l’organisation régulière des audiences publiques de reddition de comptes des maires aux populations conformément aux dispositions de la loi n°97-029 du 15 janvier 1999 portant organisation des communes en République du Bénin. Le président de l’Ong Alcrer est allé solliciter, en tant que premier responsable du Comité de pilotage et de suivi du programme PartiCip2, le soutien du préfet Joachim Apithy sans qui les objectifs de ce projet ne pourront être atteints au niveau des neuf communes de l’Ouémé.
Prenant la parole, le préfet Joachim Apithy félicite l’Ong Alcrer et Social Watch Bénin, qui pilotent conjointement le programme PartiCip depuis décembre 2012, avec l’appui des Pays-Bas, pour leurs efforts qu’ils ne cessent de déployer sur le terrain pour l’enracinement de la bonne gouvernance au Bénin en général et dans les communes de l’Ouémé en particulier. Il a rassuré de sa disponibilité à œuvrer pour faire de la bonne gouvernance et la démocratie participative une réalité dans les communes du ressort de son territoire. « Nous ne devons plus continuer à tâtonner après quinze ans de décentralisation. Nous parviendrons à améliorer les choses avec votre accompagnement », assure Joachim Apithy. Il s’engage,à cet effet, à renforcer les liens de la préfecture avec les deux organisations de mises en œuvre du programme PartiCiP en vue de l’atteinte des objectifs communs poursuivis. La séance s’est achevée par la remise au préfet de l’Ouémé de divers documents réalisés par le programme sur ses thématiques prioritaires dans les soixante-deux communes des neuf départements couverts par PartiCiP 2.
Actualités 08 oct. 2018

Trois forces politiques de la mouvance présidentielle à Parakou ont organisé, samedi 6 octobre dernier à la Place Bio Guéra, un meeting. Après deux ans et demi de gestion du pouvoir d’Etat par le régime de la« Rupture » ou du « Nouveau départ », leurs leaders Samou Séidou Adambi, Charles Toko et Rachidi Gbadamassi ont eu l’occasion de tester leur popularité, puis de remobiliser leurs militants à la base autour de Patrice Talon.
A Parakou, la mouvance présidentielle n’a certainement pas à s’inquiéter.
Patrice Talon peut compter sur les trois grands leaders des forces politiques de la ville, le ministre Samou Séidou Adambi, le maire Charles Toko et le député Rachidi Gbadamassi. En témoigne la sortie qu’ils ont effectuée, samedi 6 octobre à la Place Bio Guéra. Rassurées par le trio de choc, les populations ont renouvelé, sans conditions, leurs engagements aux côtés de Patrice Talon.
En effet, à la faveur du meeting qu’ils ont organisé, Samou Adambi, Charles Toko et Rachidi Gbadamassi ont une nouvelle fois pu tester leur capacité à battre le rappel de leurs troupes. A la veille des législatives de 2019, ils se mettent en ordre de bataille pour marquer leur présence sur l’échiquier politique dans la ville.
Pour rivaliser avec les militants et autres sympathisants massivement mobilisés, il y a eu une cinquantaine de banderoles déployées sur les lieux. « Avec le Pag, pas d’éléphants blancs, juste une question de gestion méthodique et rigoureuse », «Parakou dit merci au président Talon et son gouvernement pour l’eau potable, un rêve devenu réalité, l’asphaltage des 68 km dans la commune en seulement 5 ans», sont entre autres messages qu’elles portaient.
Au nombre de leurs doléances, les représentants des différentes couches de la société ont souhaité le renforcement du système d’adduction d’eau dans la ville et le lancement des travaux d’asphaltage de 68 km de voies. Tout en témoignant leur reconnaissance au président de la République, les populations de Parakou souhaitent aussi le démarrage des travaux de construction du marché international de Guéma et d’un grand stade moderne.
Autant de doléances qui ont rassuré les trois leaders. Le ministre Samou Séidou Adambi a promis de faire un compte rendu fidèle au chef de l’Etat. Avant lui, c’est Rachidi Gbadamassi, député élu dans la 8e circonscription électorale, qui a justifié l’initiative de cette sortie politique. «Elle n’est motivée que par le renforcement de l’unité nationale autour de Patrice Talon», a-t-il insisté. «Parakou vient de prendre l’engagement d’être fidèle à la vision et aux idéaux du président de la République », a poursuivi le député. Selon lui, Parakou n’a pas le temps de faire une opposition stérile et aveugle. « Personne ne peut empêcher le soleil de briller », a soutenu Rachidi Gbadamassi.
C’est par une marche de soutien que cette première sortie des forces politiques de la mouvance présidentielle de Parakou a pris fin. Outre les trois monstres politiques, il y a eu également en tête du cortège le ministre en charge des Infrastructures, Alassane Séidou, le directeur général de la CEB, Chabi Sika, le député Abdoulaye Gounou, le préfet du Borgou, Djibril Mama Cissé, les trois adjoints au maire de la municipalité de Parakou.